‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 211 sur 304 · STATUETTES DE FEMMES (68. 1. s · texte numérisé non relu

STATUETTES DE FEMMES (68. 1. s

Magnifiques de forme et d'exécution, ces belles figures sont élégamment drapées dans leur himation. Leur tête est ornée d’une couronne de feuilles de lierre liées par une bandelette, ce qui leur donne l’apparence de femmes poètes. La première semble TPE une Telesilla, la seconde une Praxilla. |

884 a. STATUETTE (68. 2.).

Coiffée d’une haute stéphané et enveloppée de son himation, cette figure semble préoccupée du soin d’en relever un pli pour voiler son visage, comme le ferait une femme de l'Orient; mais sa main gauche, sur la hanche, et sa main droite, où s'appuie son menton, indiquent que, tout en ayant l'air de les cacher, elle cherche à montrer, et non à dissimuler, ses formes ravissantes, et que son attitude étudiée est comme naturellement provocante pour mieux attirer les regards.

Au milieu de ces figures, rappelant tout ce que la beauté de la femme offre de plus gracieux et la vie humaine de séductions, on a placé:

948c. THANATOS ou le SOMMEIL ÉTERNEL.

Il est debout, il paraît beau comme l’Amour; mais son attitude grave, solennelle, ses ailes abaissées, sa main gauche tenant le flambeau de la vie renversé, sa main droite avec un vase, peut-être funéraire, semblent rappeler, au milieu de ces figures de femmes, que la beauté humaine est réservée à la poussière de la tombe.

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