SARCOPHAGE ROMAIN
Diverses scènes de la vie d'un personnage romain sont sculptées sur un sarcopliage de la galerie de Florence. A droite du bas-relief ((ui orne la face principale, un homme debout sur une petite éminence, ayant derrière lui une Victoire qui tient une palme, accueille avec bonté une captive et son enfant que lui amène un soldat. A gauche, le même personnage donne la main à une femme couverte du voile de mariée, peut-être sa prisonnière. Devant eux un enfant tient un llambeau ; des parents les entourent et des sacrilicaleurs immolent un taureau devant un aulel.
APOTHi:OSE D'AUGUSTE.
La Glyptique étant une des formes de la sculpture, on a cru devoir donner ici, comme spécimens de cet art dans l'antiquité, deux des pierres gravées les plus célèbres, qui se trouvent l'une à Vienne, l'autre à la Bibliotlièque impériale de Paris, et qui représentent toutes deux l'apothéose d'Auguste. Le camée de Vienne a neuf pouces sur huit de diamètre ; il est divisé en deux parties. La principale représente Auguste et sa famille. Auguste, assis dans le costume de Jupiter, est désigné par le signe du Capricorne sous lequel il est né. Un aigle est à ses pieds; à ses côtés on voit la figure de Rome, assise, et Germanicus debout, eu costume militaire ; plus loin, Tibère descend d'un char que la Victoire conduit. Au-dessous, des soldats amènent des captifs et érigent un trophée. Ce camée, apporté de Palestine à Philippe-le-Bel et placé dans l'abbaye de Poissy, fut volé pendant les guerres de religion et acquis pour 150 000 francs par l'empereur Rodolphe IL
Le camée de Paris, le plus grand qu'on connaisse, est une sardonyx à cinq couches, de treize pouces sur onze de diauiètre. 11 est divisé en trois parties. Dans la partie supérieure, Auguste, monté sur Pégase, est reçu au ciel par Enée, Jules Ci'^sar et Drusus. Au milieu, Tibère en Jupiter, avec l'Égide sur ses genoux, est as^is à côté de Livie eu Gérés. A l'entour sont des figures qu'on croit être la première Agrippine, Drusus, Galigula, un prince Arsacide , Clio et Polynmie. Au-dessous les uatious vaincues de la
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Gennanie et de l'Orient. Ce canit-e a passé des mains de Baudouin II, qui l'avait rapporté de Constanlinople, dans celles de saint Louis. Placé d'abord dans la Sainte- Chapelle, où il était connu sous le nom du rêve de Joseph, il est maintenant au cabinet des médailles.