‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forte (volume 3)Chapitre 6 sur 102 · LA CALOMNIE · texte numérisé non relu

LA CALOMNIE

Peint sur bois ; galerie de Florence.

(Hauteur, 2'",90 cent. , largeur, 3">,80 cent.)

Apelle ayant été dénoncé à Ptolémée comme complice dans une conjuration, ce prince entra dans une violente colère, et l'eût sans doute fait mourir, s'il n'eût, au dernier moment, reconnu son innocence. Apelle, pour démontrer les dangers de la calomnie, composa un tableau que Lucien décrit ainsi : « Sur la droite est assis un homme qui porte de longues oreilles, semblables à celles de Midas. Il tend la main à la Calomnie qui s'avance vers lui ; il est accompagné de deux femmes, dont l'une paraît être l'Igno-

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rance, et l'autre le Soupçon. De l'autre côté est la Calomnie, sous la ligure d'une femme bien parée, mais agitée par la colère et la rage. D'une main, elle Iraîne par les cheveux un jeune homme qui lève les mains au ciel, et semble prendre les Dieux à témoin de son innocence ; elle est conduite par un personnage pâle et défait, d'un regard sombre, d'une maigreur extrême et que l'on reconnaît aisément pour l'Envie. La Fourberie et la Perfidie font aussi partie du cortège. Plus loin, parait une personne enveloppée dans une grande draperie noire, c'est le Repentir, détournant la tête et regardant la Vérité qui parait la dernière. » Cette description de Lucien a servi de programme à Botticelli pour la composition de son tableau.

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