Breviarium romanum
Petit m 4° de 375 ff. vélin, à 2 col.; nombreuses et grandes initiales; petites majuscules en couleurs; bordures en or et en couleurs.
Ms. très-richement exécuté pour un prince de Ia maison de France, comme le prouve l’écusson royal qui reparaît plusieurs fois dans les ornements, avec le dauphin et la fleur de lys. Il faut remarquer que l’azur, couleur de France, domine
dans toutes les grandes initiales, qui-sont toujours de deux couleurs, azur et pourpre.
Reliure de la fin du 16° siècle; en maroq. uoir. (Sucht.) 5.3.17. 8. Johannis Chrysostomi homeline
XXVIIT in epistolam ad Corinthos; item, contra Judaeos sermones sex.
In fol. de 317 ff. vélin, à longues lignes, écriture de 1470; la 1° page encadrée d’une miniature à compartiments et en regard un titre-frontispice en or et couleurs sur fond bleu, dans un cercle; initiales peintes et dorées: rubriques en or et en couleurs.
Très-précieux ms. un peu endommagé, exécuté en Italie par les plus habiles calligraphes et peintres de la Renaissance pour le roi de Hongrie Mathias Corvin. On lit en haut du 1' f. verso, d’une écriture du 16° siècle: Hic liber Mathaei Corvini regis Ungariae olim pro immnanissima clade Thurcarum Bude vastata et Wroriwoque (?) deportata tota bibliotheca.
Au bas du premier feuillet, sont les armoiries de Mathias Corvin qui étaient, comme on sait, parlantes, un corbeau de sable sur argent. L’écusson est posé en coeur sur l’écusson royal, écartelé au 17 et au 2€ de Hongrie ancien et nouveau, au 3° de Croatie, au 4° de Bohème. ;
À la fin du volume, l'amateur du 16° siècle qui l'avait recueilli, et qui a écrit la note qu’on lit en tête, a fait exécuter les deux dernières pages, qui contiennent des notices latines sur Lechus et sur Attila. La notice sur Attila se termine par des vœux de l’auteur en faveur du roi Etienne: Vivat ergo rex Stephanus.
On sait que les mss. qui formaient la bibliothèque de Mathias Corvin furent tellement dispersés et détruits qu’on en connaît à peine quelques-uns, qui ont été sauvés dans un état déplorable de mutilation!). Quant aux reliures, elles avaient été toutes arrachées. — Les Turcs, après la prise de Bude, enlevèrent la bibliothèque, effacèrent les figures des miniatures qui leur déplaisaient comme musulmans (c’est un peu
4) On n'en connaît que trois en France Il y en a quelques-uns à la bibliothèque de Vienne et à celle de Wolfenbuttel.
le cas dans notre manuscrit), et se firent des chaussures avec les feuilles de vélin. Ce ms. porte aussi les traces de la barbarie du transport du livre dont une roue de chariot à usé une partie de latranche, heureusement sans atteindre l’écriture. Reliure moderne en maroquin.
(Bibl. de Varsovie.) Vitrine 5.