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supérieures et ceux des pattes moyennes ; enfin, un qui fournit les nerfs des ailes imférieures et des pattes postérieures.
La vue est, de tous les sens des insectes, le sens le mieux constaté, et 1l est prouvé qu'ils voient parfaitement ; ces organes ont une composition assez différente de celle des animaux vertébrés ; on en compte de deux sortes : les uns composés ou chagrinés, les autres simples ou lisses. Les yeux composés sont placés sur lés parties latérales de la tête ; ils sont entiers, échancrés où même divisés par une petite tige, de manière à figurer de chaque côté deux yeux parfaitement distincts. On y remarque : une cornée d'autant plus convexe, que l’animal est plus carnassier, transparente, dure, épaisse, enchâssée dans la tête, et offrant plusieurs milliers de facettes hexagonales disposées régulièrement; chaque facette constitue un œil distinct avec toutes ses parties; un enduit opaque peu hquide, le plus souvent d’un violet sombre ou noir, mais quelquefois bariolé de brun et de vert, de bleu et de rouge; une véritable coroïde recouverte d’un vernis noir; des vaisseaux aériens qui forment autour de la cornée une trachée circulaire ; des nerfs qui naissent d’un gros tronc, lequel, après être parti immédiatement du ganglion supérieur, augmente de volume et s’épanouit en une sorte de cône, dont la base regarde la cornée transparente. Les filets nerveux constituent autant de petites rétines qu'il y a de facettes à la cornée de l’œil. Les yeux composés offrent, dans les deux sexes, des différences notables, sous Le rapport de leur volume; aussi plusieurs mâles de Diptères se reconnaissent à ce seul caractère, que leurs yeux occupent toute la tête, tandis que dans la femelle, ils ont un bien moindre volume.
Ea plupart des Insectes portent sur la tête des cornes de figures variables, articulées, au nombre de deux, appelées antennes, et dont l’usage est encore ignoré, quoiqu'il soit probable que ces organes servent à la perception de quelque sensation telles que le toucher et l'audition. |
Les instruments ou organes du chant sont très-variés ; tantôt l’insecte produit un bruit particulier en frottant sa tête contre le corselet, ou celui-ci sur les élytres; d’autres fois, c’est en frottant les élytres l’une sur l’autre, ou même à l’aide d'un disque membraneux qui constitue une sorte de tambour. Ces sons sont quelquefois produits indépendamment de la volonté de l'animal, par les seuls mouvements quil exécute pour voler, etc.; mais d’autres fois ces divers bruits sont des chants d'amour, des signes de frayeur et de commandement.
Du reste, ce n’est pas seulement à l’aide de moyens semblables, que les Insectes communiquent entre eux; on voit, par exemple, des Fourmis transmettre les unes aux autres la nouvelle d’un danger, de la découverte d’une
provision, en se touchant d’une certaine mamière avec leurs antennes.
Le thorax occupe la partie moyenne du corps, et porte les pattes et les ailes ; il se compose toujours de trois anneaux, nommés prothorax, mésothoraæx et métathorax. C'est à l'arceau ventral de chacun de ces téguments que se fixe l'une des paires de pattes. Les ailes naissent, au contraire, de l’arceau dorsal des anneaux thoraciques ; mais le prothorax n’en porte jamais.
Chez tous les insectes ordinaires (ou hexapodes), l'abdomen est bien distinct du thorax, il se compose d’un certain nombre d’anneaux, et présente à son extrémité, près de l’anus, divers appendices, tels que des aiguillons, etc. Chez quelques insectes non ailés, qui sont pourvus de vingt-quatre paires de pieds ou davantage, et qui sont appelés pour cette raison des myriapodes, l'abdomen se confond avec le thorax et porte comme hui des pattes.
La plupart des anneaux qui composent l’abdomen sont percés d’un trou ou d'un pore que l’on nomme stigmate, et qui est l'orifice d’une trachée où d’un conduit respiratoire. Son extrémité libre offre l’orifice de l'anus, et est souvent organisé de mamière à présenter une arme véritable, une scie, un aiguillon, une tarière, des pinces, une lance, un crochet.
Les ailes qui servent aux Insectes à s'appuyer sur l'air et à s’y diriger, sont composées de pièces articulées sur le thorax, et mises en mouvement par des muscles qui les étendent, les plissent, les élèvent, les baissent, les portent en dehors où en dedans; elles sont constamment membraneuses, sèches, élastiques et parcourues par des nervures qui sont des conduits aériens.
Chez certains Insectes, qui n’ont pas d'ailes postérieures, il existe au dessous des ailes deux petits filets mobiles terminés en massue. Ce sont ces organes que l’on nomme balanciers. Ils surmontent chacun une petite écaille membraneuse bivalve, que l’on appelle cuilleron ou aileron.
Les pattes, presque toujours au nombre de six, sont composées d'articles tubuleux qui contiennent chacun dans leur intérieur, les muscles de l’article suivant, lequel se meut toujours par gynglyme, c'est-à-dire dans un seul sens. Elles offrent d’ailleurs successivement une hanche, formée de deux articles, une cuisse, une jambe et un tarse. Elles sônt disposées par paires, reçues chacune dans une des trois pièces dont est formé le thorax.
L'étude des fonctions des Insectes n’est pas moins intéressante que celle de leur structure. Commençons par la respiration. Les stigmates que nous avons déjà signalés sur les côtés de l'abdomen conduisent dans des vaisseaux formés d’une lame mince, élastique, contournée en spirale, cylindriques ou renflés et étranglés d'espace en espace, et répandus dans tout le corps. dans les ailes
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comme dans l'abdomen. Ces vaisseaux aérifères, que l’on nomme des trachées, transportent dans tous les points de l’économie le fluide qui doit servir à la respuration, à l'entretien de la vie. Chez les Insectes, la revivification des liquides nourriciers m'a pas lieu comme dans les mammnfères, les oiseaux, les reptiles
et les poissons; ce ne sont point les sucs réparateurs qui vont chercher l'air
dans un appareil spécialement destiné à les modifier, c'est l’air qui est condut partout où se trouvent ces humeurs.
En étudiant les Insectes sous le rapport de la nutrition, on reconnait encore que beaucoup d’entre eux ne peuvent vivre que de matières liquides, tandis que d’autres attaquent , divisent et mâchent les parties solides.
Ce que nous avons dit de la conformation de leur bouche explique comment le genre d'aliments de ces animaux est si varié, comment les uns sucent les humeurs des êtres organisés qu'ils ont blessés ; comment les autres rongent le tissu mème de leurs organes ; comment telle ou telle espèce d'insectes attaque de préférence telle ou telle race d'animaux , soit pendant leur vie, soit après leur mort; comme les puces, les pous, les punaises, les cousins ; comment les oëstres, les hippobosques, les tiques, trouvent moyen d’endommager les organes des chevaux et des bœufs eux-mêmes, et de se loger dans leurs viscères ; comment enfin les ptines, les dermestes, les teignes se plaisent à détruire des substances végétales ou animales.
Le tube digestif est toujours ouvert aux deux bouts, et s'étend de la bouche à l'anus ; tantôt 1l est droit, d’autres fois plus où moins flexueux ; il est en général très-court chez les carnassiers , et fort long chez les espèces qui se nourrissent de substances végétales. Quelquefois son diamètre est partout à peu près le même ; mais, en général , 1l présente des renflements et des rétrécissements qui permettent d'y distinguer un æsophage, un estomac et un intestin.
De chaque côté de l'intestin on voit y aboutir un certain nombre de tubes longs, déliés et remplis d’un liquide jaunâtre, qui sont les vaisseaux biliaires et qui remplissent les fonctions du foie.
On rencontre des organes salivaires dans un grand nombre d'insectes, et en général ils sont plus développés chez les suceurs que chez les broyeurs.
On trouve vers l'extrémité postérieure du canal intestinal, d’autres organes sécréteurs dont la forme varie et qui servent à l'élaboration de liquides particuliers que plusieurs insectes laissent échapper ou font sortir de l'extrémité de leur abdomen lorsqu'on les mquiète.
Le hiquide nourricier, résultant de la digestion des aliments, est tantôt employé immédiatement à l'assimilation, tantôt, au contraire, une portion parait
mise en réserve. L'espèce de réservoir que lon regarde comme servant à cet usage curieux, est la masse de tissu graisseux qui entoure les viscères.
Les Insectes n’ont point de circulation proprement dite ; le liquide nourricier est épanché entre tous les organes, et les pénètre par imbibition. Mais il existe néanmoins à la surface dorsale de l’animal, immédiatement au-dessus des téguments, une espèce de tube longitudinal et entouré de faisceaux charnus, qu paraît être un rudiment de cœur, car on y observe des mouvements alternatifs de contraction et de dilatation.
Un des phénomènes les plus intéressants de l'existence des Insectes est celui de leur reproduction. Ces animaux pondent des œufs, et, par une prévision toute providentielle, ils les déposent d'ordinaire dans des lieux où les jeunes animaux qui doivent en sortir, au moment de l’éclosion, pourront trouver facilement la nourriture dont ils auront alors besoin.
Avant d'atteindre la forme des parents dont ils sont issus, ils passent par différents états organiques, auxquels on donne le nom de métamorphoses, et qui ont lieu communément trois fois pendant la vie des Insectes ailés.
Leur premier état, lorsqu'ils sortent de l'œuf, est celui de larve ou de chenille. Non encore pourvus d’ailes, ils rampent lentement, à l’aide de leur corps allongé, mou, partagé en anneaux; manquant de pieds, ou n’en ayant que de trèscourts, ils ne ressemblent en rien à la dermière forme sous laquelle ils doivent paraitre un jour. La voracité des larves est souvent beaucoup plus grande que celle des insectes parfaits. Après avoir changé plusieurs fois de peau et être demeurés un temps plus ou moins long à l’état de larve, les Insectes à métamorphose s’échappent de leur première enveloppe sous une figure toute nouvelle, cessent de se mouvoir, prennent même souvent l'apparence de la mort et du desséchement, et passent à ce que l’on à appelé l'état de nymphe, de chrysalide. Alors, ils ne sauraient nuire, et sont sans moyen de défense. Enfin, les téguments de ces nymphes se rompent, se fendent, se déchirent, et les Insectes parfaits, humides, mous, avec des ailes chiffonnées, paraissent à la lumière, comme s'ils s'échappaient d'un maillot dans lequelils auraient été longtemps retenus. C’est à dater de ce moment que commencent leurs véritables mouvements.
Tous, au reste, ne passent point par ces trois états, ceux qui n’ont pas d’ailes. sortent de l'œuf avec la forme qu'ils doivent toujours garder. Quelques-uns ne subissent d’autres changements que celui de recevoir des ailes, n’éprouvant ainsi, pour ainsi dire, qu'une demi-métamorphose.
Toutes les méthodes de classification des Insectes se réduisent, en dernière
analyse, à trois principales. L'une, celle de Swammerdam, a pour base les métamorphoses: une autre, celle de Linnæus, est fondée sur l'absence ou la présence des ailes, leur nombre; leur consistance, leur mode de superposition, la nature de leur surface, etc.; pour la troisième enfin, celle de Fabricius, on n’a eu recours qu'à l'examen des diverses parties de la bouche.
Latreille a classé les Insectes d’après tous les caractères que ces animaux présentent; mais il à accordé surtout une importance spéciale aux organes du mouvement et à l’organisation de la bouche, sans négliger toutefois les métamorphoses et les moyens de reproduction de ces animaux.
Les anciennes classifications des Insectes, fondées sur une seule série d’organes, n'indiquaient pas de coupes tranchées. La méthode naturelle du Règne Animal à rassemblé dans une même division les Insectes qui ont entre eux le plus de points de ressemblance; et il en est d’eux comme des familles naturelles des plantes classées par Jussieu , il suffit de connaître un seul individu pour avoir des idées générales sur tous ceux qui sont groupés autour de lui.
| e ue MYRIAPODES. ; 5 Chilognathes.
Pas d'ailes; plus de 6 pieds attachés le long du corps; premiere paire, el Chil me | quelquefois la deuxieme, liée à la bouche (2 familles). HLODOUCSS : TIYSANOURES. A Pas d'ailes; 6 pieds; appendices sur les cotés de l'abdomen, facilitant les
Lepismenes.
élancements (2 familles). Û
odurelles.
INSECTES. : À 3 s ù Pas d'ailes ; 6 piede; bouche en museau renfermant un suçoir rétractile, ou $ Poux. À fente avec deux mandibules en crochets (4 genre.
Animaux arli-s SE, à culés, conformes Pas d'ailes, 6 pieds; bouche composée d’un suçoir dans une gaine cylin- { Puce. le plus ordinaire-A drique (1 genre).
ment pour le vol; À COLÉOPTÈRES. Pentamères.
pourvus de piedsh 6 pieds; 4 ailes; 2 supérieures en étui, 2 inférieures pliées en travers. Orga- 4 Hétéromeres.
Tetrameres.—Friméères.
articulés; respi- fnes maslicateurs; melamorphoses complètes (4 sections).
ant par des tra-
ï ÿ : ORTHOPTÈRES. : { Coarcurs.
chées et n'ayant | 6 pieds; 4 ailes; 2 supérieures en étui; mandibules, machoires pour là À Santeurs mastication; ailes croisées; demi-métamorphoses (2 familles). ( Die
pour appareil cireulaloire’ qu'un vaisseau dorsal tenant lieu de cœur, Sans aucune branebe vasculaire, Tète distincte et À deux antennes. Le nombre des pattesi est presque Lou-ÿ jours de six. Ë
Hétéroptèrcs.
Hemopteres.
: : HEMIPTÈRES. :
6 pieds ; 4 ailes; 2 supér. en étui; crustacées avec extremités membrancuses; mandibules et maàchoires remplacées par des soies formant un suçoir inclus dans une gaine cylindrique ou conique en forme de bec (2 sections). \
È S NÉVROPTÈRES. k Subulicornes.
6 pieds; 4 ailes membraneuses et nues; mandibules et maàchoires pour la: Planipennes.
masticalion, supérieures égales ou plus longues que les inférieures (3 familles). UPlicipennes. HYMÉNOPTÈRES.
. 6 pieds; 4 ailes membr. et nues; mandib. et mach. pour la mastication , ailes Ports ai eoillons infér. plus petites; abdomen des femelles terminé par une Lariere (2 sections). ( vrte-aiguillons.
\ Térébrans.
LÉPIDOPTÈRES. Diurnes.
6 pieds; # ailes menibraneuses couvertes d’écailles colorées, piece cornée Créniscalaires en épaulette devant chaque aile supérieure; pour machoires eux filets com- I 5 12 ordres. posant une langue roulee en spirale (3 familles). «Nocturnes.
6 pieds; 2 ailes membraneuses plissées, 2 corps crustacés en avant du thorax. SLylops
RUIPIPTÈRES- Xéncs.
| Simples mächoires en scie avec 2 palpes (2 genres.)
| DIPTÈRES. ( Némocères.— Tanystonies | 6 pieds; 2 ailes membraneuses étendues sur 2 corps situés derrière elles; { Tabaniers. — Notacanthes. \ Suçoir dans une gaine en trompe terminée par 2 levres G familles). ÀAthériceres. — Pupiparss,
Les quatre premiers ordres sont aptères, c'est-à-dire qu'ils n'ont jamaus d'ailes, à quelque époque de leur vie qu’on les examine.