PROCÉDÉ EN CREUX SUR CUIVRE
C'est au XVIIe siècle que les imagiers parisiens commencèrent à délaisser la gravure sur bois et à adopter la gravure sur cuivre en même temps qu'ils quittaient la rive droite pour émigrer vers la rive gauche, surtout rue Saint-Jacques, qui a attaché son nom à un genre particulier d'imagerie, dite « demifine », gravée en taille-douce et coloriée au pinceau. Ces images étaient tirées en noir sur planches de cuivre gravées en taille douce, parfois au burin, mais le plus souvent à l'eau-forte. (Le procédé dit en manière noire a été très rarement employé en imagerie et seulement à partir de 1810).
PROCEDES DE MISE EN COULEUR ET DECOR DES IMAGES AUTRES QUE LE PINCEAU OU LE POCHOIR LES IMAGES AJOUREES
Surtout avant la diffusion du procédé de coloris au pochoir, mais encore après, des feuilles volantes, en forte majorité des taille-douce, étaient décorées en à-jour. La vogue s'était répandue d'acheter des tirages en noir, et de découper des fenêtres dans les blancs en ménageant les traits (à-jours) et de glisser derrière des papiers de couleur et des étoffes. Ce procédé, connu partout, a été en usage particulier à Paris et à Strasbourg et, en général, dans les couvents pour l'imagerie religieuse. Une très ancienne image d'Epinal a été trouvée découpée.