‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forte (volume 3)Chapitre 22 sur 102 · ANDREA DEL SARTO · texte numérisé non relu

ANDREA DEL SARTO

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Andréa Vanucchi, dit Andréa del Sarto, fut j lacé chez un orfèvre qu'il quitta bientôt pour se mettre sous la direction de Giovani Rarile, très-liabile sculpteur en bois, mais peintre médiocre. 11 travailla ensuite avec Pietro di Cosimo, étudia avec ardeur les fresques de Masaccio et les carions de Léonard de Vinci et de Michel-Ange, et passa bientôt pour un des plus habiles maîtres de l'Italie. Il exécuta des travaux importants pour la confrérie dello Scalzo, pour l'église San Gallo, dan? le couvent des Servîtes, dans le monastère de San Salvi, et ailleurs. Un tableau d'Andréa del Sarto ayant été présenté à François Ier, ce prince le trouva si

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beau, qu'il fit venir l'artiste à Fontainebleau, et rétribua magnifiquement ses ouvrages qu'on appréciait bien à Florence, mais qui lui étaient fort mal payés. La fortune commençait à lui sourire, lorsqu'il repartit brusquement pour son pays, rappelé par une lettre de sa femme qui n'avait pu le suivre en France et qu'il aimait passionnément. Le roi lui confia une somme considérable, destinée à faire en Italie des acquisitions d'œuvres d'art, et lui fit jurer de revenir. Mais cédant aux sollicitations de sa femme, le malheureux artiste la laissa follement dissiper en plaisirs l'argent qu'il avait reçu du roi de France , et retomba bientôt dans une gêoe extrême. La peste s'étant déclarée à Florence, il mourut à quarante-deux ans, privé de tout secours, et abandonné de sa femme et de ses médecins que la peur de la contagion avait fait fuir de sa maison.

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