Michaelis Scoti: de signis et imaginibus Cell
In 4° de 48 ff. vélin;, nombreuses miniatures à la plume, légèrement coloriées. Calendrier perpétuel en’latin.
Suivant une note du copiste au recto du f. 19, il faut admettre que ce ms. a été écrit, vraisemblablement en Italie. après 1380 et avant 1462, car il donne le chiffre d’or jusqu’à cette dernière année. (Le style des armures indique 1400).
Reliure italienne du 18° siècle; en veau fauve. (Sucht.) Vitrine 4.
5.2.97. Liber Seduliis de actibus Prophetarum.— Aratoriss de vità et actibus Apostolorum.
Petit in 4° de 99 ff. vélin, à longues lignes, écriture de 1450; grande initiale; bordure en or et en couleurs
avec écusson du roi René d'Anjou. A la 1" page, lettres majuscules peintes et dorées; titres rubriqués. Très-beaux mss. italiens réunis en un volume.
J1 résulte d’une note finale que le dernier ouvrage fut offert à l’église de St. Pierre de Rome, par Arator, sous-diacre de cette église, la 3° année sous le consulat de Basilicus, du temps de Justinien, c. a. d. en 544; et déposé dans le trésor, par Surgentius président du collège des notaires; puis les 7 livres du poème furent lus dans les carrefours de Rome. Mais cette note 8e rapporte à l’époque de la composition du poème, sous le pape Vigile, qui à régné de 537 à 555.
Reliure du 15° siècle; en veau fauve. (Dub.) Vitrine 4.
5.2.38. Magni Basilif hbellum transtulit Leonardus Aretinus. — Plutarchus: de liberis educandis, traductus per Guarinum Veronensem.
Petit in 4° de 28 ff. vélin, à longues lignes; deux miniatures en tête des deux traités; initiales en or et en couleurs.
Ce curieux ms. où il est fait mention de Manuel Chrysoloras qui vint en Italie après la prise de Constantinople, paraît avoir été écrit à la fin du 15° ou au commencement du 16° siècle. La traduction du traité de Plutarque est dédiée à Angelo Corbinelli de Florence, peut-être le grand-père de Jacques Corbinelli, littérateur italien, qui suivit son père Raphaël à la cour de France, au temps de Catherine de Médicis (suivant la Nouvelle Biographie Générale. Tome 11. p. 782).
Les deux miniatures, fort intéressantes, offrent une suite de scènes variées. En tête de la seconde miniature sont placés trois écussons qui ont été peints évidemment en même temps. On serait porté à croire qu’ils offrent les armoiries des Corbinelli qui ne sont ni dans Litta, ni dans Ginanni, ni dans l’Arte araldica de Tettoni et Saladini. On y reconnait par contre dans le l'et dans le 3°, les armes des marquis de Ceva, et dans le 2° qui est parti, celles des Ceva et des Faletti, il semble, d'Alba (en Piémont).
Une note écrite sur la garde du volume, doit être de la main du savant abbé Septier.
Reliure du 17° siècle; en veau, à filets d’or. (Zal.) Vitrine A.
5.3.45. Pelerinage de Jesus Christ — Pelerinage de la vie humaine — Pelerinage de l’ame. Par Guillaume de Guilleville, moine de l’abbaye de Châlis.
In fol. de 246 ff. vélin, à 2 col. écriture de la 1° moitié du siècle; 385 miniatures dans le texte; initiales en or et en couleurs.
Ms. très-important, qui réunit les trois grands poèmes de Guiïlleville dont le premier seulement n’a pas été imprimé au 16° siècle), car il existe plusieurs éditions des deux autres. Les nombreuses miniatures dont le volume est orné offrent beaucoup d’intérêt, moins à cause de leur exécution un peu grossière (comme la plupart des miniatures françaises de cette époque), qu’en raison de leur variété de composition et des détails de costumes historiques qui appartiennent au règne de Charles VI. Toutes les lignes que le vers ne remplit pas sont complétées par un ornement en coulenrs et en or.
Reliure moderne; en velours ponceau.
- Nota. Ce ms. porte un ancien numéro 1828 qui manque dans le catalogue de la bibliothèque Colbert (Montf. Tome 2 p. 953). (Dub.)
Vitrine 3.
5.3.35. Plutarque. des très illustres vies de aucuns capitaines très prestan(z romains, translaté du latin de Donat Acciole en langue francoyse par Syÿymon Bourgouyn, bachelier en loix et valet de chambre du roi Louis XII.
Petit in fol. de 350 ff. vélin, à longues lignes, écriture
1) L'édition publiée à Paris vers 1500 (Voyez Brunet, 2. p. 492), ne parait pas être le ms. original de Guilleville, mais le ms. qu'avait arrangé Pierre Virgin.
de la fin du siècle (environ 1490); 63 grandes miniatures remplissant la page; initiales en couleurs.
Ce ms. précieux, qui fut certainement exécuté pour l’autenr et peut-être par lui-même (on voit son monogramme au commencement et à la fin, avec ses devises latine et française: Donec optata veniat. Plus que assez), avait été otfert à Louis XII qui a mis sa signature (Loys) sur le second feuillet. Les nombreuses miniatures, de l’école française, qui ornent ce ms. quoique assez grossières, sont très-riches de composition et offrent quantité de détails intéressants.
Belle reliure française mosaïque; genre Grollier, en veau fauve, à compartiments, à bordures en couleurs émaillées, tranche dorée, gauffrée et peinte.
Nota. Ce beau ms: porte un ancien numéro 1431 qui manque dans le catalogue de la bibliothèque Colbert (Montf. tome 2 p. 948). Il est presque certain qu’il a appartenu à J. Grollier de Lyon, le plus célèbre bibliophile du temps de François I, connu par sa libéralité envers les artistes. Sa bibliothèque était fameuse. Il mettait souvent sur les plats de
. ses livres sa devise libérale de bibliophile: 1. Grollierti et
amicorum.
(Dub.) Vitrine A.