‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 178 sur 304 · Aiguière, en terre cuite · texte numérisé non relu

Aiguière, en terre cuite

Elle offre des cartouches émaillés en bleu d’azur.

9a. Anneaux de pouce, en ivoire et en bronze.

Ils servaient à préserver le pouce du frottement de la corde, lorsque l’on tirait de l'arc. Leur dimension indique que les uns étaient pour une main d'homme, et que les autres étaient pour une main d'enfant.

Les Chinois et autres peuples de l’Asie emploient, encore aujourd'hui, de pareils anneaux.

9h. Pommenux, en fer.

Damasquinés en or et en argent, dans le goût oriental. La forme de ces objets indique qu'ils étaient placés au sommet de pieux ou piquets destinés à servir de supports à des tentes, probablement de Khans.

9c. Pions de jeu d’échees.

En agate et autres pierres dures, en ambre, etc. 9d. Dé à jouer. en ivoire.

Tablette 1 (4° compartiment).

9e. Balanee, en bronze.

Elle a ses chaînettes (mais elle est bien fragmentée). Le fléau est articulé d’une manière ingénieuse, pour pou-

voir être facilément placé dans un étui de petite dimension, comme le voulaient les habitudes nomades des Tatares de la Horde d'Or.

26 d. Miroirs talismaniques.

Il y en a toute une collection. Ces miroirs, coulés en bronze, sont ronds, sans manche. Quelques-uns sont de très-petite dimension. Plusieurs sont couverts de figures diverses symboliques. Ces figures sont sur la partie intérieure du miroir (la partie extérieure est toujours unie, pour que le poli du métal fit l'office d’une glace).

Quelques-uns de ces miroirs ont, à la partie intérieure, au milieu, un anneau ou plutôt une saillie ménagée dans la fonte de l’objet, puis percée pour y passer une lanière, afin de tenir le miroir, à la manière des chamans (sorciers sibériens) qui se servent, encore aujourd’hui, de ces miroirs talismaniques où ils font semblant de regarder sur la partie extérieure, comme pour y lire l'avenir, dans leurs évocations mystiques.

26e. Miroir talismanique.

Celui-ci, en métal simulant l'argent (il est fragmenté), a, au milieu, la saillie percée d’un trou dont nous venons de parler. Sur cette partie intérieure du miroir il y à six cartouches octogones en relief, renfermant chacun la même inscription, -en caractères koufiques, également en relief. Cette inscription signifie Honneur, puissance et durée (de la vie ou de la gloire) au possesseur de ce (miroir) (Traduction de M” le baron Desmaisons).

On trouve souvent de ces miroirs dans les tumulus du Sud-Est de la Russie, sur la poitrine des morts. Un pareil miroir, mais plus grand et en argent de bas aloi, existe au musée de Tsarskoé-Sélo. Il offre une inscription, à peu près pareille (voyez Notice sur le musée de Tsarskoé-Sélo. S' Pétersbourg. 1860. page 84).

Fragments divers d’ornements arechitectoniques. en terre cuite.

Quelques-uns sont émaillés, avec inscriptions en caractères arabes, de couleurs vives, mais trop fragmentés pour que les inscriptions puissent offrir un sens.

Plusieurs de ces ornements architectoniques sont vernissés en couleur d'azur, sur laquelle se détachent des ornements en or, appliqués au pinceau.

Tous ces débris architectoniques ornaient, vraisemblablement, soit des fontaines, soit les salles des pavillons en pierre qui décoraient, au milieu des tentes de la Horde, la demeure des Khans et de leurs principaux officiers.

Tablette 2 (3° compartiment).

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