‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 188 sur 304 · GRAND MÉDAILLON, en bronze · texte numérisé non relu

GRAND MÉDAILLON, en bronze

L'oxide l’a fortement attaqué et a détruit une partie de la plaque de métal qui offre la jolie scène, de Bacchus et Ariane probablement, qui y est représentée.

Il n’est pas possible dans l’état de décomposition du métal, de déterminer si la plaque supérieure était coslée ou repoussée. Une plaque au-dessous, formée d’une matière qui se dérobe à l’analyse, mais qui entrait dans tous les creux de la plaque supérieure, s’est conservée parfaitement, de manière à offrir le détail des figures là où le bronze est détruit. C’est une composition d’un grand style.

Le médaillon est adapté sur une plaque circulaire qui forme son enroulement.

974a. DÉBRIS D'UNE LYRE, en buis (79.80).

Ces inestimables restes d’un objet unique proviennent du tombeau du Koul-Oba. Ils n'offrent, malheureusement, pas la moitié de l’ensemble du bois qui devait composer l'instrument: mais, heureusement, les parties conservées sont celles où lon voit les quatre figures qui déterminent évidemment le principal sujet: le Jugement de Päris. X faut examiner presque à la loupe quelques uns des minimes

détails de ces tigures, exquises d'exécution, dont les lignes, tracées à la pointe, ne le cèdent en rien à la pureté des figures des plus beaux camées grecs.

Un quadrige et deux hommes en costume phrygien; les figures des Grâces, probablement; la représentation, peut -être, de la fameuse scène d’Apollon et Marsyas; d’autres figures, qui se laissent deviner dans divers fragments dont il a été impossible de reconstruire l’ensemble avec les débris qui en restent, donnent néanmoins l’idée de ce que pouvait être cet admirable objet (voyez les détails des planches 79 et 80 de l'Atlas).

Sur l’appui de la fenêtre:

615a. CNÉMIDES, en bronze (28.7).

Leur grand style, celui des têtes de Méduse, formant les genouillères, qui offrent beaucoup de rapport avec la tête de la Méduse des métopes du temple de l’acropolis de Selinunte (aujourd’hui à Palerme), indique le 6° siècle avant

615b. CASQUE, en bronze doré (28. ).

C'est la belle forme du casque grec, tel que nous le trouvons dans les monuments du 5° et du 4° siècle av. J.C. Sur les bas-reliefs d’Egine (aujourd’hui à Munich), Télamon, Teucer et Ajax ont des casques pareils.

Ce casque, avec des cnémides (28.s.) également en bronze doré, a été trouvé dans le tombeau d’un guerrier dont la tête portait la magnifique couronne d’or qui est dans le Cabinet de l’Impératrice (Obélisque N° 1). Les ‘Cnémides sont dans l’armoire 19 (Voyez plus loin).

Sur les deux stèles en marbre placées à droite et à gauche au devant de la montre-armoire 5, le visiteur remarquera deux objets d’un très-grand intérêt (ils {sont

sous cloche en verre):

Pé

682. CASQUE, en fer recouvert d'argent (28.5. 6.). Il offre des ornements dorés et a des garde-joue. On

a dit, mais nous n'avons pas réussi à constater la vérité, que ce casque était celui de l’écuyer du roi du Koul-Oba.

Nous en doutons un peu.

628a. CASQUE, en fer avec ornements en argent (28.1.2.8.)

Il a été trouvé, en 1834, par M Aschik, dans un tombeau en dalles de pierre, sur le chemin de la Quarantaine, près de Kertch. Une médaille de Lysimaque trouvée dans le même tombeau, offre la preuve que ce casque date, au moins, de la fin du 4° siècle avant notre ère.

L’oxidation complète du métal n’a pas permis de s’assurer s’il est en fer battu, ce qui est très-probable. On remarque, sur le devant, un buste de Minerve en casque à triple aigrette, offrant beaucoup d’analogie avec le buste de la déesse sur les beaux médaillons en or trouvés dans le tombeau du Koul-Oba (ils sont dans le Cabinet de l'Impératrice, à l’étage supérieur du musée). Aux deux côtés est une petite tête de Méduse, en argent, mais presque détruite par l’oxide, bien qu’elle soit reconnaissable; sur les garde-joue on voit la figure de Scylla tenant le gouvernail et la rame, ornement en argent, comme le buste.

La forme de ce casque se retrouve dans un camée, publié par Inghirami, offrant Enée; sur une terre cuite fragmentée, offrant, suivant Winckelmann, la figure d’Amphiaraüs; et sur une pierre gravée offrant, d’après le même auteur, Hector et Enée.

Un examen attentif fournit la preuve, par de petits fragments restés adhérents au métal, qu’à l’intérieur, ce casque était doublé d’une calotte en bois, pour préserver la tête du contact du fer.

Voilà une preuve authentique d’un casque grec, trèsprobablement, en fer, datant du 4° siècle, au moins, avant notre ère.

Nous en indiquerons un qui mérite une mention particulière:

Tablette 1.

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