B. — Auguste, marbre , pl. 9 17. Coll. Mattéi
Assis sur un bloc carré, Auguste élève la main gauche, qui lient un sceptre, et dans l’autre main, abaissée, il porte un globe. La chlamyde, reposant d’un bout sur l’épaule gauche, vient, par derrière, envelopper le bas du corps; la jambe gauche reste nue.
Nous ne connaissons pas les restaurations que cette statue aurait subies (1).
2324 C. — Auguste, marbre, pl. 918. Coll. Mattéi. 1
Auguste est ici vêtu de la toge, mais ce n’est pas la toge comme on l’a vue à la plupart des statues placées sous les n°s 2 285 et suivants. Il semblerait que par-dessus la tunique se trouve un autre vêtement qui tient à la fois de la tunique et de la loge.
Dans la main droite est une patère, dans l’autre le volume.
Nous ne connaissons pas les restaurations de cette statue (2).
2325. — Auguste, m. grec, pl.- 912 A. Mus. Capitolin.
Statue de style héroïque, offrant Auguste entièrement nu, tenant dans la main gauche un sceptre et dans l’autre main, abaissée, le globe, comme la statue assise 2324 B.
Le masque est antique. Les parties modernes consistent principalement dans les extrémités; elles sont indiquées sur la gravure. [ Haut. 8 pal. 6 on. ]
a 2326. — Auguste, marbre, pl. 919. Mus. de Turin.
Dans une note manuscrite qui nous a été transmise sur le musée de Turin, cette statue et le Tibère n° 2 55] sont ainsi indiqués : «Deux belles cuirasses antiques en marbre blanc, restaurées en statues d’Auguste et de Tibère. »
Auguste regarde à droite et élève la main de ce côté; il tient le parazonium dans la main gauche, et, comme les statues de style héroïque, a la chlamyde rejetée sur l’épaule et le bras gauche.
La tête est moderne. Voir la gravure pour les autres restaurations. [ Haut. 5 pi. 11 po.]
*2327. — Auguste, m. grec, pl. 271. Mus. du Louvre.
Auguste a ici une tunique très-ample et la toge.
Sur la plinthe, au lieu du scrinium ordinaire, est une plaque de marbre qui fait allusion au décret de la colonie ou de la corporation qui avait élevé cette statue.
(1 et 2) Voyez notre Introduction, t. III, p. cccxin.
ig4 STATUES ANTIQUES
La tête est rapportée, et peut ne pas offrir les traits d'Auguste (1). La main droite est moderne.
Cette statue provient du Vatican. [Haut. im,g6o = 6 pi. o po. 4 li- ]
a 2828. — Auguste, m. de Paros, pl. 913. Mus. de Munich.
La tête de cette statue est moderne, et le livret de Munich indique la statue non comme celle d’Auguste, mais comme un vainqueur aux jeux publics.
Le personnage est jeune, nu, élevant la main droite, où la restauration a placé un fragment de sceptre. Sur l’avant-bras gauche, abaissé, se trouve une chlamyde; la main, de ce côté , tient une palme dont il restait un fragment. Voir la gravure pour les restaurations. [Haut. 4 pal. 7 on. ]
2329. — Auguste , m. de Paros, pi. 913. Mus. de Munich.
Cette statue provient de la villa Albani. Elle est de style héroïque, et la tête, couronnée de chêne, est la sienne. La chlamyde, ûbulée sur l’épaule droite, recouvre la poitrine et le bras gauche jusqu’à la main qui tient le parazonium. La main droite est abaissée. [Haut. 7 pal. 9 on. ]
2 33o. — Auguste, m. gr. pl. 919. Musée Borbonico.
Statue à l’héroïque et assise , à qui la restauration, se fondant sur un beau camée de Vienne qui offre Auguste dans la même pose, a donné la tête de cet empereur.
Un grand manteau enveloppe le bas du corps et laisse nue la partie supérieure. Le bras gaucbe est élevé et le droit repose sur la cuisse. Le trône est d’une grande beauté.
Elle est de fort belle sculpture romaine, et a été trouvée à Herculanum.
[ Haut. 8 pal.6 on.]
a 2 33 1. — Auguste, marbre, pl. 91 3. Coll. Carlisle.
Auguste est encore ici en style héroïque.
La chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, descend en pointe devant et derrière le corps, de manière que le bras gauche n’en est pas couvert.
La main gauche tient le globe; l’autre main est abaissée. [ Haut. 5 pi. 9 po.]
a 2 3 3 1 A. — Auguste, m. de Luni, pl. 912 A. Mus. Capitolin.
Statue de près de douze palmes , cuirassée , et rostrale , en ce sens qu’elle a sur la plinthe la proue d’un navire.
Auguste élève la main droite, et tient dans l’autre main une épée.
(1) Aussi n’est-elle pas reproduite dans notre Iconographie, mais la chaussure est reproduite sur la planche 3.55.
DE L’EUROPE
La têle est celle d’une autre statue.
Sont modernes : la moitié du nez, partie du cou, le bras droit depuis le biceps, la main gauche avec l’épée et la draperie qui en dépend, le masque qui orne la proue de vaisseau. [Haut. 1 1 pal. 9 on.]
* 2332. — Auguste, marbre, pl. 276. Mus. du Louvre.
Belle statue, d’une bonne conservation, trouvée près de Vellétri, patrie d’Auguste. On la voyait autrefois à Venise, dans le palais Giustiniani, et elle a passé de là au Vatican.
Le style large de la toge rappelle le goût des écoles grecques.
La tête est antique , mais rapportée, et peut même, comme celle du n° 2327, n’avoir pas appartenu à une statue de cet empereur.
Il n’y a de restauré que les mains et de légères parties de la draperie.
[Haut. 2m,o']à — 4 pi- 6 po. 7 li.]
2 333. — Auguste, marbre , pl. 914. Florence.
C'est une statue avec toge qui fait un geste indicateur vers la terre, et tient dans l’autre main un volume.
Nous avons sans doute reproduit une gravure qui était au rebours.
2334- — Auguste, marbre, pl. 912 B. Musée Capitolin.
Statue vêtue de la toge et assise, elle tient dans la main droite un volume, et des tablettes dans l’autre main.
On doit à un ciseau moderne : la tête et le cou, le pouce et l’index de la main gauche; plusieurs doigts sont cassés à la main droite, et il y a un tasseau sur le genou gauche. [ Haut. 5 pal. 3 on. 1/2.]
a 2334 A. — Auguste, m. grec, pl. 912 A. villa Albani.
Statue de style héroïque et assise, comme le n° 2324 B. La main gauche, élevée , tient aussi le sceptre ; la main droite est posée sur la cuisse ; le pallium est disposé à peu près comme au numéro précité.
La têle n’est pas celle de la statue primitive , dont il ne reste guère que le torse, car les bras et les cuisses sont modernes. [Haut. 8 pal,]
a 2335. — Auguste, marbre, pl. 914. Coll. Pourtalès.
Cette statue, revêtue de la cuirasse, était d’abord au château de Richelieu, d’où elle a passé à la Malmaison.
La pose paraît indiquer la contemplation; la tête est inclinée un peu à droite ; le bras , de ce côté , est étendu ; le gauche est pressé contre le corps.
Le paludamentum est disposé comme la chlamyde grecque ; il repose d’un bout sur l’épaule gauche, va passer entre l’avant-bras et la hanche, et descend le long du tronc d’arbre jusque près des malléoles.
STATUES ANTIQUES
La subarmale descend ici jusqu’aux genoux. Sur la cuirasse sont trois ligures : celle du milieu paraît être le palladium, et les deux autres sont des Victoires.
Voir la gravure pour les restaurations. [ Haut. 6 pi. 3 po. ]
2336. — Auguste, m. pent. pi. 914. Mus. Pie-Clémentin.
Statue provenant du palais Vérospi et qui a appartenu à Cavaceppi.
La tête de la statue est intacte, la main droite est abaissée et tient le sceptre; de ce même côté est un tronc de palmier, dont il restait une partie antique.
La draperie n’entoure le corps que des hanches aux genoux , et les bouts vont reposer sur l’avant-bras gauche.
Pour les parties modernes, voyez la gravure. [Haut. 8 pal. 1 1 on. 1/2.]
Parmi les différentes manières dont sont drapées les statues debout et nues, il en est une très-remarquable qu’offrent plusieurs figures, notamment celle-ci et la suivante.
La draperie n’entoure le corps que depuis les hanches jusqu’aux genoux; les deux bouts vont se réunir sur l’avant-bras gauche; celui de derrière passe sous l’avant-bras en rentrant, c’est-à-dire qu’il tombe entre l’avant-bras et le corps, l’autre bout tombe extérieurement. Ce sont des figures demi-drapées.
On a dû employer cette disposition de la draperie pour les statues des dieux, du moins pour ceux qu’on représentait nus en partie. Onia trouve, en effet, â deux statues de Jupiter, l’une de la collection Albani, pl. 4oi, n° 678 A, l’autre de la collection Giustiniani, pl. 3g9,n° 671.
Elle est assez fréquente aux statues d’Empereurs et de Césars, ou du moins considérées comme telles. Elle se trouve très-fréquemment sur les médailles des premiers Empereurs, où il semble cependant que la figure ne représente pas l’Empereur, mais un Génie. Cette figure porte d’ordinaire une corne d’abondance.
Statues qui ont cette draperie:
Drüsus, du musée Borbonico, n° 2357 A, pl. 917; Claude du musée du Louvre, n° 238i , pl. 280, et du musée Chiaramonti, n° 2385, pl. q38; Néron, du musée du Louvre, nos 23g5 et 2396, pl. 322 ; Antinous en Esculape, du musée de Berlin, n° 2427, pl. 942 ; Marc-Aurèle, de la collection Blundell, n° 2446 B, pl. 952 ; Adrien, de la collection Vescovali, n° 2419, pl. 944.
On la trouve aussi à trois statues armées : au Trajan, du musée du Louvre , n° 24 13 , pl. 337; au Marc-Aurèle , deGabies, n° 2449 A, pl. g64; et à celui du musée Torlonia , n° 245o, pl. q5i.
Le Mars casqué, du musée du Louvre, n° i43g, pl. 3 1 3 , offre la même disposition de la draperie avec une variante : par derrière, elle repose sur l’épaule gauche, et couvre par conséquent le dos au lieu de venir horizontalement se plier sur l’avant-bras.
a 2 336 A. — Auguste, m. de Car. pl. 916 A. Mus. de Madrid.
La disposition de la draperie est la même qu’au numéro précédent.
La main gauche porte un globe, qu’elle élève quelque peu. La main droite est à la hauteur de la tête et tient un sceptre.
On a encore ici un tronc de palmier à la droite de la statue.
La tête est moderne ainsi que le bras droit, partie de l’avant-bras gauche et de la jambe du même côté. [ Haut. 7 pi. 2 po. ]
a 2 336 B. — Auguste, br. doré et albâtre, pl. 916 B. Madrid.
Belle statue cuirassée, dont le paludamenlum, en descendant de l’épaule gauche par derrière, se porte beaucoup sur le côté droit de la statue.
La main gauche, horizontale, tient le globe, l’autre main abaissée, le sceptre. [Haut. 7 pi. 5 po. ]
2337 et 2337 A. — Auguste voilé, mar. pl. 920 et 916 A. Vatican, et musée de Madrid.
Ces deux statues ont la tête couverte de la toge.
La première a été trouvée sous le pontificat de Pie VI, dans les ruines d’Otricoli; elle était dans l’édifice appelé Augusteum, ainsi que quelques autres statues attribuées à des princes de cette famille. ( Voy. 23n. )
Auguste, légèrement tourné à droite, avance la main droite, qui tient aujourd’hui une patère; l’autre main est abaissée et ouverte.
La tête est celle de la statue.
Sont modernes le nu des bras, le bout des doigts du pied droit, et partie de la plinthe. [ Haut. 7 pal. 4 on. ]
Dans la seconde statue, le personnage est également tourné à droite; la main droite est abaissée et sort peu de la toge.
On doit à la restauration le bas de la figure. La cassure est irrégulière et comprend plus ou moins de chaque jambe. [ Haut. 7 pi. 9 po.]
2 338. — Génie d’Auguste , m. gr. pi. 920. Mus. Pie-Glément.
On a ici un personnage revêtu de la tunique et de la loge , et dont la tête est voilée comme sous les numéros précédens; la figure est tournée à droite, tenant, de ce côté, une patère; à gauche est une corne d’abondance.
Ces attributs et la physionomie particulière de la figure ont fait penser que la statue représentait le Génie d’Auguste : on sait qu’il en est question dans les inscriptions (1).
(1) Le génie des Empereurs, dont le culte prit dans le monde ancien une si grande et si rapide extension, représentait l’âme divinisée du prince, conçue comme une divinité distincte de lui et exerçant à son égard des fonctions tutélaires. Il avait beaucoup d’analogie avec ce que les anciens Perses appelaient le feroucr, et ce que les philosophes alexandrins nommaient <5a/|ic soi». L’idée du génie est la même que celle de de l’ange gardien ; mais ces deux créations
du monde psychique offrent cette différence, que l’ange gardien est présenté comme un être intellectuel, une sorte de dieu subalterne distinct de nous , quoique lié à notre existence, tandis que le génie est une véritable liypostase de notre âme; il est ce qu’il y a de diviu en elle, considéré comme une personne à part, tout comme l’esprit saint est regardé comme distinct de Dieu , quoique ne faisant qu’un avec lui. De là la ressemblance que l’on supposait devoir
198 STATUES, ANTIQUES
La statue a appartenu d’abord au duc de Colubrano, à Naples.
La tête n’a pas été séparée, et a seulement le nez moderne. Les autres parties modernes, marquées avec soin sur la gravure, comprennent, notamment, presque tout le bras droit, la main gauche, et différentes parties de la corne d’abondance. [ Haut. 1 1 pal. ]
2339. — Livie (1), marbre , pl. 978 C. Villa Pamphili.
La tête de cette statue est moderne, et la statue a pu représenter autrefois tout autre personnage que Livie.
C’est une femme vêtue d’une tunique talaire , et enveloppée du pallium à ce point que tout le bras droit en est couvert. La main, ramenée près du sein, se trouve sous le vêtement, et il en est à peu près de même de la main gauche, qui est abaissée. On remarque, ici, dans le mouvement des bras, une sorte de traction exercée sur le manteau.
Les parties modernes sont : la tête, les deux mains, avec moitié de l’avantbras gauche. [Haut. 4 pal. 1 on.]
* 234o. — Livie en Muse, mar. de Luni, pl. 3 12. Louvre.
Livie a dans cette statue les symboles de la Muse Eulerpe.
Les regards sont un peu tournés à droite et légèrement levés vers le ciel. Le mouvement du corps semble supposer que dans la main gauche, qui est ouverte, était un globe. La restauration n’a pas suivi cette idée, et dans l’autre main, qui est abaissée, a placé une flûte.
Le manteau est jeté de manière à passer obliquement sur la poitrine et à dessiner les formes du corps.
On doit à la restauration : la tête (2), le bras droit depuis la saignée, la main gauche avec partie de l’avant-bras. [ Haut. = 6 pi. 1 po. 10 li.]
* 234i • — Livie en Abondance , m. de Luni, pl. 3 1 3 - Louvre.
Livie est représentée dans la pose et avec les attributs bien connus des Abondances; elle en lient la corne à gauche. La main droite, élevée, porte des épis et des pavots. La tunique est à plis nombreux; les manches sont larges, retenues par des boutons, et ne s’arrêtent au coude que parce quelles sont repliées.
exister entre l’Empereur et son génie ; de là le culte dont était entourée cette divinité impériale. Car tout l’empire se personnifiant dans le prince, le génie tutélaire de l’empire et de Rome devait être confondu avec celui du monarque. (Voy. notre note x et 2 du liv. VII, dansles Religions de l’antiquité de M. Guigniaut, et notre article sur les
divinités psychopompes , Revue archéologique, t. II. — Alfred Maury. )
(1) Au t. III, se trouvent une Livie en Junon, n°742 B; une Livie en Cérès, n°y86E; et au t. IV, Livie en pudicité, n° 1879.
(2) Nous reproduisons la tête parmi les bustes, t. VI, pl. 1089.
DE L'EUROPE
La tête, antique, est rapportée; elle offre, comme quelques autres statues et des bustes, ces bandelettes de laine, renouées de distance en distance, qui partent du diadème couvert de fleurs qu’elles bordent sur le devant, et tombent de chaque côté du visage (i).
Le bras droit et la manche au-dessous du dernier bouton sont modernes.
La statue provient de la villa Borghèse. [ Haut. 2“o53 = 6 pi. 3 po. îo li.]
2 342. — Livie en Adorante, m.deL. pl. 920. Mus. Pie-Clément.
Cette statue a été trouvée dans i’Augusléum d’Otricoli, voy. n° 233g. Nous Nous l’avons citée en parlant des Adorantes données dans les précédens volumes, n0’ igù3 etsuivans. C’est exactement le même mouvement des bras, et la même disposition des draperies.
La tête est celle de la statue; elle est voilée.
Pour les parties modernes, voyez la gravure. [Haut. 8 pal. 9 on.]
2 342 A. — Livie en prêtresse, m. gr. pl. 918. M. Borbonico.
Plusieurs de nos statues de femmes tiennent, comme celle-ci, dans la main gauche un vase, qui paraît contenir de l’encens. Ce sont la Vestale de Florence, n° 1920 et le n° 2269.
Ici, le mouvement de la figure est en sens contraire , car il est tourné vers la gauche. L’avant-bras droit manque. Peut-être était-il levé, et alors la statue aurait reproduit à peu près le n° 2269 précité.
2342 B. — Livie, mar. de Car. pl. 918. Coll. Mattéi.
La tête de cette statue n’est pas la sienne, et même la partie supérieure est moderne.
La statue offre une femme voilée, simplement enveloppée de son manteau. Le bras droit est couvert, mais la main paraît sur la poitrine; l’autre bras est abaissé et enveloppé du manteau jusqu’à la main. Beaucoup de figures ont le même geste et la même disposition de la draperie.
Les parties modernes sont indiquées sur la gravure. [ Haut. 7 pal. 3 on]
2343, * 2344- — Julie, fille d’Auguste, m. gr. et de Par. pl. 978 C, et 3 1 o. Villa Pamphili , Louvre.
La première statue est de la meilleure conservation.
Julie est enveloppée de son manteau, qui va s’enrouler autour du bras gauche, ne laissant à découvert que le haut de la poitrine, où paraît la main droite. [Haut. 8 pal. 9 on. 1/2.]
(1) Nous la reproduisons parmi les bustes, t. VI, pl. 1090.
STATUES ANTIQUES
La statue du musée du Louvre a fait partie de l’ancienne collection de la couronne. La tête est moderne (1).
Julie, enveloppée d’une palla à franges, et dans une pose de repos et d’observation, saisit, en jouant, le bord de la palla vers le haut de la poitrine ; l’avant-bras gauche repose sur le ventre. Elle tourne les yeux à gauche, paraissant élever ses regards.
Nos planches offrent trois autres figures, à peu près semblables de pose et de vêtement : l’une, parmi les Polymnies, n° 1092 E; l’autre, attribuée à Julia Pia , n° 2483; la troisième est une figure inconnue, donnée sous le n° 2024 B.
La pose de toutes ces figures est pleine de distinction. Dans celles auxquelles nous renvoyons la tête est moins levée ; ici, les pieds sont nus, ce qu’on retrouvera aussi à Julia Pia, dont les pieds, toutefois, sont modernes; les deux autres ont des chaussures fermées.
La statue a de moderne, outre la tête, les deux mains : la gauche, qui est fort jolie, tient des épis. Il est probable que , dans le principe, cette main n’était pas libre, et le marbre portait peut-être des traces de cet accessoire.
[ Haut. i ”,679 — 5 pi. 2 po. ]
2 344 A. — Marcellus, marbre, pl. 923. Coll. Blundell.
Statuette trouvée au Campo-Vaccino, et offrant un personnage nu avec une simple draperie, qui repose, d’un bout, sur l’épaule gauche, vient, ensuitepar la hanche droite, couvrir le bas du torse, et s’enroule enfin autour de l’avantbras gauche. La main droite, élevée, tient un fragment de sceptre.
Nous ignorons pourquoi on lui a donné le nom de Marcellus, car la médiocrité du travail est peu favorable à cette idée. [ Haut. 2 pi. 7 po.]
2344 B. — Agrippa, marbre, pl. 916. Palais Grimani à Venise.
C’est une statue à l’héroïque, où l’on a cru reçonnaître les traits d’A grippa. De la main droite elle tient la poignée d’une épée, dont le fourreau est suspendu à un baudrier qui a l’aspect d’une tresse. La main, de ce côté, tient la queue d’un dauphin dont la tête repose sur un petit autel. La chlamyde couvre l’épaule gauche avec le haut du bras, et le derrière de la figure.
2345. — Marc-Antoine, m. de P. pl. 921. Coll. Pembrocke.
C’est une statue de moins de quatre pieds, drappée à la grecque, et qui de la main gauche ramène la draperie derrière le dos. Le bras droit est étendu, "'et tel que la restauration l’a donné, il tient l’index levé. Près du pied gauche est un dauphin.
La plinthe porte près du pied droit M. ANTONIUS, et l’on croit 1 inscription
(1) Nous la reproduisons parmi les bustes, t. VI, pl. 1088.
antique; mais la tête a un autre poli que celui de la statue, et, probablement, elle n’est pas la sienne.
Du reste, la statue est fort jolie, les draperies sont fort belles, et les pieds sont très-bien. [Haut. 3 pi. G po.]
2346 et 2346 A. — Lucius Antonius, m. grec, pl. 922 et 903. Mus. Capitolin, coll. Coke.
Ces deux statues sont revêtues de la toge, et offrent les deux principales dispositions qu’on a remarquées aux statues de ce genre.
A la première, le vêtement va se jeter sur l’épaule gauche, la main droite en sort devant la poitrine et laisse voir le haut de la tunique.
A la seconde, le côté droit du buste est découvert, le personnage étendant le bras droit par un geste de commandement.
La pose de cette figure est pleine de dignité, et les draperies sont bien disposées. Il y a un scrinium à gauche.
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : le bras droit depuis la draperie, et la main gauche. [ Haut. 5 pi. 1 1 po. ]
2 346 B. — Viciria, mère de Balbus, mar. peut. pl. 91 5. Musée Borbonico.
C’est la première d’une série de statues élevées à Herculanum à la famille des Balbus, et dont la plupart ont été trouvées dans le théâtre de cette ville, avec une inscription.
Celle-ci offre une femme âgée, enveloppée de son manteau, qui lui couvre la tête. Le bras droit est replié, de sorte qu’on voit la main vers le haut de la poitrine. Le bras gauche est abaissé , et la main saisit le bord du manteau.
L’inscription de cette statue porte sur irois lignes : CIRIAE A. F. ARCAD. MATRI BALBI D. D. Comme plusieurs inscriptions trouvées dans la partie méridionale de l’Italie offrent le nom de Vicirius, l’auteur de l’Iconographie romaine a pensé que celle-ci présentait dans le principe le même nom.
Cette statue est d’une parfaite conservation (1).
Lorsqu’elle fut extraite de la lave du Vésuve, elle avait les cheveux dorés, mais l’exposition à l’air n’a laissé que la couleur jaunâtre du mordant. 11 en a été de même pour les nos 234g et 23/ig B. [ Haut. 5 pal. ]
2 346 G. — Balbus père, mar. pl. 915. Musée Borbonico.
Celte statue était aussi dans le théâtre d’Herculanum. L’inscription donne à penser que l’autorité publique avait concouru à son érection :
M. NONIO. M. F. BALBO. PATRI. D. D.
(1) Nous reproduisons la tète dans notre Iconographie, n° 3220, t. VI , pl io5o.
STATUES ANTIQUES
Elle est vêtue de la toge , qui se fait ici remarquer par sa belle disposition. Le côté droit du buste est découvert, et la main droite est ramenée sur la poitrine.
La tête qui y a été rapportée, n’est pas la sienne, et n’est pas son portrait (1). Cette statue est d’une très-bonne sculpture romaine. [ Haut. 7 pal. 6 on. ]
a346 D. — Balbus fils, marbre , pl. 908. Musée Borbonico.
La statue de Balbus fils était aussi placée dans le théâtre d’Herculanum , à l’extrémité de l’orchestre. L’inscription apprend qu’il était préteur, proconsul, et que la statue fut élevée par le vœu des habitants de la ville.
M. NONIO. M. F. BALBO. PR. PRO. COS. HERCVLANENSES.
Le geste de cette statue, vêtue de la toge, est le même que celui de la précédente; car elle ramène aussi la main droite devant la poitrine.
La statue a été trouvée sans tête, et celle qu’elle a aujourd’hui a été copiée d’après celle de la statue équestre n° 2348 (2).
2347. — Balbus père, marb. grec, pl. 921. Musée Borbonico.
On a trouvé aussi à Herculanum , dans le bâtiment qui a paru une basilique, deux statues équestres dont l’une avait été élevée à Balbus fils, comme l’inscription le fait connaître, et l’autre était à la fois sans inscription et sans tête.
Le marbre de ces deux statues équestres a beaucoup souffert de la lave.
On a supposé que la première statue offrait Balbus père.
Le personnage est représenté avec une cuirasse et une subarmale trèscourte, une épée suspendue à un large bouclier, et, enfin, un manteau jeté sur la partie gauche de la figure.
[Haut. 10 pal.]
2348. — Balbus fils, marbre grec, pl. 92 1 . Musée Borbonico.
L’inscription placée sous la statue équestre de Balbus fils est conçue dans les mêmes termes que celle de la statue avec la toge, donnée n° 2346 D.
La statue de Balbus fils est en tout semblable à celle du père, pour la pose et les détails du costume, et même pour l’allure du cheval; mais elle est placée en sens contraire, et, sans doute, dans le bâtiment où on les a trouvées, les deux statues se faisaient face. Notre gravure donne celle-ci par le côté droit, celle du père étant donnée du côté gauche.
Dans le texte du musée Borbonico, on fait beaucoup l’éloge de la statue du üls ; on dit que le cheval est plein de vie et que l’anatomie en est très-exacte.
[ Haut. 10 pal.]
(1) Nous la reproduisons dans l’Icono- {2) Nous la reproduisons dans 1 Iconographie, n° 3219, t. VI, pl. io5o. graphie, n° 322 1.
DE L’EUROPE
234q, 234g A, B, C. — Filles de Balbüs , marbre grec, pl. 921 - 923. Musée Borbonico.
On attribue aussi à la famille de Balbus quatre statues très-élégantes , trouvées à Herculanum , représentant de jeunes femmes dans des poses diverses.
La première a la pose la plus répandue sur nos planches, et qu’on voit principalement à des figures placées parmi les Muses (1). Elle se drape dans son manteau, qu’elle maintient de la main droite, un peu moins haut que l’épaule gauche; l’autre main est abaissée. Les draperies sont d’une grande beauté, et la conservation de cette charmante statue ajoute encore à son mérite.
Le n° 2 34g A, d’une pose différente, a aussi des analogues sur nos planches. Entièrement drapée, elle étend la main gauche, et, de l’autre main, devant la poitrine, saisit le bord du manteau. On vante aussi les draperies de cette figure, dont le style est, dit-on, grec-romain (2).
Le n° 234g B, comme beaucoup de nos statues, a son manteau roulé autour du corps, de l’épaule gauche sous le bras droit; le bras gauche, abaissé, en est couvert. Notre figure lève un peu les yeux vers le ciel, accompagnant ce regard d’un mouvement de la main droite (3).
La quatrième est semblable à la première, pour la pose et la draperie. Le corps paraît avoir un mouvement plus prononcé vers la gauche. La première a été dessinée de face, celle-ci l’a été du côté droit. Elle se fait remarquer par une disposition particulière des cheveux.
[ Haut, de la première, 6 pal. 6 on. ; de la deuxième, 6 pal. ; de la troisième 6 pal. 6 on.; de la quatrième, 7 pal.]
a O 2 35o. — Figure impériale, br. pl. 922. Coll. Durand.
Nous ne sommes pas en mesure d’indiquer la hauteur de ce bronze , qui ne peut être, du reste, qu’une figurine. Elie'a une cuirasse sans ornement, dépourvue même des bandelettes de cuir qui débordent d’ordinaire le bas de cette armure. Les hanches ne sont couvertes que de la subarmale, courte elle même, et offrant de nombreux plis.
Quant à la pose, cette figure, tournant la tête à droite, porte en avant la main droite, élevée à la hauteur de l’épaule, et tient un sceptre. La tête a une couronne de laurier; les pieds sont nus.
(1) Les autres statues dans cette pose sont au nombre de neuf, savoir : noï 973, pl. 497; 976, pl. 498; 979, pl. 298; 1092 A , 1093, pl. 527; 1095 , pl. 528, 2 349 C, pl. 923-, l’Antonia de Naples, n° 236o, pl. 928, la Faustine de Venise, n° a443, pl. 949.
(2) On a à près la même pose dans une Polymnie du Vatican, donnée sous le n° 1092 B.
(3) Cette disposition de draperie se trouve à peu près à une figure placée parmi les Abondances, sous le n° 827 B, et à beaucoup d’Euterpes.
STATUES ANTIQUES
a 2 35i. — Tibère, marbre, pl. 925, Musée Borbonico.
Statue de style héroïque, qui paraît se trouver depuis peu au musée de Naples, au moins avec ses restaurations, n’étant pas mentionnée dans le livret de 1819.
Tibère, debout, tourne un peu la tête à droite et avance la main ; l’autre bras est abaissé. 'La draperie est rejetée sur l’épaule gauche et l’avant-bras, d’où elle retombe presque jusqu’à terre.
La tête est celle de la statue et est bien conservée. Voy. n° 2356 C.
[Haut. 6 pal. 10 on. ]
a 2 352. — Tibère, mar. de Car. pl. 925. Rome, Vatican.
Statue trouvée dans l’antique Véja, aujourd’hui Isola Farnèse, hors la porte del Popolo. Les auteurs de la découverte , les frères Giorgi, la vendirent au Vatican, où elle est conservée dans les magasins.
Tibère, la tête un peu tournée à gauche, élève la main droite, et dans l’autre main, appuyée sur la cuisse, lient un objet qui ne peut être qu’un volume; on voit sur la main deux bandelettes qui paraissent un détail de cet attribut (i).
La tête a une couronne de laurier; par ce détail et par son mouvement, elle rappelle un buste du Louvre que nous donnons sous le n° 32 57, pl. 1 io3.
La draperie est réunie sur l’épaule droite par une fibule comme le paludamentum des statues armées; l’un des bouts couvre la poitrine, le reste vient se ramasser sur les cuisses, comme aux statues des divinités.
Cette figure est d’un bon style et assez bien conservée; la tête est la sienne.
Voir la gravure pour les parties modernes. [Haut, g pal. 2 on. 1/2.]
a 2353. — Tibère, marbre grec, pl. 924. Vatican.
La tête est celle d’une autre statue antique.
Tibère, cuirassé, légèrement tourné à droite, a la main de ce côté abaissée. La main gauche, également abaissée, tient une sorte de lance dont le bas est caché par une corne d’abondance, peut-être représentée pour louer l’empereur comme auteur de la prospérité de Rome.
Un paludamentum , fibulé sur l’épaule droite, se déploie sur le côté gauche de la poitrine de manière à couvrir tout le bras jusqu’au poignet; par derrière, il drape la figure , principalement à gauche, où il descend près de la plinthe.
(1) Nous donnons deux Jupiters assis foudre. L’autre est un Jupiter de la colleccomme ce Tibère, et tenant un sceptre tion Vescovali, n° 692, pl. 4o6; ici la main de la main droite : d’abord un très-petit droite estpeu élevée, et le sceptre et l’avantbronze de la collection Denon, n° 668, bras sont le produit de la restauration, pl. 398: la main droite est élevée comme mais celle-ci paraît fondée; du reste, la dans notre statue, la main gauche tient un main gauche est vide.
DE L’EUROPE. 205
Cette statue est en marbre grec dur. Elle a appartenu au sculpteur Pierantoni et a été restaurée par lui. Voy. la gravure pour les restaurations.
Elle est aujourd’hui dans le Braccio-Nuovo. [Haut. 8 pal. 1 1 on. ]
2354- — Tibère, marb. grec , pl. 924. Guattani, i8o5.
Le dessin de cette statue a été pris dans Guattani, année i8o5. D’après cet auteur, elle avait été découverte en 1796, dans les ruines de la ville volsque de Privernum, dans une fouille qu’avait fait faire Joseph Tetrini.
Guattani a attaché une grande importance à cette statue, qui lui a paru représenter Tibère déifié, et il en a conclu qu’elle avait été élevée dans les années qui ont suivi la mort de ce prince , par conséquent sous Caligula.
Cette statue pourrait être la même que celle que nous donnons n° 2356, et qui est aujourd’hui au musée Chiaramonti. [Haut. 8 pal. 10 on.]
a 2 354 A. — Tibère, marbre, pl. 924. Mus. de Turin.
Nous avons parlé de cette statue sous le n° 2326, où nous donnons un Auguste de la même collection. Les deux statues ont à peu près la même pose ; elles élèvent le bras droit et tiennent de la main gauche une épée dont la lame nue est appuyée à l’avant-bras. Ici le baudrier manque à la cuirasse. Les ornemens de celle-ci se composent de griffons.
Le paludamentum repose tout entier sur le côté gauche, où se trouve la fibule. Un pan couvre l’avant-bras, l’autre partie descend par derrière jusqu’à la plinthe.
La tête est celle d’une autre statue. Les jambes seules nous sont signalées comme modernes. [Haut. 6 pi. 4 po.)
a 2 3 54 B. — Tibère (prétendu), marb. pl. 927. Coll. Carlisle.
C’est une statuette offrant un homme tout à fait nu , qui s’appuie de la main gauche sur la section d’un tronc d’arbre, et a le pied sur une racine. Il a la main droite près du sein, où il tient un fragment de sceptre, et regarde au loin devant lui. Les cheveux sont plus longs qu’on ne les voit d’ordinaire à Tibère.
On trouvera sous le n° 2382 A une statue attribuée à Claude, qui est également appuyée à un tronc d’arbre.
Ce marbre, fort petit, doit avoir peu souffert. [Haut. 2 pi. 1 po.]
a 2354 C. — Tibère, m. grec, pl. g36 A. Villa Albani.
Cette grande et belle statue a éprouvé de singulières dégradations.
Le visage est antique, mais la partie supérieure de la tête manquait, ainsi que l’épaule droite. On a pu cependant la rétablir dans son état primitif.
Elle offre Tibère les yeux levés vers le ciel , tenant dans la main droite le sceptre et dans l’autre main le parazonium.
Le manteau repose sur l’épaule gauche, et s’enroule autour de l’avant-bras. Pour les restaurations, voyez la gravure. [Haut. 9 pal. 5 on.]
2 354 D. — Tibère, br. doré et alb. pl. 916 A. Mus. de Madrid.
Statue armée où le sculpteur semble s’être attaché à donner au paludamentum une disposition grandiose. La pose de la statue elle-même a de la noblesse. C’est un geste de commandement, où Tibère avance la main droite qui tient le sceptre, et appuie la main gauche à la hanche par le revers.
Le paludamentum, rejeté tout entier en arrière, principalement adroite, a une proportion peut-être exagérée. Dans tous les cas , il est comme étalé par le mouvement des bras, car il s’enroule autour de l’avant-bras droit, et revient derrière le corps jusqu’à la hanche gauche, où il est fixé par la main. [Haut. 7 pi. 2 po.]
2355. — Tibère, marbre grec, pl. 926. Musée Borbonico.
C’est une bonne sculpture romaine , provenant de la collection Farnèse. La tête et les autres restaurations sont l’œuvre du sculpteur Albaccini.
On a reconnu dans la partie antique de cette statue une figure impériale, à un tronc de palmier qui se trouve à sa gauche. Elle tient de ce côté une corne d’abondance. Le manteau, fibulé à droite, couvre tout le bras gauche jusqu'à la main, et se déploie derrière la figure et le tronc du palmier.
[Haut. 6 pal.]
a 2356. — Tibère, marbre peut. pl. 926. Musée Chiaramonti.
Statue assise, de style héroïque, trouvée à Piperno en 1796. C’est probablement la même que nous avons donnée d’après Gualtani, sous le n° 2354.
Elle représente, comme le dit cet auteur, Tibère déifié. Il tourne un peu la tête à gauche, ayant la main droite sur la cuisse, et, dans la main gauche, horizontale, un fragment de sceptre.
Sa draperie est un pallium jeté sur l’épaule gauche, dont la disposition est d’un bel effet. Un bout descend de l’épaule gauche sur le devant du corps, laissant le haut du bras nu; le reste revient par la hanche droite se ramasser majestueusement sur les cuisses et les jambes, qu’il couvre à peu près en entier.
La tête est celle de la statue et n’a jamais été séparée.
Les parties modernes sont : le bout du nez, l’avant-bras droit, la main gauche avec le volume, et le bout du pied du même côté. [Haut. 8 pal. 9 on.]
2356 A. — Tibère, mar.de Paros, pl. 926. Coll. Pembrocke.
Statue de petite proportion, tenant de la main droite, élevée, un sceptre et appuyant l’autre sur la hanche, où elle soutient la draperie. Celle-ci a été jetée de manière à couvrir d’abord le devant du corps; ensuite, remontant par der-
DE L’EUROPE. 207
rière, elle redescend de l’épaule gauche, couvrant tout ce côté et ne laissant voir que la main.
On lui a donné une tête de Tibère.
Le bras droit et le bas du corps depuis les genoux sont modernes. [Haut. 3 pi. 4 po.]
a 2 356 C. — Tibère, marb. grec, pl. 925. Coll. Lansdowne.
On a donné une tête antique de Tibère à cette statue , qui , comme celle n° 235i, offre une représentation en style héroïque, avec la chlamyde rejetée sur l’épaule gauche.
La main gauche est appuyée à la hanche. La main droite est tout à fait abaissée, et tient un fragment de sceptre.
Cette sculpture est assez grossière et fort lourde.
Les parties modernes sont : le nez , le bras droit à partir de la fin du deltoïde, trois doigts de la main gauche et la draperie, enfin les deux jambes. [Haut. 6 pi.]
2356 D. — Tibère, marbre grec, pl. 927. Musée Borbonico.
Statue héroïque, dont la chlamyde , fibulée sur l’épaule droite, va couvrir le bras gauche étendu , et qui tient le parazonium. La main droite est abaissée. Il paraît qu’elle a de moderne la tête, le bras droit et l’avant-bras gauche. Elle est d’un très-beau style et provient de la collection Farnèse. La restauration est du sculpteur Albaccini. [Haut. 6 pal.]
* 2357. — Tibère, marbre de Paros, pl. 336. Mus. du Louvre.
Cette statue avait été trouvée dans l’île de Capri, séjour favori de Tibère.
Le successeur d’Auguste est vêtu de la toge et tient dans la main gauche le sceptre.
L’exécution de la draperie est admirable par le goût , par la finesse et la hardiesse du travail.
La tête, quoique, antique n’appartenait pas à la statue, mais elle a une parfaite ressemblance avec les portraits de Tibère (1).
Sont modernes :1e bras droit un peu au-dessous de la saignée, et la main gauche. [Haut. 2m,o85.]
2 357 A. — Drusus le jeune, ni. 5f.pl. 917. Mus. Borbonico.
Statue trouvée à Pompéi et où l’on a reconnu Drusus, fils de Tibère. Il est représenté à l’héroïque et à demi drapé, de la manière que nous avons signalée sous le n° 2336.
(1) Nous la reproduisons avec les bustes, t. VI, pl. 1 io3.
208 statues antiques
Il tient un parazonium appuyé sur l’avant-bras gauche; l’autre bras est étendu à peu près horizontalement.
La tête a une barbe courte. La statue est de grandeur naturelle.
a 2357 B. — Drusus, m. grec, pl. g36 F. Musée de Laterano.
Drusus est encore ici représenté à la romaine, avec tunique et manteau, et il n’a pas la tête voilée comme au numéro précédent. Il est dans l’attitude de parler, faisant, de la main droite, un geste oratoire, et dirigeant ses regards du même côté ; dans l’autre main est un volume. Sur la plinthe se trouve, non un scrinium comme à l’ordinaire, mais un tronc d’arbre, qui est antique, avec la plinthe qu’il recouvre.
La tête a été heureusement conservée, quoique la partie antérieure du cou soit moderne. Les autre parties modernes sont : l’avant-bras droit, la main gauche, diverses parties de la draperie et la partie antérieure du gauche. Toutes ces restaurations sont en plâtre. [ Haut. 9 pal. 2 on. ]
2358. — Drusus l’ancien, bronze , pl. 927. Mus. Borbonico.
Ce bronze a été trouvé à Résina, le 3o août 1741. Il représente un personnage de la famille impériale, vêtu de la toge et la tête voilée. Il est tourné à droite, étendant la main de ce côté, qui, dit-on, a pu tenir une patère.
Dans les Bronzes d’Herculanum , il est nommé Germanicus ; au musée de Naples, on le nomme Drusus, père de Germanicus.
Cette statue est un modèle d’exécution. [Haut. 8 pal. 1/2.]
2359. — Antonia, femme de Drusus, m. gr. pl. 928. Vatican.
Cette statue a été trouvée à Tusculum. Elle n’a de moderne que quelques parties de la draperie.
Dans l’ouvrage sur les statues antiques du Vatican, publié, en i834, par MM. Gerhard, Platner, etc. (voy. notre Introd. t. III, p. cccxxxix) , on lui donne le nom d’ Antonia (1) ; notre dessinateur de Rome la nomme simplement donna Augusta.
Il est certain que la tête est iconique. Les cheveux sontgauffrés. Elle est complètement enveloppée de son manteau, qui couvre tout, le bras droit, abaissé, et ne laisse voir qu’une faible partie de la tunique sur la poitrine. Le côté qui couvre la figure, à droite, va passer sur l’avant-bras gauche, qui est relevé sur le sein. La main droite, couverte du manteau, le saisit en dedans, et le tire de manière à déterminer des plis dans la partie inférieure. On vante cette disposition de la draperie et son exécution. A la main gauche est un anneau.
On a une figure presque semblable au n° 25 1 3. [Haut. 8 pal. 9 on. 1/2.]
(1) Voyez la tête d’Antonia , d’après une médaillede bronze, n° 3264, t. Vf, pl. 1 1 5i.
DE L’EUROPE
2360. — Antonia, marbre grec, pl. 928.JMusée Borbonico.
Cette belle statue , qui paraît avoir été une Polymnie, est devenue une Antonia, femme de Drusus, par la tête qu'on y a rapportée et qui est remarquable par la coiffure. Les cheveux sont disposés en tresses , et la statue présente les dispositions signalées sous le n° 2 35g, et que l’on trouve souvent sur nos planches, surtout parmi les Polymnies.
Cette figure s’enveloppe de son manteau. La main droite en tient le bord à la hauteur du biceps gauche.
Cette statue provient de la collection Farnèse. La sculpture est romaine.
Il n’y a de moderne que le cou. [Haut. 7 pal ]
236o A. — Antonia, bronze, pl. 928. Musée Borbonico.
Statue de bronze trouvée à Résina le 22 août 1760. On a cru y reconnaître Antonia. La pose a quelque analogie avec la figure que l’on a attribuée à son mari. Voy. n° 2358.
La main droite est avancée comme pour tenir une patère; la main gauche est disposée comme pour porter une^corne d’abondance, dont cependant on n’a pas trouvé de trace. Le manteau est disposé comme aux figures qui ont ces attributs. Peut-être tenait-elle un petit vase à encens, comme quelques autres de nos figures. [Haut. 7 pal. 10 on. ]
2361. — Germanicus, marbre, pl. 929. Florence ( Galerie de).
Cette statue est absolument nue. Elle ramène la main droite sur la poitrine et élève très-haut la main gauche, qui tient le sceptre.
* 2 362. — Germanicus, m. de Paros, pl. 3oi . Mus. du Louvre.
Statue trouvée en 1792 dans les ruines de la basilique de Gabies, avec la statue de Claude, donnée sous le n° 2 38i.
Germanicus (1), représenté à la manière héroïque, tient à gauche le parazonium. La draperie couvre d’un bout l’épaule et le bras gauche , et puis , ramenée par la hanche droite , va reposer sur l’avant-bras gauche.
Sont modernes : une partie de l’épaule, la main et la moitié de l’avant-bras droits, la main gauche, la moitié de la jambe droite, le pied gauche et le bas de la jambe. [Haut. im,8go = 5 pi. g po. 10 li. ]
a 2362 A. — Germanicus, m. gr. pl. 936 E. Musée Laterano.
C’est une statue armée avec sa tête primitive.
Germanicus étend la main droite, et tient à gauche un glaive entièrement
(1) Nous reproduisons la tête parmi les bustes, t. VI, pl. io83.
l Li
STATUES ANTIQUES
caché sous le paludameuluin. Ce dernier vêtement, rejeté sur l’épaule gauche, couvre tout le bras et descend le long d’un tronc de palmier. Les jambes n’ont pas de chaussures.
Le haut de la cuirasse porte en relie! un aurige dans un char traîné par quatre chevaux, et l’on retrouvera ce détail à une statuette de Caligula enfant donnée sous le n° 23 74. Dans le bas sont deux griffons à qui deux arimaspes présentent une coupe.
Les parties modernes consistent dans le bras droit en entier, l’épaule gauche avec une partie du bras, les appendices de la cuirasse et le bas du paludamentum. La plinthe est antique sous les pieds et sous le tronc de palmier, qui est antique lui-même. [Haut. 9 pal. 2 on. ]
2363. — Agrippine l’Ancienne (1), m. gr. pl. 929. Mus.Borbon.
Assise sur un siège élégant, penchée en arrière, les jambes croisées, étendues, les mains jointes, Agrippine paraît plongée dans une méditation profonde.
On remarque la beauté des draperies; le manteau, retenu entre le haut du siège et les épaules, descend se déployer sur le devant du corps, couvrant les cuisses et les jambes : l’arrangement est du plus bel effet. La tunique, sur le buste, offre beaucoup de souplesse; les boutons garnissent l’ouverture des manches dans toute leur longueur.
La statue est de sculpture romaine, et provient de la collection Farnèse.
Les mains et le marchepied sont modernes. [Haut. 5 pal.]
2364- — Agrippine, m. grec, pl. 932. Russie, coll. Demidoff.
Statue de très-bonne sculpture, trouvée aux environs de Rome, dans la villa Santa-Croce, hors la porte Saint-Jean. Elle a appartenu au sculpteur Vescovali, qui est probablement l’auteur de la découverte.
Agrippine, voilée, élève un peu ses regards. La main gauche, à la hauteur du cou, tient un pan du voile , la droite repose sur la cuisse. Le pallium est disposé de manière à voiler la tête; à gauche, il couvre le haut du bras.
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : le bout du nez, deux doigts de la main droite, la moitié de l’avanl-bras gauche et la main, la moitié du pied gauche. [Haut. 5 pal. 8 on. 1/2.]
a 2365. — Agrippine, m. de Carr. pl. 93i. Coll. Vescovali.
On a également trouvé cette statue à la villa Santa-Croce, privée de la tête. Elle est de bonne sculpture.
(1) Des dix statues qui portent le nom d’Agrippine la mère, sept sont assises, et trois seulement sont debout.
La plupart ont une tète antique rapportée.
On a une onzième Agrippine parmi les Cérès , n° 754 B.
Voyez notre Iconographie, n°3266, t. VI, pl. 1 i5i.
DE L’EUROPE
Agrippine est encore assise, tournant un peu la tête à droite, avançant la main de ce côté. L’autre main est à la hauteur de la ceinture, tenant un volume qui est moderne , mais qui , à notre avis , lui a été donné , avec raison , par l’auteur de la restauration.
Voir notre gravure pour les restaurations. [Haut. 5 pal. îo on. 1/2.]
2366. — Agrippine en Gérés, marbre, pl. 33o. Coll. Egremont.
Agrippine est ici debout, avec la pose et les attributs de Cérès. La main droite est abaissée et tient des épis.
La tète paraît être celle de la statue; elle est ornée d’un diadème latin. Les cheveux sont disposés en petites boucles.
La tunique est à petits plis et suit bien les contours de la taille. Du reste, dans cette statue, l’ensemble des draperies se fait remarquer par la légèreté et la transparence.
Toute la partie nue des bras est moderne. [Haut, environ 6 pi.]
2367. — Agrippine, marbre , pl. 930. Florence.
Cette statue ne se trouve ni dans Gori, ni dans la Galleria reale, et, dans l’ouvrage où elle a été publiée, on ne donne pas comme positif qu’elle représente Agrippine ; mais Bischop a publié une Agrippine assise de Florence. Voy. t. III, pl. 2 5().
Elle est assise, s’appuyant d’un bras sur le dossier du siège, et ayant l’autre sur la cuisse. C’est la pose de l’Agrippine du Capitole, donnée sous le n° 2368. L’arrangement des cheveux est aussi le. même dans les deux statues.
2367 A. — Agrippine, marbre Luni , pl. 932. Villa Albani.
Statue trouvée à Tivoli, et de très-bonne sculpture.
La tête est celle de la statue et se fait remarquer par des boucles de cheveux, sur le front. Agrippine, assise, s’appuie du bras gauche sur le dossier du siège, et a le bras droit sur la cuisse.
La statue a subi des restaurations importantes, que la gravure indique exactement, [Haut. 5 pal. 4 on.]
a 2367 B. — Agrippine, m. grec, pl. g36 E. Musée Laterano.
Agrippine semble ici représentée en Junon ; elle tient à la main droite un long sceptre, et dans la gauche, abaissée, une patère. Son regard se dirige de ce même côté. Cette représentation a du grandiose et les formes ont de l’ampleur. Le vêtement est, du reste, celui qu’offrent la plupart des statues de celte princesse.
La tête est celle d’une autre statue antique , elle se distingue par un ornement en perles. Elle a de moderne les avant-bras avec le sceptre et un fragment du péplus sur le devant de la figure; la plinthe est antique, moins le fragment où s’appuie le sceptre. [ Haut. 8 pal. 8 on. ]
STATUES ANTIQUES
2 368. — Agrippine, marbre grec, p). 982. Mus. Capitolin.
On considère comme la véritable représentation d’Agrippine cette statue assise du musée du Capitole. Il paraît que la comparaison de la tête, avec les ^médailles qu’on a de cette princesse ne laisse aucun doute à cet égard.
La statue est d’une excellente sculpture et de la plus belle conservation.
Agrippine est assise et même un peu renversée sur le dos de son siège- Elle s’y appuie du bras gauche; la main droite est placée sur la cuisse. Elle porte ses regards loin devant elle.
Son manteau couvre en haut le dossier du siège, et va ensuite se déployer sur les genoux.
Elle a de moderne le bout du nez, tous les doigts de la main gauche, ceux de la main droite, moins l’annulaire et l’auriculaire, et la pointe du pied droit, [Haut. 5 pal. 1/2 on.]
2369. — Agrippine, marbre, pl. 930. Venise, mus. SMMarc.
On reconnaît Agrippine par le rapprochement avec les médailles et la disposition des cheveux sur le Iront.
Elle est ici, dit-on, divinisée; l’argument est pris de ce que le bras droit, qui manque, montrait du doigt le ciel.
Le costume a quelque chose du style éginétique. On voit sur une tunique lalaire une autre tunique à peu près aussi longue, mais raccourcie par un pli qui se trouve au milieu du corps, une surlunique qui s’arrête aux hanches, enfin un long manteau qui est tout à fait derrière la figure. [ Haut. 5 pal. 6 on.]
2370. — Agrippine, m.dcParos, pl. 93 1 . Munich, Glyptoth.
Cette statue est debout aussi et offre la même disposition de cheveux que la précédente.
Agrippine, un peu tournée a droite, avance la main de ce côté, tandis que tout le bras gauche est serré le long du corps. Ce bras est caché sous le manteau, dont la figure est enveloppée, mais de manière a laisser voir le côté droit de la poitrine. C’est la disposition du manteau signalée au n°2349 Les pieds sont nus.
La pose générale a de la majesté. [Haut. 5 pal. 9 on. 1/2.]
2371. — Agrippine la Jeune, m. en tra ver. pl. 929. Coli. Cocke.
On a cru reconnaître la seconde Agrippine dans cette statue de femme voilée, qui ne nous a pas paru reproduire les traits de cette princesse (1).
Nos planches offrent un assez grand nombre de statues dans cette pose, notamment celle de la Julie donnée n° 2343, et à peu près celle du n° 2344.
(1) Voy. notre Iconographie, n° 3271, pl. io56.
DE L’EUROPE. 2l3
Les statues de ce genre dont les traits ne sont pas connus, sont considérées comme des Pudicités (1).
a 2372. — L. César, fils d’ Agrippa, marbre grec, pl. 981. Musée Borbonico.
C’est une petite statue avec toge et bulla, provenant de Télèse (2).
La figure regarde à gauche, avançant un peu la main de ce côté; la main droite est abaissée et tient un volume. De ce même côté est un scrinium.
La tête et les bras sont modernes. [Haut. 4 pal. ]
*2373. — Caligula, marbre peut. pl. 277. Musée du Louvre.
Statue cuirassée, dont la tête est rapportée (3) , et même un peu petite.
Caligula tourne la tête à droite et a les yeux dans cette direction ; la main droite , élevée plus haut que la tête , lient le sceptre ; la draperie est rejetée sur l’épaule et le bras gauches ; celui-ci est abaissé le long du corps et la main est vide.
Cette statue est remarquable par le jet et la souplesse des draperies, et par la recherche avec laquelle sont exécutés les détails de l’armure dont on retrouve toutes les parties. Elle a été faite de deux pièces qui se joignent au bas de la cuirasse.
On voit que l 'armilausa n’était pas simplement un petit jupon, mais une casaque large, à manches courtes, qu’on retrouve sous les épaulières.
La chaussure de Caligula n’est pas ici la caliga , chaussure militaire qui, composée d’une simple semelle attachée avec des courroies , laissait le pied à découvert et ne montait que jusqu’à la cheville. Ce serait plutôt Ynluta, faite en peau de chèvre, ordinairement noire (4).
Sont modernes : le nez, le bras droit en entier, le gauche à partir de la saignée, ainsi que la moitié du pied gauche. [Haut. i,"’q45=5 pi. 1 1 po. îo lig. [
- — - Caligula, bronze , pl. 933. Musée Borbonico.
Ce bronze, haut de deux palmes et demi, a été trouvé à Pompéi, en 1824. 11 offre une jeune figure impériale cuirassée, élevant la main droite comme pour tenir une lance ou un sceptre; mais probablement la main a toujours été vide. La tête est légèrement tournée à droite ; les cheveux descendent sur les épaules.
Le détail qui fait remarquer surtout celte statue, c’est une égide couvrant l’épaule gauche et le bras jusqu’à la main. Cette égide est fort ornementée ; elle
(1) Voir les n0! 971 pl. 497; 1879, pl. (3) Nous reproduisons cette tête parmi 764; 1880, pl. 764; 1881, pl. 765-, 1888, les bustes, t. VI, pl. 1075.
pl. 766; 2482, 2483, pl. 765. (4) Cette chaussure est reproduite avec
(2) Petite ville à sept lieues nord-est tous ses détails, pl. 355. de Capoue.
2 )4 STATUES ANTIQUES
est décorée d’une tête de Méduse en relief et de grande dimension , qui occupe tout le haut du bras ; le reste est couvert d’écailles. La main tient une épée large et courte.
La cuirasse, serrée par une courroie, est ornée dans sa moitié supérieure d’une figure d’aurige et de quatre chevaux. Au-dessous de la ceinture est une femme assise, portant la main à un arbre.
Le jeune prince a le pied sur un support de forme cubique ; il est chaussé de sandales. La figure est intacte. [Haut. 2 pal. 5 on.]
2375. — Caligula, marbre grec, pl. 933. Musée Borbonico.
Statue de sculpture romaine, provenant des environs de Minturne, où elle a servi longtemps à caler les roues des voilures de poste , sur les bords du Garigliano. Le marquis Venuti en fit l’acquisition en 1787. (Voy. 2/D2.)
Elle est très-belle, et la tête est bien la sienne. L’empereur avance la main droite, qui tient le bâton du commandement; l’autre main est abaissée aussi et lachlamyde, reposant d’un bout sur l’épaule gauche, descend passer sur l’avantbras, d’où elle retombe jusqu au mollet. Le haut de la cuirasse est orné d’une tête de Méduse; plus bas est un cheval ailé, sur le dos duquel saute un hippogriffe ; au-dessous du cheval, est une figure d’homme nu et agenouillé. Peutêtre ce bas relief a-t-il quelque rapport avec Incitcitus , le cheval préféré de Caligula.
Voir la gravure pour les restaurations. [ Haut. 8 pal. ]
2376. — Caligula, marbre, pl. 934. Musée de Stockholm.
Si cette statue offre les traits de Caligula, ce prince a été représenté trèsjeune, à peu près comme l’enfant impérial donné n° 2/192.
La statue est en style héroïque, c’est-à-dire nue, avec une petite chlamyde presque entièrement rejetée sur le derrière du corps. Lejeune prince a la main gauche appuyée à la hanche, croise la jambe droite sur la jambe gauche, et dans la main droite, qui est moderne, lient le parazonium.
La tête est couronnée de laurier. Aux jambes est le cothurne impérial, et sur la plinthe est une cuirasse. [Haut. 1 au. 28 po.]
2377. — Caligula, m. de Luni, pl. 934. Mus. Pie Clémentin.
C’est une statue à l’héroïque , de près de dix palmes , provenant de l’Augusteum d’Otricoli. (Voy. le n° 23ii.)
Debout près d’un tronc de palmier à droite, et tenant le bras droit abaissé, Caligula incline un peu la tête à gauche, et tient, de ce côté, le parazonium appuyé sur le bras. La chlamyde repose d’un bout sur l’épaule gauche, couvre le bras , et retombe jusqu’au mollet.
La tête est celle de la statue, dont elle n’a pas même été séparée.
Les parties modernes, qui comprennent notamment le bras gauche, sont marquées sur la gravure. Le tronc de palmier e! la plinthe sont en partie antiques. [ Haut. 9 pal. 10 on. 1/2.]
DE L’EUROPE
2377 A. — Caligula , marbre grec, pi. 918. Coll. Mattéi.
Statue très-restaurée , dont la tète notamment est moderne.
Elle est entièrement nue , tenant de la main droite , abaissée , la poignée d’une épée, et ayant la main gauche placée derrière le dos. Bien que les bras soient en grande partie modernes, la restauration était indiquée. Voir pour cet objet notre gravure. [ Haut. 9 pal. 4 on. ]
2377 B* — Caligula, mar. de Car. pi. 970 B. Villa Pamphili.
Il n’y a d’antique, dans cette statue, que le torse et tout au plus les deltoïdes ; mais on voyait sur ce torse une chlamycle , dont la fibule est au centre de la poitrine, couvrant les deux épaules et descendant derrière le dos. On en a fait une statue impériale, dont la main gauche, abaissée, est appuyée à un tronc d’arbre, et la main droite fait un geste indicateur.
La partie antique est en marbre grec , et les restaurations sont en marbre de Carrare. [ Haut. 6 pal. ]
2378. — Caligula, bronze , pl. 933. Musée Borbonico.
Bronze d’un peu moins de trois palmes, trouvé à Herculanum, en 1 83g.
Il offre, comme le n° 2874, une jeune figure impériale cuirassée, élevant la main droite comme pour tenir une lance ou un sceptre. Dans tout le reste , celte figure diffère de celle du numéro précité. La tête est légèrement tournée à gauche; le bras gauche est abaissé et la main, qui s’éloigne un peu du corps, est disposée comme pour tenir le parazonium.
Le manteau, fixé sur l’épaule droite, se déploie de manière à encadrer la figure.
La cuirasse est sans ornemens et paraît s’arrêter aux hanches ; à partir de ce point, ce sont deux rangs superposés de bandelettes dont le premier a la moitié de la longueur du second.
Les jambes sont chaussées de cothurnes. [ Haut. 2 pal. 9 on,]
2379.— Caligula et Drusille, marbre, pl. 934* Florence.
Groupe de petite proportion, offrant un homme vêtu à l’impériale et une femme vêtue à la grecque. Gori donne à ces personnages les noms de Caligula et Drusille, tout en disant que les traits des deux figures ne sont pas ceux connus par les médailles.
Le prétendu Caligula a la main gauche placée sur un tronc d’arbre; il retourne la tête à droite, vers Drusille. Celle-ci, en partie derrière Caligula t paraît le serrer dans ses bras.
Caligula porte la cuirasse. Le paludamenlum, ftbulë sur l’épaule droite et le
STATUES ANTIQUES
haut du bras, retombe presque en entier par derrière. 11 est chaussé du cothurne impérial orné par devant de tête de lions.
Drusille a les cheveux épars et une tunique qui rappelle celle des chasseresses. Ce vêtement est ici double; la tunique proprement dite s’arrête aux genoux, la surtunique est presque aussi longue; point de manches ni de ceinture.
Gori dit que ce groupe est l’œuvre d’une main savante : la vue du dessin est en faveur de son opinion; il ajoute que le groupe a été réparé en beaucoup d’endroits, sans faire connaître autrement les restaurations. [Environ 3 pi. ]
238o. — Drusille, mar. de Par. pl. 935. Munich, Glypt.
La tête de cette statue est moderne; mais, sur la plinthe, une inscription latine porte les noms de Livie Drusille Auguste.
Celte princesse étend la main droite, comme pour tenir une patère, que la restauration lui a rendue.
Sa tunique est ample et a de longues manches, qui s’arrêtent pourtant aux coudes. Le pallium a la disposition analogue à cette attitude; ici , celle disposition a cela de particulier que , non-seulement le bras , mais encore tout le côté gauche de la poitrine sont couverts de ce vêtement. On trouvera une statue à peu près semblable sous le n° 24i6. [ Haut. 6 pi. 8 po. ]
* 2 38 1 . — Claude, marbre de Luni, pl. 280. Mus. du Louvre.
Statue trouvée en 1 792 dans les ruines de la basilique de Gabies, avec celle de Germanicus n° 2362. Claude est aussi représenté à l’héroïque, et demidrapé, mais comme l’Auguste n° 2336 (1).
L’attitude paraît être celle de la méditation. La main droite accompagne la pensée d’un geste indicateur; la main gauche tient le parazonium, dont le bout monte jusqu’au deltoïde.
Sont modernes : le bras droit, le biceps gauche, la moitié du pied gauche et un peu de la jambe. [ Haut. i“',94o ~ 5 pi. 1 1 po. 8 li. ]
2382. — Claude, bronze, pl. 936. Musée Borbonico.
Statue trouvée à Résina, le 20 décembre 1741. et, par conséquent, peu de de mois après le Drusus n° 2358.
Claude, entièrement nu, lient, de la main droite, un long sceptre, à peu près comme le Jupiter de même origine donné sous le n° 694. pl. 4o5.
[Haut. 4 pal. 10 on. ]
2382 A. — Claude , mar. de Car. pl. 940 B. Coll. Mattéi.
Statue de grande hauteur, que la restauration nous offre s’appuyant de la (1) Nous reproduisons la tête de cette statue parmi les bustes, t. VI, pl. 1075.
main gauche à un tronc d’arbre, ce qui est aussi la pose d’une petite statue de Tibère donnée sous le n° 2354 B.
Ici Claude a le haut du corps penché, et ses regards sont dirigés à terre, à quelque distance de lui. La restauration a eu à retrouver cette pose, d’après les seules indications que pouvait lui offrir le buste, car la partie antique se borne à peu près à cela. Elle avait aussi le mouvement delà chlamyde, qui est bien celui d’un homme qui se penche en avant.
Voir la gravure pour les restaurations; la tête en fait partie.
[ Haut. 8 pal. 8 on. J
a 2382 B. — Claude, m. de Luni, pl. g4o D. Palais Odescalchi.
Statue de grande hauteur, debout et nue, tournant un peu la tête à gauche, élevant la main de ce côté, qui est vide, tenant dans l’autre main, abaissée, le parazonium.
La tête , qu’on dit être celle de la statue, est chauve. Nous ignorons à quoi lient cette circonstance, qui est unique dans les représentations de Claude.
Voir la gravure pour les restaurations. [Haut. 1 1 pal.]
2 383. — Claude, mar. peut. pl. 936. Guatt.ani, an i8o5.
Cette statue a été trouvée sur le mont Célius , à l’endroit où , d’après Suétone , P. Victor et Frontin, était le temple consacré à Claude. Ce temple, élevé par Agrippine, fut détruit par Néron, et rétabli par Vespasien.
On voyait depuis fort longtemps, dans l’église de San Stefano Rolondo, un fragment de statue impériale cuirassée, et on considérait ce fragment comme ayant appartenu à une statue de Claude , lorsque le cardinal Braschi prit le parti de faire faire une fouille pour retrouver le reste. L’entreprise fut couronnée de succès et on obtint les autres parties , moins la tête. Celle que la statue a aujourd'hui fut adaptée avec habileté, mais n’est probablement pas la sienne.
Ces détails portent à penser qu’on a dans ce marbre Claude divinisé.
La cuirasse diffère, en plusieurs parties , de celles des autres statues impériales : elle n’offre de ciselure ni sur le thorax, ni sur les appendices.
a 2384- — Claude, m. de Carrare, pl. 935. Vatican.
Statue vêtue de la toge, provenant du palais Ruspoli, à laquelle la tête de Claude a dû donner de l’importance, mais cette tête est rapportée.
Cette œuvre est d’une belle exécution. La pose n’est pas ordinaire. Le personnage est tourné à gauche, ramène la main gauche sur la poitrine, où elle saisit le bord de la toge ; l’autre main est abaissée et tient un volume.
Nonobstant quelques parties modernes, la pose antique de la statue est certaine; ce qui la fait considérer comme bien conservée.
[ Haut. 10 pal. 1 on. ]
STATUES ANTIQUES
a 2 385. — Claude, mar. de Car. pl. 936. Mas. Chiaram.
Claude est ici à l’héroïque, debout et demi-drapé, comme au n° 238 1. La main gauche tient un globe ; la main droite est élevée et porte le sceptre.
La tête est celle d’une autre statue ; elle est tournée à gauche.
Sont modernes : le bras droit depuis le deltoïde, la main gauche, le globe, le bas de la chlamyde du même côté, et le pouce du pied gauche. [ Haut. 3 pal. 5 on.]
2 386. — Claude assis, m. de Luni, pl. 935. Mus. Borbonico.
Statue assise, de grande hauteur, et à la manière héroïque.
C’est un des produits des premières fouilles d’Herculanum, et même, dans le livret du musée de Naples, on dit qu'elle a été la première, soit de la série des statues Herculanes, soit de la riche collection de ce musée.
La tête, les bras et la jambe gauche sont modernes, et même restaurés en plâtre seulement ; le bras droit est appuyé sur la cuisse , où la main tient un volume; la main gauche est élevée à la hauteur du biceps, et tient un fragment de sceptre. La draperie est disposée à la manière ordinaire, c’est-à-dire que, jetée d’un bout sur l’épaule gauche , elle vient, par derrière, couvrir les cuisses et les jambes, laissant le haut du corps nu. Le torse est, dit-on, d’un beau caractère. On a remarqué encore à la draperie certaines lignes horizontales qui ont paru faites pour indiquer une étoffe d’une espèce particulière.
On dit aussi dans le livret de Naples qu’on s’est aidé, pour la restauration, d’une statue du même empereur trouvée à Veja, aujourd’hui Isola-Farnèse. Nous ne connaissons de cette origine que le Tibère 235i , du Vatican. [ Haut. 8 pal. G on. ]
a 2 386 A. — Claude, marbre grec, pi. 936 B. Villa Albani.
Statue assise et cuirassée, comme le n° 2383. La tète est la sienne. Elle a la cuirasse, le paludamenlum et le cothurne impérial.
La pose paraît être celle d’une allocution, à en juger par le mouvement de la tête, légèrement tournée adroite, et par celui du bras droit, qui est avancé; l’autre bras est caché sous le paludamenlum, moins la main qui tient le sceptre. Le siège a une forme particulière , et est soutenu sur des pattes de lion qui, du reste, sont l’œuvre de la restauration. La statue a beaucoup d’autres parties modernes que donne notre gravure.
[ Haut. 7 pal. 9 on. ]
'■< I • ;• • -Jt I B ; . ; " ’J'i i.UC; •
a 2 386 B. — Claude , m. grec, pl. 936 E. Musée Lalerano.
C’est la tête elle torse d’une statue assise, non encore été restaurée, mais qui offre les parties principales d’une statue qui a dû être très-belle.
DE L’EUROPE
On ne donne pas la tête comme étant positivement celle de la statue, parce que la partie inférieure du cou est moderne; mais on ne peut guère en douter tant elle est en rapport avec le mouvement du torse. Les regards sont légèrement dirigés vers la gauche. La cassure du bras, de ce côté, prouve que la main était élevée et tenait le sceptre; celle du bras droit conduit à penser que la main était en repos sur le genou. La tête porte une forte couronne de chêne, dont la dimension a permis au sculpteur d’y représenter des glands ; elle est réunie par de larges lemnisques dont l’un descend sur l’épaule droite, et offre un ornement de bon goût. Le manteau paraît sur l’épaule gauche, on le revoit ensuite encadrant le torse à droite , et enfin , il couvre les genoux. La partie que nous donnons a des restaurations de détail. Voir la gravure.
[ Haut. 6 pal. 11 on, ]
* 2.387. — Messaline et Britannicus, mar. périt, pl. 3 16. Musée du Louvre.
Ce groupe a été trouvé hors des murs de Rome, près la porte Saint-Laurent. Il a été transporté en France au commencement du 17e siècle, et a orné le jardin de Versailles.
Messaline est représentée tenant sur le bras gauche Britannicus tout à fait enfant, à peu près comme Leucolhée tient Bacchus aux n°5 1 555 A et B. La mère regarde son jeune enfant, qui tend la main vers elle.
Messaline est enveloppée de sa draperie, qui lui voile la tête.
Le groupe est en général bien conservé. La tête de Messaline est la sienne; l’enfant est antique en entier (1).
Voir la gravure pour les restaurations. [Haut. ira,95o = 6 pi. ]
a 2388. — Britannicus, m. peut. pl. 987. Mus. Chiaramonti.
La tète de cette statue est moderne, et même en plâtre. La partie primitive, du reste de médiocre sculpture, offre une ligure impériale à l’héroïque. La main droite est élevée à la hauteur de la tête ; la restauration a laissé celle main vide, ce qui était probablement la première représentation; la main gauche, abaissée, lient un parazonium.
La chlamyde a la fibule juste au milieu de la poitrine : ce vêtement couvre les deux épaules et retombe derrière le corps en l’encadrant des deux côtés.
Voir la gravure pour les restaurations. [ Haut. 6 pal. 1 on. ]
2389. — Britannicus, mar. çjrec, pl. 937. Mus. Borbonico.
On attribue cette statue à Britannicus , sans faire connaître si la tête est bien la sienne, ou si elle est rapportée. Il paraît certain , du moins , qu’elle n’est pas moderne.
(1) Nous reproduisons les têtes parmi les bustes, t. VF, pl. 109A.
STATUES ANTIQUES
La statue a été trouvée à Herculanum , et elle est de sculpture romaine. Elle est vêtue de la toge et la pose du personnage , ainsi que la disposition de la toge, a une distinction particulière. On voit d’abord une ample tunique qui descend jusqu’à la moitié des jambes; la loge est jetée de manière à former sur la poitrine comme une écharpe, de l’épaule gauche au flanc droit; elle est relevée par la main gauche, que le personnage tient horizontalement, mais qui est vide. C’est la main droite qui tient le volume.
Les parties modernes sont marquées sur la gravure. [Haut. 5 pal. ]
2390. — Britannicus, mar. grec, pl. 937. Guattani, 1784.
Cette statue représente un jeune homme à peine adulte, avec les attributs de Bacchus. On reconnaît facilement que ce n’est pas Bacchus lui-même, mais une statue iconique avec les attributs de ce dieu.
Des médailles qu’on a de Britannicus le présentent sur le revers avec les mêmes attributs , et la tête a , dit-on , une ressemblance frappante avec celle de notre statue.
Elle a été trouvée à Tivoli, au lieu dit I Pisani, avec une tête d’Alexandre en hermès et quelques autres marbres de prix, et l’on a supposé qu’elle appartenait à une personne affectionnée pour la famille de Claude.
On sait qu’à la mort du jeune prince un ordre suprême prescrivit de détruire toutes ses images.
Du reste, elle n’est pas de la plus grande beauté. [ Haut. 5 pal. 3 on. ]
2391. — Britannicus, marbre, pl. 937. Florence, Gori.
Statue revêtue la toge, dont, de l’aveu de Gori même, la tête est rapportée. La main gauche est relevée horizontalement et tient le volume; l’autre main est abaissée et saisit le bord de la toge. Les pieds sont nus; ils sont l’œuvre d’une restauration que Gori critique, sans bien faire connaître ce qu’elle a de défectueux.
a 2391 A. — Agrippine et Néron, marbre grec, pl. g4o A.
Musée Capitolin.
Ce groupe nous offre une femme assise, et près d’elle un enfant debout , vêtu de la toge, ayant même la bulla.
L’enfant s’appuie du bras droit sur le genou de sa mère; celle-ci a la main gauche sur l’épaule de son enfant , et de la main droite paraît l’indiquer à des spectateurs.
La figure de l’enfant est antique en entier. La tête de la mère est rapportée; les autres restaurations sont indiquées sur la gravure. Parmi elles se trouve une partie considérable du devant de la poitrine. [ Haut. 5 pal. 2 on.]
DE L’EUROPE
2392. — Enfant impérial, marbre, pi. 938. Guattani.
A la pose et au costume héroïque , on reconnaît tout de suite un enfant impérial, mais Guattani même n’a pu trouver, dans l’examen des traits, quel était le jeune César qu’elle représentait.
Cet enfant élève la main gauche à la hauteur de l’épaule, et de cette main tient le sceptre; l’autre main est abaissée et placée devant la hanche. Une chlamyde, attachée sur l’épaule droite , va couvrir le haut du bras gauche, et, passant ensuite devant le corps, vient reposer sur un tronc d’arbre.
Guattani ne fait connaître ni l’origine, ni le possesseur de cette statue.
2393. — Néron enfant, marbre, pl. 938. Livourne.
Nous avons pris dans Cavaceppi le dessin de cette statue. Nous n’en connaissons pas les restaurations , et, par conséquent, nous ignorons si la tête est la sienne; mais sa faible hauteur, jointe à l’ensemble du costume, suppose un personnage jeune.
Le vêtement consiste dans la tunique et la toge, et ce dernier vêtement a ici une disposition particulière se rapprochant de celle du pallium grec. La main gauche, horizontale, tient le volume. La droite est sur la poitrine.
[Haut. 3 pi. ]
2394. — Néron, marbre grec, pl. 938. Musée Borbonico.
Cette statue porte la toge ornée de la huila, et a, par conséquent, représenté un personnage jeune. La tête qu’elle a aujourd’hui n’est pas la sienne.
La toge est disposée de la manière la plus commune ; le personnage est tourné à droite, abaissant la main de ce côté; la main gauche tient un volume.
La statue a été trouvée à Télèse. [Haut. 8 pal.]
* 2395, * 2396. — Néron, marb. peut. pl. 322. Louvre.
La première de ces deux statues a été trouvée à Gabies , l’autre a fait partie de la collection d’Orsav.
Elles offrent un empereur nu, debout et demi-drapé, comme au n° 2336. Le corps a des formes volumineuses.
La première représentait probablement Tibère, car un fragment de marbre, qui paraîtrait avoir appartenu au tronc de palmier qui l’accompagne, portait les mots TI. AUG.
On adonné à chacune d’elles une tête de Néron (1).
(i) Nous reproduisons ces têtes parmi les bustes , t. VI, pl. 1094 et 1095.
STATUES ANTIQUES
Sont modernes à la première: le bras gauche au-dessous du deltoïde, l’avant-bras droit au-dessus du poignet, et les pieds. [Haut. im,83o.]
Dans la seconde, Néron est représenté en vainqueur aux jeux de la Grèce.
Ses cheveux sont serrés par le diadème, autrefois ornement de la tête des rois, et en même temps signe distinctif des vainqueurs aux jeux sacrés de la Grèce. Néron y avait remporté des prix, soit aux concours des citharèdes, soit à la course des chars, et il oubliait le rang de maître du monde au point d’être vain de ces honneurs de théâtre.
La tête est antique, rapportée. Sont modernes : le nez, le bras droit du milieu du deltoïde, la main gauche au sortir de la draperie, moitié des pieds.
[H. 2m,247 = 6 pi. ii po.]
2397. — Néron, mar.pent. pl. 938. Munich, Glyptothèque.
Dans le livret de Munich , on dit que la tête de cette statue n’a jamais été séparée. Si l’on n’a pas des raisons décisives d’y reconnaître les traits de Néron, on pourrait avoir dans la statue tout simplement un Mercure.
Le personnage tient dans la main droite un globe; mais main, globe et moitié de l’avant-bras sont modernes: celte main aurait pu tenir une bourse, l’un des attributs de Mercure. Le côté gauche de la statue rappelle tout à fait les statues de ce dieu. La main est abaissée et a peut-être tenu le caducée. La chlamyde est disposée comme à deux Mercure en bronzes , que nous donnons sous les n05 i5i5 et i54o. La fibule est placée à la naissance de l’épaule, d’où elle descend par devant et par derrière, couvrant tout le bras moins la main.
On a ici un tronc de palmier probablement antique; cet accessoire désigne naturellement une statue impériale, mais il est donné aussi aux athlètes, et nous croyons même à Mercure, l’une des divinités qui présidaient à la palestre.
[ Haut. 8 pi. 7 po. ]
2398. — Néron Citharède, m. de L. pl. 939. Mus. Pie-Glém.
Cette statue a été trouvée dans les fouilles faites à la villa Négroni, sur le mont Esquilin. Elle est assise et en style héroïque.
On a reconnu, par l’état de la statue à gauche, qu elle avait le bras appuyé sur une lyre; l’autre bras est un peu élevé, comme s’il tenait le plectrum.
La draperie se ressent un peu de la représentation particulière qu’on a ici. Elle est disposée à la manière ordinaire des statues assises, mais elle est moins déployée.
La tête est celle de la statue. Elle est couronnée de laurier.
Les nombreuses restaurations de celte statue sont indiquées avec soin sur la gravure.
[Haut 4 pal- 5 on.]
2398 A. — Néron, m. (jrec, pl. 940 B. Coll. Mattéi.
C’esl une stalue debout et de grande hauteur, ayant l’avantage d’une tête sienne. Elle élève la main droite, qui tient le sceptre. L’avant-bras gauche est dans une position horizontale , et à peu près devant le ventre.
Sont modernes : le bras droit du milieu du deltoïde avec la main, la main gauche au-dessous du poignet, les doigts du pied droit et partie de la plinthe. [Haut. 9 pal. 3 on.]
2898 B. — Néron, marbre, pl. 940 A. Coll. Mattéi.
La statue placée sous ce numéro rappelle celle du Vatican où l’on a vu un Génie d’Auguste, et que nous avons donnée n° 2338. C’est encore une ample tunique, une toge qui voile la tête, la main droite étendue et tenant une patère, la gauche avec un volume.
La tête perle la couronne de laurier. Scrinium d’une forme particulière.
2898 C. — Vitellius, m. gr. pl. 916. Mus. Borbonico.
Statue impériale cuirassée, trouvée aux environs d’Herculanum, sans tête ni jambes. La sculpture est romaine. On y a rapporté une tête antique de Vitellius; c’est la grosseur du cou qui paraît avoir guidé la restauration. On sait que c’était là un des caractères physiques de cet empereur.
Le prétendu Vitellius élève la main droite, qui est vide. La main gauche tient le parazonium appuyé contre la hanche. Le paludamenlum est fibulé sur l’épaule droite; il va ensuite couvrir l’épaule gauche, d’où il descend passer sur l’avant-bras.
On voit sur la cuirasse un candélabre au milieu de deux griffons. On vante le travail de la cuirasse et de ses ornemens.
La tête est rapportée, et porte des traces de dorure. [Haut. 8 pal.]
* 2399. — Bomain, peut-être Othon, m. grecchetto , pi. 32 6. Musée du Louvre.
Belle statue trouvée près de Terracine, pendant les travaux entrepris pour le dessèchement des marais Pontins. Elle offre un personnage romain sans aucun vêtement, à la manière des figures héroïques.
La coiffure est disposée en étage, gradus, et parfaitement semblable à celle des portraits d’Othon. La physionomie n’est pas tout à fait à celle qu’offrent les médailles. La courte durée du règne d’Othon, quatre-vingt-dix jours , n’a pu suffire pour l’exécution d’un ouvrage aussi soigné; mais, cet empereur ayant laissé des regrets à beaucoup d’officiers de son armée, on pourrait croire que cette statue fut terminée après sa mort , et en partie de souvenir.
22 4 STATUES ANTIQUES
Si elle ne représente pas Othon , c’est celle au moins d’un Romain de la même époque.
Pour les parties modernes voyez la gravure. [Haut. 2m,i75 = 6 pi. 8 po.
* 2 4oo. — Tiridate,roi d’Arménie, m. de L. pl. 336. Louvre.
Le costume de cette figure y fait reconnaître un prince asiatique.
L’épée paraît être la sampliera des Parthes; la tunique courte, ordinairement blanche, est recouverte de la candys, qui souvent était de pourpre.
La tête, antique, rapportée, paraît être celle de Tiridate, frère de Vologèse Ier, roi des Parthes, et à qui Néron donna ou assura le royaume d’Arménie (î).
Les parties modernes sont: le nez, le cou, le bras droit, et la moitié inférieure des jambes.
Celte statue provient de la villa Borgbèse. [Haut. 2m,oo4 = 6 pi. 2 po.]
* 2 4o i . — Titus, m. deParos, pl. 33 7. Mus. du Louvre.
Celte statue était placée dans les jardins de Versailles.
L’empereur, tout armé, le bras droit élevé, semble représenté dans le moment de haranguer les soldats (2}.
La cuirasse et les jambarts sont très-remarquables (3).
Sont modernes : le bras droit et une partie du parazonium, le pouce gauche et une petite portion du bouclier sur la droite. [H. 2m,oo4 = 6 pi. 2 po.]
On voit dans Suétone que l’amour qu’on portait à cet empereur lui avait fait élever un grand nombre de statues à Rome et dans les provinces. Un air de bonté tempérait son aspect imposant. Bien que ses images aient été très-multipliées , Visconti fait observer qu’elles sont aujourd’hui assez rares, soit à cause du peu de durée de son règne, soit parce que Domilien, son indigne successeur, en eût fait disparaître un grand nombre par jalousie.
a 2 4o 1 A. — Titus, m. grec, pl. 939. Musée Laterano.
Celte statue , placée aujourd’hui dans le portique de Saint-Jean de Latran , a été trouvée en 1827, dans un jardin contigu à cette basilique.
Elle est d’excellente sculpture, et la draperie surtout mérite des éloges.
La tête est celle de la statue. Elle est mobile.
La conservation dç cette statue est heureuse, mais elle manque del’avant-
(1) Nous la reproduisons sous deux aspects Nous donnons aussi un buste du musée, pl.
parmi les bustes, t. VI, pl. 1102. i io3 , et une médaille, pl. 3 o56.
(2) Nous reproduisons la tête de cette (3) On les donne sur une plus grande statue parmi les bustes, t. VI, pl. 1 102. proportion t. III, pl. 355 et 356.
DE L’EUROPE. 22.5
bras droit et de la main gauche. 11 y a aussi plusieurs cassures, l’une au milieu de l’avant-bras gauche, l’autre sur le pied droit, et quelques-unes sur la draperie.
On voit sur la plinthe, à gauche, une ruche, qui fait sans doute allusion à la douceur connue de cet empereur. [Haut. 8 pal. îo on.]
2 40 1 B. — Titus, m. pl. 936 C. Montfaucon, suppl. T. III, pl. 1 .
Nous donnons ici, d’après Montfaucon, une statue assise fort remarquable.
Du temps de cet auteur, elle était au château de Sceaux, et, selon lui, elle n’avait de restauration qu’au nez. Titus se reconnaissait aisément aux traits du visage, que, du reste, selon Montfaucon lui-même, son dessinateur a mal rendus.
La pose de cette statue paraît être celle d’une allocution ; mais elle semble emprunter quelque peu le caractère des poses héroïques. La toge n’a pas non plus la disposition ordinaire; elle est amplement étalée, et dans un ajustement qu’on a quelque peine à suivre sur la gravure.
On ne se rend pas bien compte également de l’espèce de la chaussure , que Montfaucon lui-même avoue être d’une forme peu ordinaire.
2402 et 2402 A. — Julie (1), fille de Titus, m. gr. pl. 939
et 978 C. Mus. Laterano et d’Oxford.
La première statue a été trouvée avec celle de Titus n° 2401.
Julie est représentée debout; l’avant-bras droit manque ainsi qu’une partie de l’avant-bras gauche. La tête est mobile comme celle de la statue de Titus.
Le manteau est jeté sur les épaules et s’étale par devant sous la poitrine.
[Haut, y pal. 1/2.]
La deuxième, du musée d’Oxford, n’a pas non plus été restaurée.
24o3. — Domitien, m. gr. pl. 940 B. Coll. Mattéi.
Statue de grande hauteur , offrant Domitien à la manière héroïque avec la draperie rejetée sur l’épaule et l’avant-bras gauche. La tête est un peu tournée à gauche, et les deux mains sont abaissées ; celle de droite tient le parazonium, et l’autre le fourreau de cette arme. Sur la plinthe est une cuirasse antique.
La tête est celle de la statue (2). Pour les parties modernes, voyez la gravure. [Haut. 1 1. pal.]
24o4- — Domitien, m. de Par. pl. 940 B. Munich, Glypt.
Domitien est encore ici à la manière héroïque, et avec la draperie rejetée sur
(1) Sous les nos i34o et i34i, soût deux (2) Voyez, dans notre Iconographie, une statues des musées du Capitole et de Venise, médaille et un buste de cet empereur, oè cette princesse est représentée en Vénus. pl. 1057 et 1080.
STATUES ANTIQUES
l’épaule et l’avanl-bras gauches. La main droite, abaissée, tient le parazonium; l’autre main est appuyée à la hanche. Celte statue a un baudrier.
Les restaurations sont indiquées sur la gravure. [Haut. 7 pi. 10 po.]
24o4 A. — Domitien, m. de L. pl. 940 C. Mus. Borbonico.
Domitien est encore ici à la manière héroïque. Mais la chlamyde, fibulée sur l’épaule droite , va passer sur l’épaule gauche, d’où elle descend derrière le corps.
La main gauche , élevée, tient le sceptre, et l’autre main est placée derrière le dos (voy. n° 2876).
La tête est celle de la statue, et, d’après le livret de Naples, elle n'aurait pas seulement de moderne le nez, comme le porte notre gravure, mais encore la bouche et le menton.
Les autres parties modernes sont indiquées sur la gravure, moins celles de la main droite , qui est cachée derrière le dos.
C’est une bonne sculpture, provenant de la collection Farnèse. [Haut. 8 pal.]
24o5. — Domitia en Hygie, m. gr. pl. 940. Mus. Pie-Clém.
Statue trouvée sur la via Cassia, au sépulcre de Néron.
La tête est rapportée (1), ce 'qui peut donner des doutes sur la représentation antique. La main droite est élevée et tient un sceptre; l’autre main lient une coupe où boit un serpent.
La tunique n’a pas de ceinture. Le pallium, jeté sur l’épaule gauche, vient par le côté droit s’étaler devant le corps, et va reposer sur l’avant-bras gauche.
Le travail de cette statue est parfait.
Nous renvoyons à la gravure pour les restaurations. [Haut. 8 pal. 3 on.]
24o6. — Domitia, m. gr. pl. 94o. Coll. Torlonia.
Statue de grande hauteur, prise dans l’ouvrage de Cavaceppi. La tête est rapportée. La partie primitive offre une femme debout, enveloppée de son manteau jeté sur les épaules, et passant sous la poitrine pour aller reposer sur l’avant-bras gauche.
Ce que la pose de cette statue a de particulier, c’est que la main droite saisit le bord de la draperie près du sein. Les pieds ont des chaussures fermées.
Outre les parties modernes , qui sont très-exactement marquées sur la gravure, il y a une cassure sur le genou. [Haut. 9 pal. 1 on.]
2407. — Domitia en Diane, m. de Luni, pl. 940. Vatican.
Statue trouvée à Castel di Guido, où était située, dit on, l’ancienne ville de Lorinm .
(1) Voyez, dans notre Iconographie, une médaille et un camée de Domitia, pl. io55 et 1057.
DE L’EUROPE
La tête est bien celle de la statue , et l’on paraît n’avoir aucun doute sur la reproduction des traits de Domitia. Cette princesse est représentée en Diane, et portant la main droite à son carquois.
On trouve parmi nos Dianes un assez grand nombre de statues qui ont le même mouvement; mais là le mouvement de la figure est très-prononcé, et on voit que Diane, ou peut-être la Nymphe chasseresse, va décocher une flèche.
La pose de Domitia offre, au contraire, beaucoup de calme, et rappelle, sous ce rapport, le style des statues impériales. La main droite est abaissée.
Le péplus, plié en long, va du biceps droit à l’avant-bras gauche, retombant de chaque côté pour accompagner le mouvement du corps.
La tunique couvre la statue jusqu’aux pieds, bien qu’elle soit repliée à la hauteur des hanches (voy. n° i44y).
Les restaurations sont indiquées sur la gravure. [Haut. 5 pal. 8 on.]
24o8. — Nerva, marbre, pl. 94i- Cavaceppi.
Demi-figure de style héroïque, manquant en totalité des bras.
On lit sur la gravure de Cavaceppi qu’elle a des proportions colossales. Ce torse paraît être devenu la statue assise du Vatican, donnée n° 24io.
a 2409. — Nerva, m. gr. pl. 94 1 - Mus. Chiaramonti.
La tête de cette statue est moderne et même restaurée en plâtre.
La statue primitive offee un personnage vêtu de la toge, qui ouvre la main droite comme pour une allocution. L’autre main, abaissée, tient un volume.
Sont modernes : le bras droit au-dessus du coude, avec les plis de la robe et la main (en plâtre), la main gauche, le poignet et la draperie (en marbre), les plis de la toge sous le bras droit, et la moitié des jambes, y compris le scrinium. [Haut. bon. 1/2.]
2410. — Nerva assis, m. grec, pl. 94.1. Mus. Pie-Clémentin.
Statue assise de grande hauteur, et de style héroïque.
L’empereur, assis sur un bloc de marbre, s’y appuie de la main gauche. Il retourne la tête à droite, élevant de ce côté la main qui tient le sceptre. Sa draperie est très-abondante sur le bras gauche, qu’elle couvre presque en entier. Il y a du reste une disposition particulière résultant du mouvement de la figure, qui est inclinée de ce côté.
La tête est celle de la statue (1). Elle a une couronne de laurier en bronze.
La moitié supérieure de cette statue a été trouvée près des murs de Rome, entre Saint-Jean de Latran et Sainte-Croix.
La restauration est l’œuvre de Cavaceppi.
[ Haut. 10 pal. 4 on. 1/2.]
(1) Voyez la tête de cet empereur d’après une médaille et un buste, pl. 1057 et iog5.
STATUES ANTIQUES
24 1 i. — Trajan, marbre peut. pi. 942. Mus. Borbonico.
Statue debout, en style héroïque, avec la chlamyde rejetée sur l’épaule et le bras gauches.
La tête est tournée à gauche. De ce côté, la main est horizontale et ouverte; la main droite est abaissée et vide.
La tête est rapportée. La moitié de la main gauche est moderne.
Cette statue provient de la collection Farnèse. Elle est de sculpture romaine.
[Haut. 7 pal.]
2 4 1 2 . — Trajan , marbre gr. pl. 942. Mus. Borbonico.
Le beau torse dont on a fait cette statue fut trouvé en 1767, sur les bords du Garigliano , près de l’emplacement de l’ancienne Minturne , avec la statue de Caligula n°
Ce que cette statue offre de plus remarquable , ce sont les ornemens trèssoignés de la cuirasse. Deux jeunes fdles, couronnées de feuilles de palmier, et qui ont du rapport avec les danseuses Spartiates d’un autel du musée du Louvre (1), dansent à côté de Minerve, qui tient une chouette à la main droite. Le costume de la déesse mérite d’être observé.
La tête de Trajan est rapportée. Les bras et les jambes sont modernes.
Cette statue curieuse fut donnée au musée de Naples, en 1802, parle marquis Venuti, très-bon sculpteur romain. [Haut. 8 pal.]
2 4 1 2 A. — Trajan, marbre, pl. 940 A. Venise, coll. Grimani.
Nous ne connaissons ni la hauteur ni les parties modernes de cette statue.
La main gauche est élevée et tient le sceptre. La main droite est à la hauteur du sein et tient un globe.
La draperie est fibulée sur l’épaule droite, d’où elle va passer sur l’épaule gauche et retombe derrière le dos.
On voit au côté gauche un parazonium attaché très-haut.
* 24 1 3. — Trajan, marbre peut. pl. 337. Mus. du Louvre.
Trajan, revêtu de la cuirasse, élève la main droite, qui tient le sceptre.
La draperie couvre le bas du corps depuis les hanches jusqu’aux genoux, et les deux bouts vont se replier sur l’avant-bras gauche.
La cuirasse est finement décorée de sculptures ; en haut est une tête d’Isis au-dessus d’un croissant, plus bas est un trophée (2).
(1) Voyez notre t. II, nos 77 et 78, (2) Voyez la gravure de cette cuirasse sur
pl. 167 et 168. une plus grande échelle, t. III, pl. 356, n° 33.
DE L’EUROPE
La lête est celle d’une autre statue antique (1).
S’il était certain que le corps de cette statue eût été celui d’une figure de Trajan, on pourrait croire qu’en le représentant ainsi pieds nus, on aurait voulu rappeler que cet empereur marchait presque toujours à pied et sans chaussure à la tête de ses troupes, et qu’il traversait ainsi les rivières.
Les parties modernes consistent dans le bras droit au-dessus de l’épaulière, la main gauche avec moitié de l’avant-bras, la masse de draperie audessous, et le pied gauche à partir du dessus des malléoles. [Haut. 2m,i 12. ]
* 2 4 1 4- — Trajan, marbre de Par. pl. 338. Mus. du Louvre.
C’est une statue armée, trouvée à Gabies, élevant très-haut la main droite, qui tient le sceptre, et ayant dans l’autre main le parazonium.
La draperie est rejetée sur l’épaule et l’avant-bras gauches.
La cuirasse est d’un excellent travail (2). Elle est décorée, dans la partie supérieure, d’un masque de Triton, au lieu de la tête de Méduse, qu’on y voit d’ordinaire. Plus bas est un trophée entre deux Victoires qui tiennent des boucliers; au-dessous sont des prisonniers assis.
La tête est moderne (3), mais, d’après le livret du Louvre, les bas-reliefs de la cuirasse ont pu aider à reconnaître une statue de Trajan. Le trophée et les ligures qui l’entourent auraient rapport à la guerre des Daces. Le masque de Triton pourrait faire allusion aux flottes romaines que Trajan envoya dans la mer des Indes.
[Haut. 2n’,oo4- = 6 pi. 2 po.]
* 241 5. — Trajan, marbre peut. pl. 337. Mus. du Louvre.
Cette figure provient du musée du Vatican.
La tête est celle d’une autre statue, qui offre le portrait de Trajan (4).
La partie primitive de la statue a pour vêtement la tunique et un manteau qui la couvre presque en entier. La main gauche tient un globe. La main droite est placée à la hauteur de la ceinture. Les doigts étendus semblent indiquer le globe qui est dans l’autre main.
Sont modernes :les deux mains, le pied et le bas de la jambe gauches. [Haut. im,54o.]
24i5 A. — Trajan, marbre, pl. 942. Coll. Lansdowne.
Trajan est ici en style héroïque, tournant la tête à gauche, ayant la main de ce côté abaissée et ouverte. La draperie, jetée d’un bout sur l’épaule gauche, descend entourer l’avant-bras.
(1, 3, 4) Nous reproduisons ces têtes (2) Cette cuirasse est reproduite sur une parmi les bustes, t. VI, pi. no4. plus grande proportion , t. VI, p. 356.
STATUES ANTIQUES
L’avant-bras droit est relevé , et la main , qui se trouve à la hauteur du biceps , lient le parazonium. Ce bras est moderne à partir du deltoïde.
Comme on le voit, celte pose est nouvelle, elle est pleine de dignité; la statue a d’ailleurs de belles proportions. Le modelé est peut-être un peu rond , mais cependant dans un bon principe de sculpture.
La tête est rapportée. On doit à la restauration : le Dras droit avec la main et le parazonium, la jambe droite à partir du genou, la cuisse gauche, qui est brisée, et le pied. [Haut. 5 pi. 11 po.]
a 24 1 5 B. — Trajan, marbre gr. pl. 936 D. Yiila Aibani.
Cette statue cuirassée a conservé une partie de sa tête.
La tête et le buste sont légèrement tournés à droite. La main droite est un peu élevée et tient le sceptre. La gauche est écartée horizontalement et ouverte.
Le paludamentum est attaché sur l’épaule droite, d’où il va couvrir l’épaule elle bras gauches, retombant des deux côtés du bras. Près de la ceinture, il est soulevé par la poignée du parazonium. La cuirasse n’a pas de sculptures; elle est serrée par une courroie.
Les nombreuses restaurations de cette statue étant indiquées avec soin sur la gravure, nous y renvoyons. [Haut. 9 pal. 3 on.]
* 24 16. — Plotine, m. de Par. pl. 327. Mus. du Louvre.
La tête est moderne et reproduit le buste du Vatican, qui est colossal et d’une grande beauté (x).
La statue appartient au meilleur temps de la sculpture romaine , et l’arrangement des drapei’ies est un des plus heureux que nous offrent les statues-portraits.
L’épouse de Trajan lève les yeux vers le ciel , tenant dans la main gauche, abaissée, une patère. L’avant-bras gauche soutient la draperie, qui, jetée d’abord sur l’épaule gauche, vient par la hanche droite s’étaler devant le corps. On retrouve à peu près cette pose au n° 2480.
Sont modernes : le bras à partir de quelques pouces au-dessus de la saignée, la main gauche avec le poignet.
Cette statue a été trouvée à Gabies.
[Haut. im,972= 6 pi. o po. 10 li. ]
2416 A. — Plotine, marbre, pl. 967. Boissard.
Le dessin de cette prétendue figure de Plotine est pris dans le recueil de Boissard, part. III, pl. 53.
Le pallium couvre d’abord le derrière de la tête et s’étale devant le corps , relevé de chaque côté par les deux bi’as ; mais les avant-bras manquent.
(1) Nous la reproduisons parmi les bustes, pl. 1098; voy. aussi une médaille, pl.1057.
DE L’EUROPE. 2$I
On remarque, sur une tunique talaire, une autre surlunique qui descend jusqu’aux genoux.
2417- — Matidie, marbre de Paros , pi. 944- Munich, Glypt.
Celle statue est des plus jolies pour le mouvement du corps combiné avec le jet des draperies. Elle offre les traits de la fdle de Marciane, la nièce de Trajan.
Matidie est à la fois voilée et entièrement couverte de son manteau , sauf qu’elle découvre le sein droit par le mouvement du bras, qu’elle porte en arrière. Le bras gauche est perpendiculaire. La main, en contact avec la cuisse, tient des pavots. [Haut. 6 pi. 6 po.]
* 24i8. — Adrien, marbre grec, pl. 264. Mus. du Louvre.
Celle statue est à la manière héroïque; la tête est tournée à gauche, tandis que la main droite est abaissée et à demi fermée, comme pour tenir le parazonium. L’avant-bras gauche est écarté du corps par un mouvement qui semble tenir à une allocution; la main est ouverte. La draperie est rejetée de ce côté. (Voy. le Trajan n° 24n.)
La statue a été trouvée à Gabies.
La tête n’est pas la sienne. Pour les parties modernes voyez la gravure.
[Haut. 2m,02Q. ]
a 2419. — Adrien, marbre grec, pl. g44- Coll. Vescovali.
Celte statue a été trouvée à Tivoli, dans la villa Adriana.
Adrien est demi-drapé, comme l’Auguste n° 2336. La main gauche soutient un globe. La main droite, élevée, tient le sceptre. C’est donc à peu près comme la statue de Claude n° 2 385.
La tête est celle de la statue (x). Pour les parties modernes, voir la gravure.
[ Haut. 9 pal. î o on. 1/2 . ]
2420. — Adrien, marbre de Paros, pl. 944- Mus. Britannique.
Statue en costume militaire, qui n’a d’antique que le torse et les cuisses. D’après les indications que fournissaient les cassures, elle tenait la main droite élevée et l’autre abaissée. On a mis dans celle-ci le parazonium appuyé à l’avant-bras.
La tête est celle d’une autre statue.
Le torse est d’une bonne sculpture, et les reliefs delà cuirasse sont d’un très-beau travail. En haut est une tête de Méduse. En bas sont plusieurs
(1) Nous donnons, dans notre Iconographie, une médaille et un buste de cet empereur, pl. 1057 et 1070.
2 3a S T A TU E S A N T I Q U E S
figures, dont la principale est une Victoire ailée, qui tient à droite une torche et à gauche une corne d’abondance. On voit autour d’elle des trophées, des barbares enchaînés, et, au-dessous, une figure de femme couchée, qui représente probablement la terre. [Haut. 7 pi.]
2420 A. — Adrien, m. de Luni, pl. 943. Mus. Pie-Clémentin.
Cette statue a été trouvée dans les jardins de Saint-Jean-de-Lalran.
Adrien est représenté ici à l’héroïque, mais avec casque, baudrier, bouclier, glaive, ce que les Italiens appellent in sembianza di Marte.
Dans le présent marbre, qui a au plus trois palmes, le personnage est un peu tourné à droite. La main droite, qui est abaissée, tient l’épée relevée. La main gauche, horizontale, porte le bouclier. Sur le torse est un baudrier. La figure n’a pas de draperie (1).
La tête est moderne, ainsi que le bras droit et la main, le gauche à partir de la moitié du biceps avec la main, la jambe droite au-dessous du genou, la gauche à partir de la moitié de la cuisse et le tronc d’arbre. [Haut. 2 pal. 1 1 on. ]
2420 B. — Adrien, marbre grec, pl. 936 A. Villa Albani.
Statue avec la cuirasse, où Adrien, la tête tournée à gauche, élève à droite le sceptre à la hauteur de la tête. La main gauche est abaissée et tient le parazonium appuyé contre l’avant-bras.
Les bas-reliefs de la cuirasse offrent la tête de Méduse, et en bas une figure singulière , que notre dessinateur appelle Arimaspe.
La tête est celle d’une autre statue antique. La statue a beaucoup de parties modernes, qui sont exactement indiquées sur notre gravure. [Haut. 9 pal. 10 on.]
2421. — Adrien, marbre de Luni, pl. 943. Musée Capitolin.
Adrien est ici in sembianza di Marte, comme au n° 2/120 A; mais il a plus de 9 palmes et la tête est la sienne.
La statue fut trouvée à Ceprano , vers le milieu du dernier siècle, et l’on présume qu’elle ornait le forum de l’ancienne ville de Frégelles.
Adrien, la tête un peu tournée à droite, abaisse ses regards vers la terre; le bras droit est également abaissé et la main tient un parazonitim, le bras gauche porte le bouclier. La tête est barbue, le casque est sans cimier (2).
(1) Nous avons donné la gravure de cette statue d’après Visconti; mais les notes de notre observateur de Rome portent que la statue n’a pas maintenant de bouclier, que le baudrier est en métal , et qu’il en était de même autrefois du casque.
(2) Cette statue, donnée comme un Adrien d’après Lorenzo Ré, est probablement la même que celle donnée comme Mars d’après Bottari, et sur laquelle notre examinateur de Rome ne nous a pas fourni de note. (Vov. le n° 1 4 33 .)
On doit à la restauration : le bras droit, à partir de la moitié du deltoïde , avec la main, la main gauche avec la partie extérieure du bouclier, le pied droit audessus des malléoles, toute la jambe gauche, et le tronc d’arbre. [ Haut. 9 pal. 5 on. 1/2.] .
2422. — Adrien, marbre pent. pl. 945. Mus. Capitolin.
Statue trouvée sous le mont Célius, près de l’aqueduc de Claude.
C’est une très-bonne statue , dont la tête est restée presque intacte.
Adrien est représenté in figura sacerdotali, c’est-à-dire avec tunique et toge, et la tête voilée.
Il dirige ses regards à gauche. La main gauche lient le volume; l’autre main porte une patère rapprochée de la hanche.
Les parties modernes se réduisent au nu des bras. [Haut. 9 pal. 10 on.]
2 423. — Marciane (1), marbre, pl. g43. Venise.
Petite statue où l’on a reconnu, clit-on, Marciane, par comparaison avec un médaillon du musée Tiepolo (2). Même diadème, même coiffure.
Marciane élève un peu l’avant-bras droit, plie le jarret du même côté et tient le bras gauche abaissé. Son pallium, fixé d’un bout sous le sein gauche et étalé devant le corps, va par-dessous le bras droit sur l’épaule gauche, et retourne en couvrir tout le bras.
Cette statue ne paraît pas avoir été restaurée.
[Haut. 2 pal. 5 on.]
2423 A. — Marciane, marbre, pl. 967. Coll. Mattéi.
Ici Marciane est enveloppée de son manteau, à peu près comme la statue deLivie donnée n° 234o. Les deux mains sont à la hauteur de la poitrine; la gauche tient des épis et la droite une sorte de baguette.
2423 B. — Sabine (3), marbre, pl. 967. Coll. Mattéi.
Cette figure frappe par une certaine roideur dans la pose, pose qui, du reste, paraît être particulière.
Le costume offre encore une plus gra-nde singularité, car la tunique ne couvre pas le haut de la poitrine , et l’on peut se demander si cette poitrine estbien celle d’une femme. Enfin le pallium , disposé d’une façon analogue à la tunique, accuse peu le bras droit, qu’il couvre.
Du reste, nous n’avons pas les restaurations de cette statue, qui probablement n’existe plus dans la collection.
(1) Le n° 1371, pl. 617, offre Marciane I. VI, pl. 1017. — (3) Au n° 1 289 est une
en Vénus. Sabine ou Vénus.
(2) Voyez une médaille de Marciane,
STATUES ANTIQUES
2 42 3 G. — Sabine , marbre, pl. 982 B. Perrier.
Nous avons pris le dessin de cette statue dans Perrier.
Sa pose particulière rappelle beaucoup l’Antonia que nous donnons n° 235g. La principale différence consiste dans la disposition des cheveux qui, à la statue d’Antonia, sont bouclés et divisés en cannelures. Il y a aussi une différence dans le mouvement de la tête, qui peut provenir uniquement du point de vue sous lequel le dessinateur^s’est placé.
Du reste, il y a d’autres figures où , comme ici, la main est abaissée et cachée sous la draperie; voy. notamment notre pl. 498.
* 2424. — Sabine, marbre de Luni, pl. 332. Mus. du Louvre.
En donnant à cette belle statue, trouvée avec d’autres du même genre dans les ruines de Gabies, une tête de Sabine, on a représenté l’épouse de l’empereur Adrien d’une manière convenable, et sous les emblèmes de la Concorde; la corne d’abondance qu’elle tient de la main gauche est, sur les médailles romaines, l’attribut distinctif de cette déesse.
La beauté de la pose, celle du jet et du travail des draperies, rangent ce monument parmi les plus belles statues d’impératrices.
La main droite est élevée à la hauteur du biceps, et son geste convient à une divinité.
Le manteau couvre les deux épaules et se déploie sur le ventre.
La tête de cette statue est moderne. La tête antique était mobile (1), ce qui contribue à faire croire que la statue représentait une impératrice.
Dans l’iconographie romaine, on suppose cette tête antique et d’une conservation parfaite, et, ajoute-t-on, avant les fouilles de Gabies, elle se trouvait à la villa Pinciana, dans la salle des Gladiateurs. Dans le livret du Louvre, on suppose aussi la tête rapportée (2). [Haut. 2m,oi3= 6 pi. 2 po. 4 h.]
— Sabine ou Domitia, marbre pent. pl. 945. Vatican.
Statue trouvée dans les thermes de Titus. La tête est la sienne , et les uns y voient les traits de Sabine , d’autres , ceux de Domitia.
La draperie de cette figure se retrouve presque identiquement à une statue donnée comme Gérés, n° 777. L’avant-bras droit est replié en haut; la main saisit le bas du péplus à gauche et le ramène devant le sein. Le bras gauche est abaissé.
Le travail de la statue a de la franchise.
Les restaurations, assez nombreuses, sont indiquées sur la gravure.
[Haut. 8 pal. 1 1 on.]
(1) Usage pratiqué chez les Romains, et graphie, pl. 1 100. (Voy. aussi une médaille
qu’on ne trouve pas chez les Grecs. de cette impératrice, pl. 1067.)
(2) Nous la reproduisons dans l’Icono-
2 42 5 A. — Sabine, marbre, pl. g45. Boissard.
Le dessin de cetle statue a été pris dans Boissard et offre, dans la draperie et dans la coiffure, le caractère particulier aux dessins de cet auteur. La figure a les deux mains placées devant le ventre, la gauche tenant un volume.
2 42 5 B. — Sabine, marbre peut. pl. 978 C. Mus. d’Oxford.
On ne sait pourquoi l’on a donné ce nom à celte statue, dont la tête, rapportée, n’offre pas les traits de cette belle impératrice; peut-être est-ce à cause de la pose, qu’on voit à d’autres de ses statues, qui, du reste, ont presque toutes des têtes rapportées. Quoi qu’il en soit, cette statue, dont les bras sont croisés sur la poitrine , offre une belle pose. La main gauche manque.
La draperie de dessus est transparente, on s’en aperçoit çà et là; mais elle est en fort mauvais état. [Haut. 6 pi. 1 po.]
2426. — Antinous, marbre de Luni, pl. 947. Mus. Capitolin.
Cet Antinoüs a été découvert à la villa Adriana.
La tête est antique et a été rapportée ; son point d’attache est à la moitié du cou.
On doit à la restauration : le bras droit, de la moitié du biceps, avec la main, le pouce de la main gauche, la jambe gauche de dessous le genou, les pieds compris, la moitié supérieure du tronc d’arbre. Il y a des cassures au bras droit, aux cuisses, à la malléole droite. [Haut. 8 pal.]
2427. — Antinous en Esculape, m. g. pl. 947. Mus. de Berlin.
Cette statue passe pour avoir été trouvée dans le Tibre, près de Rome.
Le favori d’Adrien est nu jusqu’aux hanches, au-dessous desquelles il est couvert de sa draperie, dont les bouts vont poser sur l’avant-bras gauche. Sous la main de ce côté, est une corne d’abondance, autour de laquelle s’enroule un serpent. Elle est appuyée par en bas sur un tronc d’arbre.
Le bras droit est abaissé.
Les parties modernes sont, d’après le livret du musée de Berlin : la plus grande partie des bras, la jambe droite, la gauche depuis la cuisse sur le côté , et le tronc d’arbre. Elles ne sont pas marquées sur la gravure. [ Haut. 6 pi. ]
2428. — Antinous aN Bacchus, marbre, pl. 947. Mus. Laterano.
Guattani a publié cette statue dans son volume de i8o5. Elle a été trouvée à Palestrina et a fait partie de la collection Brascbi.
La ligure, tournée à gauche, tient de ce côté un long thyrse.Le bras droit est abaissé. Une chlamyde très-ample, fibulée sur l’épaule gauche, couvre le corps jusqu’en bas en laissant, toutefois, le buste à nu.
STATUES ANTIQUES
La tête est moderne, ce que notre gravure n’indique pas.
La draperie est aussi en entier moderne et en marbre ; probablement l’ancienne était en bronze. On voit sur la plinthe une ciste recouverte de la draperie.
La tête a de longs cheveux, une couronne de pampre et de lierre, et enfin la fleur de lotus.
Ce dernier accessoire est moderne, mais la tête en conservait des traces.
Les restaurations ne sont pas marquées sur notre gravure, parce quelles nous sont parvenues beaucoup trop tard.
La tête n’a pas été séparée ; mais elle a de moderne la fleur de lotus et les raisins de la couronne, ainsi que beaucoup de mèches de cheveux.
Sont modernes au reste de la ligure : les doigts de la main droite, la main gauche avec moitié de l’avant-bras et le thyrse, qui est en bois, le bout de chaque orteil. La statue offre en outre plusieurs cassures. [ Haut. i5 pal. 6 on. ]
2429. — Antinous en Bacchus, m. gr. pi. 9 46. Mus. Borbon.
C’est une statue de grande hauteur, tout à fait dans l’esprit des représentations de Bacchus. La tête est tournée à droite, le bras de ce côté est abaissé et tient une grappe de raisin. La main gauche lient une coupe à deux anses, qui paraît pleine. Le buste est couvert d’une nébride nouée sur l’épaule gauche. Les jambes sont chaussées de cothurnes ornés de têtes de lion.
La tête a une couronne de larges feuilles de pampre.
C’est la tête de la statue, qui n’a de moderne qu’une partie de chaque bras. On peut la remarquer comme statue bachique. Du reste, plusieurs Bacchus offrent des poses analogues, mais moins belles. (Voy. n° 1619 E.)
Celte statue provient de la collection Farnèse. [Haut. 10 pal.]
2430, 243o A. — Antinous en Vertumne, marbre, pl. 947 et
pi. 946. Vatican et Coll. Smith Barry.
Ces deux représentations d’Antinoüs en Vertumne, ne diffèrent qu’en quelques détails.
Le jeune Bithynien a le buste nu jusqu’au milieu du ventre. Il est couvert de la draperie, dont les deux bouts vont reposer sur l’avant-bras gauche; par en bas elle couvre le corps jusqu’aux pieds. Sur le ventre, la draperie est repliée et contient des fleurs et des fruits (1). La main droite, abaissée, tient la draperie.
Jusqu’ici tout est commun dans les deux statues. Elles diffèrent en ce que la seconde tenait de la main gauche des pavots et des épis, que la restauration lui a rendus.
La première statue a été trouvée a Ostie; elle excède 10 palmes. Ses draperies sont toutes d’un bon style.
(1) Les statues de Vertumne que nous des fruits dans une nébride , à la manière donnons sous les nos 8 1 6 et suivans, portent des Faunes.
DE L’EUROPE
La seconde statue , sans être d’une très-bonne sculpture , produit de l’effet. Le torse a le caractère de ceux des beaux Antinoüs ; la poitrine est très-relevée. Nous renvoyons à la gravure pour les restaurations, qui y sont indiquées avec soin. [Haut, du icr, 10 pal. 4 on.; du 2e, 7 pi. 10 po.]
a43o B. — Antinous en Ganymède, m. gr. pl. q45. Coll. Hope.
Antinous, nu, tient de la main droite, très-élevée, une coupe, et delà gauche, abaissée, un préféricuîe. Il lève la tête et regarde la coupe. A sa droite est un tronc d’arbre recouvert d’une chlamyde.
C’est une très-belle statue, d’un dessin élégant, d’une bonne exécution, enfin très-bien modelée.
La tête est la sienne; elle est parfaitement conservée, sauf l’extrémité du nez, elle est bien dans le caractère des meilleures têtes du favori d’Adrien.
Les deux bras sont modernes à partir de la saignée ; la cuisse droite est fracturée au milieu.
Cette statue est belle de face et des deux côtés, la tête est charmante, bien coiffée, et offre une sorte de désordre dans la chevelure; c’est un monument des plus curieux d’après certains détails. [Haut. 5 pi. 10 po.]
* 2 43i. — Antinous Aristée, marbre de Par. pl. 266. Louvre.
Cette statue offre Antinoüs sous les emblèmes d’ Aristée, héros thessalien mis au rang des demi-dieux, et qui présidait à la culture des oliviers, au soin des abeilles et des troupeaux. Virgile l’invoque au commencement de sesGéorgiques.
Le chapeau ou pétase, la tunique qui laisse nus l’épaule et le bras du côté droit, la houe, et les bottes appelées péronés , faites de cuir sans apprêt, et l’une des chaussures des gens du commun , donnent à cette figure le costume d’un paysan, ou plutôt cl’une divinité des champs.
Cette statue, bien conservée, n’a de moderne que le nez, la main droite et moitié du bras gauche; la tête n’en a jamais été séparée.
Elle provient du château de Richelieu.
[ Haut. im,9i5 — 5 pi. 10 po. 9 li. ]
* 2 432. — Antinous en Hercule, m. deLuni, pl. 267. Louvre.
Statue trouvée près de Tivoli et qui a fait partie de la collection Albani.
Antinoüs s’appuie, de l’aisselle gauche, sur une massue recouverte d’une peau de lion, à peu près comme l’Hercule Farnèse. Il élève la main droite, qui est vide.
La tête n’est pas celle de la statue , mais elle est antique. Celle que le temps a détruite offrait probablement un portrait de Commode.
Sont modernes : le nez et les jambes. Les pieds, à l’exception de quelques doigts, sont antiques. [Haut. 2m,329 = 7 pi. 2 po.]
STATUES ANTIQUES
* 2433. — Antinous, marbre, pl. 266. Louvre.
Statue de petite proportion, presque semblable à l’Anlinoüs du Capitole, dont elle reproduit la pose. (Voy. n° 2426.)
La tête est antique. Si elle appartenait à une autre statue, comme on le dit dans le musée du Louvre, on connaîtrait par là deux répétitions , en petite proportion, de î’Antinoüs Capitolin.
On n’a de la statue primitive que le torse et quelque peu du haut des cuisses.
[Haut. im,ig = 3 pi. 8 po.]
2434. — Antinous, marbre de Luni, pl. 953. Mus. Capitolin.
La tête de cette statue n’a pas même été séparée, et l’on a pu y reconnaître le portrait d’Antinous.
Le personnage est entièrement nu, et, dans la pose que la restauration lui a donnée, il tient la main droite ouverte au-dessous de la poitrine; l’autre main , abaissée, tient un fragment de sceptre. (Voyez la gravure pour les restaurations.)
[Haut. 7 pal. 8 on.]
2435. — Antinous, marbre, pl. 948. Mus. de Dresde.
Statue d’une très-jolie pose, qui s’appuie, de la main gauche, à la section d’un tronc d’arbre ( 1 ) et tourne les yeux de ce côté.
La main droite, placée près de la hanche, est relevée et ouverte, comme pour tenir un globe. D’après Lepsius, la statue n’a d’antique que le corps; l’arbre est antique aussi. La restauration n’en a été que plus intelligente.
On voit sur l’épaule gauche une petite draperie.
La statue provient de la collection Cbigi. [Haut. 5 pi.]
2436. — Antinous, marbre, pl. 948. Mus.de Dresde.
Antinoüs abaisse un peu la tête , écarte la main droite par un geste de contemplation ou d’étonnement , et tient , de l’autre main, un fragment de sceptre. Une chlamyde , reposant d’un bout sur l’épaule gauche, retombe perpendiculairement derrière le corps; elle est ornée d’une fibule sur l’épaule. La tête est ceinte du diadème; les cheveux sont arrangés avec goût; peut-être Antinoüs a-t-il sur la tête des traces d’une persea ; du reste , sa pose se rapproche de celle de l’Antinoüs du Capitole n° 2426.
Nous ne connaissons pas les restaurations de cette figure, dont ne se sont occupés ni Lepsius, ni Becker. [Haut. 4 pi. 8 po.]
(1) On voit des statues ainsi appuyées parmi tes figures impériales; on peut y joindre les Athlètes 2171 et 2 1 7 5 E.
DE L’EUROPE. 23g
2436 A. — Antinous, marbre, pl. 946. Coll. Lansdowne.
Les statues d’Antinoüs se reconnaissent, non-seulement aux traits du visage, mais à la forme particulière de la poitrine. On peut les confondre avec celles de Mercure, ce qui est arrivé pour la célèbre statue du Vatican, donnée sous le n° 1 5 1 4-
Ici, la statue n’a point d’attribut ; elle se tourne à gauche, faisant un geste avec la main, dont les deux premiers doigts sont étendus. Sa chlamyde descend de l’épaule jusque sur la main. Le bras droit est abaissé.
Celte attitude est d’une belle expression, et ne suppose pas que la statue ait tenu les attributs de Mercure.
Nous n’en connaissous ni la hauteur, ni les restaurations.
2437.- — Antinous, marbre, pl. 948. Musée de Dresde.
Celte jolie figure , d’un beau dessin, est généralement bien conservée.
Les parties modernes sont , d’après Lepsius : le nez, la moitié du bras droit et le gauche. Cet auteur ne s’explique pas sur la tête, dont il aurait dû dire positivement si elle offre les traits d’Antinoüs. Il pense que ce pourrait être un Bonus Eventus. On pourrait y voir aussi un Athlète. [Haut. 5 pi.]
2438. — Antinous, marbre gr. pi. 946. Musée Borbonico.
Le favori d’Adrien est dans l’attitude que l’on voit souvent aux figures de Mercure, et ses cheveux en ont le caractère. C’est l’une des plus belles statues connues, et qui réunit le plus la beauté idéale à la vérité de la nature.
Cette statue provient de la collection Farnèse; elle était citée comme une des plus belles de cette collection. Elle est aussi beaucoup vantée dans le Musée de Naples, où on la trouve digne du siècle de Périclès. C’est, dit-on, l’heureuse réunion de la beauté naturelle et du beau idéal. L’attitude est élégante, les chairs sont exprimées avec perfection, surtout les épaules, et en général tout le derrière du corps.
Cependant on y conserve des doutes sur le point de savoir si cet Antinous ne tenait pas le caducée et la bourse , et s’il n’avait pas des ailes aux pieds , auquel cas , le favori d’Adrien aurait été représenté avec les attributs de Mercure.
Les bras et les jambes sont modernes. [Haut 8 pal ]
2438 A. — Antinous, marbre, pl. 948. Versailles (Parc de).
Cet Antinoüs se fait remarquer par la disposition de la tête, où l’on voit un air d’inspiration dans son immobilité même.
La main droite est abaissée ; la main gauche est élevée et tient un sceptre.
Nos planches n’offrent pas d’autres figures dans cette pose.
Les bras et les jambes sont modernes ; mais la portion antique indiquait ces restaurations. [Haut. 1 "',678.-5 pi. 2 po.]
STATUES ANTIQUES
îlxo
2438 B. — Antinous, marbre, pl. 970 D. Oxford.
La statue donnée sous ce nom offre un jeune homme nu, imberbe, aux cheveux crépus , tenant delà main droite, abaissée, une plante nilotique, et de la main gauche un volume.
Sa chlamyde couvre un tronc d’arbre, qui est à gauche. [Haut. 5 pi. îopo. 31i.]
* 2439. — Elius Yérus, marbre de Paros, pl. 291. Louvre.
Statue trouvée à Gabies , dont les traits ont paru reproduire ceux d’Élius Vérus César, encore jeune. Il est représenté à la manière héroïque, dans l’attitude la plus ordinaire à ces sortes de figures.
Le mouvement de la tête et du buste est à gauche(i). La main gauche tient le parazonium appuyé sur l’avanl-bras. La draperie est rejetée de ce côté. La main droite est abaissée.
Sont modernes : le bras droit au-dessus et le gauche au-dessous du deltoïde, et les jambes au-dessus des genoux. [Haut. 2m = 6 pi. x po. 10 li. ]
* 244o. — Elius Yérus, marbre grec, pl. 291. Louvre.
Dans cette statue, provenant de la villa Borghèse, Elius Vérus est aussi représenté à la manière héroïque , mais plus âgé et barbu. La pose est la même qu’à la statue précédente , sauf qu’il tient une courte épée dont la poignée est en haut; en outre, la chlamyde est fibulée sur l’épaule droite et entoure le cou. La tête est bien celle de la statue, quoique un peu restaurée (2).
Cette belle ligure est restaurée au nez, à la barbe, au cou, aux doigts des pieds, aux mains et dans quelques parties peu importantes. [Haut. 2m,oir] — 6 p. 2 po. 10 li.]
244i. — Antonin Pie, marbre, pl. 949. Musée de Dresde.
Statue provenant de la collection Albani, offrant un guerrier cuirassé, qui tient, à droite, la lance, et à gauche, le parazonium. Nous ignorons si la tête est on non rapportée, mais les bras sont modernes. La draperie repose sur l’épaule gauche, d’où elle descend passer sur l’avant-bras. Autour de la cuirasse se voit une ceinture ; les ornemens de cette armure sont , en haut, la tête de Méduse, et en bas, deux griffons affrontés. [Haut. 8 pi.]
a 2 442. — Antonin Pie, marbre grec, pl. 949. Vatican.
Statue de plus de dix palmes , trouvée dans le jardin du conservatoire delle Mendicanti. La tête est rapportée.
(1 et 2 ) Nous reproduisons les têtes parmi les bustes, t. VI, pl, 1080 et 1081.
DE L’EUROPE
C’est aussi une statue cuirassée , dont la main gauche tient le parazonium appuyé contre le corps. La main droite, abaissée, porte le sceptre. Le paludamentum, fibulé sur l’épaule droite, couvre le haut de la poitrine et le bras gauche et se déploie derrière le corps. La cuirasse, serrée par une courroie, a deux griffons de grande proportion. A gauche est un tronc de palmier dont il restait un fragment antique. ( Voy. la gravure pour les restaurations. )
[Haut. 10 pal. 4 on.]
ü, 2442 A. — Antonin Pie, m. grec, pl. q36 B. Villa Albani.
Statue armée, de plus de dix palmes, dont la tête est la sienne. La main gauche tient l’épée appuyée sur l’avant-bras. La main droite, élevée, tient le sceptre. La chlamyde est fibulée sur l’épaule droite, d’où elle va couvrir l’épaule et l’avant-bras gauches. La cuirasse n’a point de sculpture. Cette statue est bien conservée (Voy. la gravure. )
[Haut. 10 pal. 7 on.]
2443. — Faustine, femme d’ Antonin, m. pl. 949. Mus. S^Marc.
Dans l’ouvrage publié sur le musée Saint-Marc , cette statue porte le nom de Faustine, femme d’Antonin Pie, et ce nom lui a été donné à raison d’une prétendue ressemblance, surtout dans la coiffure, avec la tête de cette impératrice , mais à la simple vue , cette ressemblance n’existe pas.
L’opinion de l’auteur vénitien a d’ailleurs été, depuis, critiquée parVisconti, cà l’occasion de la Mnémosyne du musée Pie Clémentin (voy. 976 A, pl. 4g8) , dont la coiffure rappelle le temps des Antonins. L’illustre archéologue, constatant l’usage où étaient les Grecs et les Romains, de représenter les dames avec les accessoires des Muses , surtout pour les statues sépulcrales , cite l’inscription de notre prétendue Faustine pour établir que la statue décorait un tombeau.
Une inscription grecque était placée sur le piédestal, qui ne forme qu’un bloc avec la statue; elle porte cette inscription : llpès dswv, grjàèv ÙKgonrjpiàcnjs èvdâàs. Au nom des dieux , ne dégrade rien ici.
Du reste, la statue est très-belle. [Haut. 2 pal. 9 on.]
2 443 A. — Faustine, m. de Paros, pl. 949- Coll. Pembrocke.
Au mérite d’avoir sa tête originale, cette statue joint celui d’une très-belle sculpture; elle est très-peu restaurée,
La pose et la disposition des draperies sont à peu près celles de la Sabine, n° 2425, et des statues rappelées dans ce dernier article. Il y a quelques différences dans le mouvement du corps; ici, notamment, sur la tête, tournée à gauche et voilée, se trouve une couronne de cheveux tressés.
Le caractère particulier de cette figure, c’est que toute la partie du manteau qui couvre l’épaule gauche est tirée devant la poitrine par la main droite , le bras gauche étant abaissé.
STATUES ANTIQUES
On voit sous la main gauche des restes de tenons attachés à la cuisse, qui indiquent que la main portait quelque chose; on peut penser à un vase, mais avec peu de probabilité.
Les draperies sont très-belles et ont beaucoup de souplesse.
[Haut. 6 pi. 5 po.]
2444- — Marc-Aurèle jeune, marbre , pl. 9 5 1 . Florence,
Statue en style héroïque, tournée à gauche; la cldamyde, fibulée sur l’épaule droite, va s’enrouler autour de l’avant-bras gauche, qui est horizontal, et dont la main tient le globe.
La main droite est abaissée et lient un fragment de sceptre.
Les éloges que Gori donne à cette statue, selon lui très-belle et très-importante, supposent qu’elle a la hauteur des statues impériales , et quelle devait être placée, à Rome, dans quelques lieux des plus honorés; il dit qu’on a reconnu Marc-Aurèle jeune par la comparaison de la tête avec celle des médailles; cela fait supposer que la statue a conservé sa tête primitive.
2 445. — Marc-Aurèle jeune, m. pl. 9 5 1 . Mus. de Dresde.
Statue aussi en style héroïque, mais dans une altitude fort différente de la précédente. La tête est tournée à droite, et la main, de ce côté, porte un fragment de sceptre à peu près à la hauteur de la tête. Le bras gauche est écarté du corps.
La chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, couvre la poitrine, l’épaule gauche, le haut du bras, et retombe derrière le corps en encadrant la figure. A droite est un tronc de palmier.
La tête , les bras et les pieds sont modernes.
Les formes jeunes et élégantes de la partie primitive ont fait dire à Lepsïus que cette statue aurait pu être restaurée en Apollon.
Cette figure provient de la collection Chigi. [Haut. 6 pi.]
2 445 A. — Marc-Aurèle jeune, m. pl. 950. Coll. Lansdowne.
Statue en style héroïque , ayant à la main gauche un long thyrse, en grande partie antique. La main droite, abaissée, tient un parazonium appuyé contre le bras; la main et la poignée de l’arme sont antiques, mais la tête estrapportée, ce qui rend l’attribution de la statue à Marc-Aurèle douteuse.
Du reste, la figure est fort belle; le torse est surtout remarquable.
Les restaurations sont exactement marquées sur la gravure.
[Haut. 6 pi. 6 po.]
a 2445 B. — Marc-Aurèle, marbre, pl. 962. Coll. Carlisle.
Celle statue, comme le n° 2444 , tient le globe à la main gauche, et le sceptre
DE L’EUROPE
à la main droite , abaissée ; enfin , la chlamyde est disposée à peu près de même , mais le mouvement du corps est en sens inverse, c’est-à-dire tourné à droite.
Sur la plinthe est l’inscription : AVR. CAES. <0n nous laisse ignorer si elle est antique. La seule partie moderne est la main droite. [Haut. 5 pi. 3 po.]
a 2 445 C. — -Marc-Aurèle jeune, marbre, pl. 960.
Coll. Westmacott.
On a encore ici une statue attribuée à Marc-Aurèle jeune.
La chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, couvre la poitrine et tout le bras gauche, et* c’est la main qui en tient le bout. La main droite est à demi ouverte; nous ignorons ce qu’elle a pu tenir.
A gauche est un chien devant un tronc d’arbre.
a 2446. — Marc-Aurèle, m. de Carr. pl. g54- Coll. Vescovali.
Cette statue a été trouvée à Ostie en 1822.
Marc-Aurèle tient une lance de la main droite, et à gauche un long parazonium, dont le bout dépasse le haut de l’épaule.
La tête est celle de la statue; on y voit les cheveux crépus et de la barbe.
La chlamyde est fibulée sur l’épaule droite; mais , au lieu de se déployer derrière le corps, elle vient s’enrouler autour de l’avant-bras. On nous dit que cette chlamyde est d’une très-belle exécution.
Voir la gravure pour les restaurations. [Haut. 8 pal. 10 on. 1/2.]
2 446 A. — Marc-Aurèle, m. peut. pl. 953. Coll. Pembrocke.
On n’a de la statue primitive, et même d’antique, que le torse. La restauration donna un personnage qui tient le sceptre de la main gauche, élevée, et appuie la main droite derrière la hanche. C’est la pose du Domitien n° 24o4 A ; mais ici l’attitude approche davantage de celle d’un hastaire. [Haut. 6 pi. 2 po.]
2 446 B. — Marc-Aurèle, marbre, pl. 9Ô2. Coll. Blundell.
Statue héroïque et demi-drapée, comme celles énumérées sous le n° 2336.
La main gauche, qui soutient la draperie, est vide; la main droite est abaissée et tient le sceptre.
La tête est moderne, et, à notre avis, ne reproduit pas les traits de Marc- Aurèle; mais la partie antique nous a paru fort belle. [Haut. 6 pi.]
2447^ 2 448 . — Marc-Aurèle, marbre, pl. 953 et 954* Mus. Capitolin et Borbonico.
Ces deux statues sont cuirassées. La première a sa tête primitive.
-llxtx STATUES ANTIQUES
Elle est un peu tournée à droite, étendant à peu près horizontalement le bras de ce côté. L’autre main est tout à fait abaissée et tient un fragment de sceptre.
La draperie est rejetée sur l’épaule et l’avant-bras gauche.
Les ornements delà cuirassh sont : en haut, la tête de Méduse; en bas, deux Victoires près d’un trophée.
Voir la gravure pour les restaurations.
[Haut. 9 pal. ]
La seconde statue, du musée de Naples, provient de la collection Farnèse.
La tête est antique, mais elle pourrait être rapportée.
L’empereur est vêlu du paludamentum. Il ale bras droit élevé; l’autre main est abaissée et tient le parazonium. La draperie est rejetée sur l’épaule gauche et descend entourer le bras en tombant devant le tronc d’arbre.
La cuirasse, d’un beau travail, est ornée d’une tête de Méduse et de griffons qui rappellent les victoires de l’empereur en Orient.
Le cou, le bras droit, la main gauche et le parazonium, une partie des cuisses et des jambes, sont modernes. Les restaurations sont d’Albaccini. Trèsbonne sculpture romaine.
* 2449. — Marc-Aurèle, m. peut. pl. 3 1 4- Mus. du Louvre.
Très-belle statue de Marc-Aurèlc, qui provient des fouilles de Gabies.
L’empereur tourne légèrement la tête à droite , et lève la main de ce côté. L’autre main, abaissée, tient le parazonium appuyé contre le bras. Le paludamentum repose d’un bout sur l’épaule gauche et va passer sur l’avant-bras , d’où il retombe assez bas.
La. cuirasse, remarquable par la beauté du travail, a sur le haut, une tête de Méduse, et, plus bas , deux griffons affrontés (1). La chaussure, est tres-ornée et garnie de fourrure. C’est une espèce de cantpagus (voy. t. II, p. i44) (2).
La tête est celle de la statue (3).
Les parties modernes sont : les bras au sortir des épaulières. [Haut. 2"’, io3.]
2449 A. — Marc-Auréle, m. pent. pl. 964. Villa Borghèse.
Cette statue armée est semblable, pour la pose et pour la disposition de la draperie, à celle de Trajan donnée sous le n° 24i3.
[Haut. 9 pal. 3 on. 1/2.]
a 2449 B. — Marc-Aürèle, m. gr. pl. 936 B. Villa Albani.
C’est une statue cuirassée, de grande hauteur, et dont la tête est rapportée.
(1 et 2) Cuirasse et chaussures sont reproduits sur une plus grande proportion, pl. 355 et 356.
(3) Nous la reproduisons parmi les bustes, t. VI, pl. 1092.
DE L'EUROPE
Elle regarde à droite, étendant la main de ce côté, comme pour une allocution. La main gauche tient le sceptre appuyé contre la cuirasse. La chlamyde, reposant sur l’épaule gauche, couvre le bras en entier. La cuirasse est attachée par des courroies. Sur le haut est une tête de Méduse ailée, en bas sont des griffons.
Sont modernes : le nez, un tramezzo au cpu, le bras droit à partir du deltoïde, le gauche à partir de la moitié de l’avant-bras, la main et la draperie extérieure qui couvre l’avant-bras gauche, une partie du pied gauche.
[Haut. 12 pal.]
a45o. — Marc-Aurèle, marbre grec, pl. 95 1. Coll. Torlonia.
Cette statue est encore cuirassée comme la précédente, la main droite tient l’épée nue et la gauche le fourreau appuyé sur l’avant-bras. La tête et le haut du buste sont tournés à gauche. Cette statue n’est que demi-drapée, le paludamentum allant reposer sur l’avant-bras gauche.
Sur la cuirasse se trouve la tête de Méduse, et au milieu deux griffons affrontés de petite proportion.
La tête est moderne; quoique barbue, elle a les traits jeunes.
Voir les restaurations sur la gravure.
[Haut. 9 pal.]
2 45 1 . — Marc-Aurèle, m. de Carr. pl. 954. Mus. Chiaramonti.
La pose de cette statue est celle qui se reproduit le plus souvent sur nos planches. La main droite est élevée et tient le sceptre. La gauche paraît tenir un parazonium qui passerait sous l’avant-bras et probablement sous la draperie; celle-ci, d’après la disposition la plus ordinaire, est rejetée sur l’épaule et l’avant-bras gauches, d’où elle descend très-bras, c’est-à-dire près du mollet. La cuirasse est serrée par une large courroie ; elle n’a d’autre sculpture qu’une tête de Méduse ailée.
La tête est celle de la statue. .
Sont modernes : le bras droit au-dessus du deltoïde, partie du bras et la main gauches, le manteau et le parazonium, la jambe droite de la moitié du genou jusqu’aux malléoles, et l’extrémité du paludamentum.
La jambe gauche a été cassée au genou.
2452. — Marc-Aurèle, bronze, pl. 952. Mus. Capitolin.
C’est le Marc-Aurèle équestre et en bronze qui décore la place du Capitole à Rome.
Peu de statues sont plus connues. Nous n’entrerons pas dans le détail des discussions auxquelles les antiquaires se sont livrés à son égard. ( Voyez notre Introducton, t. III, p. ccxx.) [ Haut. 17 pal. 4 on.]
STATUES ANTIQUES
a 2452 A. — Marc-Aurèle, m. de Carr. pi. 960.
Coll. Giustiniani.
Autre statue équestre, de petite proportion, où Marc-Aurèle est représenté à peu près comme dans la précédente. Le geste n’est pas tout à fait le même.
On doit à la restauration la tête de Marc-Aurèle, l’avant-bras droit, la tête et le cou du cheval, et des parties de détail marquées sur la gravure.
[Haut. 3 pal. 2 on. 1/2.]
* 2453. — Marc-Aurèle, marbre pent. pl. 3 1 4- Louvre.
Statue en style héroïque , élevant de la main droite un sceptre et appuyant la main gauche à la hanche par le revers. La tête est tournée de ce côté. La chlamyde repose d’un bout sur l’épaule gauche et descend perpendiculaire ment derrière le bras.
Cette statue provient de l’ancienne collection Choiseul.
La tête est copiée d’après l’antique, elle est donc moderne, ce que notre gravure n’indique pas (1) ; mais les autres restaurations y sont indiquées.
[Haut. 2m,545 = 7 pi. îopo.]
2454. — Faustine la jeune, marbre, pl. g55. Florence.
C’est une statue assise, fort semblable à la prétendue Agrippine de la même collection, donnée par nous sous le n° 2367. Elle est renversée sur le dossier de son siège, s’y appuyant du bras gauche (2). La main droite est placée sur la cuisse.
Cette statue, en marbre, paraît avoir été faite d’un seul bloc. Elle est remarquable, non-seulement par le travail, mais aussi par le costume et les accessoires. Quelques-uns y ont vu la déesse du repos , qui avait des temples chez les Romains.
2 455. — Faustine, m. grec, pl. 955. Coll. Torlonia.
La tête de cette statue est antique , mais rapportée ; encore a-t-elle de moderne le nez, la bouche et le menton. Elle est ornée d’un diadème d’une forme particulière; cet ornement a peu de proportion sur la gravure et nous ne pouvons en donner aucune explication.
La pose de la statue n’est pas rare sur nos planches. On la voit notamment à l’Antonia n° 236o A.
Faustine, un peu tournée à droite, étend l’avant-bras droit horizontalement; l’autre main est abaissée et tient un objet fort court que nous ne pouvons déterminer. La disposition du manteau est remarquable et d’un bel effet.
(1) Nous la reproduisons parmi les bustes, t. VI, pl. 1092.
(2) Elle est gravée au rebours.
DE L’EUROPE
Sont modernes : la moitié du bras droit avec partie de la draperie, et la main, la moitié du bi’as gauche et la main, le bout du gros doigt du pied droit, enfin quelques tasseaux sur la draperie. [Haut. 8. pal. 3 on.]
2456. — Faustine, marbre grec, pl. 966. Villa Albani.
C’est une femme assise, trouvée à Rome dans l’ancien Forum, près du temple d’Anlonin et de Faustine.
La tête est celle de la statue. On ne nous dit pas si l’on y a vu la femme d’Antonin Pie ou sa fille.
La tête est un peu tournée à gauche. Le bras, de ce côté, est relevé de manière que l’index paraît toucher à l’oreille. La main droite repose sur la cuisse et tient des fleurs.
Le manteau offre une disposition presque générale dans les figures assises.
Les restaurations sont indiquées sur la gravure, et nous y renvoyons.
[Haut. 6 pal. 3 on. 1/2.]
a 2457. — Faustine, marbre, pl. 966. Stockholm.
Ici c’est une statue debout, voilée eL fort gracieuse. Elle a la pose et les attributs d’une Muse, élevant la main droite, qui tient une flûte, et abaissant l’autre main. Le manteau est disposé de manière à laisser à découvert le haut du buste. Un bout a été passé entre la ceinture et le corps, sous le sein gauche. Il en retombe quelques plis dont l’effet est plein de goût. Ce manteau descend ainsi jusqu’à la hanche droite, disparaît derrière la figure sur le dessin, et c’est probablement ce vêtement qui s’élève par derrière jusqu’à la tête, où il sert de voile.
La tunique est sans manches et laisse l’épaule gauche à nu.
La tête est celle de la statue.
Le bras droit et l’avant-bras gauche sont modernes. [Haut. 2 aunes.]
2458. — Faustine, marbre, pl. 955. Coll. Blundell.
Cette statue appartient au genre polychrome. La tête, la main gauche, seules visibles, ainsi que les pieds, sont en marbre de Paros. Les draperies sont en marbre noir.
C’est une figure drapée et voilée, où la main gauche, placée devant le ventre , est couverte, ainsi que le bras, parle manteau; l’autre bras est abaissé le long du corps, également enveloppé du manteau qu’il tient contre le corps; mais la main est nue, elle fait un geste indicateur.
Cette statue provient de lord Covvdor. [Grandeur naturelle.]
2458 A. — Faustine, marbre, pl. 967. Coll. Blundell.
Celle statue n’a pas été restaurée, et le dessinateur, en voulant reproduire
STATUES ANTIQUES
son modèle , a peut-être éprouvé de la difficulté pour indiquer les contours primitifs. On voit que les mains se rapprochaient sur le ventre, les deux bras étant couverts de la draperie.
245(j. — Lucius Vérus, marbre, f>\. 956. Mus. Pie-Clémentin.
Cette statue, déplus de dix palmes de haut et à l’héroïque, provient des fouilles faites à Palestrina.
La tête primitive a été conservée, et l’on a cru reconnaître Lucius Vérus encore jeune.
Ce personnage est tourné à gauche. La main , de ce côté, tient près du sein la poignée du parazonium, et l’arme va passer sous l’avant-bras et la draperie. La main droite est abaissée , la chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, couvre la poitrine et l’épaule gauche, descend derrière le corps jusqu’aux reins, et remonte passer sur l’avant-bras gauche. A droite est un tronc d’arbre dont la partie supérieure est antique. Au pied est un casque qui est antique, moins la crinière.
Voir la gravure pour les autres restaurations. [Haut. 10 pal. 1 on.]
2459 A. — Lucius Vérus, marbre grec, pl. 967. Coll. Cocke.
C’est une statue vêtue de la toge, et ce vêtement a été disposé, ici, de la manière qui se reproduit le plus souvent sur nos planches. La main droite est abaissée et tient un volume.
La tête de cette statue est antique, mais rapportée; elle est barbue.
Les autres parties nues sont modernes. [Haut. 5 pi. 1 1 po.]
a 2459 B. — Lucius Vérus, marbre, pl. 968. Stockholm.
Statue en style héroïque, dont la main droite, abaissée, tient le sceptre, tandis que la main gauche, horizontale, est ouverte et fait comme un geste d’allocution. La chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, couvre en grande partie la poitrine. De l’épaule elle descend par derrière jusqu’aux reins et remonte ensuite sur l’avant-bras.
Les parties modernes sont : le bras droit à partir du biceps , et les deux pieds à partir des malléoles. [Haut. 2 au. 10 po.]
a 2459 C. — Lucius Vérus, m. grec, pl. 9.36 A. Villa Albani.
Cette® statue , cuirassée , a la tête rapportée. Elle tient à droite le sceptre élevé, et l’autre main est presque abaissée. Le manteau repose sur l’épaule gauche, d’où il descend passer sur l’avant-bras.
La statue n’a guère d’antique que le torse.
Voir la gravure pour les restaurations. [Haut. 9 pal. 6 on.]
DE L’EUROPE. 249
246o. — Lucius Vérus, marbre grec, pl. 966. Mus. Borbonico.
Cette statue provient de la collection Farnèse; elle est d’une bonne sculpture romaine. Les restaurations sont d’Albaccini.
Lucius Vérus est encore ici à l’héroïque. Sa chlamyde offre une disposition particulière, qui rappelle celle de certains Mercures. Elle descend de l’épaule gauche jusqu’au genou, étant relevée, cependant, par la main, qui a dû tenir le parazonium. C’est du moins l’observation de notre dessinateur. Sur l’épaule, cette draperie est réunie par la fibule, de manière à produire un effet particulier. La main droite est abaissée et vide.
On nous signale, dans ce marbre, des formes sveltes, une altitude animée, un style noble, et un bel effet dans l’ensemble.
La tête est celle de la statue. [Haut. 8 pal. i/4.]
246t. — Lucius Vérus, marbre peut. pl. 958. Vatican.
Statue en style héroïque, avec la chlamyde placée sur un tronc d’arbre à droite, où est aussi appuyé le parazonium.
Lucius Vérus tourne la tête à droite, élevant la main de ce côté. La main gauche tient un globe, surmonté d’une Victoire.
La tête, qui est rapportée, se fait remarquer parle travail des cheveux et de la barbe. Le corps de la statue est d’une bonne sculpture.
La statue a appartenu au sculpteur Pacelti, qui est l’auteur des restaurations. ( Voy. la gravure pour cet objet.) [Haut. 9 pal. 8 on.]
2462. — Lucius Vérus, marbre de Luni, pl, 987.
Mus. Pie-Clémentin.
Celte statue a été trouvée à Castro-Nuovo. On lui a donné une tête antique de Lucius Vérus , qui servait déjà à un buste de la villa Mattéi.
Le personnage tourne la tête à droite et abaisse le bras de ce côté; dans l’autre est le parazonium.
La draperie est sur le côté gauche de la figure.
Sont modernes :1e nez, le cou, tout le bras droit avec la main, le gauche, de la lin du deltoïde, avec main, parazonium et chlamyde, la jambe droite au-dessus du genou, la gauche de la moitié du genou, et le tronc d’arbre.
[Haut. 9 pal. 7 on. 1/2.]
2463. — Lucius Vérus, m. grec, pl. 967. Mus. Borbonico.
Statue cuirassée , dont la chlamyde va du bras droit par derrière le dos envelopper le bras gauche.
C’est une des plus belles ligures impériales du musée de Naples.
La barbe et les cheveux crépus , dont cet empereur prenait un soin tout
STATUES ANTIQUES
particulier, sont admirablement exécutés, en grande partie au trépan. La cuirasse est aussi d’un très-beau travail.
Le col, le bras droit au sortir de la draperie, et les jambes sont modernes, et il n’est pas certain que la tête ne soit pas rapportée.
C’est une sculpture romaine provenant de la collection Farnèse. [Haut. 8 pal.]
a 2 463 A. — Lucius Vérus, marbre, pl. 936 C. Palais Vidoni.
Statue revêtue de la toge, selon la disposition la plus ordinaire sur nos planches.
Quant à l’attitude, les yeux sont élevés vers le ciel; la main droite est abaissée et tient le bord de la loge; la gauche est horizontale et porte un volume.
On signale dans cette statue l’effet grandiose de la draperie.
La tête est celle de la statue. Pour les restaurations, voyez la gravure.
[Haut. 9 pal.]
2 464- — Lucile, marbre de Lani, pl. 960. Mus. Pie-Clément.
Celte statue a été trouvée sur le territoire de Tusculum.
Elle offre la pose et la disposition de draperie qu’on voit à certaines statues de divinités. La tête est tournée à droite; dans la main droite, étendue, est une pomme ; dans la gauche est un volume.
Le manteau ne repose sur l’épaule gauche que par un bout ; il produit un bon effet ; il revient par la hanche droite et se déploie en bas jusqu’aux pieds.
La tunique, qui est découverte jusqu’auprès de la hanche, offre une ampleur qui n’est pas sans majesté. On remarque sur l’épaule droite une sorte d’agrafe qui avait probablement pour but d’en régler la disposition sur la poitrine.
La tête que la statue a aujourd’hui a été trouvée dans le jardin delle Mendicunti, près du temple de la Paix. Les avant-bras sont l’œuvre de la restauration.
[Haut. 8 pal. 2 on.]
2464 A. — Lucile, marbre de Paros, pl. 960. Munich.
La pose de celte statue diffère peu de la précédente. La main droite, abaissée, tient des pavots, et la gauche une corne d’abondance, qui est en grande partie moderne. Le manteau passe sur la tête. Les cheveux sont gaufrés, comme à la précédente , et la tunique offre la même ampleur et n’a pas de ceinture.
[Haut. 6 au.]
2464 B. — Lucile, marbre grec, pl. 969. Coll. Torlonia.
Cette statue, de plus de neuf palmes, dont la tête est moderne, se reconnaît, par l’altitude et la disposition de la draperie, pour une statue-portrait.
Le manteau ne laisse voir que le milieu de la poitrine jusqu’au-dessous de la ceinture.
DE L’EUROPE. 2Ôl
La main est portée près de l’épaule, et la gauche maintient le manteau sous la ceinture.
La main gauche et la partie antérieure de la plinthe sont modernes.
[ Haut. 9 pal. 5 on. ]
2464 C. — Lucile, marbre, pl. 969. Prusse, Cavaceppi.
La pose de celte statue est celle de la muse Euterpe, voy. n°ioigD. Elle abaisse le bras droit, dont la main tient une flûte. Elle élève quelque peu la main gauche, qui est ouverte. Le manteau enveloppe le corps en le serrant à peu près sur toute la hauteur ; disposition que présentent un grand nombre de nos figures.
2464 D et E. — Lucile, marbre , pl. 969. Boissard.
Ces deux figures, prises à Boissard, sont dans le style particulier, qu’offrent la plupart des figures de ce recueil.
La première est debout, levant un peu la tête, portant la main droite sous le sein, et tenant la main gauche ouverte près de la cuisse.
La seconde est assise, se tournant un peu à gauche où est un globe sur lequel elle appuie la main ; à ses pieds sont deux sphinx tournés en sens contraire. Le siège disparaît sous une multitude de fruits.
2 464 F. — Lucile, marbre peut. pi. 915. Mus. Borbonico.
Cette statue provient de la collection Farnèse et offre une bonne sculpture romaine. La tête est antique, mais rapportée.
Le manteau couvre les deux épaules et le devant de la figure au-dessous de la ceinture, et va reposer sur l’avant-bras gauche; sur la poitrine il est écarté par le bras droit, dont la main tient un volume. Ce mouvement du bras droit et l’effet qu’il produit sur la draperie rappellent les statues dites d’ Adorantes. La tunique est sans manches. [Haut. 7 pal. ]
2 464 G. — Lucile en Abondance, marbre, pl. 438 H. Berlin.
Dans cette statue, Lucile est représentée en Abondance.
Elle est vêtue d’une ample tunique sans ceinture, et son manteau, jeté sur l’épaule, revient, parla hanche droite, recouvrir le bas du corps, et vase reposer sur l’avant-bras gauche.
* 2 465. — Commode jeune, m. de Luni, pl. 281 . Louvre.
C’est une statue vêtue de la toge et trouvée à Gabies.
La toge et la chaussure sénatoriale indiquaient un empereur dans sa jeunesse ; et l’on a adapté à cette statue une tête de Commode , trouvée dans la
STATUES ANTIQUES
même fouille, et qui lui convient par ses proportions (1). La toge, d’une grande souplesse et d’un beau travail, offre un bon modèle de draperies.
Le bras droit, la main gauche et le pied droit sont modernes.
[Haut. im,5o4 = 4pi. ii po.]
2 466. — Commode jeune, marbre grec, pi. 961. Coll. Torlonia.
Statue entièrement nue, tournée à droite, abaissant le bras droit et faisant le geste de la main gauche. Cette attitude se reproduit assez souvent parmi les figures impériales.
Les parties modernes sont : la tête, le bras droit depuis le deltoïde, la main gauche avec le poignet, les jambes. [Haut. 7 pal. 5 on.]
2467. — Commode jeune, marbre, pl. 962. Guattani, i8o5.
Cette statue a été trouvé à Palestrina. Elle est entièrement nue et présente une figure jeune , où Guattani a reconnu Commode. Il est tourné à droite et fait le geste de la main droite, dont les deux premiers doigts sont ouverts. L’autre main est abaissée et tient un fragment de sceptre. A droite est un tronc d’arbre où est appuyé un arc et le long duquel rampe un serpent. Ces accessoires feraient penser à Apollon. Mais la tête et l’ensemble de la pose ne rentrent guère dans les attributions de ce dieu.
[Haut. 8 pal. 5 on. ]
2 468. — Commode jeune, m. de Carr. pl. 961. Coll. Giustin.
Notre dessinateur nous indique cette statue comme un Méléagre.
La figure est nue et tournée à gauche ; la main de ce côté fait le geste , l’autre main est abaissée. A droite est un dauphin.
Tête et bras paraissent modernes. [Haut. 4 pal. 6 on. 1/2.]
2469. — Commode jeune, m. de Carr. pl. 96 1 . Coll. Torlonia.
C’est aussi une ligure nue. La main droite, abaissée, tient le sceptre; la gauche fait le geste. La tête est rapportée.
Les parties modernes consistent dans les deux bras à partir des deltoïdes ; plusieurs cassures aux jambes.
La statue a appartenu à Cavaceppi. [Haut. 8 pal.6 on.]
2470. — Commode, marbre, pl. 962. Cavaceppi.
Le dessin de cette figure a été pris à Cavaceppi.
Ce personnage tient de la main droite, abaissée, l’épée, et de la gauche un (1 ) Celle tête est reproduite parmi les bustes , t. VI, pl. 1077.
DE L’EUROPE
objet qui doit être le fourreau. Le haut du buste a son mouvement vers la gauche. Une chlamyde, jetée sur l’épaule gauche, en retombe des deux côtés.
Nous ne connaissons ni la hauteur, ni les restaurations de cette figure.
2470 A. — Commode, marbre grec, pl. 968. Coll. Matlei.
La tête de cette statue est la sienne. La figure est à l’héroïque, tournant le haut du buste à gauche. La main de ce côté tient un glaive près de la hanche; l’autre main est abaissée et tient un fragment de lance. Cette statue a une petite chlamyde fibulée sur l’épaule droite, se déployant sur la poitrine, et dont le bas vient passer sur l’avant-bras gauche.
Voyez la gravure pour les restaurations. [Haut. 8 pal. 10 on.]
a 2471- — Commode en Hercule, marbre gr. pl. 968. Vatican.
On a rapporté une tête antique dite de Commode à une statue qui offrait la pose d’Hercule avec la peau de lion de ce héros. La tête est tournée à droite. Il s’appuie de ce côté sur sa massue ; l’autre main , abaissée à peu près à la hauteur de la hanche, tient les pommes des Hespérides. La peau de lion est ici disposée comme une chlamyde, et offre un bel arrangement. Elle est fixée par deux pattes sur l’épaule droite, et on y remarque même une fibule. Elle se déploie ensuite sur la poitrine, l’épaule et le bras gauches quelle couvre en entier. La tête de lion est sur le côté gauche de la poitrine.
Les parties modernes sont indiquées sur la gravure. [Haut. 6 pal. 2 on. 1/2.]
2472. — Commode, marbre peut. pl. 968. Guattani, i8o5.
Statue de grande hauteur offrant un homme barbu , vêtu d’une tunique à manches qui descend à peine aux genoux. Sur les épaules est un manteau, dans une disposition particulière. La main gauche tient une lance; les jambes ont des bottines très-hautes. [Haut. 1 1 pal.]
2473. — Commode en Mercure, marbre, pl. 958. Mantoue.
C’est une figure nue dont la main gauche tient le caducée.
La main droite tenait probablement une bourse, mais elle manque avec le bout des doigts de la main gauche.
On a cru y reconnaître les traits de Commode. [Haut. 5 pi. 2 po.]
2474. — Commode, marbre pent. pl. 963. Munich.
C’est une statue à l’héroïque, avec la chlamyde rejetée sur l’épaule et le bras gauches. De ce côté est un tronc d’arbre.
La main gauche fait un geste vers la terre, et le bras droit est encore plus abaissé.
STATUES ANTIQUES
Sont modernes : la tête, le bras droit à partir du deltoïde, le bras gauche depuis le biceps jusqu’au coude, la main gauche et la portion de draperie qui couvre l’avant-bras. [Haut. 7 pi.]
2475. — Commode à cheval, marbrede Carr. pl. 962. Vatican.
Cette statue équestre provient de la villa Mattéi ; le prétendu Commode est dans l’attitude de lancer un javelot.
La tête est celle de la statue, elle est barbue et paraît indiquer l’âge mûr. On voit ici, comme au n° 2472, une tunique courte et un manteau. On vante beaucoup l’expression du cavalier et le mouvement du cheval, qui se dresse sur les jambes de derrière. Il est couvert d’une peau de lion.
Les parties modernes sont indiquées sur la gravure.
[ Haut, du cheval, 5 pal. 7 on.; de la fig. 4 pal. 4 on. i/a.]
2476. — Crispine, marbre grec, pl. 960. Coll. Torlonia.
Statue de grande hauteur , qui a conservé sa tête primitive.
Crispine est représentée voilée, et avec le diadème latin. Elle porte la main droite au milieu de la poitrine. La main gauche est abaissée près de l’aîne, où elle est soutenue par les enroulemens du manteau.
La tunique a des manches amples et longues, qui viennent jusqu’au poignet. Les parties modernes sont marquées sur la gravure.
[Haut. 11 pal. 5 on. 1/2.]
2477- — Crispine, marbre, pl. 960. Musée Capitolin.
Nous avons pris le dessin de cette figure dans l’ouvrage de Lorenzo Re , et nous trouvons parmi les Cérès, n° 762, une figure tout a fait semblable du même musée, donnée d’après Bottari. >
Les parties modernes sont les mêmes ; la hauteur sera aussi la même, si l’on ajoute à la première la hauteur de la plinthe, qui n’y a pas été comprise.
Ainsi ces deux dessins s’appliquent à la même statue. Nous n’avons donc qu’à renvoyer au texte du n° 762 ; on y verra que la statue provient de la collection Albani, et que Bottari croyait y reconnaître Lucile.
[Haut. 8 pal. 4 on.]
* 2478. — Pertinax, marbre peut. pl. 326. Louvre.
La tête de cette statue est antique, mais rapportée (1).
La statue est entièrement nue, tournée à gauche, étendant la main de ce côté ; l’autre main est abaissée et tient un fragment de sceptre.
(1) Elle est reproduite parmi les bustes, t. VI, pl. 1097.
DE L’EUROPE. 255
Les parties modernes sont : le bras gauche du deltoïde, la main et le poignet droits, moitié de la cuisse et jambe gauches , et moitié du pied droit.
Elle provient de la villa Borghèse. [Haut. 2m,oi7 = 6 pi. 2 po. 6 li. ]
2479. — Claudius Albinüs, marbre peut. pl. 964.
Mus. Pie-Clémentin.
Fragment de statue cuirassée trouvé dans la fouille qui eut lieu sous Pie VI, aux environs de Civita-Vecchia, à un endroit appelé autrefois Caslro-Nuovo , et aujourd’hui la Chiaruccia; nous en avons parlé sous le n° 1773.
Le mouvement de la partie antique indiquait que la statue, tournant un peu la tête à gauche et se soutenant sur les pieds du même côté, avait la main droite élevée. La restauration a eu lieu en ce sens. On y a rapporté une tête antique de Claudius Albinus. La draperie est rejetée sur l’épaule gauche, d’où elle descend s’enrouler autour de l’avant-bras.
La cuirasse porte une tête de Méduse et en bas un palladium.
Sont modernes : le nez, le cou, le bras droit de la moitié du deltoïde, le gauche de la moitié de l’avant-bras avec la draperie, les deux jambes.
[Haut. 9 pal. 1/2 on.]
248o. — Septime Sévère, m. grec, pl. 965. Coll. Torlonia.
La tête de celte statue cuirassée est rapportée; elle est de face. La main droite, élevée, tient le sceptre. L’avant-bras gauche est horizontal et la main ouverte; la clilamyde, rejetée sur l’épaule gauche où l’on remarque une fibule, descend ensuite passer sur l’avant-bras.
Sur le haut de la cuirasse est une tête de Méduse voilée. Le milieu est serré par une large courroie; dans le bas sont deux figures assises.
La partie primitive comprend ici, outre la cuirasse, la jambe, une partie du bras jusqu’au coude. [Haut. 8 pal. 6 on.]
248t. — Septime Sévère, marbre, pl. 964. Munich.
Statue avec cuirasse provenant delà collection Albani.
La tête de Septime Sévère est rapportée. La pose de la statue est oratoire, ce qui est une grave raison de penser que nous avons ici sous les yeux un empereur. La main droite est portée en avant et les yeux ont la direction de ce geste. L’autre main, abaissée, tient le parazonium. La draperie est toute rejetée de ce côté.
Sur le haut de la cuirasse est figurée la tête de Méduse , et plus bas sont deux Heures ailées tenant un candélabre; c’est ainsi qu’on les nomme dans le livret de Munich. On y fait aussi la remarque que cette figure n’avait pas de chaussure, ce qu’on reconnaît à la jambe droite , qui est antique jusqu’au talon.
[Haut. 7 pi. 3 po. 1/2.]
STATUES ANTIQUES
2 48i A. — Septime Sévère, marbre , pl. 966. Coll. Coke.
L’empereur romain est vêtu de la toge ; les draperies sont très-médiocres de disposition et de travail.
La tête est rapportée. Le bras droit est moderne à partir du biceps , et la main gauche au-dessus du poignet.
Le marbre blanc a des taches grises et est très-laid.
[Haut. 5 pi. 8 po.]
* 2482. — Julia Pia , marbre pent. pl. 3 1 1 . Mus. du Louvre.
Statue trouvée vers le milieu du siècle dernier à Bengazzi, dans le golfe de Sydra, à l’orient de Tripoli (1).
Ce marbre faisait partie de la galerie de Versailles.
La figure est enveloppée dans une palla d’étoffe très-fine; les bras en sont entièrement couverts; la main droite saisit le pan qui couvre l’épaule gauche, et l’attire sur le milieu de la poitrine; le bras gauche est abaissé le long du corps. La coiffure, de cheveux naturels et ondulés, sans être d’une belle exécution, est cependant de meilleur goût que d’autres de celte époque; le reste de son costume est le même à peu près que celui de la déesse de la Pudicité.
La tête de cette belle statue est antique et lui appartient; elle est voilée (2).
Les mains, antiques , sont de belle conservation.
[ Haut. im,8i4 = 5 pi. 7 po. ]
2482 A. — Julia Pia, m. deParos, pl. 966. Coll. Blundell.
Statue trouvée à la villa Adriana, et qui a fait partie de la collection de la villa d’Este. La main gauche, horizontale, tient un globe, la droite, abaissée, une baguette.
Le pallium est disposé comme on le voit souvent aux Muses; il est enroulé de la hanche droite sur l’épaule gauche, d’où un bout retombe, couvrant l’épaule et la plus grande partie du bras.
La sculpture nous a paru de fabrique.
' La tête de cette statue est moderne. Les bras le sont également à partir de la draperie. [Haut. 6 pi.]
2483. — Julia Pia, m. de Luni , pl. 965. Mus. Capitolin.
Statue enveloppée de son manteau et voilée; elle se retourne vers le côté gauche par un mouvement gracieux.
(1) Septime-Sévère était né dans cette province d’Afrique.
(2) Nous la reproduisons parmi les bustes, t. VI. pl. 1088.
DE L’EUROPE
Les bras sont couverts de Ja palla et les mains seules paraissent. La droite est élevée près du cou , où elle tient le bord de 1a draperie ; l’autre main est en repos sur le ventre. Le manteau est bordé de franges.
La tête est celle de 1a statue. Les parties modernes sont peu considérables. [Haut. 8 pal. 1 on.]
a 2484- — Julia Pia enIole, m. grec, pl. 965. Rome, Vatican.
Cette statue provient du palais Ruspoli. La tête est celle de ta statue, et a paru offrir les traits de Julia Pia.
Nous avons donné, sous le n° 1995, un groupe qui représente Hercule habillé en femme, et Iole vêtue de 3a peau du lion. Il n’y a guère de différence, si ce n’est que cette statue-ci n’est pas groupée.
Julia Pia se présente de face, tenant, à gauche, 1a massue redressée le long du bras. La tête est couverte de ta tête du lion, dont les pattes de devant sont nouées sur ta poitrine. Iole saisit de ta main droite une des pattes de derrière, et 1a ramène sur ses cuisses.
On remarque une double chevelure, donnée peut-être à cette statue à raison de ce que ta tête était couverte de ta peau du lion.
La statue est, du reste, d’une parfaite conservation, n’ayant de moderne que les deux tiers de ta massue. [Haut. 8 pal.]
* 2 485. — Caracalla, m. de Par. pl. 292. Mus. du Louvre.
Statue courte de proportion et d’un aspect peu agréable, plus remarquable par sa conservation et par 1a beauté de son marbre , que par le travail.
Selon nous, elle a conservé sa tête primitive, et, quoique notre gravure 1a désigne simplement comme statue impériale, nous avons cru y reconnaître les traits de Caracalla. Elle est un peu tournée à droite, et les yeux sont levés vers le ciel. La main droite est à 1a hauteur de ta tête, et porte le sceptre; 1a gauche tient un globe.
La draperie offre une disposition peu ordinaire à ces figures; un bout couvre l’épaule droite, d’où il descend le long du corps; l’autre bout passe sur l’avant-bras. Les jambes sont chaussées du cothurne impérial.
Les parties modernes se réduisent aux deux tiers de chaque bras.
La statue provient de 1a villa Borghèse. [ Haut. im,54i = 4 pi. 8 po. li.]
a 2486. — Géta, marbre grec, pl. 966. Vatican.
Statue à l’héroïque et sans chlamyde, ayant le bras gauche abaissé, tournant ta tête à droite, avançant ta main droite ouverte.
La tête est rapportée et barbue.
Les parties modernes consistent dans 1a plus grande partie des bras et des jambes. (Voy. 1a gravure.) [Haut. 8 pal.]
STATUES ANTIQUES
2 486 A. — Géta, marbre, pl. 966. Coll. Grey,
Statue vêtue de la toge et décorée de la bulla.
La main droite est abaissée et ouverte ; l’autre main tient un volume.
La tête paraît être celle de la statue, et les parties modernes se réduisent au nu des bras.
a 2486 B. — Géta, m. grec, pl. g36 D. villa Albani.
On a dû trouver cette statue bien mutilée, puisqu’elle était privée de la partie supérieure du torse, des bras et des jambes. La tête s’était conservée, et l’on a pu y reconnaître Géta.
Le bas de la cuirasse est antique, et l’on y voit deux figures demi-couchées , dont l’une paraît être Hercule et l’autre une Nymphe.
En restaurant le haut du torse, le sculpteur a placé le bras droit élevé et tenant un sceptre, l’autre main abaissée et tenant un parazonium. 11 a laissé les jambes sans chaussures. (Voy. la gravure.) [Haut. 6 pal. 8 on.]
a 2487. — Macrin, m. grec, pl. 963. Vatican.
Statue à l’héroïque qui a conservé sa tête primitive. Elle se présente de face, le bras droit abaissé et la main à demi fermée; la main gauche tient le parazonium placé horizontalement. La chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, couvre la poitrine, et, retombant de l’épaule gauche, descend par derrière jusqu’à la hanche, d’où elle remonte sur l’avant-bras.
Celte statue n’a de moderne que quelques détails.
Elle provient du sculpteur Pacetli , et appartenait auparavant à Antoine Borioni. [Haut. 8 pal. 7 on.]
2487 bis. — Alexandre Sévère, m. grec, pl. p4o G. Musée Borbonico.
Statue colossale à l’héroïque , d’une heureuse conservation et d’un bon travail romain.
La tête est celle de la statue et est un peu tournée à gauche; elle a les cheveux aplatis et porte le diadème grec, dont un bout se voit sur l’épaule droite. La main droite est abaissée près d’un tronc de palmier et tient un parazonium; l’autre main tient le bois d’une lance. La chlamyde, rejetée sur l’épaule gauche, descend perpendiculairement derrière le corps.
[Haut. i5 pal.]
a 2487 ter. — Maximin , m. de Luni, pl. 940 C. Mus. Borbon.
Statue à l’héroïque, provenant de la collection Farnèse.
DE L’EUROPE
La tête est celle de la statue, elle est inclinée à droite; la main droite est abaissée et ouverte; l’avant-bras gauche est horizontal et la main est ouverte.
La chlamyde repose sur l’épaule gauche, d’où elle descend entourer l’avantl’avant-bras. Cette partie de la draperie et les bras sont modernes , ainsi que l’avant-bras droit et les deux jambes aux genoux.
Cette statue est de médiocre sculpture romaine. [Haut. 8 pal.]
2487 A. — Héliogabale, marbre, pl. 968. Coll. Mattéi.
Statue en style héroïque , nue, sauf une petite chlamyde qui repose sur l’épaule gauche et descend derrière le bras jusqu’au milieu de la cuisse. L’avant-bras droit est horizontal et lient le globe; la main gauche est abaissée et porte le sceptre.
Nous en ignorons les restaurations et la hauteur.
* 2487 B. — Gordien Pie, m. pl. 968. Mus. du Louvre.
Cette demi-figure, en habit guerrier, a été trouvée à Gabies (1).
La tête est jeune, tournée à droite; le bras droit est en travers du corps , et la main est ouverte. La main gauche, portée près du sein , tient le bord du paludamentum ; ce vêlement est fibulé sur l’épaule droite.
La cuirasse est recouverte d’écailles et du genre de celles qu’on nommait Loricæ pinnalœ.
Sont modernes : le nez, l’oreille gauche, le haut de l’oreille droite, l’avantbras droit en entier, la main gauche et quelques parties de la draperie.
L’iris est indiqué, ce qui n’est pas ordinaire aux figures antiques, et ne se trouve pas aux meilleurs temps de l’art. [Haut. om,76g = 2 pi. 4 po. 5 li. ]
2487 C. — Gallien, marbre, pl. 968. Coll. Mattéi.
Statue en style héroïque, dont la tête est tournée à gauche, et dont la main droite, abaissée, tient le parazonium; la main gauche, qui manque en partie, tenait le bord de la chlamyde, qui, reposant d’un bout sur l’épaule gauche, descend passer sur l’avant-bras et retombe sur un tronc d’arbre.
Nous n’en connaissons ni les restaurations ni la hauteur.
2487 D. — Maxime, marbre grec, pl. 436 D. Villa Albani.
Statue avec cuirasse et qui a reçu upe tête de Maxime, fils de l’empereur ■>
Maximin, et mort à trente-deux ans.
Le bras gauche se trouvait à peu près intact; il est abaissé et indiquait que,
(1) Ce n’est pas un fragment de statue , antiques. Le marbre est fouillé par dercomme pourraient le faire supposer les bras, rière, ainsi qu’on le pratiquait pour les que n’ont pas ordinairement les bustes bustes afin de les rendre moins lourds.
STATUES ANTIQUES
selon la disposition ordinaire , la main droite était élevée et tenait le sceptre. La partie antique de la cuirasse ne porte que des fleurons. (Voy. la gravure pour les restaurations.) [Haut. 7 pal.]
* 2 488. — Julia Mamæa, mar. peut. pl. 3 1 o. Mus. du Louvre.
L’ouvrage sur la villa Borghèse attribue cette statue à Julia Sœmia , mère d’Hélagabale(i) ; mais Visconti y reconnaissait la mère d’Alexandre Sévère sous le caractère de Vénus pudique. Cette statue est remarquable par la beauté des draperies. La coiffure, par sa simplicité, a plus de grâce que n’en ont ordinairement celles de cette époque. Les attributs de Cérès qu’elle tient de la main droite sont modernes.
La tête, antique, est rapportée (2). Sont modernes : le nez, le menton, la main droite avec moitié de l’avant-bras , le bras gauche depuis la manche , le bas du manteau et les pieds. [Haut. im,638 = 5 pi. 6 li. ]
* 2489. — Pupien, m. grec, pl. 33 1 . Musée du Louvre.
Cet empereur, collègue de Balbin, et que les auteurs nomment aussi Maxime , est représenté nu , à la manière héroïque ; il tient à la main le parazonium; une corne d’abondance à ses pieds est l’emblème du bonheur dont on jouissait sous son règne, qui ne dura qu’un an.
Son pied gaüche et une partie des bras sont modernes; le corps est beau, mais un peu jeune pour la tête (3).
[ Haut. 2m,ig3 r= 6 pi. 9 po.]
2490. — Pupien , m. gr. dur, pl. 966. Coll. Torlonia.
C’est une statue avec toge, dont la tête est moderne.
Les deux mains sont abaissées ; la droite tient le volume, l’autre a les deux premiers doigts étendus. Derrière le pied droit est un scrinium dont la partie inférieure est antique.
Outre la tête, on doit à la restauration la moitié du bras droit avec la main, la main gauche et le poignet. [Haut. 8 pal.]
*2491- — Tranquillina en Cérès, m. de Paros, p. 3 3 7.
Musée du Louvre.
L’épouse de Gordien Pie, fille de Misithée, est représentée vêtue delà stola, et la tête voilée. Ce costume a servi d’autorité à l’artiste moderne pour lui donner les attributs de Cérès. Souvent les impératrices ont été représentées par
(1) Sous les n°5 i33g et 1 339 A> sont (2 et 3) Ces têtes sont reproduites parmi
deux statues de Julia Sœmia en Vénus. les bustes, t. VI, pl. 1087, 1099 et 1 1
les statuaires anciens avec les emblèmes de cette divinité , et ils convenaient à la belle et vertueuse Tranquillina.
La statue provient du musée Capitolin. [ Haut. 2ra,o4g = 6 pi. 3 po. 8 li. ] 249 1 A. — Statue impériale, m. grec , pl. 971. Coll. Pamphili.
On a cru reconnaître les traits de Caïus Vibius Volusianus dans celte statue de style héroïque, et dont la tête est bien la sienne.
La main droite est appuyée à un tronc d’arbre, qui est en grande partie antique, et au bas duquel est une tête de sanglier. La tête est tournée à gauche, et la main, de ce côté, tient l’épée horizontalement appuyée sur l’avant-bras. La chlamyde est fibulée sur l’épaule droite, couvre la poitrine, l’épaule et le haut du bras gauche et va, par derrière, passer sur l’avant-bras.
Voir la gravure pour les restaurations. [ Haut, g pal. ]
2491 B. — Statue impériale, m. pl. 970 D. Coll. Pamphili.
On n’a d’antique, dans cette statue, que le torse, le haut des bras depuis les deltoïdes, la cuisse droite au-dessus du genou, les cuisse et jambe gauches, jusqu’au-dessous du mollet.
D’après les indications que fournissait l’antique, la restauration en a fait une statue qui de la main droite, abaissée, tient un sceptre, et de la main gauche fait un geste indicateur.
Voir la gravure pour les restaurations. [ Haut. 7 pal. 5 on. ]
2491 C. — Stat. impériale, m. gr. pl. 970 D. Coll. Pamphili.
Statue d’un homme jeune, imberbe, qui, de la main gauche, tient un globe appuyé sur un tronc d’arbre, et dans la main droite, abaissée, un sceptre. La tête est presque en entier antique avec le torse, les cuisses et la naissance des bras. Voir la gravure pour les nombreuses restaurations. [ Haut. 6 pal. 6 on.]
a 2492. — Statue impériale, m. grec, pl. 970 A. Vatican.
Statue toute nue, dont la main droite est appuyée à la hanche, et qui tient de la main gauche le parazonium.
Elle a été trouvée à Tivoli en 1787, acquise par le sculpteur Pacetti, et vendue par lui au Vatican.
La tête est moderne, et même en plâtre comme la plupart des autres parties modernes.
Tout le bras droit à partir du deltoïde, le gauche de la moitié, et le parazonium sont restaurés en plâtre. La moitié de la cuisse gauche, la jambe et le pied, la jambe droite de dessous le genou, pied, tronc d’arbre et plinthe restaurés en marbre grec ordinaire. [ Haut. 10 pal. 1/2. ]
STATUES ANTIQUES
2493. — Statue impériale, m. pl. 969. Goli. Giustiniani.
C’est une statue à l’héroïque, dont la tête est antique, mais rapportée. Elle est tournée à gauche; la main droite est élevée et porte le sceptre; la jambe droite est avancée; la main gauche tient le parazonium appuyé à la hanche. La chlamyde est rejetée sur l’épaule et l’avant-bras de ce côté.
Les nombreuses restaurations étant exactement indiquées sur la gravure, nous y renvoyons nos lecteurs.
[Haut. 9 pal. 6 on. ]
a 24g4- — Statue impériale, m. gr. pl. 970 A. Mus. Chiaram.
Plusieurs de nos statues tiennent dans la main gauche un globe surmonté d’une petite Victoire : ce sont le Mars de la villa Albani n° i438, celle donnée comme Gladiateur sous le n° 2219, et, parmi les figures impériales, le n° 2461. Au n° 2219, la statuette n’a pas de globe.
On retrouve encore ici cet attribut sur la main gauche; c’est assez dire que la figure est à l’héroïque.
La tête, qui est rapportée, est un peu tournée à gauche; le bras droit est abaissé, et la main est vide. La chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, couvre toute la poitrine, suit l’épaule gauche, descend extérieurement passer sur l’avant-bras.
Dans la collection , on la considère comme une statue impériale, et même de Commode. Selon notre dessinateur, l’idée de la tête ( l’idea di questa testa) conviendrait aussi à Méléagre ou à tout autre héros antique.
Les parties modernes indiquées sur notre gravure sont assez considérables et la petite Victoire en fait partie.
[Haut. 8 pal. 3 on. ]
a 2495. — Stat. impériale, m. de Carr. pl. 97 1 . Mus. Chiaram.
Statue trouvée à Acqua Traversa, dans la villa de Lucius Vérus, et achetée parle sculpteur Pierantoni , qui est sans doute l’auteur delà restauration.
C’est une statue impériale à l’héroïque, où le manteau, fibulé sur l’épaule droite, couvre tout le coté gauche du torse, le bras compris.
La figure, un peu tournée à gauche, a la main droite abaissée; l’autre main , placée à la naissance de la cuisse, tient le parazonium appuyé contre l’avantbras. La tête est celle d’une autre statue; on croit qu’elle représente un des enfans de Septime Sévère.
Sont modernes : l’extrémité du bras gauche avec le parazonium , le droit de la moitié du biceps avec la main , la jambe gauche à partir du genou, le pied droit et le tronc d’arbre. Plusieurs cassures sur la cuisse gauche et au cou.
[ Haut. 9 pal. 1 on. 1/2.]
DE L’EUROPE
2496. — Statue impériale, m. pl. 969. Coll. Giustiniani.
Dans cette autre figure impériale, à l’héroïque, la chlamyde, fibulée sur l’épaule droite , couvre tout le côté gauche du torse , l’épaule et le bras jusqu’au poignet; mais la pose n’est pas la même qu’à la précédente figure. La tête, un peu tournée à droite, a les yeux élevés vers le ciel. La main gauche est étendue et tient un globe; le bras droit est abaissé aussi, écarté du corps , et son geste accompagne le mouvement des yeux.
Notre dessinateur de Rome donne le nom de Marc-Aurèle à cette statue ; mais , comme la tête n’est pas la sienne , nous l’avons classée parmi les figures impériales. ( Voy. la gravure pour les restaurations. )
[ Haut. 6 pal. 6 on. i/4- ]
2497- — Statue impériale, marbre, pl. 969. Guattani. 1786.
La statue dont le dessin est placé sous ce numéro a été publiée par Guattani , dans son volume de 1 786 ; elle appartenait alors au chevalier Azzara.
C’est une figure nue, sur un cheval qui se dresse. Le personnage se tient de la main gauche à la crinière; l’autre main accompagne le mouvement des yeux, qui sont dirigés vers le ciel. La tête porte une couronne de laurier.
2497 A. — Statue impériale, m. pl. 916 A. Mus. Borbonico.
Stalue de sculpture romaine provenant de la collection Farnèse.
Il n’y a d’antique que le torse et le tronc de palmier-dattier contre lequel s’appuie la figure.
Les bras à partir des deltoïdes, et les jambes au-dessus des genoux, sont modernes.
[Haut. 3 pal. 1 on.]
2498. — Statue impériale, m. pl. 970 A. Coll. Giustiniani.
C’est une statue de moins de trois palmes, debout et entièrement nue. Elle lient dans la main droite, avancée, un objet qui peut être un poisson. L’autre main est abaissée et vide.
La tête est celle de la statue, qui n’a du reste de moderne que le bras droit et la main ; ainsi l’attitude a été donnée par la restauration. Il y a plusieurs cassures sur les cuisses , sur les jambes et au tronc d’arbre. [Haut. 2 pal. 8 on.]
2498 A. — Statue impériale, m. pl. 970 A. Coll. Giustiniani.
C’est encore une petite statue à l’héroïque, tournant un peu la tête à gauche, et ayant dans cette main un globe. L’autre main est abaissée et tient le
sceptre ou un fragment de javelot. Sa chlamyde, fibulée sur l'épaule droite, ne couvre que le haut de la poitrine et retombe derrière le corps.
La tête est la sienne.
Sont modernes : le bras droit de la fin du deltoïde, le gauche de la moitié, la jambe droite de la moitié du genou, le tronc d’arbre et la plinthe. Le pied gauche est moderne aussi à partir des malléoles. [Haut. 2. pal. 10 on. 1/2.]
* 2499. — Stat. impériale, m. pl. 292. Musée du Louvre.
En restaurant en costume militaire cette statue, qui n’est peut-être qu’un fragment d’une figure impériale, on lui a donné une tête analogue à celle qui est connue, sans motifs, sous le nom de Pyrrhus, n° 2112.
Cette figure, faible de dessin, est assez remarquable par le travail et les détails de l’armure, dont les griffons et toutes les parties des ornemens sont bien conservés et d’une bonne exécution.
Sont modernes : le bras droit et ce qui paraît de la manche courte de l’armilausa, le gauche au sortir de la manche et le bouclier appuyé sur un roc(i). [Haut. 2m,i2o = 6 pi. 6 po. 4 li. ]
* 2 5oo. — Stat. impériale, marbre, pl. 292. Mus. du Louvre.
Statue impériale en costume militaire. La cuirasse , d’un beau travail, est ornée de Victoires , qui dressent un candélabre.
La tête est antique , rapportée.
Sont modernes : les bras et les jambes et une partie de la draperie. [Haut. 2m,3o8=: 7 pi. 1 po. i4 li-]
* 2 5o 1 . — Statue impériale, mar. pl. 292. Mus. du Louvre.
La tête de cette statue n’est pas la sienne. Elle est chauve, imberbe, d’ailleurs pleine d’expression , et il n’a pas été possible d’y reconnaître le personnage qu’elle représentait.
Elle s’adapte fort bien à la statue, qui est aussi très-remarquable, et offre une pose noble et exprimant bien le commandement.
Le personnage est légèrement tourné à gauche; il abaisse le bras droit, qui tient aujourd’hui un volume. Le bras gauche est relevé horizontalement, et la draperie, jetée sur l’épaule, tombant de là jusqu’aux hanches, remonte passer sur cet avant-bras. La cuirasse n’a pas d’ornement dans le haut; dans le bas, elle a deux griffons.
La partie primitive de cette statue ne consistait que dans la cuirasse.
Voir la gravure pour les restaurations. [Haut. 2m,258 = 6 pi. 11 po. 6 li. ]
(1) Ce détail se trouve à une statue de Mars, n° 1 4 36 B, et au n° 25 10 B.
DE L’EUROPE
2 5o 1 A. — Stat. impériale, marbre, p. 970. Coll. Torlonia.
Celte statue, à l’héroïque, tient de la main droite un long sceptre ou le bois d’une lance, sur lequel elle s’appuie. La main gauche est près de la hanche, où elle saisit la chlamyde. Ce vêtement fibulé entoure le cou , et la fibule descend près du sein droit.
Sa tête est d’un beau caractère, mais elle est rapportée.
Nous renvoyons à la gravure pour les restaurations. [Haut. 8 pal.]
2 5o i B. — Statue impériale, marbre, pl. 970. Coll. Giustin.
Statue à l'héroïque, avec une petite cblamyde jetée sur l’épaule gauche et la couvrant seulement jusqu’au coude.
Le personnage est chauve par devant. Il tourne un peu la tête à gauche et lé mouvement des yeux indique la méditation. Il avance la main gauche, qui tient un sceptre ou, plus probablement, un parazonium. La main droite est écartée et ouverte.
Cette figure n’existe plus dans la collection Giustiniani, et nous n’en connaissons pas les restaurations.
2 5o 1 C. — Statue impériale, marbre, pl. 970. Coll. Giustin.
C’est une statue à l’héroïque, qui s’appuie de la main droite à un tronc d’arbre et regarde devant elle. La chlamyde repose d’un bout sur l’épaule gauche, descend par derrière jusqu’à la hanche, et remonte sur l’avant-bras gauche, horizontal. La main manque.
Cette figure n’existe plus dans la collection Giustiniani.
2Ôoi D. — Statue impériale, marbre, pl. 970. Coll. Giustin.
C’est une statue entièrement nue, tournant un peu la tête à gauche, tenant de ce côté le sceptre élevé à la hauteur de l’épaule, ayant la main droite abaissée. L’expression du visage rappelle un peu celle du n° 25oi B.
Cette statue n’existe plus dans la collection Giustiniani.
2 5o i E. — Statue impériale, m. pl. 970 B. Coll. Pembroke.
Statue déjà donnée au t. III, n° 8o3 A, pl. 438 F, sous le nom de Bonus Eventus, qui est sa véritable dénomination. Dans la collection Pembrolce elle est classée parmi les figures impériales.
2 5o2 . — Statue impériale , marbre, pl. 974. Coll. Giustiniani.
Statue cuirassée . tenant à droite le sceptre , qu elle élève , et à gauche le globe.
266 STATUES ANTIQUES
La chlamyde repose d’un bout sur l’épaule gauche où elle est assemblée par une fibule. Elle couvre le bras gauche, passe ensuite derrière la figure, revient par la hanche droite et va reposer sur l’avant-bras gauche. Les ornemens de la cuirasse sont dans le bas ; ils se composent de quatre figures.
2Ôo3. — Statue Impériale, marbre, pl. 974- Coll. Giustiniani.
Statue cuirassée , tournée à droite, qui fait de la main droite, abaissée, un geste indicateur, et tient dans la main gauche une épée. Cette dernière main est relevée de manière que l’épée touche au biceps. La chlamyde paraît fixée sur les deux épaules , se déploie derrière le corps , et deux pans descendent de chaque épaule : l’un retombe derrière le bras droit, l’autre couvre le devant du bras gauche et descend jusqu’au genou.
25o4- — Statue impériale , marbre, pl. 974. Coll. Giustiniani.
Statue cuirassée, tenant de la main droite l’épée, et de la gauche le fourreau. Celte dernière main est appuyée à la cuirasse; la chlamyde est rejetée sur l’épaule et le bras gauches, mais avec un art particulier. Elle est bouffante sur l’épaule gauche, et produit le plus bel effet. La cuirasse, serrée par deux courroies, est ornée de la tête de Méduse, de deux griffons affrontés et d’un aigle.
2 5o4 A. — Stat. Impériale , m. pl. 9 1 6 B. Mus. de Madrid.
Celte figure impériale est cuirassée aussi. Elle tient de la main droite l’épée , et de la main gauche le fourreau. Cette figure paraît diriger ses regards vers le ciel ; la chlamyde, jetée d’un bout sur l’épaule gauche, revient par la hanche droite se déployer devant le corps et va reposer sur l’avant-bras gauche.
La tête est moderne. [Haut. 7 pi. 2 po.].
2Ôo5. — Statue impériale, marbre, pl. 973. Mus. Borbonico.
Cette statue cuirassée offre un personnage aux traits jeunes, tournant la tête à gauche, faisant de la main droite, élevée, un geste indicateur, et tenant dans l’autre main, abaissée, un volume; la chlamyde est jetée sur l’épaule et le bras gauches. Le personnage porte un parazonium suspendu à une courroie. La cuirasse est fort belle d’exécution.
2Ôo6. — Statue impériale , m. pl. 970 B. Jardin desTuileries.
Statue offrant un personnage en costume héroïque, dont la main droite est abaissée et tient la poignée d’une épée; elle tourne la tête et le buste un peu a gauche. La main gauche est appuyée sur le fourreau du parazonium, suspendu à une courroie. La chlamyde est jetée sur l’épaule gauche, doù elle retombe par devant jusqu’à la main, et par derrière jusqu’auprès du genou.
[Haut. i,n,o85.]
DE L’EUROPE
a 2507. — Statue impériale, m. pl. 981. Coll. Pamphili.
Statue cuirassée, de grande hauteur, tournant la tête à droite, élevant la main droite, qui tient le sceptre, et abaissant l’autre main, qui est vide. La chlamyde, fibulée sur l’épaule droite, couvre la poitrine et se déploie ensuite derrière le corps , où elle descend jusqu’à la plinthe.
Cette statue n’a d’antique que la cuirasse. La tête, qui est moderne, est couronnée de laurier. ( Voy. la gravure pour les nombreuses restaurations.)
[Haut. 1 1 pal. 6 on.]
2Ôo8. — Statue impériale, m.grec, pl. 973. Coll. Giustiniani.
Statue à l’héroïque et de grande hauteur; le personnage regarde à gauche. Il lient de la main droite l’épée nue, et dans l’autre le fourreau.
Dans la collection Giustiniani, la statue porte le nom de Marc-Aurèle; mais la tête est moderne, elle a les cheveux frisés et nous avons cru devoir la placer parmi les inconnues.
La draperie est rejetée du côté gauche, selon la disposition ordinaire de ces figures ; la partie qui se voit sur l’épaule offre un arrangement plein de goût. La cuirasse est serrée par une ceinture ; on voit dans le haut la tête de Méduse, au milieu des griffons cachés en partie par la ceinture, et dans le bas un aigle.
Sont modernes : la tête , les deux bras de la moitié du biceps avec le parazonium et la chute de la chlamyde, les deux jambes, et le tronc d’arbre.
[Haut. 10 pal. 3 on.]
a 2509. — Statue impériale, m. pl. 973. Mus. de Turin.
Cette statue n’a pas été restaurée; elle offre un personnage aux traits jeunes, revêtu d’une cuirasse; elle a le bras droit moins la main et le poignet: l’avantbras gauche manque presque en entier; probablement la main portait un globe;
La draperie est rejetée sur l’épaule et le bras gauches.
2Ô09 A. — Statue impériale, bronze, pl. 972. Mus. Britann.
Le travail de cette petite statue est très-soigné; elle est ornée d’incrustations élégantes en argent, qui ont noirci. On donne le nom de Néron à cette figure; les traits cependant ne sont ceux de cet empereur à aucun âge. Les prunelles sont creusées , et elles renfermaient probablement des pierres précieuses. On peut remarquer des lignes saillantes autour des lèvres; on dirait qu’il y a eu de la dorure; mais c’est un effet du bronze. Le bras droit, élevé, est antique; il est à regetter que le gauche manque à l’épaule. La chaussure est très-riche; c’était un des grands luxes des Romains. La ceinture de la cuirasse offre un travail très-fini , quoiqu’il n’y ail ni têtes ni ornemens dans îa
268 STATUES ANTIQUES
partie inférieure. Mais on voit des franges à la bordure de ïarmilausa et aux épaulières , et les charnières de côté sont très-distinctes à la cuirasse.
[Haut. 6 pi. 8 po. ]
a 25 io. — Statue impériale, marbre, pl. 973. St-Pétersbourg.
Nous ne connaissons pas l’origine de cette statue, et nous ignorons quelles en sont les parties modernes; elle représente un personnage impérial cuirassé, tournant la tête à gauche , tenant de ce côté un parazonium , qui a dû être placé horizontalement, et dont il ne reste qu’un fragment à peine reconnaissable; l’autre main est élevée et tient un fragment de sceptre. La draperie est rejetée sur le côté gauche; la cuirasse est serrée par une large courroie, et a pour tout ornement dans le haut une tête de Méduse ailée.
2010 A. — Statue impériale, m. pl. 971. Coll. Lansdowne.
Ce jeune homme, qui est peut-être quelque prince de famille impériale, ou même Marc- Aurèle jeune, dont sa tête rappelle les traits, est nu; sa chlamyde, placée sur la poitrine, est rejetée en arrière; la figure est un peu maigre et roide de pose, mais d’une belle conservation.
11 n’y a de moderne que la moitié du bras gauche avec la main, ainsi que la main droite au-dessus du poignet. Aux jambes , ce ne sont que des fractures. Cette statue paraît avoir été frottée. La main droite tenait un carquois. Peutêtre aurait-on figuré ce personnage en Cupidon.
[ Haut. 4 pi- 10 po.]
25ioB. — Statue impériale, mar. pl. 972. Coll. Lansdowne.
Statue cuirassée tenant de la main droite le sceptre et de la main gauche le bouclier appuyé sur un petit support. Au côté gauche est le parazonium suspendu à un long baudrier, de sorte que le bout inférieur de l’épée descend jusqu’au genou.
La cuirasse est serrée par une courroie ; elle n’a pas de bas-relief. La draperie est rejetée sur l’épaule et le bras gauches.
On a ici de simples chaussures qui ne se voient guère aux statues armées.
25 1 1. — Statue impériale, mar. pl. 973. Coll. Giustiniani.
Statue de plus de neuf palmes, dont la pose et le vêlement sont particuliers. Le vêtement se compose de la tunique militaire ou subarmale, sans cuirasse, et du paludamenlum, qui encadre la figure.
Le personnage élève la main droite, qui lient le sceptre , et dans l’autre main , abaissée, il tient un papyrus. Le paludamcntum , fibulé sur l’épaule droite,
DE L’EUROPE. 269
couvre le côté gauche de la figure , et se déploie derrière le corps jusqu’à la plinthe.
La tête est celle de la statue.
Les parties modernes sont marquées sur la gravure. [Haut. 9 pal. 3 on.]
2Ôi 1 A. — Statue impériale, m. pl. 936 G. Coll. Egremont.
Nous donnons cette statue d’après les Dilettanti, qui l’ont publiée, t. II, pl. 56. Selon eux, elle offre très-probablement un empereur romain en habit de grand pontife, et la tête a quelques ressemblances avec les portraits de Marc-Aurèle; on ajoute que la sculpture et les détails du costume semblent reporter la statue au second siècle de notre ère.
La tête, qu’on dit parfaite, est bien celle de la statue, dont elle a été séparée. Sont modernes : les avant-bras, de deux pouces des coudes, et les jambes de deux et quatre pouces de la tunique. [6 pi. 9 po.]
a 2 5 1 2 . — Statue impériale , m. gr. pl. 970 B. Coll. Pamphili.
Statue à l’héroïque dont la tête est moderne.
Le mouvement du buste est dirigé vers la gauche. La main droite, abaissée, est appuyée à la hanche ; l’autre main tient un globe. La chlamyde est rejetée sur l’épaule et le bras gauches.
Les parties modernes sont marquées sur la gravure. [Haut. 3 pal. 1 1 on.]
25 12 A. — Statue impériale, m.gr. pl. 970 B. Coll. Pamphili.
Statue haute de plus de onze palmes , qui est aussi en style héroïque et dont la tête est encore moderne.
Tournant la tête à gauche, cette figure étend le bras droit, qui n’a pas été entièrement restauré. La main gauche tient une épée appuyée sur l’avant-bras. La chlamyde est rejetée sur l’épaule et le bras de ce côté.
On dit qu’on a donné à la tête les traits de l’empereur Nerva.
La partie antique se réduit au torse et aux cuisses. (Voy. la gravure.)
[Haut. 1 1 pal. 6 on.]
a 25 12 B. — Jeune homme, marbre, pl. 940 D. Villa Albani.
C’est aussi une statue à l’héroïque qui étend en avant le bras droit et porte la main gauche derrière la hanche. Le bras gauche est recouvert de la chlamyde.
Les parties modernes sont : la tête, le bras droit et un fragment à chaque jambe. (Voy. la gravure.) [Haut. 4 pal. 6 on.]
2 5 1 2 C. — Jeune homme, marbre, pl. 982 A. Montfaucon.
Statue d’homme debout, trouvée aux environs d’Apt (Vaucluse) , avec le
STATUES ANTIQUES
groupe n° 2 5 1 9 H , et une inscription latine. Le pallium , qui est son seul vêtement, est placé comme celui d’Esculape; il couvre le bras gauche, les cuisses et les jambes , et laisse tout le torse nu.
Montfaucon , d’après l’inscription , a publié cette figure sous le nom de L. Allius Severus : il dit que les traits du visage accusaient environ trente ans.
[Haut. im,65o. ]
25 1 3. — Impératrice, marbre, pl. 975. Mus. de Dresde.
Cette statue n’offre rien de particulier pour le costume; cependant la palla est agencée sur la poitrine d’une manière qui n’est pas ordinaire.
Elle est vêtue d’une robe longue, recouverte en grande partie par une palla d’une étoffe épaisse. La main gauche, seule, est dégagée du vêtement; elle est moderne. Deux mèches de cheveux tombent sur les épaules , le reste est noué élégamment sur le derrière de la tête; la chaussure est fermée.
Elle provient de la collection Chigi. [Haut. 3 au. i5 po.)
a 25i4- — Impératrice, marbre de Carr. pl. 975. Vatican.
Statue de grande hauteur, remarquable par la pose et l’agencement de la draperie. Elle provient du palais Barberini et a appartenu aux Camuccini avant de passer au Vatican.
La tête est celle de la statue et paraît offrir les traits de Julie.
Elle tient dans la main droite, abaissée, un fragment de sceptre et dans la main gauche une patère. Son manteau plié en double et attaché sur l’épaule droite par une fibule, passe sous le bras gauche, et se déploie en double sur le corps , qu’il couvre jusqu’aux pieds.
Sont modernes : les deux bras à partir des deltoïdes, avec la partie de la draperie qui en dépend, et le pouce des deux pieds. [Haut. 9 pal. 3 on.]
a 2 5 1 5. — Impératrice, marbre cipolin, pl. 975. Vatican.
Statue assise, de grandeur naturelle, trouvée à Rome, en 1811, dans les fouilles faites aux Thermes de Titus. La tête est rapportée; le siège est moderne. Le reste de la statue est à peu près intact.
Cette femme est enveloppée de son manteau, jeté sur les épaules d’avant en arrière, et abaissé devant la poitrine par le mouvement du bras droit, dont la main est ramenée sur les seins. L’autre main est appuyée à la cuisse.
Pour les parties modernes, voyez la gravure. [Haut. 3 pal. 10 on. 1/2.]
a 2Ôi6. — Impératrice, marbre peut. pl. 975. Coll. Marconi.
On a dans cette statue à peu près la pose d’une Adorante. Les yeux sont élevés, la main droite à la hauteur de la poitrine tient des pavots, le coude écarte la draperie, qui traverse sur le ventre et va reposer sur le bras gauche.
DE L’EUROPE. 2 y 1
La tête est rapportée. Elle se fait remarquer par un diadème dentelé ou radié et les cheveux sont gaufrés.
La moitié de l’avant-bras droit et la main gauche sont modernes.
[Haut. 8 pal. î on. 1/2.]
a 25 1 7. — Femme drapée, m. grec, pl. 979. Villa Pamphili.
Statue non complètement restaurée, offrant une femme debout, dont le manteau , jeté sur les épaules , est abaissé devant la poitrine par le mouvement du bras droit. Ce bras s’y trouve enveloppé jusqu’au-dessus du coude. Les avant-bras manquent depuis la sortie du manteau. La tête est rapportée.
[Haut. 8 pal.]
a 25 18. — Femme drapée, m. peut. pl. 979. Villa Borghèse.
Statue d’une heureuse conservation , dont la tête paraît n’avoir pas été séparée. Cette femme debout, voilée, et le bras droit caché dans le manteau, le tient élevé à la hauteur de l’épaule. De la main gauche, abaissée, elle tient aussi le manteau.
Le mouvement du corps fait produire à la draperie le plus bel effet. On voit que ce vêtement a été disposé de manière à couvrir tout le corps et voiler la tête. Le mouvement du coude droit l’écarte de manière à découvrir à peu près l’épaule et le sein. Quant à la main gauche, qui relève le manteau, le mouvement a pour effet de découvrir la figure jusqu’au-dessus du genou.
Pour les parties modernes, voir la gravure. [Haut. 8 pal. 1 on. 1/2.]
25 18 A. — Femme drapée, m. de L. pl. g36 F. Palais Altemps.
Cette statue, dont la tête est moderne, a été publiée par D. de Rossi, sous le nom de Matrone romaine, ou Muse. Elle appartenait alors, comme aujourd’hui, au palais Altemps. (Voy. notre Introduction, t. III, p. cclxxiv.)
Elle est drapée comme plusieurs des figures placées parmi les Muses, ayant son manteau qui se serre autour du corps par le mouvement du haut du buste vers la gauche ; la main droite est abaissée et tient un volume ; la gauche est ouverte et les doigts sont écartés.
Sont modernes , avec la tête et le cou : le bras droit depuis le bas du deltoïde, la main gauche avec partie de l’avant-bras, l’orteil droit et le pied gauche. Il y a une cassure au milieu du ventre, une autre au-dessus des genoux, une troisième sur la jambe droite. [Haut. 8 pal. 9 on.]
25 18 B. — Femme drapée, marbre, pl. 936 F. Mus. Borbon.
C’est une matrone enveloppée de son manteau comme à l’ordinaire , mais avec un détail particulier, consistant en ce que la main gauche est très-abaissée.
STATUES ANTIQUES
Le bord du manteau, à droite, descend jusqu’à ses pieds. La main droite paraît au milieu de la poitrine.
La tête et le cou sont modernes. La statue paraît n’avoir pas d’autres restaurations, car le dessin offre sans restauration le pied droit, dont le marbre a été profondément rongé.
[Haut. 4 pal.]
2519. — Femme drapée, marbre, pl. 979. Musée de Mantoue.
Petite statue non restaurée, manquant de la tête et de la plus grande partie des bras. La tunique est sans manches. Le manteau a une disposition particulière : il est placé autour de la taille et arrangé de manière à s’ouvrir par le mouvement de lajambe gauche. On y remarque une frange qui descend du dessous du sein gauche jusqu’à la jambe droite. [ Haut. 2 pi. 6 po. ]
25 19 A. — Femme drapée, marbre, pl. 979. Coll. Pamphili.
Cette statue a les attributs de Cérès, mais ce n’est probablement qu’un portrait, car les traits du visage expriment la jeunesse.
Cette femme tourne la tête à gauche, et présente dans la main , de ce côté, des épis. Le bras droit est entièrement nu, tandis qu’on remarque au bras gauche une manche qui descend jusqu’au poignet. Le manteau couvre d’abord l’épaule et le bras gauches, et il est fixé à la ceinture; ensuite il voile la tête, touche à l’épaule droite et vient , par-dessus le bras , s’étaler devant le corps. Là il est aussi fixé du côté gauche et retombe en double sur le ventre, comme aux figures d’ancien style. La tête est celle de la statue.
Les parties modernes sont nombreuses. (Voy. la gravure.) [Haut. 7 pal. 1 on.]
a 25 19 B. — Femme drapée, marb. de Carrare, pl. 981. Palais Gabriel Muti.
Cette femme lève les yeux au ciel, et tient à la main gauche un vase qui est moderne, et qui l’a fait considérer comme une Pandore. La main droite est écartée; la tunique est sans manches. Le manteau est roulé autour du corps et replié sur le bras gauche.
Sont modernes : la tête, le bras et le bas des jambes. (Voy. la gravure.)
[ Haut. 8 pal. 6 on. ]
a 2 5 1 9 C. — Femme drapée, m. grec, pl. 89 1 . Pal. Odescalchi.
Cette figure rappellerait une Bacchante donnée, d’après Guattani, sous le n° 16 55; mais elle a un mouvement onduleux, qui ne se voit pas à l’autre figure. Nos planches offrent, du reste, un certain nombre de statues qui s’éloignent peu de celle-ci par la pose et surtout par la draperie. C’est dans la
DE L’EUROPE
statue placée sous ce numéro que ce genre de représentation est le plus remarquable.
Elle élève l’index gauche comme pour indiquer le ciel, et les regards de sa tête inclinée ont à peu près la même direction. La main droite, abaissée et écartée, paraît tenir un pavot. Cet attribut ne se voit pas bien sur la gravure, mais quelques mots de notre dessinateur ne laissent pas de doute là-dessus : Ha posto in mano gli attributi di Cerere.
Le manteau repose d’un bout sur l’épaule gauche , à la manière des clilamydes; il s’étale ensuite derrière la figure et revient, par la hanche droite, couvrir les cuisses et les jambes jusqu’aux pieds. Il laisse à nu le buste, où l’on remarque l’effet gracieux de la tunique.
La tête est celle de la statue, elle a été retravaillée. Les parties modernes se réduisent au nu des bras et à une partie du pied droit. [ Haut. 10 pal. 6 on. ]
a 2519D. — Femme drapée, m. grec , pl. 982. Coll. Pamphili.
Cette femme élève la main droite, qui tient un sceptre, et de l’autre main, qu’elle écarte du corps, elle tient des pavots. (Voy. n° 2477. ) La tunique est serrée par une ceinture étroite.
Le manteau couvre les deux épaules laissant la poitrine à découvert, et, sous la ceinture, s’étale devant la figure jusqu’au-dessous des genoux.
La tête de celte statue est la sienne et paraît un portrait. Elle a le diadème latin ; les cheveux sont séparés sur le front.
Le bras droit est moderne, le pied du même côté manque.
[Haut. 8 pal. 8 on.]
a 2 5 i 9 E. — Femme drapée, m. de Carr.pl. 982. PalaisViscardi.
La pose de cette figure rappelle un peu celle de la précédente. Elle incline la tête à droite, tient de ce côté le sceptre à la hauteur du biceps, et dans l’autre main, un peu abaissée, des fleurs. La tête, qui est celle de la statue, paraît être un portrait; elle n’a pas de diadème.
Le manteau est disposé à peu près comme à la statue n° 2477. On voit qu’il a été fixé sous le sein gauche , étalé en double devant le corps , conduit par derrière sur l’épaule gauche, d’où il retombe des deux côtés du bras.
La tunique a les manches très-courtes ou du moins repliées. Les pieds reposent sur des solea.
Les restaurations sont marquées sur la gravure. [Haut. 7 pal. 8 on. ]
a 2 5 1 9 F. — Femme drapée , m. deLuni, pl. 98 2 . Coll. Pamphili.
Statue haute de moins de cinq palmes, dont la tête, rapportée, est ceinte du diadème latin. Elle porte en avant la main droite, qui paraît tenir un pavot. On en voit un autre dans la main gauche, qui est appuyée au ventre.
Son manteau est disposé de manière à laisser à découvert la poitrine. Jeté sur l’épaule et le bras gauches , qu’il couvre en entier, il revient par la hanche droite passer sur l’avant-bras gauche, d’où il retombe presque jusqu’en bas.
C’est une statue assez bien conservée. (Voy.la gravure pour les restaurations.) [Haut. 4 pal. 1 1 on.]
a 2 5 1 9 G. — Femme drapée, m. de L. pl. 982. Villa Massimi.
Celte statue manque de la tête, d’un peu plus de l’avant-bras droit et de la main gauche. On voit que de cette dernière main elle présentait quelque chose, et que le bras droit était abaissé.
Le manteau couvre d’abord le devant du corps depuis la ceinture jusqu’au milieu des jambes; ramené ensuite par le côté droit, il monte couvrir le haut du bras gauche, disposition en harmonie avec le mouvement de ce bras.
Cette figure a une restauration partielle indiquée sur la gravure. [Haut. 6 pal. 6 on.]
2519 H. — Femme et sa Fille, mar. pl. 982 A. Montfaucon.
Groupe trouvé dans un champ aux environs d’Apt (Vaucluse) avec le n° 2 5i2 C. Il n’est connu que par Montfaucon, qui l’a publié, t. III, pl. 4 bis. La découverte du groupe était alors récente. La femme assise est d’une stature un peu plus grande que l’ordinaire. Ses vêtemens sont une tunique et un péplus qui la couvre presque jusqu’aux pieds. Sa coiffure, que Montfaucon appelle extraordinaire, ne peut pas aujourd’hui recevoir celle qualification. On la trouvera dans les coiffures de plusieurs dames romaines.
La jeune fille, qui met sa main dans celle de sa mère, paraît être âgée de neuf à dix ans. Elle porte deux tuniques, l’une longue et l’autre courte, et a une ceinture par-dessus ces deux vêtemens.
Peu de temps après la découverte de ces statues, on trouva, à peu près au même endroit, l’inscription latine suivante : Lucio Allio Severo Allius Celer patruo teslamenlo poni jussit. Item statuas duas patri. ... in quarum statuarum dedicatione hæredes ex formula testamenli Decuriis singulis denarios septuaginta duos dederunt.
2519 I. — Deux femmes, marbre, pl. 982 A. Montfaucon
Ce groupe , dont le dessin a été pris par Montfaucon à Boissard , offre deux femmes qui se donnent la main.
Les deux mains et le bras de l’une d’elles paraissent cachés sous le manteau. Nous ne décrirons pas autrement ces figures, pour lesquelles nous renvoyons au dessin.
La base est hexagonale, et sur les trois faces que montre le dessin se lisent
DE L’EUROPE
les noms suivants : Aureliœ Gemiriæ, Aufidiæ Roxaninœ, Faustæ Maximinæ, Martiæ Tertullœ. Ces noms pourraient difficilement être appliqués aux deux seules figures que présente le groupe.
a 2Ô20. — Femme drapée, terre cuite, pl. 977. Coll. Durand.
Belle représentation d’une femme, où la pose et la disposition des vêtemens concourent également à produire un gracieux effet.
Enveloppée de son péplus , cette femme porte l’avant-bras gauche en arrière du corps , où elle paraît serrer le péplus ; l’avant-bras droit est sur la poitrine. Les cheveux sont courts et surmontés d’un diadème. [Haut. 7 po. 9 li.]
a 2621. — Femme drapée, terre cuite, pl. 977. Coll. Durand.
Autre femme entièrement enveloppée de son péplus; de la main gauche elle en saisit le bord à la hauteur de la hanche; le bras droit est placé sur la poitrine. Les cheveux, relevés sur la tête et tressés, y forment une espèce de couronne; les boucles d’oreilles sont très-volumineuses. [Haut. 8 po. 3 li.]
a 2Ô22. — Femme drapée, terre cuite, pl. 977. Coll. Durand.
On remarque dans l’attitude de cette figurine comme un air d’inspiration. Son péplus, jeté sur les épaules, descend de l’épaule droite à l’avant-bras droit, où il s’enroule, laissant à découvert la main droite, qu’elle étend sur la poitrine; la main gauche paraît également à nu sous le péplus. La tête est diadémée et les cheveux sont courts; les pieds sont nus. Ce pourrait être une prêtresse. Les cheveux sont coloriés en rouge. [Haut. 8 po. 10 li. ]
a 2023. — Femme drapée, terre cuite, pl. 977. Coll. Durand.
Cette figure a quelque chose de la pose d’une danseuse; elle avance en effet le pied droit , vers lequel elle étend le bras. Son péplus, jeté sur l’épaule gauche, vient entourer le ventre, où l’étoffe est doublée. La main gauche en retient les bouts derrière le corps.
La tunique, qui est lalaire, offre beaucoup d’ampleur sur la poitrine. Ce vêtement est sans manches, et le bras droit, non recouvert par le péplus, est nu. [Haut. 9 po. 3 li.]
a 2024- — Femme drapée, terre cuite, pl. 978. Coll. Durand.
Femme debout, appuyée gracieusement à un cippe. Le péplus repose presque en entier sur le cippe; mais un bout vient entourer l’avant-bras gauche ,
276 STATUES ANTIQUES
un autre bout se trouve clans la main droite. La jambe droite , est croisée sur la gauche. La tunique est sans manches et laisse même à nu une grande partie de la poitrine. Les chairs sont coloriées en blanc et les habits en rose.
[Haut. 9 po. 4 li. ]
a 2024 A. — Femme drapée, m. peut. pl. 978 A. Mus. Borbon.
C’est une femme drapée dans son manteau, et tenant une fiole dans la main droite , devant la poitrine.
Son manteau couvre les deux bras, et les deux pans vont reposer sur la main gauche.
La tête et les mains sont modernes.
Cette statue provient de la collection Farnèse et est de sculpture romaine.
2024 B. — Femme drapée, m. pl. 978 A. Pal. Bisignano (1).
Femme drapée dans son manteau, qui ne laisse à nu qu’une partie de la poitrine, en grande partie couverte par la main droite. La main gauche repose aussi sur le venLre, et tient une sorte de lacet. La tunique a des manches longues. Les chaussures sont fermées.
Cette statue offre du reste le mérite d’une grande souplesse dans l’expression du corps et dans le mouvement de la draperie.
[ Haut. 5 pal. ]
2024 C. — Femme drapée, m. pl. 978 A. Pal. Bisignano (2).
Femme drapée dans son manteau de la manière particulière qu’offrent les n” 978 B, 1120 et 1 949-
L’avanl-bras droit est caché sous le manteau et croisé sur la poitrine; le bras gauche est abaissé. [Haut. 6 pal. 6 on.]
2 024 D. — Femme drapée, m. pl. 978 A. Mus. Borbonico.
C’est une femme âgée, enveloppée dans son manteau. A première vue, elle fait penser à la mère des Balbus , quoiqu’elle soit différente. Son manteau lui couvre la tête et à peu près tout le corps. Le bras droit en est entièrement couvert, et la main paraît à nu près du cou. La main gauche est appuyée sur le ventre. On ne nous a pas fait connaître les parties modernes de cette statue , qui probablement n’en a pas.
[Haut. 6 pal. 4 on.]
} 1 et 2 ) A Naples.
DE L’EUROPE
a 2 02 4 E. — Femme drapée, m. de L. pl. 978B. Palais Altemps,
Cette statue, dont les yeux semblent dirigés vers le ciel, tient dans la main droite, élevée, un sceptre, et dans la main gauche, abaissée, une patère.
Le manteau, dont les deux bouts sont réunis sur l’épaule gauche, est abaissé au flanc droit et sur le ventre , de manière à laisser tout le buste nu.
La tunique est très-ample; elle produit un bel effet dans la partie cpie le manteau laisse à découvert.
La tête est celle d’une autre statue. Sont modernes : le bras droit en entier, la moitié de l’avant-bras gauche avec la main et la patère.
[Haut. 8 pal. 9 on.]
a 2 02 4F. — Femme drapée , m. de L. pl. 9 7 8 B. Palais Altemps.
Femmevoilée, ayantle diadème latin, tenant, dans la main droite, élevée, un scyplius. Elle est vêtue d’une tunique talaire où l’on remarque un repli à la hauteur de la hanche.
Le manteau est, comme à la précédente statue , disposé d’une façon particulière, servant à la fois de voile et de simple décoration sur le devant du corps. A gauche, il couvre l’épaule et l’avant-bras. A droite, il descend de l’épaule obliquement et va s’enrouler autour de l’avant-bras, se déployant par en bas qu’au genou de ce côté. [Haut. 8 pal. 6 on.]
a 2 02 4 G. — Femme drapée, m. gr. pl. 978 B. Pal. Altemps.
Femme portant le diadème latin, vêtue d’une tunique et d’une surtunique. Elle n’a pas de manteau, mais une sorte de voile très-court, qui repose d’un bout sur l’épaule gauche et de l’autre sur le bras droit.
La figure tourne la tête à droite, élève à la hauteur de l’épaule la main droite, qui paraît tenir un fragment de sceptre, et de la main gauche, abaissée, une patère.
La tunique n’a pas de manches et est talaire. Tunique et surtunique sont serrées par une ceinture, sur laquelle la tunique déborde par les côtés. C’est une disposition peu ordinaire, que notre dessin permet d’observer surtout au côté gauche delà ligure.
La tête est celle d’une autre statue, et le diadème est moderne.
2024 H. — Femme drapée, m. grec, pl. 978 B. Pal. Altemps.
On a encore ici absence du manteau , et une sorte de surtunique formée de deux pièces réunies sur chaque épaule.
278 STATUES ANTIQUES
C’est le costume qu’offrent les figures des Panathénées, et qui se voit du reste à beaucoup de nos figures.
Quant à la pose, cette femme tient dans la main droite, élevée, un sceptre; l’autre main est abaissée et quelque peu écartée du corps.
La tête est celle de la statue. Les parties modernes consistent dans la totalité des bras.
[Haut. 10 pal. 9 on.]
2024 là 2 02 4 L. — Femmes drapées, pl. 978 D. Oxford.
Nous réunissons ces quatre statues du même musée laissées sans restauration. Nous n’avons donc pas à indiquer leur pose, qui cependant peut se conjecturer. A la première, le péplus est enroulé de l’épaule gauche au flanc droit d’une manière assez rare sur nos planches. La seconde, est au contraire enveloppée de ce vêtement. A la troisième, il est écarlé par le mouvement du bras droit, qui paraît avoir été tendu et levé. A la quatrième, il est aussi écarté par le mouvement du bras droit de manière à découvrir le côté du buste ; on remarque à cette dernière figure le diadème latin.
[Haut, de la 1”, 3 pi. 4 po.; de la 2 e, 5 pi. 11 po. 10 li. Les deux autres plus grandes que nature. ]
2Ô2Ô. — Maximien, marbre, pl. 980. Clagenfurt.
C’est une demi-figure, reste d’une statue armée, dont elle comprend toute la cuirasse. Ce fragment, trouvé dans la capitale delà Carinlhie, appartenait sans doute à une statue élevée dans ce même lieu.
Le bras droit manque ; on voit par le mouvement de l’épaulière de la cuirasse qu’il était étendu. La main gauche est abaissée et tient un fragment de bouclier, qui même a paru moderne.
La cuirasse n’a d’autre ornement que la tête de Méduse, mais les appendices du bas de la cuirasse portent chacun une figure en pied.
[Haut, plus grand que nature].
2 02 5 A. — Maximien, m. grec, pl. g4o D.Pal. Odescalchi.
Statue de hauteur colossale et de style héroïque. Maximien est entièrement nu, inclinant un peu la tête à gauche et dirigeant ses regards vers le ciel. Il élève la main droite, dont l’index et le pouce sont étendus. L’autre main est horizontale et à peu près fermée. Elle a pu tenir quelque objet, mais dans l’état elle est vide. A gauche est un tronc d’arbre auquel la statue est appuyée- Cette statue est du reste bien conservée, ayant sa propre tête. Les portions modernes se réduisent à partie des doigts de la main droite, mais elle a plusieurs cassures. [Haut. x3 pal.]
DE L’EUROPE
2 5 2 6. — Constantin, m. de Carr. pl. 980. Place du Capitole.
Statue cuirassée, de plus de douze palmes, trouvée à Rome, dans les thermes de Constantin sur le Quirinal. Elle porte sur la plinthe l’inscription : CONSTANTINUS CAES.
Elle manque de la main droite avec partie de l’avant-bras et de presque tout le bras gauche. Ce bras paraît avoir été élevé , comme pour porter un sceptre. La main droite a pu tenir une épée. La chlamyde, jetée d’un bout sur l’épaule gauche, va par derrière passer sur l’avant-bra.s droit.
La cuirasse est serrée par une large ceinture, et n’est pas ornée de basreliefs. C’est une sculpture médiocre. [Haut. 12 pal. 8 on.]
2527. — Constantin, m. de Carr. pl. 980. Place du Capitole.
Statue cuirassée, trouvée au même lieu que la précédente. Sur la plinthe sont les mots latin : CONSTANTINUS AUG.
La figure, tournant un peu la tête à gauche, a le bras droit horizontal, et au côté gauche un long fourreau suspendu à un large baudrier, et auquel la main gauche est appuyée. Sur un tronc d’arbre à gauche, on a sculpté en saillie une sorte de sceptre renversé.
C’est comme la précédente , une médiocre sculpture. [ Haut. 1 2 pal. 2 on 1/2.]
2627 A. — Constantin, bronze, pl. 980. Barletta (Pouille).
L’empereur tient dans la main droite une croix qu’il élève, et de l’autre main un globe. La chlamyde entoure le cou et descend sur l’avant-bras de ce côté. Le subarmai a des manches longues.
Ce bronze est, à ce qu’il parait, d’une intégrité complète. [Haut. 20 pal.]
2028, 2828 A. — L’empereur Julien, marbre, pi. 978, 900 F. Louvre et Coll. Lariboissière.
Sur la première de ces statues, nous donnons textuellement l’article qui la concerne dans le livret du musée du Louvre.
« Le dernier des Césars de la race de Constantin, cet homme que ses vertus, ses travers, sa philosophie et son fanatisme ont rendu tour à tour l’idole et l’abomination des dilïérens partis , Julien l’Apostat est représenté dans cette statue. La ressemblance de la tête avec son portrait, constaté par les médailles, est de l’évidence la plus frappante. On y remarque la barbe, que Julien ne se
280 STATUES ANTIQUES
fit plus raser dès qu’il eut secoué la dépendance de Constance, son beaufrère, et qui, à la cour de celui-ci, lui faisait donner le sobriquet de Capella (la petite chèvre).
« L’empereur est habillé en manteau grec, et porte sur sa tête un diadème, où le laurier se voir entrelacé avec des cordons , et relevé par des pierreries.
«Il est probable que la ville de Paris a fait, du vivant de Julien, exécuter en Grèce cette statue en marbre grec dur, pour l’élever en l’honneur d’un empereur qui la chérissait, et qui avait pris la pourpre dans ses murs, et à qui elle devait plusieurs embellissemens, le rang de capitale et les premiers pas vers sa grandeur future.
«Celte statue existait à Paris, oubliée dans les ateliers d’un marbrier. Le Gouvernement, en ayant été inslruit, la fit acquérir pour le Musée. »
[Haut. im,787.]
La statue de la collection Lariboissière pourrait avoir la même origine que l’autre, ayant appartenu à un entrepreneur de maçonnerie, qui l’avait trouvée parmi des matériaux. Ces deux statues sont semblables; le diadème de la seconde s’est conservé intact. [Haut. 5 pi. 9 po.]
a 2 02g. — Rutilie, marbre grec, pl. 978. Vatican.
Cette statue a été trouvée, en 1817, près du théâtre de Cicéron à Tusculi, au-dessus de la Ruffînella. On lit sur la plinthe : RVTILIA P. F. AVIA.
Enveloppée de son manteau, qui la voile jusqu’à la tête, elle l’écarte par le mouvement du bras droit, dont la main est élevée. Le côté droit delà poitrine est ainsi à découvert. La main gauche tient une patère.
La tête est celle de la statue. [Haut. 8 pal. 3 on.]
a 2Ô3o. — Rutilie, marb re grec, pl. 97 8. Vatican.
Cette statue a été trouvée au même lieu que la précédente, et porte sur la plinthe l’inscription : PiVTILIA. L. F. MATER TER.
La tête est celle de la statue, qui a subi fort peu de restaurations.
Elle tourne la tête à gaufche, ayant la main gauche abaissée et ouverte, et portant la main droite au voile qu’elle a sur la tête.
Le manteau couvre la tête, l’épaule gauche avec tout le bras; à droite, il couvre le bras, moins la main, et il est rabattu en double sur le ventre depuis la ceinture jusqu’au-dessous des genoux. [Haut. 8 pal. 3 on.]
203 1, 2032. — Femmes drapées, m. gr. pl. 976. Mus. Capitol.
Ce sont deux statues-portraits dont le corps disparaît sous un grand manteau. 11 y en a deux à peu près semblables parm les Muses , l’une du Louvre, l’autre
DE L’EÜROPE.
de la collection Giustiniani. Le bras droit est entièrement caché sous le manteau et ne s’y fait sentir qu’au coude. La main gauche paraît seule. A la première figure, elle lient un pavot, à la seconde elle est vide.
Ces deux statues ont leurs têtes primitives.
Les parties modernes, peu importantes, sont marquées sur la gravure. [Haut, de la ir8, 8 pal. 8 on. 1/2 , de la 2e, 8 pal. 7 on. 1/2.]
2 533. — Femme drapée, m. de Luni, pl. 966. Mus. Capitol.
Cette femme , dont le manteau voile la tête et couvre le corps presque entièrement, élève la main gauche à la hauteur de l’épaule et tient de ce côté des épis. La droite réunit le manteau sur la poitrine. [Haut. 9 pal.]
2 534- — Femme drapée, m. grec, pl. 976. Mus. Capitolin.
Celte statue, haute de près de dix palmes, offre encore une femme voilée; elle porte de la main droite une navette près du visage. Mais ce geste est l’œuvre du restaurateur, car l’attribut et la main sont modernes.
Le manteau recouvre la tête, l’épaule et le bras gauches. Le bras droit est en partie caché. La tête est celle de la statue. Les parties modernes se réduisent au nu des bras. [Haut. 9 pal. 8 on.]
* 2 035. — Stat. impériale, frag. m. g. pl. 355. Louvre.
C’est un fragment de statue cuirassée, d’un travail exquis et resté sans restauration. Il appartient probablement à quelque statue impériale.
Nous donnons ce fragment comme cuirasse, sur les planches où nous avons reproduit l’armure de quelques statues du Louvre sur une plus grande proportion. Ce fragment provient de Gabies. [Haut. 0,895“. 2 pi. 9 po.]