‹ Musée d'intérêt national de l'imagerie populaire françaiseChapitre 8 sur 11 · LES INCUNABLES DE L'IMAGERIE SUR BOIS COLORIEE AU PINCEAU · texte numérisé non relu

LES INCUNABLES DE L'IMAGERIE SUR BOIS COLORIEE AU PINCEAU

Il s'agissait d'une sorte de contrefaçon des enluminures réalisées jusque là entièrement à la main. L'économie et la rapidité relative du tirage réalisées par le nouveau procédé permettaient d'intensifier la propagande religieuse et de mettre à la portée de presque tous, notamment les images de « préservation » assurant à leurs possesseurs des protections d'ordre général (le Christ, la Vierge...) ou particulier, tel ou tel saint patron dont les attributions étaient nombrëuses et variables jselon les régions.

Il est admis que les premières images françaises sur bois sortirent des monastères bourguignons de Citeaux, de Cluny et d'autres de même obédience à la fin du XIV3 siècle. D'autre part, les privilèges accordés aux enlumineurs, qui ne pouvaient voir d'un bon œil la naissance du nouveau procédé, paraissent motiver une naissance dont le caractère apparaît clandestin.

FEUILLES VOLANTES SUR BOIS DES XVIe ET XVII' SIÈCLES

Leurs auteurs ne paraissent être ni des maîtres de la gravure, ni de ces autodidactes doués de cette naïveté créatrice que nous verrons apparaître si nombreux dans les ateliers familiaux, entre 1750 environ et 1840. Les feuilles volantes des XVIe et XVIT se situent pour la plupart aux confins du folklore.

Saint-Hubert ou Saint-Eustache Bois présumés du XVIe siècle. Châtillon-sur-Seine. (Musée de Châtillon-sur-Seine).

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