‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forte (volume 2)Chapitre 21 sur 42 · CENTAURE · texte numérisé non relu

CENTAURE

Les Centaures n'étaient peut-être originaii-ement que des cavaliers chasseurs de buffles sauvages ; on veut aujourd'hui les rattacher aux Gandharvas, ou musiciens célestes de rinde. Homère ne dit rien de leur double nature ; il les représente comme des montagnards velus et adonnés au vin; c'est peut-être ce qui les a fait enrôler dans le cortège de Dionysos. Dans les monuments archaïques, ils sont figurés comme des hommes au dos desquels s'adapte la croupe d'un cheval; mais J'art de la grande époque substitua à celte conception grossière le type magnifique qui a prévalu depuis : celui d'un cheval dont le corps et la tête sont remplacés par le haut du corps d'un homme. Le Centaure Borghèse du Louvre, dout la tête rappelle d'une manière frappante celle du Laocoon, porte sur son dos un enfant ailé et couronné de lierre qui le tient enchaîné. Cette statue est la répétition d'un des deux Centaures du Capitole, ouvraye d'Arisléas et de Papias, sculpteurs d'Aphrodisias, sauf que l'enfant manque dans le monument du Capitole. Dans celui du Louvre, les (piatre pieds du Centaure, les bras et les jambes de l'enfant sont des restaurations modernes.

ATTYS ou GANYiMÈDE.

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