‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 271 sur 304 · T. FL CERDO HERES · texte numérisé non relu

T. FL CERDO HERES

« Aux mânes de Caius Cornelius Zoticus, du meilleur ami, Titus Flavius Cerdo, son héritier».

Autour de ce cartel est représenté la chasse au sanglier de Calydon qui, sortant de sa caverne, renverse Ancée. Au-dessus de la caverne on remarque deux chasseurs dont les têtes manquent. À gauche s'approche Méléagre armé d’un glaive; derrière lui sont debout les Dioscures, dont l’un tient une lance. Le travail, en général, ainsi que les noms de Titus Flavius prouvent que ce monument est de la fin du premier siècle de J. C. ou du commencement du second.

AUTEL DE DIANE. Il est rond et offre au milieu quatre bucranes, desquels pendent autant de guirlandes de fleurs et de fruits. Au-dessus de ces guirlandes on voit une patère, ainsi qu’un croissant, surmonté d’un astre, emblême de Diane sur les monnaies de Byzance, d’Uranopolis et d’autres villes grecques.

CIPPE FUNÉRAIRE, orné d’une tête ailée de Méduse. Travail romain de la fin du second siècle ou du commencement du troisième.

H. 157,4 v. L. 95%,—8°/ v. Larg. 915/,.—10%/, v.

CIPPE FUNÉRAIRE avec la tête d’un génie funèbre, ressemblant à Ammon. Aux côtés deux demi-bucranes

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soutenant des guirlandes de fleurs et de fruits. Travail romain de la fin du second siècle de J. C.

H. 14 v. L.81/,—9% v. Larg. 97/,—9% v.

. CINÉRAIRE D'ORGA. Le cartel sur le côté principal

offre l'inscription:

DIS MANIB.

IVLIAE. AVC. L ORGE PIHSIMAE PATRON.

REGILEVS. L. F.

« Aux dieux mânes de l’affranchie de l’Augusta Julie, Orga, à sa patrone très-pieuse, l’affranchi Regillus a fait ériger (ce monument)».

Aux coins on voit deux têtes de génies funebres, entre lesquelles sont suspendues des guirlandes de fruits; au-dessus, deux cygnes, et, au-dessous du cartel, un loup qui prend un lièvre. Sur le côté opposé est représentée une Muse en chiton podérès, les cheveux ceints d’une bandelette. Elle arrache les plumes des ailes d’une Sirène, qui est vêtue d’un hkimation et tient deux flûtes. Aux coins, on voit deux têtes de bélier, desquelles pend une guirlande de laurier, surmontée de deux oiseaux mangeant du raisin; au-dessous des têtes de bélier, deux cygnes. À droite est sculptée une guirlande de lauriers, dans laquelle une patère; au-dessous, deux oiseaux mangeant d’un fruit. Le couvercle emprunté, orné de volutes, offre d’un côté, deux dauphins, et de l’autre, des fleurs. (Collection Laval.)

H. 1 a. 3 v. L. 121/,—15!/, v. Larg. 9/,—12 v.

L'Augusta Julia, mentionnée sur ce petit monument, est probablement la célèbre femme d’Auguste, Livie Drusille, dont le mari exigeait qu’elle portât son nom

CIPPE DE SCANTIUS OLYMPUS, portant sur un cartel l'inscription :

P. SCANTIVS P. L.

OLYMPVS FECIT. SIBI. V. À. LXX SINE CRIMINAE (sic!)

VITAE ET SCANTIAE ACGENE (sic!) CON LIBER

OPTIMAE. DE. SE. BENE. MERITAE

«Publius Scantius Olympus, l’affranchi de Publius et qui a vécu 70 ans d’une manière intègre, a élevé (ce monument) à lui-même et à Scantia Agena, sa coaffranchie remplie pour lui de mérites».

Au-dessous, Bacchus, assis sur un mulet, conduit par un faune et suivi d’un satyre. A droite, dans un ovale, une bacchante, jouant du tympanon et deux têtes de Pan adossées. À gauche, dans un cadre ovale; une femme jouant des flûtes; au-dessous, deux têtes de silènes chauves, séparées par une massue. Sur le côté du derriere et dans un grand cadre ovale, un Satyre dansant. ainsi qu'une panthère ouvrant une corbeille mystique, d’où le serpent s’est échappé.

Ce beau monument bachique date du temps des premiers empereurs.

H. 1 a. 14 v. L. 1014—97, v. Larg. 11!/,—10%/ v.

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