ARLOTTO ET DES CHASSEURS
Galerie de Florence.
(Hauteur 1 mètre, largeur 2 mètres.)
Arlotto était connu à Florence par ses bons mots et ses saillies. On raconte que des chasseurs ayant passé chez lui plusieurs jours, le quittèrent sans lui rien laisser de leur chasse, en le priant cependant de vouloir bien garder leurs chiens, parce qu'ils reviendraient dans quelques jours. Arlotto, au lieu de bien nourrir les chiens, leur fit apporter du pain, mais les fit frapper impitoyablement dès qu'ils en approchaient , et quand les chasseurs revinrent, il leur déclara que ces animaux étaient bien certainement malades, puisqu'ils refusaient toute nourriture. Ceux-ci furent frappés de la maigreur de leurs chiens qui, dès qu'Arlolto leur fit présenter de la nourriture, s'enfuirent aussitôt, craignant un sort pareil à celui des jours précédents. Telle est l'anecdote sur laquelle on prétend que Manozzi, qui était un ami d'Arlotto, a composé son tableau. Mais il est fort difficile d'y
reconnaître cette scène. Arlotto est représenté assis au milieu des chasseurs qui tiennent en main du gibier. — Gravé par Forster.
FURINI (FRANCESCO).
Élève de Roselli, il a dans sa manière quelque rapport avec le Guide et l'Albane qu'il avait connus à Rome. Furini fut ordonné prêtre à quarante ans, mais n'en continua pas moins à peindre. Il mettait fort longtemps à chercher la composition d'un tableau et à en préparer les éludes, et l'exécutait ensuite très-rapidement. Ses ouvrages les plus connus sont une Thétis qu'il peignit à Venise pour servir de pendant à un tableau du Guide, un Hylas ravi par lesNymphes, les trois Grâces, saint François recevant les stigmates, la Conception de la Vierge, et la Madeleine dont nous donnons la gravure.