‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forte (volume 2)Chapitre 18 sur 42 · VI. 52 à · texte numérisé non relu

VI. 52 à

La religion de Dionysos a iounii à l'art des créations l'anlasliijues associant, dans dilTérentcs proportions^ les formes animales aux formes lumiaines, et représentant les transports joyeux ou le délire frénétiipie de l'ivresse. Des Aigipans aux cornes et aux pieds de clièvre, on s'élève aux Satyres (pii n'empruntent à la nature animale que des oreilles poinlues, une (pieue de chèvre, et (juelquefois des cornes naissaules et deux petites loupes de chair sous le menton comme les chevraux. Le Dieu italique Faunus a été identilié avec Pan; c'est donc à tort qu'on donne le nom de Faunes aux Satyres, tandis qu'on nouune Satyres ce que les Grecs ajipelaienl Pans ou Aigipans. Praxitèle paraît avoir lixé le type des Satyres, très-célèbre dans l'antiquité. Le Faune au repos <lu Vatican, nonchalamment accoudé à un tronc d'arbre et la main gauche sur la hanche, passe pour la copie d'un Satyre de Praxitèle. Le Faune jouant de la lhUe\, du Louvre, est regardé comme l'imitation en marbre d'une peinture de Protogène. Un autre jeune Satyre, couronné de feuilles de pin et cliàlianl une panthère, dans un mouvement très-animé, se trouve dans une collection particulière en Angleterre. Le Faune dansant de la galerie de

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Florence esl un Satyre moins jeune (|uc les précéiienls, et Jont les formes se rapprochent de celles de l'âge viril ; les bras sont une restauration attribuée à Michel- Ange.

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