Livre d'heures de Marie Stuart
In 4° de 299 ff. vélin, calendrier; 22 grandes miniatures; encadrements des pages, initiales en or et en couleurs sur chaque feuillet.
On y trouve au milieu et au bas des pages, des vers écrits de la main de la reine. Il est à présumer que Marie Stuart fit usage de ce livre dans sa captivité, et peut-être même dans les derniers mois de sa vie, puisque sous le passage qui à trait au partage des habits de notre Seigneur, elle a écrit de sa main :
En feinte mes amis changent leur bienveillance Tout le bien qu'ils me font est désirer ma mort Et comme si mourant j'étais en défaillance Dessus mes vélements ils ont jeté le sort.
Ce livre d'heures l'avait aussi accompagnée dans des jours plus heureux, il semble, car ailleurs elle a écrit:
Si nos pensers sont élevés Ne l’estimes pas chose étrange Ils méritent estre approuvés Ayant pour objet un bel ange.
Marie.
Au bas de quelques feuillets, elle a signé Marie R.)). Il est à présumer que ce ms. avait été exécuté pour la maison de Luxembourg, car il offre dans plusieurs écussons
1) Voyez l'ouvrage du prince Lobanoff de Rostov: Lettres ënstructions et mémoires de Marie Stuart, reine d'Ecosse, publiés sur les originaux. Londres, 1844. 7 vol. 8.
le lion à queue fourchée, et ailleurs la figure de St Pierre de Luxembourg, avec prières de l'office du même saint, destiné à devenir cardinal; ce qui est représenté par les anges qui lui apportent le chapeau rouge. Le ms. aurait ensuite passé dans la maison de Guise, puis dans les mains de Marie Stuart, nièce du duc de Guise et du cardinal de Lorraine son frère.
| Ce livre d'heures est, à juste titre, un des plus précieux mss. de notre collection.
Reliure moderne, en velours bleu.
(Dub.) Vitrine 6.