PIÉDESTAL d’une statue consacrée à Apollon par
Nestor, sous le même prince.
(Inscrip. N°3).
23. BAS-RELIEF consacré à Déméter (Cérès) et à Koré (Proserpine) qui y sont représentées, ainsi que deux hommes et deux jeunes garçons qui s’approchent de ces déesses pour les adorer.
(Frontispice N03).
24. BAS-RELIEF représentant un jeune guerrier à cheval en armure à écailles, offert à ce personnage par un certain Tryphon.
(Inscrip. N°77 et Tome I, p. 278).
27. FRAGMENT D'UN MONUMENT SÉPULCRAL, d’une très-bonne exécution, à peu près du second siècle avant l’ère chrétienne.
(Frontispice N° 15).
Dans le fond de la salle, on à dressé, sur une longue base, des colonnes, en marbre, des fragments de colonnes, des chapiteaux; et on a encastré dans les panneaux en bois de cette base divers autres fragments architectoniques, etc., quelques-uns avec inscriptions grecques.
Tous ces précieux débris ont été exhumés, avec une fort belle mosaïque romaine, par le comte A. Ouvaroff, sur l'emplacement de l’ancienne Chersonesus (Sévastopol de nos jours).
Les inscriptions, dont quelques-unes sont sur les colonnes mêmes, offrent trop de lacunes pour qu’on puisse
en reconstituer l’ensemble; mais on a pu en déchiffrer assez de mots, pour avoir la preuve que ces débris appartenaient à une église chrétienne édifiée sur l'emplacement d’un temple d’Apbrodite. Les inscriptions tracées sur larchitrave et sur les colonnes, offrent les noms des personnages qui avaient contribué à l'érection du temple.
En 1860, M' le comte Serge Strogonoff a envoyé à notre Musée les produits des dernières “fouilles exécutées dans les environs de Kertch.
Ce sont d’abord des inscriptions grecques sur dalles en marbre, trop incomplètes pour en tirer un ensemble satisfaisant.
Parmi les autres objets nous devons mentionner un tombeau d’une forme toute nouvelle:
83a. Trois pierres en calcaire coquillier, dont deux avaient été creusées de manière à renfermer une belle urne cinéraire en bronze doré. Ces deux pierres étaient réunies par des tenons en fer (le métal est très-oxidé); et on avait placé, par dessus, la dalle formant la couverture de ce tombeau curieux, sépulture mystérieuse (car elle n'offre aucune inscription) d'un personnage marquant, à en juger par la beauté de l'urne.
On a disposé ce monument dans la salle, de manière à offrir au visiteur l’urne cinéraire posée à la place qu’elle occupait, au milieu des deux pierres qui formaient son enveloppe. F. Gille.
En sortant de la salle de Kertch pour passer à la salle des Vases peints (N° XII du Plan), il faut traverser le Cabinet de sculpture antique (N° XI du Plan). — Pour ne point scinder le description des salles de la Sculpture, nous avons mis à la suite de la description des Antiquités du Bosphore Cimmérien, la description des Vases peints; et après celle-ci, la description du Cabinet de sculpture.
SALLE XIL.
Cette belle salle, qui forme au rez-de-chaussée la communication avec l’ancien Ermitage, est éclairée par neuf fenêtres.
Le plafond est soutenu par 20 colonnes, en granit de Serdobol. Dans le fond, sur une haute stèle en marbre, on a placé le buste colossal de l'Empereur Alexandre I, œuvre (1850) du sculpteur Alexandre Térébénieff, l’auteur des statues colossales, en granit de Serdobol, qui ornent le péristyle du Musée.
Des stèles, posées entre les colonnes, qui sont toutes monolithes, supportent chacune un grand vase peint.
Devant chaque fenêtre est une vitrine ou montre, et, à droite et à gauche, une étagère à plusieurs tablettes avec fond en glace de miroir, pour y réfléchir le revers des vases peints qui sont sur ces tablettes. II y a donc 9 vitrines et 18 étagères.
Contre le mur de la salle, faisant face aux fenêtres, on a placé 9 grandes et hautes armoires, à plusieurs tablettes et aussi avec fond revêtu de glaces de miroir, pour y réfléchir le revers des vases peints posés sur ces tablettes.
Ces armoires sont placées dans des niches formées par les pilastres, en granit de Serdobol, qui correspondent aux colonnes de la salle et aux pilastres, aussi en granit de Serdobol, qui encadrent la baie de chaque fenêtre.
Les armoires, les deux tables à droite et à gauèhe de la porte, les vitrines et les étagères sont en bois de bou-
leau, rehaussé de filets de bois d’amaranthe, comme les armoires du Cabinet des Estampes, auquel cette salle fait face, de l’autre côté de la cour (voyez le Plan 1).
Les armoires et les vitrines sont fermées de glaces d’une seule pièce.
La collection de cette salle se compose d'environ 1300 vases peints de toutes formes. La plus grande partie comprend la collection du docteur Pizzati, conservée autrefois à l’Académie Impériale des Beaux-Arts. Les plus beaux vases peints sont de cette provenance.
La collection renferme en outre un assez grand nombre de terres cuites (statuettes, figurines, lampes); et le nombre total des pièces s'élève à au-delà de 1700.
On a si longtemps désigné sous le nom de Vases Etrusques les vases peints, pareils à ceux que renferme cette salle, que, aujourd’hui encore, ils portent cette dénomination générale qui leur fut donnée le siècle dernier, soit parceque des vases pareils furent d’abord trouvés, en un certain nombre, dans l’ancienne Etrurie, soit parcequ’une idée, qui se fondait sur une erreur, fit croire que ces vases étaient des produits de l’art antique italien. On sait aujourd’hui qu'ils sont, généralement, tous de fabrication grecque.
Ces vases se trouvent presque constamment dans des tombeaux. Ils contiennent assez rarement les cendres des défunts (pour ceux qui concernent la collection du Bos- : phore Cimmérien, il faut, par contre, dire qu’ils contiennent assez souvent les cendres des morts).
On les découvre, ordinairement, placés autour des morts ou bien déposés dans leurs tombeaux, et de pareilles découvertes, faites principalement à Ruvo, dans la Pouille (l'ancienne Apulie), ont même offert la preuve de vastes nécropoles ou demeures funéraires remplies de ces vases.
Il est hors de doute que la plupart de ces vases avaient
servi aux usages de la vie, avant d'être mis dans les tombeaux. D’autres, par contre, offrent la preuve qu'ils n'avaient d'autre destination que celle de la parure des tombeaux; ceux, par exemple, dont l’intérieur n’est pas verni, ou les rula, vases en forme de corne à boire, dont la pointe est sans ouverture.
Parmi ces derniers il s’en trouve qui ont, précisément à leur pointe, la petite ouverture d’où s’échappait le liquide, lorsqu'on se servait de ces cornes à boire, ainsi qu'on le voit dans quelques scènes figurées sur de certains grands vases peints, où le buveur est représenté tenant, à quelque distance des lèvres, un rhyton d’où le filet de liqueur s'échappe pour pénétrer dans la bouche, suivant un usage qui est encore conservé dans quelques pays d’Europe, en Espagne, par exemple, où l’on fait usage, de cette manière, de certains vases en verre. On a donc ici la preuve que ces cornes à boire étaient les unes des vases qui avaient servi,et les autres des vases d'ornement de tombeaux.
Mais l’idée qui exerçait la plus grande influence sur cette coutume de déposer de ces vases peints dans les tombeaux, était celle de cette croyance, assez générale dans l'antiquité, à une existence matérielle au-delà de la tombe. On ne voulait pas priver les morts des objets dont ils avaient fait usage pendant leur vie.
Quelques savants ont pensé que plusieurs de ces vases étaient au nombre de ces objets que les défunts avaient eus autour d'eux, comme souvenirs des évènements de leur vie.
Quant aux formes diverses et aux usages de ces vases, on les classe ordinairement en quatre catégories. 1° Vases destinés à la conservation de différentes provi- = sions, sèches ou liquides.
2° Vases dans lesquels on mêélait du vin et de l’eau. 3° Vases qui servaient à puiser ces liquides.
49 Vases à boire.
Ceux mêmes qui servaient comme simples ornements se rangent sous une de ces quatre catégories.
Les écrivains anciens, particulièrement ceux des temps postérieurs, mentionnent beaucoup de noms de vases se rapportant soit aux formes diverses, soit aux matériaux de ces vases, soit aux usages auxquels ils étaient destinés, soit enfin à d’autres circonstances.
Mais les expressions usitées par ces écrivains sont si peu précises et remplies de tant de contradictions, que l’on ne peut employer que très-peu de ces dénominations avec une certaine confiance.
Nous ne mentionnerons qu’un nombre très-restreint des noms les plus importants.
Aux vases destinés à la conservation des provisions, appartiennent les amphores et les drota pour le vin et le miel; les hydries pour l’eau; les lékhytos et les alabastra pour les parfums.
Tous ceux dans lesquels on mêlait l’eau et le vin se nommaient cratères; l’on en distinguait beaucoup d'espèces.
On nommait prokhoos ceux employés pour puiser le liquide des cratères et pour le verser dans les vases à boire; quand il s'agissait du vin on les nommait oënochoëé.
Les vases à boire sont ou des coupes ou des gobelets. La coupe la plus usitée avait un pied et deux anses, et se nommait kylir. Entre les gobelets, on distingue le skyphos propre à Hercule, et le cantharos, monté sur un haut pied et accompagné de deux grandes anses, que l’on voit presque toujours dans les mains de Bacchus.
Le kéras avait la forme d’une corne avec un trou à la pointe, pour en faire jaillir le liquide dans la bouche; c’est pourquoi on nommait également ces vases ruta (du verbe grec signifiant couler).
Les plus anciens vases peints qui sont parvenus jusqu’à nous, remontent, au moins, jusqu’au 6° siècle avant notre ère, et peut-être même à une époque antérieure.
Cette branche de l’art antique fut en pratique jusqu’au premier siècle avant l’ère chrétienne.
Dans les temps les plus reculés, il semble que Corinthe était la métropole de cette industrie. A l’époque où les arts étaient le plus florissants en Grèce, ce furent Athènes et, plus tard, les villes d’Apulie et de Lucanïe.
C’étaient particulièrement Corinthe et Athènes qui faisaient un grand commerce de ces vases. Mais toutes les autres villes de la Grèce même et les colonies possédaient également leurs propres fabriques. |
On a trouvé de ces vases presque partout où la civilisation grecque à pénétré. Si le nombre des vases exhumés jusqu’à présent en Grèce même et dans les îles, est assez restreint, c’est parcequ’on n’y a pas fait encore de fouilles systématiques. C’est le même cas pour les villes de l’Asie- Mivneure, comme Smyrne, Xanthos, etc.
Quant aux tombeaux de la Chersonèse Taurique, où le Gouvernement a fait exécuter, avec soin, des recherches concernant les beaux restes de l’art grec, nous avons vu que ces recherches ont été couronnées des résultats les plus satisfaisants, qui tendent même à le devenir davantage de jour en jour.
En Afrique, ce sont nommément les villes de Bengasi (Bérénice) et de Tripoli où l’on a trouvé plusieurs vases importants.
L'île de Malte a aussi fourni des none de ce genre; mais c’est surtout la Sicile dont les tombeaux nous ont conservé un très-grand nombre de vases, d’une beauté extraordinaire, particulièrement ceux des villes de Centorbi (Centuripa); Lentini (Leontini), Palazzuolo (Acrae), Terranuova (Gela), Girgenti (Acragas).
Le sol du Brutium et de la Calabre s’est montré, jusqu'à présent, peu riche en monuments de ce genre, au contraire de l’Apulie, où l’on a fait des recherches poursuivies avec zèle,
Avant tout, les tombeaux de Ruvo (Rubï) ont offert une mine inépuisable de vases peints, de la plus belle exécution.
Mais ici il faut citer également les villes de Fasano (Gnatia), d’Altamura (Lupatia), de Ceglie (Caelia) et de Bari (Barium).
La Lucanie n’est pas restée inférieure à l’Apulie.
Les villes d’Armenta, de Castelluccio, d’Ausi (Anita), de Paestum et d'Eboli sont célebres par d'importants vases peints qui y ont été trouvés. Il ne faut pas omettre d’autres villes de la même province qui sont également remarquables sous ce point de vue, telles que, par exemple, Pisticci, Potenza (Potentia) et Acerenza (Aceruntia).
En Campanie, les villes de Nola et de Santa-Agata de’ Goti (Perstia) se distinguent de toutes les autres par la quantité et par la beauté des vases peints qui y ont été découverts. Parmi les autres villes il suffit de nommer ici Cumes et Capoue.
Dans l'Italie septentrionale, ce sont particulièrement quelques villes qui appartiennent à l’ancienne Etrurie, comme Cervetri (Caere), Vulci et Chiusi (C/ustum) dont les cimetières nous ont conservé une foule de vases peints. Il faut nommer également Isola-Farnese (Ve), Selva-la- Rocca, Corneto (Tarquinn), Bomarzo, Perugia (Perusia), Volterra (Volaterrae) et plusieurs autres localités jusqu’à Mantoue et l’antique Adria.
Quoique tous ces vases peints aient une certaine ressemblance, on y découvre néanmoins des différences remarquables, soit qu’on en considère le style, la forme, la technique ou les inscriptions. C’est à ce point que l’on y peut soupçonner certaines époques et déterminer celle à laquelle appartient chaque pièce.
Les vases les plus anciens se distinguent par la couleur jaundtre de l'argile. Les figures y sont peintes d’une couleur noirdtre où brundtre, quelques parties en erolet et
en blanc, et toutes ces nuances sont mattes. Nous y trouvons particulièrement des lions, des panthères, des chevres, des béliers, des sangliers, des coqs, des sphinx, des griffons, etc., quelquefois cependant aussi.des figures humaines, nommément des femmes ou des hommes ailés ou dont le corps se termine en queue de poisson.
Ces figures ne sont pas liées entre elles par la connexion d’une idée; elles ne sont jamais représentées dans une action déterminée et forment toujours des bandes entourant le corps du vase.
Quant aux formes des vases, nous n’en trouvons presque aucune autre que celles des Zékythoïi, des prokhoï et des coupes profondes.
Le caractère de ces produits de Part grec rappelle, en tout, celui des monuments asiatiques, particulièrement de Ninive et de Babylone. Il est donc bien à croire que l'art de ces peuples de l'Asie avait exercé une certaine influence sur le commencement de la fabrication des vases peints chez les Grecs. |
Il ne peut y avoir aucun doute sur l’époque à laquelle appartient cette classe de vases, c’est le sixième siècle avant notre ère.
Une seconde classe ne se distingue de la première que par cette circonstance, qu’elle offre plus de figures humaines et que celles-ci ont entre elles le lien d’une connexion déterminée. Nous y trouvons des scènes de chasse de sangliers, des guerriers à cheval ou montés sur un char, des représentations mythologiques qui concernent particulierement les cycles des mythes de Troie, d’Hercule, de Thèbes et de Calydon.
Le dessin en est très-imparfait, quant au raccourci nommément des figures; cependant on y reconnaît beaucoup de soin et d’exactitude. Les inscriptions en étant rédigées dans les dialectes Dorique et Attique, l’on doit considérer Corinthe et Athènes comme les lieux principaux
leau, rehaussé de filets de bois d’amaranthe, comme les armoires du Cabinet des Estampes, auquel cette salle fait face, de l’autre côté de la cour (voyez le Plan 1).
Les armoires et les vitrines sont fermées de glaces d’une seule pièce.
La collection de cette salle se compose d’environ 1300 vases peints de toutes formes. La plus grande partie comprend la collection du docteur Pizzati, conservée autrefois à l’Académie Impériale des Beaux-Arts. Les plus beaux vases peints sont de cette provenance.
La collection renferme en outre un assez grand nombre de terres cuites (statuettes, figurines, lampes); et le nombre total des pièces s'élève à au-delà de 1700.
On a si longtemps désigné sous le nom de Vases Etrusques les vases peints, pareils à ceux que renferme cette salle, que, aujourd’hui encore, ils portent cette dénomination générale qui leur fut donnée le siècle dernier, soit parceque des vases pareils furent d’abord trouvés, en un certain nombre, dans l’ancienne Etrurie, soit parcequ'une idée, qui se fondait sur une erreur, fit croire que ces vases étaient des produits de l’art antique italien. On sait aujourd’hui qu'ils sont, généralement, tous de fabrication grecque.
Ces vases se trouvent presque constamment dans des tombeaux. Ils contiennent assez rarement les cendres des défunts (pour ceux qui concernent la collection du Bos- - phore Cimmérien, il faut, par contre, dire qu’ils contiennent assez souvent les cendres des inorts).
On les découvre, ordinairement, placés autour des morts ou bien déposés dans leurs tombeaux, et de pareilles découvertes, faites principalement à Ruvo, dans la Pouille (l’ancienne Apulie), ont même offert la preuve de vastes nécropoles ou demeures funéraires remplies de ces vases.
Il est hors de doute que la plupart de ces vases avaient
servi aux usages de la vie, avant d'être mis dans les tombeaux. D’autres, par contre, offrent la preuve qu’ils n’avaient d'autre destination que celle de la parure des tombeaux; ceux, par exemple, dont l’intérieur n’est pas verni, ou les ruta, vases en forme de corne à boire, dont la pointe est sans ouverture.
Parmi ces derniers il s’en trouve qui ont, précisément à leur pointe, la petite ouverture d’où s’échappait le liquide, lorsqu'on se servait de ces cornes à boire, ainsi qu’on le voit dans quelques scènes figurées sur de certains grands vases peints, où le buveur est représenté tenant, à quelque distance des lèvres, un rhyton d’où le filet de liqueur s'échappe pour pénétrer dans la bouche, suivant un usage qui est encore conservé dans quelques pays d'Europe, en Espagne, par exemple, où l’on fait usage, de cette manière, de certains vases en verre. On a donc ici la preuve que ces cornes à boire étaient les unes des vases qui avaient servi.et les autres des vases d'ornement de tombeaux.
Mais l’idée qui exerçait la plus grande influence sur cette coutume de déposer de ces vases peints dans les tombeaux, était celle de cette croyance, assez générale dans l'antiquité, à une existence matérielle au-delà de la tombe. On ne voulait pas priver les morts des objets dont ils avaient fait usage pendant leur vie.
Quelques savants ont pensé que plusieurs de ces vases étaient au nombre de ces objets que les défunts avaient eus autour d'eux, comme souvenirs des évènements de leur vie.
Quant aux formes diverses et aux usages de ces vases, on les classe ordinairement en quatre catégories. 1° Vases destinés à la conservation de différentes provi-
sions, sèches ou liquides.
29 Vases dans lesquels on mêlait du vin et de l’eau. 3° Vases qui servaient à puiser ces liquides. 4° Vases à boire.
de la fabrication de cette sorte de vases, qui semble appartenir à la seconde moitié du sixième siècle et à la première moitié du cinquième siècle avant l’ère chrétienne.
La troisième classe contient les vases avec des figures noires Sur un fond rouge. Les formes de ces vases sont beaucoup plus variées que celles des deux précédentes catégories. On y trouve surtout des amphores à deux anses, des hydries à trois anses, des coupes, des prokhoï et des lékythoi. Les représentations n’y sont plus sous forme de bandes, mais consistent en des groupes qui remplissent chacun un des différents plans qu’offrent les formes de ces vases. Le travail se distingue, presque toujours, par une plus grande exactitude et finesse, le Vernis par son éclai, les couleurs noire et rouge par leur pureté. En de certaines parties on y rencontre, par fois. aussi les couleurs blanche et cramuisi très-foncé. Le dessin accuse, il est vrai, encore beaucoup de fautes, particulièrement quant au raccourci, mais en même temps il témoigne des progrès très-remarquables, si on les compare avec Île dessin des vases plus anciens.
On y voit représenté le plus souvent des réunions de différentes divinités, où celles-ci ne prennent point part à une action déterminée. Mais les artistes de ces vases y ont représenté aussi des mythes héroïques, particulièrement celui d'Hercule et de Thésée, et en outre des scènes de la vie sociale, nommément celles du culte, du gymnase, de la guerre, de la chasse, de la musique, des noces, ou bien des femmes qui arrivent près des fontaines, pour y puiser de l’eau ou pour s’y baigner.
. La plupart de ces vases ont sans doute été fabriqués dans la première moitié du cinquième siècle.
Une quatrième catégorie de vases est à peu près contemporaine de la précédente, dont elle ne diffère que parcequ’elle offre des figures rouges sur un fond noir, au lieu de figures notres Sur un fond rouge.
En général, et sauf quelques exceptions, la fabrication des vases peints à figures notres cessa au milieu du cinquième siècle. On ue faisait plus régulièrement que des vases à figures rouges, et cette fabrication parcourut les mêmes degrés de perfection et de décadence jusqu’au premier siècle avant Jésus-Christ, où l’on renonça entièrement à la fabrication des vases peints.
À la quatrième catégorie s’en rattache une cinquième, qui comprend les vases fabriqués vers la fin du cinquième siècle et pendant le quatrième; vases qui, sous tous les rapports, attestent la plus haute perfection de l’art grec et qui offrent une immense variété des scènes de la vie privée, ainsi que des mythes religieux et héroïques, non seulement d’après les traditions racontées par les poètes épiques, mais aussi d’après les formules propagées par les poètes tragiques. Il n’y a aucun doute qu’alors beaucoup de villes grecques se sont occupé de cette industrie, qui semble avoir fleuri principalement à Athènes.
Pendant le troisième siècle, dans plusieurs villes de la Grande-Grèce, la fabrication des vases peints n’était pas moins active que dans la métropole des arts grecs. Les produits de cette époque diffèrent cependant de ceux de la précédente, en ce qu’ils offrent, plus ou moins souvent, des traces de négligence et de légèreté dans l'exécution, et une certaine pauvreté d'idées dans la conception. Ils laissent néanmoins l'impression que les artistes ne manquaient pas des connaissances nécessaires pour exécuter des œuvres plus parfaites, et qu'ils y seraient parvenus s'ils avaient voulu y apporter plus de soins. ;
Mais les vases du deuxième siècle avant notre ère, où cette industrie était pratiquée particulièrement en Lucanie et en Apulie, prouvent, d’une manière évidente, qu’à cette époque les artistes n’avaient plus même les connaissances nécessaires pour produire des ouvrages dignes du nom de monuments artistiques. La faiblesse de la composition,
l'ignorance du dessin, une grossière négligence, toute leur technique atteste partout une décadence complète.
Les vases de notre collection proviennent presque tous de la Campanie, de la Lucanie et de l’Apulie; quelquesuns de la Sicile et de l'Etrurie.
Ceux qui sont. placés sur les étagères, à droite et à gauche des fenêtres, sont rangés en ordre chronologique, de manière que le visiteur, en entrant dans la salle, voit d’abord les plus anciens et passe successivement à ceux d’une époque plus récente, en suivant toutes les transformations de l’art et tous les degrés de perfection et de décadence, pour arriver enfin aux derniers temps et aux produits les plus grossiers, après avoir commencé, ainsi, par l'époque qui offre l'ignorance de l’art, pour arriver à celle de l'ignorance de l'oubli. |
Quant aux autres vases de la collection qui sont placés en deux rangs sur les stèles, au milieu de la salle, ou exposés dans les grandes armoires, le long du mur opposé au côté des fenêtres, la localité ne permettait pas une exposition strictement chronologique. On trouvera cependant, même ici, les vases analogues groupés ensemble.
Nous passerons en revue avec le visiteur, quelques-uns de ces vases qui se distinguent par leur importance sous différents points de vue.
Table 1.