PORTRAITS
MÉNANDRE ET POSIDIPPE.
Les portraits autres que ceux des athlètes paraissent avoir iHé assez rares chez les Grecs avant Alexandre . Les statues des poètes, des orateurs, des philosophes, se multiplièrent en même temps que les bibliothèques auxquelles elles servaient d'ornement; mais presque toujours ces statues, faites après la mort de ceux dont elles consacraient le souvenir, expriment moins leurs traits véritables que l'idée qu'on se faisait d'eux d'après leur vie, leurs actions ou leurs œuvres. Les statues de Ménandre et de Posidippe sont du nombre des portraits qu'on peut considérer comme authentiques. Ces deux statues assises et drapées formaient deux pendants, et quelques indices permettent de croire qu'elles ornaient un théâtre. Le nom de Posidippe est écrit sur la plinthe d'une d'elles ; l'autre a été reconnue pour un portrait de Ménandre, d'après sa ressemblance avec un bas-relief qui portait le nom du grand poëte comique. La manie qu'on avait au xvii* siècle de trouver partout des Romains avait
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fait donner au Ménandre le nom de Marins et au Posidippe, malgré son inscription, celui du Sylla. La main gauclie et le pied droit de Ménandre sont modernes; le Posidippe est d'une parfaite conservation.