‹ Musée de peinture et de sculpture; ou, Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs des collections publiques et particulières de l'Europe. Dessiné et gravé à l'eau-forteChapitre 72 sur 77 · PYRRHUS TUANT PRIAM · texte numérisé non relu

PYRRHUS TUANT PRIAM

Pi. HO.

Palais Corsini à Florence.

Virgile, parlant de la prise de Troie et du palais de Priam, dit que : « Dans une cour intérieure du palais est un autel, et tout auprès un antique laurier, dont les branches s'étendaient au dessus et couvraient de leur ombre les dieux auquels il était consacré. C'était là qu'Hécube et ses lilles, semblables à de timides colombes (ju'un noir orage a mises en fuite, se tenaient étroitement serrées autour du monument sacré, espérant en vain trouver un asile auprès des images

des dieux qu'elles embrassaient Priam, accablé de

douleur, paraît dans cette enceinte ; la reine le relient près d'elle. Dans cet instant, Polite, l'un des fds de Priam, fuyait à travers les traits et les ennemis ; déjà blessé, il parcourait les vastes cours du palais, Pyrrhus, le fer à la main, le

poursuit sans relâche, l'atteint, le perce, et le jeune prince tombe aux pieds de son père. l'riam, ne pouvant retenir son ressentiment, lance contre le meurtrier de son fils un javelot qui effleure ;i peine le bouclier du violent Pyrrhus, dont la fureur se ranime, et qui, traînant le vieillard chancelant à travers le sang de son fils jusqu'au pied de l'autel, d'une main le saisit aux cheveux, et levant de l'autre son épée étincelante, la lui plonge dans le flanc jusqu'à la garde...» — Gravé par Ricciani.

judith montrant au peuple la tête d'holopherne.

(llautem' '•2m,lh cent., largeur 4ni,55 cenf.'i

Judith monta sur un lieu élevé, et dit : « Louez le Seigneur notre Dieu, qui n'a point abandonné ceux qui espéraient en lui, qui a accompli par sa servante la miséricorde qu'il avait promise à la maison d'Israël et qui a tué celte nuit par ma main l'ennemi de son peuple, » Puis, montrant la tête d'Holopherne, elle ajouta : « Voici la tète du général de l'armée des Assyriens ; il était ivre, et le Seigneur noire Dieu l'a frappé par la main d'une femme. »

CAMUCCIM.

Vincent Camuccini est né à Rome, où il est regardé comme le plus habile peintre que l'Italie ait produit au xix® siècle. l\ avait fait ses éludes en France, mais son style s'est beaucoup modifié par l'étude des anciens maîtres : il a surtout copié beaucoup de Rubens. ^ommé chevalier de la Légiond'honneur en 1 833, Camuccini était à la fois directeur

de l'académie de Saint-Luc et conservateurdes collections du

Vatican.

Page 1