‹ Musée de l'Ermitage impérial. Notice sur la formation de ce musée et description des diverses collections qu'il renferme avec une introduction historique sur l'Ermitage de Catherine IIChapitre 75 sur 304 · S. Isidori Hispalensis Etymologiaru libri XX · texte numérisé non relu

S. Isidori Hispalensis Etymologiaru libri XX

Ms. espagnol (incomplet au commencement et à la fin) in fol. de 254 ff. vélin, à 2 col.; 20 grandes majuscules à figures; initiales en couleurs.

On remarque au 253° f. laissé en blanc, le dessin d’une grande miniature que le maître de l’œuvre avait esquissée pour la faire mettre en couleur par ses élèves (circonstance intéressante pour l’histoire de l’art).

Les sujets représentés dans le corps des majuscules sont très-curieux et offrent beaucoup de détails caractéristiques.

Reliure moderne. (Bibl. de Varsovie.)

9.3.44. Le Roman de la guerre de Troyes imité de Darès le Phrygien, par Benoist de Sainte-More.

Grand in fol. de 167 ff. vélin, à 2 col., écriture du commencement du siècle. Miniature à mi-page en tête du roman; miniatures au bas de chaque page; initiales à figures; encadrements arabesques en or et en couleurs.

Très-beau et très-précieux ms. d’un poème fort curieux qui n’a jamais été imprimé. Les miniatures, peintes à l’eau d’œuf comme des tableaux, offrent les sujets les plus variés et se distinguent par une étonnante richesse de détails. Les costumes, les armes, les accessoires méritent d’être étudiés pour l’histoire du temps.

Ce ms. a été certainement exécuté en Italie, sans doute à Florence, par un grand peintre de l’école Dantesque. Reliure en velours violet.

Nota. C’est peut-être le même ms. que celui de la bibliothèque Coiïslin sous N° 728 (2€ liste p. 1108).

(Dub.) Vitrine 3.

5.3.32. Le livre qui est apieles (sic) Tresors. par Brunetto Latini.

Petit in fol. de 149 ff. vélin. Très-nombreuses miniatures; initiales en or et en couleurs. On voit à la fin un écusson à demi effacé.

Ancien texte de cet ouvrage célèbre qui est encore inédit (en français) et qui fut composé à Paris par Brunetto Latinil) qui y vivait en exil, vers le milieu du 13° siècle. Il l’écrivit eu langue française, parceque, dit-il, la parleure en est plus délitable et plus commune à toutes gens. Ce Trésor est un recueil de différents morceaux extraits ou traduits des anciens auteurs sur toutes les sciences. C’est un des premiers ouvrages où il soit fait mention de la bousscle. A la fin du ms. un écusson: de gueules à trois tours d’argent (?) peut-être celui de la famille de Châteauneuf ou de la famille de la Tournelle.

Belle reliure mosaïque du 16° siècle, probablement italienne; compart à bords en couleurs émaillées, avec un aigle estampé sur les plats et quatre aigles dans les coins.

Nota. Ce ms. porte un ancien numéro 1815.

(Dub) Vitrine C.

5.2.44. Les dis moraux des philosophes translatez du latin en francois par noble homme messire Guillaume de Tignonville, chevalier.

Grand in 4° de 90 ff. vélin, écriture du commencement

4) Brunetto Latini, qui eut l’avantage d’être le premier maître du Dante, appartenait au parti des Guelfes. Lorsqu'il apprit qu'ils étaient chassés de Florence, il se réfugia à Paris.

du siècle; 14 miniatures en tête des chapitres; lettres initiales en or et en couleurs.

Ce ms. appartenait au 16° siècle à Pierre Gilbert qui a mis sa signature au verso du f. 89 avec deux quatrains qui paraissent de sa composition (l’un est très-leste); puis à Claude Roger, maistre d’hostel de M. du Puys, qui a constaté sa possession par une note datée de Juin 1573, et signée Roger bon Temps.

Reliure moderne; en velours bleu,avec garde en drap d'or.

Nota. Ce ms. porte un ancien numéro 2286.

(Dub.) Vitrine 4.

5.2.53. Le Romant de la Violette et le livre de la Panthère, par Gilbert de Monstreuil.

Petit in fol. de 64 ff. vélin, à 2 col., écriture du milieu du siècle; miniature à mi-page en tête de chaque roman; petites miniatures en tête des chapitres; lettres en or et en couleurs. Les miniatures qui étaient faites avec esprit, sont très-endommagées.

Le roman de la Violette, en vers, connu ‘aussi sous le titre de Gerard de Nevers et lu belle Euriant, a été publié par Francisque Michel en 1834. Le roman de la Panthère est inédit.

Reliure moderne en maroq. jaune.

Nota. Ce volume porte un ancien numéro 1831/32. C’est probablement, le même ms. que celui mentionné dans le catalogue de la bibliothèque Coislin sous N° 763 (2° liste p. 1108).

(Dub.) Vitrine 3.

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