PASSAGE DU GRANIQUE
(Uautem'4°,70 cent., laryeiu- 10°,2'J cent.)
Louvre.
Alexandre, voulant pousser ses conquêtes vers la Perse, entra en Asie et, traversant le Granique à la tête de son armée, parut le premier sur l'autre bord. Les ennemis se précipitèrent sur lui et sur ceux qui avaient passé le fleuve, sans leur laisser le temps de se mettre en bataille. Alexandre, frappé d'un javelot qui ne traversa pas sa cuirasse, fut attaqué de front par deux officiers de l'armée perse, tandis qu'un troisième le prenant en flanc, s'apprêtait à lui fendre la tète d'un coup de hache; mais Clitus parvint à détourner le coup fatal et sauva la vie à Alexandre. — Gravé par Gérard Audran en \ 672.
BATAILLE d'ARBELLES.
(Uailteur 4", 70 cent., largeur 12°, 05 cent.)
Louvre.
a Darius était sur un char, Alexandre à cheval : tous deux étaient environnés de gens d'élite. Chacun d'eux était résolu à mourir sous les yeux de son roi; cependant les plus exposés étaient ceux qui le serraient de plus près, car chacun
ÉCOLE FRANÇAISE. Il
briguait l'honneur de tuer le roi ennemi de sa main. Au reste, soit illusion , soit réaliié , ceux qui étaient près d'Alexandre crurent avoir vu, un peu au-dessus de la tête de ce prince, un aigle voler paisiblement, sans être effrayé ni du bruit des armes, ni des gémissenienis des mourants ; du moins, dans le fort de l'action, le devin Aristandre revêtu de sa robe blanche et montrant une branche de laurier, montra- t-il cet oiseau aux soldats comme un augure infaillible de leur victoire. L'ardeur et la confianee la plus grande renaît alors ; elle redoubla surtout quand le conducteur de Darius ayant été percé d'une javeline, ni Perses, ni Macédoniens ne doutèrent que ce ne fût le roi lui-même qui avait été tué... Ce n'était déjà plus un combat, mais une boucherie, lorsque Darius tourna aussi son char pour prendre la fuite. » (Quinte-Curce, liv. IV.) — Gravé par Gérard Audran en 1674.