‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 2)Chapitre 9 sur 24 · DIEUX, DÉESSES, ETC · texte numérisé non relu

DIEUX, DÉESSES, ETC

2537. — Ammon, brèche, pl. 984 A. Musée Pie-Clémentin.

Cetle statue, qui décore aujourd’hui la galerie des Candélabres au Vatican , où elle est désignée à tort comme offrant un prêlre égyptien , représente la grande divinité des Egyptiens Amon-Ra, le roi des dieux, que les Grecs identifièrent sous le nom d’ Ammon, A| a;xwv, avec leur Jupiter.

Le dieu est coiffé du bandeau royal surmonté de deux plumes; son menton est garni d’une longue barbe qui a la forme que les artistes égyptiens donnaient ordinairement à la barbe; son cou est orné d’un collier. Dans sa main droite il tient la croix ansée, symbole de la vie divine. [Haut. 4 pal.]

2538. — Cnouphis, br. pl. 984 B. Angleterre, Specimen, etc.

Num ou Kneph, que les Grecs appelaient Cnouphis ou Cnoubis, était une des grandes divinités de l’Egypte , celle qui était invoquée comme la protectrice spéciale de la Thébaïde.

Ce dieu , confondu souvent avec Ammon , dont il n’était qu’une forme , était représenté avec une tête de bélier surmontée du serpent Uræus.

Notre statuette, privée des avant-bras, tenait probablement à la main la croix ansée, et avait sur la tête le serpent Uræus. [Haut. 2 pi. 11 po.]

2539. — Pascht (à tète de lionne), granit, pl. 984 B. Vatican.

Champollion, dans son Panlhéon égyptien décrit à tort des figures de ce genre comme représentant Neith; elles étaient aulrefois encore plus improprement désignées dans les catalogues des musées sous le nom d'Isis à tête de lionne.

Cette statue assise , découverte dans des fouilles faites à Karnak, est celle de Pascht, la déesse spéciale de Bubaste , toujours représentée avec une tête de

(1) On n’a point suivi ici l’ordre des numéros qu’on a dû cependant conserver, puisque ces numéros se rapportent aux planches. Celù lient à ce que les découvertes modernes ont assigné à ces statues une classification et des dénominations différentes de celles qu’avait adoptées M. de Clarac. •

STATUES ANTIQUES

lion ou de chat , surmontée du disque solaire. Cette statue, presque colossale, appartenait auparavant au docteur Cavazzi.

L’extrémité du thau et les deux pieds à partir du dessus des malléoles sont en plâtre ainsi que la plinthe. Il en est de même du bras droit jusqu’au poignet, et d’une portion du gauche jusqu’au coude. [Haut. 9 pal. ]

2 54o. — Pascht, granit, pl. 984 B. Vatican,

Cette statue debout lient le thau de la main droite et dans la main gauche le sceptre.

L’extrémité du pied gauche moins le pouce est en plâtre. Il y a une restauration au milieu du corps. [Haut. 8 pal. 2 on.]

* 2 54 1,* 2 542. — Pascht (à tête de lionne), pl, 3o6. Louvre.

Ces deux statues ont sur la tête le serpent Uræus. Parmi les hiéroglyphes gravés sur le montant du siège du n° 2 54i, on distingue les cartouches qui renferment le nom et l’épithète du pharaon qui l’a consacrée , et que Champollion jeune a reconnu être ceux d’Aménophis IL On sait que les statues de fce genre, de même que celles de sphinx, formaient, en avant des temples, des avenues auxquelles chaque roi ajoutait de nouvelles statues de la divinité qui y était adorée, et elles offraient une suite chronologique de la filiation et de la succession de ces princes; ce qui est très-curieux pour l’histoire de l’art chez les Egyptiens, et donne le moyen de fixer les époques. Aménophis II, roi de la 18e dynastie, régnaitvers 1 725 av.J. C.

D’après celles que l’on a déchiffrées, on sait qu’ Aménophis III (1687 av. J. C.), ou Memnon, construisit une grande partie du temple de Louqsôr, qui fut terminé par Sésostris, le Memnonium, à Thèbes; il éleva le colosse de Memnon, le temple d’Ammon Cnouphis à Éléphanline, et le palais de Soleb , en Éthiopie.

Une partie de la plinthe et des pieds de cette figure a été restaurée , ainsi que le disque et le serpent placé sur sa tête.

Ces deux statues ont été rapportées de la haute Égypte par M. le comte de Forbin.

L’aspic nommé Ouraios par les Grecs, nom qui, selon Champollion (Voy. pl. III bis de son Panthéon égyptien), vient d’oaro , roi en égyptien , était un emblème royal et un attribut de la divinité , et l’on retrouve la traduction de son nom dans le basilic des Romains , mot formé du grec basileas , roi.

[Haut. 2m, 299 — 7 pi. 1 po.]

* 2544- — Pascht, granit noir, pl. 3o5. Musée du Louvre.

Cette statue, semblable à celle à qui elle sert de pendant, et de la même dimension, a été aussi trouvée en Égypte par le célèbre voyageur Belzoni et rapportée par M.le comte de Forbin. Elle représente Pascht et non Tourna, comme on le lit sur notre planche.

DE L EUROPE

D’après Champollion jeune, l’inscription hiéroglyphique gravée sur les montans de son siège dit qu’elle a été consacrée par Sésonchis , fils du soleil qui l’aime. Ce Sésonchis, père d’Osorchon , est le Sésac de l’Ecriture sainte, qui prit Jérusalem, fit une partie de la grande colonnade latérale de Karnak, terminée par son fils, et où on lit successivement les deux légendes de ces Pharaons, que l’on peut placer dans le xie siècle avant J. C.

En les comparant avec les deux statues consacrées par Aménophis II dont le style et le travail n’offrent aucune différence avec ce que présentent celles-ci, on voit que les arts d’imitation , qui, en Égypte, n’étaient fondés que sur des idées religieuses et formaient une branche de l’écriture hiéroglyphique, y étaient restés stationnaires durant une longue période, car ces deux statues de la cour, éloignées l’une de l’autre par un intervalle de six à sept siècles, semblent, par le style et l’exécution, faites à la même époque et par la même main.

Les pieds, une partie de la main gauche , le disque et le serpent sont restaurés. [Haut. om,7i9 = 2 pi. 2 pal.]

* 2 044 A. — Pascht, granit noir, pl. 997 A. Louvre.

Voici comment s’exprime M. E. de Rougé sur cette statue, qui décore aujourd’hui la galerie égyptienne du rez-de-chaussée du Louvre:

« La déesse Pascht estdebout et dans l’attitude de la marche; sa main gauche tient une tige de papyrus, qui lui sert de sceptre ; la main droite porte le signe de la vie. L’entrée du temple de Maut, à Karnak, était décorée d’une triple rangée de caryatides semblables; celle-ci en provient sans doute; la plupart étaient marquées au cartouche d’Aménophis III. La vigueur des traits se rapporte parfaitement à celte époque. » [Haut. i”‘, 700.]

2545B. — Osiris, bronze, pl. 984B. Specimen, etc. t.I.pl. 2.

Cette figurine, qui nous paraît être de fabrique romaine et appartenir à l’école de sculpture à la manière égyptienne qui prit naissance sous Hadrien, représente Osiris, coiffé de la partie supérieure du pschent, avec le sceptre d’une main et le fouet de l’autre , deux marques de l’autorité. Ces attributs appartiennent à ce dieu comme roi de l’Égypte et de l’Amenthi, ou enfer égyptien. Les deux plumes qui accompagnent ordinairement le pschent, ont été transformées en deux véritables cornes. La barbe est nattée.

Il existe un grand nombre de figurines représentant Osiris avec ce caractère.

[Haut. 2. pi. 2 po.]

* 2545 Cet D. — Isis Ptérophore, bronze, pl. 996. Louvre.

Isis, la seconde personne d’une des plus célèbres triades divines de l’Égypte, est ici représentée ailée, la tête surmontée des cornes de la vache et du disque solaire entouré du serpent Uræus.

286 STATUES ANTIQUES

Le type d’Isis semble avoir été pris pour modèle des images des reines d’Égypte , dont elle était une des divinités protectrices.

Isis était à la fois l’épouse et la sœur d’Osiris, qui formait avec Harou Horus, son fils, la triade adorée à Philæ.

Ses attributs rappellent beaucoup ceux de la déesse Hatbor ou Hathyr , la Vénus égyptienne, avec laquelle elle se confond souvent. Isis était aussi reine de l’Amenthi, et, suivant M. Gardn. Wilkinson, quand elle était représentée avec ce caractère , elle avait parfois la tête de vache , comme Hathor.

C’était à Busiris que se célébrait la grande fête en l’honneur d’Isis décrite au long par Hérodote ; mais son culte était répandu dans toute l’Egypte.

[Haut. 0,270".]

La seconde statue offre à peu près les mêmes détails que la précédente. Il y a seulement à remarquer que la coiffure n’est pas tout à fait la même. Isis est coiffée du vautour, qui, ainsi que cela se voit dans beaucoup de ligures d’Isis, étend ses ailes sur les côtés de la tête de la déesse; au-dessous de ce vautour est une couronne d’Uræus surmontée des cornes et du disque. [Haut. o,34om.]

2 046. — Imouth, basalte noir, pl. 2 88. Louvre.

La pose de cette statue se rencontre très-fréquemment dans les statues égyptiennes.

Champollion a reconnu dans cette statue Imouth, l’Esculape égyptien. Imouth ou Imalep (Iematep) avait un temple à Philæ, portant une inscription grecque qui datait de l’époque des Antonins, et qui nous apprend que cette divinité était assimilée par les Grecs à leur Esculape. Suivant les Égyptiens , il était fils de Phtah , leur Démiurge, le Vulcain égyptien.

Son type rappelle beaucoup celui de Phtah ; il porte un bonnet qui prend exactement la forme de la tête et lui donne l’air d'être chauve. Aussi Synesius se moque-t-il de la calvitie de l’Esculape égyptien. (Calvitii Encomium, p. 73.)

Cette figure est d’une époque fort basse; caron ne connaît aucune ancienne représentation de ce dieu. [Haut. 1 pi. 4 po. 76-]

* 2 049 B. — Ammon, bronze, pl. 999. Musée du Louvre.

Nous devons à M. Auguste Mariette (1) l’indication suivante :

« La coiffure de ce personnage n’est plus sur la planche telle qu’elle est aujourd’hui, depuis la restauration récente que la statue a subie. Elle doit se se prolonger en deux longues plumes droites qui servent à nous faire distinguer ici une statue du dieu Ammon. Il tenait le sceptre de la main droite. Les ornemens du cou et de la ceinture sont des incrustations en or. »

(1) Je profite de cette occasion pour remercier ce savant égyptologue et courageux voyageur des renseignemens qu’il m’a fournis pour le texte des statues égyptiennes, que la mort avait empêclié M. de Clarac d’entreprendre, et que j’ai dû compléter. Les

progrès qu’a faits la connaissance de l’archéologie égyptienne depuis quelques années auraient d’ailleurs rendu nécessaire de remanier le travail que notre regrettable ami eût pu laisser achevé.

(Alfred Maüry.)

DE L’EUROPE

2568. — Anubis, m. de Par. pl. 988. Mus. Capitolin.

Cette statue, de l’époque romaine, trouvée à Porto-d’Anzio en 1749, est une de ces imitations maladroites que les Romains firent des statues égyptiennes à l’époque des Antonins , alors que la dévotion aux divinités de l’Egypte eut pris une grande vogue à Rome.

Anubis , ou plus exactement Anoub, était une divinité psychopompe. Voilà pourquoi les Grecs l’assimilèrent souvent à leur Hermès , sous le nom d’Hermanoubis. Anubis est ordinairement représenté avec une tête de chacal , que les Grecs avaient prise pour une tête de chien , et le sceptre à tête de lévrier appelé autrefois improprement sceptre à tête de coucoupha.

Les attributs donnés à notre Anubis dénotent la confusion des idées grecques et égyptiennes. La tête de chacal est remplacée par une vraie tête de chien, et le sceptre est remplacé par le caducée d’Hermès ; au lieu du thau que porte ordinairement Anubis , l’artiste romain lui a donné un sistre. Ce sistre pourrait bien, au reste, dénoter aussi la présence d’un type de Pascht altéré par un artiste ignorant de la symbolique égyptienne; car certains bronzes de Pascht, que nous connaissons, la représentent souvent avec le sistre à la main (i). Dans ce cas, la tête de chien restaurée en museau aurait été originairement une tête d efelis (lion ou chat) (2).

Les mains sont modernes; il y a un tasseau au cou et un autre au genou droit.

[ Haut. 6 pal. 9 on.]

2569. — Isis, basçilte noir, pl. 986, Mus. Capitolin.

Cette statue, de style fort médiocre, a été trouvée en 1740, à la villa Adriana. A la fleur de lotus et à la croix ansée placées dans ses mains , on reconnaît uné imitation des statues égyptiennes d’Isis.

[Haut. 6 pal. 3 on.]

2569 A. — Isis(3), m. de Carr. pl. 990, Londres, coll. Hope.

Cette figure (4) a été retravaillée. On dirait que le marbre a été peint; mais cette couleur provient peut-être de quelques tenons en fer. On lui a fait tenir une fleur à la main droite. La robe est serrée et à plis droits dans le style ancien. Une surtunique fort large recouvre le bras gauche , et le manteau passe

(1) Sir Gardn. Wilkinson, Manners and assez basse. Au reste , tout le reste des dé-

Customs of the ancient Eyjptians , 2 séries, tails annonce la substitution du type grec vol. Ier, p. 278. au type égyptien.

(2) Cette conjecture que je propose ici (Alfred Madry.)

me paraît la plus vraisemblable; caries (3) Cette notice est de M. de Clarac.

bronzes sont généralement d’une époque (4) Monument d’imitation romaine.

STATUES ANTIQUES

sur la poitrine et va retomber du côté gauche sur le derrière. Le pied droit est porté en avant. De longues tresses en spirales retombent de chaque côté sur les seins, et deux autres, par derrière, sur les épaules; chignon. La tête est moderne; mais une partie des longues tresses est antique. Le pied droit est moderne. La tunique a de larges ouvertures pour les manches ; quatre boutons sur le bras droit. Le gauche caché par le manteau étendu. Le travail des draperies est soigné, mais un peu sec. [Haut. 2 pi. 1 po.]

2 569 B. — Isis, marbre, pl. 987. Collection Coke.

Cette Isis tient de la main gauche une corne d’abondance dont le haut est antique, et de la main droite, abaissée, un scyphus.

M. de Clarac n’a laissé aucune note sur cette statue, qu’il avait vue en Angleterre. La fleur de lotus qui surmonte la tête de celte femme lui aura valu# le nom d’Isis; mais elle n’a d’ailleurs aucun des attributs de cette déesse. Comme nous ignorons quelles sont ses restaurations, nous ne pouvons prononcer sur le caractère originaire de cette statue. [Haut. 3 pi.]

2570.— Isis, basalte noir, pl. 986. Musée Capitolin.

Cette statue, qui rappelle tout à fait le n° 2 56g, a été trouvée également à la villa Adriana. C’est aussi une œuvre d’imitation. On doit à la restauration quelques tasseaux de la coiffure. [Haut. 6 pal. 6 on. 1/2.]

2571. — Isis, bronze, pl. 986. Musée Borbonico.

MM. Piranesi, dans le texte des antiquités d’Herculanum de Piroli (t. V. Bronzes, pl. i3,édit. fr. p. 25, 26, t. VI de l’édition royale), donnent ce bronze comme représentant une Fortune. Et, en effet, cette figurine offre les caractères réunis d’Isis et de la Fortune. Elle porte de la première déesse la fleur de lotus ciselée en argent, les plumes ; et de la seconde, la corne d’abondance et le gouvernail. Apulée, dans ses Métamorphoses (xi), identifie les deux déesses.

Ce beau bronze est d’une excellente exécution. On remarque le bracelet en forme de serpent, qui décore la main gauche. Les plis sont habilement rendus. L’écharpe dentelée qui forme un nœud sur la poitrine se rencontre souvent dans les figures d’Isis.

[Haut. 1 pal. 3 on 1/2.]

2572. — Isis, basalte noir, pl. 986. Musée Capitolin.

Nous avons ici sous les yeux une de ces divinités bâtardes nées du syncrétisme de l’époque impériale. L’Abondance est représentée sous les traits d’Isis,

DE L’EUROl'E. 289

On doit à la restauration une partie du cou, le haut de la corne d’abondance et divers tasseaux à la draperie.

Cette statue fut découverte en 17^0, à la villa Adriana.

[Haut. 5 pal. 1/2 on.]

* 2573. — Isis, granit gris de Y île d'Elbe, pl. 290. Louvre.

Cette statue est une imitation moderne des statues égyptiennes d’Isis.

Les femmes de l'ancien style ont la taille très-fine vers les hanches, et les seins très-sailluns,

La statue provient de la villa Borghèse. [Haut. im,489 = 4 pi. 7 po.]

* 2574. — Isis Ptérophore, basalte, pl. 3o6. Mus. du Louvre.

. Figure d’Isis Ptérophore du temps d’Hadrien. Les ailes, au lieu d’être attachées au bras comme c’est l’ordinaire , sont repliées le long du corps. La tête les bras et les pieds sont en albâtre calcaire. Le cylindre que la figure tient de la main droite est doré. [ Haut. im,632. ]

a 2574 A. — Isis, marbre gris, pl 991. Mus. Borbonico.

Celte figure , de bonne sculpture romaine , représente Isis dans le costume qu’on lui voit ordinairement. Son ample palla lui sert de voile. La tête et les extrémités sont en marbre blanc et ont été très-bien exécutées par Albaccini. Elle provient de la collection Farnèse. [Haut. 7 pal. ]

2074 B. — Isis, marbre grec, pl. 988. Mus. Chiaramonti.

Celte statue de fantaisie a le caractère d’une Isis romaine ou d’une prêtresse de celle divinité. Les bras sont dus à la restauration. [Haut. 6 pal. 4 on. 1/2.]

a 2074 C. — Isis, marbre grec, pl. 988. Musée Britannique.

C’est probablement une Cérès restaurée en Isis. Quoique celte statue soit un peu lourde dans son ensemble, et que son exécution ne soit pas aussi soignée qu’on pourrait le désirer, cependant elle se recommande par le bel ajustement de ses draperies et par sa conservation. Il n’y manque que la main droite, et tout le reste est en fort bon état. A la manière dont le bas de la robe et les pieds, d’une jolie forme, sont traités, il paraîtrait que cette figure n’a pas été terminée. On a donné ici à Cérès le caractère et les attributs d’Isis , avec laquelle souvent on la confondait. Sa tête est surmontée du disque et des serpens auxquels sont jointes des plumes. De longues tresses descendent sur les épaules. La tête est celle de la statue; le nez a été restauré. Les yeux, où les prunelles sont marquées, indiquent que cette production romaine doit appartenir au second siècle de notre ère, et peut-être même au troisième. Cette

290 STATUES ANTIQUES

guirlande de fleurs de lotus qui retombe sur le vase qu elle tient à la main gauche, de même que le bras, est entièrement antique. On était déjà bien loin de l’ancienne simplicité des modèles grecs. On retrouve dans cette statue un bel ajustement de draperies, et cet ample diplax, qui forme deux étages de plis sur la tunique, présente de larges parties de plis, qui vont bien avec ces grandes manches qui couvrent la moitié du bras, et laissent pénétrer les regards à travers les ouvertures (1).

[Haut. 4 pieds.]

2574 D. — Isis, marbre de Par. pl. 991. Coll. Blundell.

Cette statue d’Isis, de sculpture médiocre, provient de la villa Mattéi. La tête et les deux bras sont modernes. [ Haut. 3 pi. 6 po. ]

2 074 E. — Isis, marbre, pl. 988. Musée Borbonico.

Cette statue représente Isis , confondue avec Cérès. Nous en ignorons les parties modernes. [Haut. 7 pal. 1/2 on.]

2574 F. — Isis, marbre peut. pl. 993. Musée Capitolin.

Cette statue du temps d’Hadrien nous offre l’Isis telle qu elle était adorée à Rome, le front couronné de la fleur de lotus, tenant d’une main le sistre et vêtue d’un manteau à franges.

On doit à la restauration la main gauche et le vase, la main droite et une partie du bras ainsi que le sistre, enfin l’extrémité du pied gauche. Il y a de plus des tasseaux modernes. [Haut. 8 pal. ]

a 2574 G. — Isis, marbre grec, pl. 994. Musée de Madrid.

Le vêtement de cette statue nous fait reconnaître une Isis romaine; mais la tête et le bras droit sont dus à la restauration. [Haut. 5 pi. 2 po. ]

2675. — Isis, marbre de Car. pl. 992. Musée Capitolin.

Cette statue, que M. de Clarac a classée parmi les Isis, a été restaurée en .binon; mais la tête est antique; peut-être même a-t-elle appartenu à la statue. Dans ce cas, rien n’autoriserait à croire que cette statue ait jamais représenté Isis. Le bras droit, depuis la saignée, est d’ailleurs moderne. 11 y a , en outre , beaucoup de restaurations [Haut. 5 pal. 2 on.]

a 2575 A. — Isis, marbre, pl. 99 2. Collection Cocke.

Cette statue a reçu le nom de Junon; mais elle a plutôt le caractère d’Isis,

(1) Cette notice est de M. de Clarac.

DE L’EUROPE. 2gi

telle que la représentaient les Romains avec la calasiris ou le nœud sur la poitrine.

La déesse est debout, vêtue d’une longue tunique et d’un manteau qu’elle relève de la main droite au-dessus de la tête, ou plus haut que la tête sur le côté. Le bras droit et partie du manteau sont modernes, ainsi que le gauche du deltoïde, et la main. La tête est belle; de longues tresses tombent sur les épaules, ce qui convient au costume d’Isis. Le bas des jambes et de la tunique, et les pieds, sont modernes. En somme, c'est une belle statue, d’une pose remplie de dignité, et bien drapée.

[Haut. 7 pi. 2 po.]

2576. — Isis Salutaris, marbre, pl. 987. Mus. Pie-Clémentin.

Nous avons ici sous les yeux une Isis Salutaire ou une Hygie. La tête paraît moderne. Nous ignorons la hauteur et les restaurations de cette statue.

2577. — Isis, marbre, pl. 991. Vienne, Musée impérial.

La partie antique de celte statue restaurée en Isis romaine se réduit à un torse, dont la draperie rappelle en effet celle qu’on donne aux statues de cette divinité.

2578. — Isis, marbre, pl. 989. Cavaceppi.

Nous ne dirons rien de cette Isis romaine, qui porte le sistre; car nous en ignorons les restaurations. [Haut. 5 pal. 9 on.]

a 2579. — Isis, marbrede Car.pl. 989. Coll. Vescovali.

Cette Isis romaine offre un bel arrangement des draperies. Elle porte le sistre de la main gauche, et un stylet de la droite. La tête est antique, mais a été rapportée. Les deux bras sont l’œuvre de la restauration.

Cette statue a été découverte à Acqua-Traversa , vers la porte du Peuple, à Rome, parle sculpteur Pierrantoni. [Haut. 6 pal. 1/2 on.]

a 2680. — Isis, marbre grec, pl. 990. Mus. Borbonico.

Cette jolie figure d’ancien style tient de la main gauche un sistre et avait dans la main droite le tau ou nilomètre. Un bracelet à la main droite, les yeux, les cils, le bord inférieur de la tunique sont peints en rouge; les cheveux, le bord supérieur de la tunique et le bout des seins sont dorés. Elle a été trouvée à Pompéi dans un temple auquel on a donné son nom.

[Haut. 3 pal. 6 on.]

STATUES ANTIQUES

258i. — Isis, marbre, pl. 989. Coll. Torlonia.

Nous ignorons les restaurations de cette Isis romaine et assise, dont la draperie offre quelque élégance.

a 2681 A. — Isis, marbre de Luni, pl. 994* Coll. Pamphili.

C'est une Isis assise dont les parties modernes sont nombreuses; car on doit à la restauration la moitié gauche de la poitrine , une grande partie du bras droit et une foule d’autres détails. [Haut. 6 pal. 5 on.]

a 2582. — Isis, marbre périt, pl. 987. Villa Borghèse.

Le seul mérite de cette statue est la richesse de la draperie, que l’on remarque du reste ordinairement aux figures romaines de cette déesse; mais on n’observe pas ici les franges dont est généralement garnie sa palla. Les bras sont modernes. La planche indique les autres restaurations. [Haut. 8 pal. 2 on.]

a 2583. — Isis, marbre grec , pl. 989. Vatican.

Les bras de celte figure restaurée en Isis ou en prêtresse de cette déesse étant modernes, ainsi que l’indique la planche, on ne saurait décider ce que représentait la figure originale. On doit encore à la restauration l’extrémité du second doigt du pied et les deux bouts de la plinthe. [Haut. 8 pal. 3 on.]

a 2583 A. — Isis, marbre grec, pl. 994. Villa Albani.

La tête de cette statue restaurée en Isis est rapportée, quoique antique sauf le nez. Les bras sont modernes aussi et diverses autres parties indiquées sur la figure. [ Haut 6 pal. 0 on.]

a 2583 B. — Isis, marbre grec, pl. 9 9 3. Villa Albani.

Les bras de cette Isis sont modernes comme ceux des statues précédentes. A part cette particularité, celle statue est d’une bonne conservation. Les restaurations sont indiquées sur la planche; mais les draperies paraissent un peu roides. [Haut. 7 pal.]

* 2584- — Isis, marbre grec, pl. 307. Musée du Louvre.

Le genre de la draperie, nouée sur la poitrine et à franges, fait reconnaître Isis dans celte petite statue.

La tête est moderne , ainsi que les bras au-dessous des épaules , et le pied gauche. [Haut. ora,ct27 = 2 pi. 10 po. 3 li. ]

DE L’EUROPE

* 2085. — Isis, noir antique, pl. 307. Musée du Louvre.

Cette figure, d’une parfaite conservation et dans le style grec, fut trouvée à la villa Adriana, dans le siècle dernier. On l’a vue autrefois au musée du Capitole, où cependant elle n’avait pas la tête antique que l’on a dernièrement restituée. [Haut. 2”,4io = 7 pi. 5 po.]

Dans les ouvrages d’ancien style égyptien , il est difficile, sinon impossible, de distinguer les divinités de leurs prêtresses, et même le sexe est peu distinct. L’on donnait aux prêtres les mêmes attributs qu’aux dieux. Sous les Grecs et les Romains, quoique le sexe fût caractérisé, on laissa beaucoup d’incertitude, surtout pour les déesses, entre leurs divinités et leurs prêtres et prêtresses. Les cheveux à petits anneaux et à mèches tortillées en tire-bouchon que l’on voit aux têtes d’Isis et des prêtresses égyptiennes , se trouvent aussi aux portraits des rois d’Egypte. Les franges du manteau sont de même un des caractères du costume d’Isis et de ses prêtres : c’est un ornement étranger et qui distingue les princes; on en voit aux rois prisonniers. H est question dans Homère des franges du bouclier de Minerve, etc. et, de même qu'à présent, ces franges étaient souvent en or. Les vêtemens des prêtres isiaques, ordinairement de lin très-fin et s’appliquant exactement sur le corps, en laissaient voir tous les contours ; les peintures antiques les montrent transparens, et les chaussures faites de toile de lin font voir, quoique fermées, les formes des doigts des pieds.

Les artistes grecs établis en Egypte sous les Ptolémées, en conservant aux figures égyptiennes une partie de leurs formes et de leurs poses, y firent pourtant de grands chan. gemens, et donnèrent aux têtes un caractère mêlé de grec et d’égyptien; ils ajustèrent aussi autrement les draperies, qui, dans les statues d’ancien style, sont à petits plis ou rayées dans certaines parties, et dans d’autres si justes au corps et si minces quelles en suivent toutes les formes, et que souvent ce n’est qu’au bas des jambes que l’on s’aperçoit que les figures sont vêtues. Du temps d’Adrien, on imita beaucoup les statues égyptiennes d’ancien style , mais avec des altérations, en rectifiant le dessin et en y donnant plus de mouvement. La poitrine des hommes est plus relevée qu'aux figures d’ancien styie ; la taille est moins svelte vers les hanches, et les articulations sont plus prononcées; les yeux sout enchâssés ; les pieds ont bien à peu près la même position que dans l’ancien style, mais ils sont, ainsi que les mains, d’un bon dessin.

* 2686. — Isis,èasa/fe,pl. 307. Musée du Louvre.

Cette figure était jadis à Versailles. Le style se ressent des écoles grecques. [ Haut. 2m, 1 7 1 7 pi. 8 po. ]

* 2587. — Isis, marbre noir, pl. 008. Musée du Louvre.

Celle figure, de style grec, a été exécutée en marbre noir pour les draperies, La tête, les bras et les bouts des pieds ont été restaurées en marbre statuaire, ainsi qu’ils étaient probablement dans l’antique.

[Haut. im,4i2 = 4 pi- 4 po. 2 li. ]

Les draperies noires étaient propres à Isis; mais ce qui , suivant Winckelmann, caractérise encore mieux cette déesse, c’est le nœud qui réunit sur la poitrine les bouts

STATUES ANTIQUES

du manteau égyptien à franges, appelé calasiris; et il paraît que ce nœud se nommait calassis. Le mantelet qui sert de voile à cette figure est détaché delà robe, ce qui est rare. C’était sans doute ce voile qu’Isis disait n'avoir jamais été soulevé par aucun mortel, emblème des mystères impénétrables de la nature, que représentait Isis, à qui l’on donnait le nom de Myrionyme, aux dix mille noms. (Voy. sur Isis, surtout par rapport aux costumes isiaques, Mus. Cliiaram. t. I, pl. 1 et suivantes. }

* 2588. — Prêtresse d’Isis, marbre, pl. 3 o 8. Musée du Louvre.

Le manteau à franges, noué sur la poitrine, offre cette figure dans le costume que les Grecs donnaient à Isis et à ses prêtresses, et que nous voyons à plusieurs statues. La tête et les bras depuis la saignée sont modernes.

[Haut. im,75i r= 5 pi. 4 po. 9 li. ]

2088 A. — Isis, marbre, pl. 987. coll. Blundell.

Très-petite figure égyptienne, provenant de la villa Borghèse. Sur sa note, M. de Clarac dit qu’il ne l’a vue qu’en passant, et que le temps lui a manqué pour la décrire.

2 588 B. — Isis, marbre salin, pl. 988. Coll. Blundell.

Figure d’Isis ou de prêtresse égyptienne, selon Visconli, de style égyptien d’imitation , qui provient de la villa Mattéi. Elle paraît à M. de Clarac une copie moderne. [Haut. 5 pi. 8 po.]

2 088 C. — Isis, granit, pl. 983. Coll. Blundell.

Cette figure, sur laquelle M. de Clarac n’avait laissé aucune indication, offre une femme portant le sceptre à tête de lévrier. C’est une figure d’imitation qui paraît se rapprocher du style égyptien plus que beaucoup d’autres.

2 588 D. — Isis, marbre, pl. 990. Boissard.

Celte figure, dessinée par Boissard et baptisée du nom d’Isis, paraît toute de convention. La richesse et la frange de la draperie rappellent au reste les imitations romaines d’Isis. Le sphinx est d’un dessin médiocre.

208g. — Isis et Harpocrate, m. grec, pl. 992. Munich, Glypt.

Ce groupe, qui décore la galerie du Munich, représente Isis vêtue d’une longue tunique plissée, par-dessus laquelle est jeté le manteau qui lui est propre, lequel est frangé et noué sur la poitrine. La tête est recouverte d’un voile garni de franges et est surmontée du globe, du disque et de plumes d’épervier. De la main gauche, elle lient un vase ; de l’autre, elle élève le sistre.

A sa droite est Harpocrate ou Horus enfant, nu, sauf une légère chlamyde

DE L’EUROPE

jetée sur ses épaules. La main gauche lient la corne d’abondance, et l’index de la droite pose sur la bouche en signe de silence. L’inscription qui se trouve sur la plinthe ( Q . Marias Maro D ) nous en fait connaître le donataire. La tête et les attributs , le bras gauche avec le vase , le bras droit avec le sistre et l’avant-bras droit, ainsi que la bouche d’Harpocrale, sont modernes.

Ce groupe provient du palais Barberini, à Rome. [Haut. 8 pal.]

* 2590. — Prêtresse d’Isis, mar. deParos, pl. 3o8. Louvre.

Cette statue est caractérisée par la palla, repliée en forme d’étole, ornement ou costume distinctif des prêtresses isiaques décrit par Apulée, et que nous ont offert d’autres monumens.

C’est le portrait d’une femme grecque qui vivait à la fin du 118 siècle de notre ère, ainsi que sa coiffure l'indique. Elle a quelque rapport avec celle de Plautille; on en trouve même dans ses traits avec ceux de cette princesse, qui a pu, ainsi que d’autres, se faire initier aux mystères isiaques. Ce ne fut que plus tard, et sous les Romains, que les femmes purent être prêtresses d’Isis, car on sait par Hérodote que, chez les anciens Égyptiens, elles n’exerçaient la prêtrise d’aucune divinité. L’Isis donnée n° 2674 B a dans son costume beaucoup d’analogie avec celle-ci.

Ce monument, transporté d’Athènes à Marseille, a été acquis pour le musée, par les soins de M. le comte de Forbin. On doit à la restauration les avant-bras, les mains et la plus grande partie du bas de la tunique, tout le manteau et les pieds. [Haut. im,go2 — 5 pi. 10 po 3 li. ]

2690 A. — Prêtresse d’Isis, marbre cipol. pl. 990. Coll. Giustiniani.

Celte statuette représentant une prêtresse d’Isis est d’assez bon style. Elle n’a subi aucune restauration. La tête est antique et a été rattachée.

[Haut. 3 pal. 11 on.]

2 047- — Taouaï, mère de Sésostris. granit noir, pl. 984 A. Rome, Mus. Capitolin.

Cette statue, qui est désignée dans le musée Capitolin comme unelsis, et à laquelle la restauration a donné des attributs étrangers, ainsi qu’on en peut juger par la figure, représente Taouaï, mère de Rhamsès II, le Grand, que l’on a identifié longtemps à Sésostris. Elle a été découverte dans des fouilles à la vigne Vérospi, sur l’emplacement des jardins de Salluste, près la via Salara. [Haut. 12 pal. 5 on.]

* 2548. — Rhamsès le Grand Maïamoun, albâtre oriental,

pl. 2 88. Musée du Louvre.

La moitié supérieure de cette figure , jusqu’au-dessous du nombril et aux

avant-bras, est restaurée. Les avant-bras et les mains sont antiques. Delà droite, ce personnage tient le tau avec un anneau, ce qui avait fait donner le nom de croix ansée à cet emblème sacré des accroissemens et des bienfaits du Nil, et qu’on voit souvent entre les mains de quelques divinités égyptiennes. L’espèce de petit jupon rayé, à tablier sur le devant, se sommait su hou. L’inscription hiéroglyphique gravée sur le devant du siège indique que celte statue est celle de Rhamsès II le Grand Maïamoun, dont le règne illustre et les conquêtes peuvent être placés vers le milieu du xv° siècle avant Jésus-Christ. On lit les titres de Ramessou,Jils du Soleil, approuvé par le Soleil, chéri d'Ammon, vivificuteur , comme le Soleil, pour toujours (1). Cette statue est intermédiaire pour l’époque entre les deux , en granit noir , placées dans la cour du Musée. Elle provient de la villa Albani. [Haut. i"‘,8i4= 5 pi. 7 po.]

a 2549. — Rhamsès le Grand, granit roage, pl. 984. Turin.

Cette statue de granit, haute de plus de deux mètres , représente, comme la précédente , le second roi de la xixe dynastie , Rhamsès Maïamoun , que ses grandes conquêtes firent longtemps confondre avec Sésostris , le Sesoustasen III de la VIIe dynastie.

* 2 549 A. — - Seti livrés statuaire, pl. 999. Mus. du Louvre.

Cette statue colossale, l’une des plus belles et des plus curieuses qu’offre la salle égyptienne du rez-de-chaussée du Louvre, a été donnée au musée en 1828 par MM. Forestier et Giudi. Voici ce que nous lisons dans la savante notice de M. E. de Rougé.

«Cette statue représente le roi Séli II delà xive dynastie, fils de Ménéphtath; il est coiffé de la double couronne nommée psckent ulient ; il a dans la main gauche un grand bâton d’enseigne sur lequel est sa légende royale: «L’Harphé puissant, aimant le dieu Ra; le seigneur des deux régions , gouver- « nant l’Égypte et châtiant les nations; le roi de la haute et de la basse Égypte; «le seigneur des deux mondes, soleil, maître de la création, aimé d’Ammon; «le fils du Soleil, Séti, l’aimé de Phtah; l’aimé d’Ammon Ra, roi des dieux. » La légende du roi est reportée sur la base et sur le dos du colosse.

« Le dieu Set est martelé partout; son image n’a échappé qu’une seule fois à cet outrage, dans un des cartouches gravés sur le dos.

« La ceinture du roi est fermée par une boucle sur laquelle était gravé le nom royal avec une addition remarquable : Séti aimé de Phtah, aimé commue Pacht.

« La déesse Pacht était en effet habituellement surnommée la Grande Amante de Phtah; ce qui explique cette comparaison.

« Séti II est probablement le Séthos qui avait d’abord éprouvé des revers et qui fut ensuite conquérant, car un papyrus du Musée britannique montre

(1) Nous donnons cette inscription au t. II, pl. 244, n° 3ç)5.

DE L’EUROPE. 297

qu’il envahit à son tour la Mésopotamie. On peut placer son règne vers le xv* siècle avant notre ère. » [ Haut. 4m,45o. ]

* 2549 B. — Thouthmosis III, bronze, pi. 996. Louvre.

Ce charmant échanlillon de la sculpture égyptienne au beau temps de la XVII 1* dynastie est en bronze et conservé dans la salle des rois. Le piédestal elles inscriptions qui devaient s’y trouver ont malheureusement disparu, en sorte que c’est d'après le style seul et la ressemblance du personnage que l’on peut juger de l’âge du petit monument. M. Mariette le croit une image de Thouthmosis III. [Haut. om,23o. ]

* 204g C. — Aménopiiis IV, pierre jaunâtre, pl. 995. Louvre.

Ce chef-d’œuvre de la sculpture égyptienne représente le roi qui fut d’abord appelé Aten-Ra Backhen, et que les égyptologues regardent maintenant comme un quatrième Aménophis. 11 se place dans la XVIIIe dynastie.

Toute la partie inférieure de la statue , à partir des cuisses , est une restauration. L’appendice qu’on remarque au coude droit est le reste d’une autre statue, sans doute celle de la reine, que le temps n’a pas respectée.

Ce groupe était probablement orné de légendes qui ont disparu, mais la figure du monarque, si singulièrement expressive dans l’original, ses seins saillaos, son ventre ballonné, ne laissent aucun doute sur l’identité du personnage. On peut comparer à notre statue le bas-relief du même temps conservé dans l’une de salles du rez-de-chaussée de la bibliothèque nationale.

[ Haut. om,62o. ]

* 2649 D. — Reine, bronze, pl. 996. Musée du Louvre.

Au style de ce monument on reconnaît une reine de la XVIIIe dynastie. Il est en bronze avec incrustation en or. [ Haut. om,58o.]

* 2559. — Roi égyptien, basaltevert. pl. 288. Louvre.

Celte statue provient de la villa Borghèse.

Cette figure accroupie, vêtue de la sabou, paraît offrir un roi, et tient au style d’imitation. La tête est moderne. [Haut. om,53o = 1 pi. 7 po. 7 li. ]

2Ô6o. — Ptolémée Philadelphe, basalte noir. pl. 985. Musée Capitolin.

Cette ligure égyptienne, trouvée à la villa Adriana, et qui n’a subi d'autres restaurations qu’une légère réparation au genou, paraît offrir les traits du roi Ptolémée Philadelphe. [ Haut. 4 pal. 10 on. ]

STATUES ANTIQUES

— Arsinoé Philadelphe. gr. rouge, pl. g84 A. M. Capit.

Cette statue a été découverte au même lieu que celle de Taouaï, mère de Rliamsès le Grand, à la via Salara. Elle paraît offrir les traits de la reine Arsinoé Philadelphe.

On doit à la restauration le bras gauche à partir de la moitié du deltoïde au poignet, la jambe gauche de la moitié de la cuisse jusqu’aux malléoles. Les autres restaurations sont indiquées sur la planche. [Haut, ro pal. 7 on.]

* 206 1 A. — Roi inconnu, bois, pl. 996. Mus. du Louvre.

Cette ligure est en bois de palissandre; la sabou est peinte en blanc, et le casque en jaune vif. L’uræus est en bronze. Ce monument ne porte pas de légendes. Les extrémités des pieds et le piédestal sont des restaurations.

[ Haut. om,23o, ]

* 2549C. — Prêtre Égyptien, pierre calcaire, pl. 999. Louvre.

Voici comment s’exprime M. de Rougé dans sa notice sur cette ancienne statue :

« Cette statue représente un homme debout, nu jusqu’à la ceinture; il est vêtu d’une simple subou attachée par une ceinture sans ornemens. La main droite, collée au corps, tient entre le pouce et l’index le sceptre nommé pat. La main gauche, appuyée à la poitrine, tient le grand bâton, symbole des chefs. La coiffure, taillée carrément, ne descend que jusqu’au cou; elle est peinte en noir. Les jambes sont nues , à demi engagées dans le bloc. La pupille, les paupières et les sourcils sont peints en noir, et le dessous des yeux orné d’une bande verte.

« Le style de ce morceau rappelle, par sa simplicité, les tombeaux voisins des pyramides , et annonce la plus haute antiquité. Les titres écrits sur la base se retrouvent dans les monumens du style memphitique ancien. Ce personnage s’appelait Sepa; il avait la dignité de prophète et de prêtre du taureau blanc. Les hiéroglyphes de la légende, sculptés en relief, présentent égalementles caractères d’une haute antiquité. Les épaules sont hautes, la tête très-ronde, le torse fort, les jambes ébauchées très-largement et l’articulation des genoux trèsvigoureusement rendue. Les pieds sont beaucoup plus courts que d’ordinaire- Tous ces caractères indiquent le premier âge de la sculpture égyptienne.

» Il serait téméraire de fixer une date précise à ce monument. »

[Haut. im,520. ]

* 254g D. — Femme, pierre calcaire, pl. 999. M. du Louvre.

J’emprunte à la savante notice de M. de Rougé l’explication de cette statue :

DE L’EUROPE

« Cette figure appartient évidemment à la même époque et probablement à la même famille que la statue de Sepa. Le bas des yeux était orné d’une bande verte, la prunelle était peinte en noir, ainsi que les cils, les sourcils et la coiffure, qui descend jusqu’aux reins. Elle est vêtue d’une simple robe ou chemise ouverte en triangle au-dessus de la poitrine. Les bras sont ornés de bracelets composés de douze anneaux qui étaient également peints en couleur. Les pieds sont courts et le gras des cuisses très-marqué. Sa légende se lit avec quelques doutes : la royale.... Nesa.n

Cette statue, ainsique la précédente (celle de Sepa) est, ainsi que lefaitobserver le savant M. de Rougé, du style des plus anciens bas-reliefs copiés dans les tombeaux de Memphis, contemporains authentiques des premières dynasties. Nous n’avons pas connaissance que d’autres statues de grandeur naturelle appartenant à cette époque aient encore été découvertes. On peut donc les considérer à bon droit comme les plus anciennes statues du monde entier. La roideur de la pose et l’extrême simplicité de la composition s’allient dans ces morceaux à un profond sentiment de la vérité, et n’excluent pas une certaine grandeur.

La dame Nesa prend, aussi bien que Sepa, une qualification qui se lit souten rech. Suivant les observations de M. Lepsius, ce titre, assez fréquent dans les tombeaux qui entourent les pyramides, appartiendrait aux personnes de sang royal. La bande verte peinte sous les yeux se retrouve également dans les plus anciens des tombeaux memphiliques que le même savant a rapportés de Bolin. [Haut. im,525.]

* 2Ô5o, — Figures égyptiennes, granit rose, pl. 290. Musée du Louvre.

Ces deux statues, moindres que nature, sculptées dans le même bloc, représentent un homme et une femme. L’un des deux tient un sistre ; ils sont vêtus de ces étoffes rayées que nous avons déjà fait remarquer.

Les hiéroglyphes qui sont grossièrement gravés sur différentes parties du groupe apprenaient, sans doute, à ceux qui savaient lire l’écriture sacrée, les noms de ces deux personnages. II semble, par le style du monument, qu’ils ont vécu à une époque où l’art statuaire des égyptiens était dans la décadence. Cependant ce groupe, qui probablement offre un roi et une reine, porte une inscription à cartouche, mais très-difficile à déchiffrer, et que Champollion serait porté croire de la XXe dynastie des rois d’Égypte, qui était Diospolitaiue, et a régné de 1279 à 1101 av. J. C., selon Manéthon et le Syncelle, et qui compte douze rois. Il paraîtrait, d’après Diodore , que cette dynastie fut, en partie, composée de rois fainéans , et qui ne firent rien de mémorable ni pour les dieux, ni pour les hommes, cequi pourrait expliquer pourquoi ce bas-relief royal estbcaucoupplus mauvais sous le rapport du dessin et de l’exécution que d’autres qui sont d’époques beaucoup plus anciennes. Le sistre à la main de la reine est peut-être comme attribut d’Athor, la Vénus égyptienne. (Voy. sur la XXe dynastie, la 2° Lettre de Champollion à M. le duc de Blacas, p. j 00 et suiv. et la Notice de son frère , p. > 60. )

[H. o”‘, 879 = 2 pi. 8 po. 6 li.]

STATUES ANTIQUES

* 2 5 5 i . — Prêtre égyptien , pierre jaune, pl. 288. Louvre.

Ce personnage à genoux, assis sur ses talons, les mains placées sur les cuisses, offre une position que présentent très-souvent les figures égyptiennes. D’après le nom écrit sur la plinthe, Champollion le jeune nommait ce prêtre Sooâ, et il le croyait un des prophètes de Thoth.

Cet ouvrage, d’une parfaite conservation, sauf le nez qui est restauré, est exécuté dans une pierre jaunâtre fort dure, le saxam arenaceum de M. Wad (Foss. Ægypt. n° 3g8). Il nous donne une idée du plus haut point où l’art statuaire se soit élevé chez les Egyptiens; on y retrouve tous les caractères de l’ancien style. La coiffure lourde, et qui enveloppe les cheveux , appartient à cette époque. Les proportions des parties de cette figure sont exactes; les indications des os et les articulations sont justes; les pieds sont larges et écrasés ; les articulations des doigts ne sont marquées ni aux pieds, ni aux mains, et les ongles ne sont indiqués que par un trait. Le caractère national se montre particulièrement au visage et par l’élévation des oreilles. Les hiéroglyphes qui couvrent la plinthe et le pilastre contre lequel est appuyée la figure sont faits avec assez de finesse pour une pierre aussi dure et d’un grain très-grossier ( j). L’inscription , très-bien gravée, indique que c’est la statue d’un prêtre de Thoth-, mais, comme il n’y a pas de cartouche de nom de roi, on ne peut en savoir l’époque. Ce monument, qui faisait partie du cabinet de M. Sallier, à Aix en Provence, a été acquis pour leMusée par les soins de M. leC1' de Forbin. [H. im,3gi=4 pi. 3 po. 6 ii. ]

* 2 552. — Figure égyptienne, marbre grec , pl. 289. Louvre.

Celte petite figure, dont la draperie, ornée d’hiéroglyphes, forme une espèce de tablier, appartient, par le style, à l’ancienne école égyptienne, et est remarquable par la finesse de l’exécution. Champollion pensait qu’elle représentait un magistrat. [Haut. om,2g7. ]

* 2553. — Thai.améphore, gr noir et blanc, pl. 335. Louvre.

Celle statue, d’un beau style, et qui a été trouvée, ainsi que le n°2 558, dans les fondations de l’église Saint-Eustache à Paris, où le piédestal formait une marche, offre une femme consacrée au culte égyptien.

On donne le nom de Thalamépliore ou de Paslopliore à ces figures qui portent ces petits temples [lb.ala.mos ou pastos ) usités dans les pompes ou processions, et dans l’intérieur desquels sont placées des figures de divinités; ici on voit une idole d’Osiris debout. Le pilier qui sert d’appui à la statue est couvert d’hiéroglyphes sur deux côtés. L’inscription, qui paraît votive, contient le nom de Psammélique II, roi de la XXVIe dynastie (de 716 à 670 av. J. C.), et place cette statue entre’ces deux époques. [H. im,44ç) = 4 pi. 7 po. 2 li- ]

(1) Nous donnons cette inscription t. II, n° 3gg, pl. 247-

DE L’EUROPE

3ot

* 2554- — Thalaméphore , basalte noir, pl. 335. Louvre.

Cette figure à genoux, trouvée dans le siècle dernier sur la voie Flaminienne, à environ dix lieues de Rome, porte dans ses mains un pastos ou un trône sur lequel se voit une triade divine. Parmi les hiéroglyphes de ce monument, on distingue des animaux gravés avec une grande délicatesse. L’inscription de cette statue la reporte au règne de Psammétique II.

[Haut. in,,674 = 5 pi. 1 po. 10 li. ]

* 2555. — Prêtre égyptien, basalte noir, pl. 289. Louvre.

L’inscription de cette figure agenouillée date du règne de Psammétique I", roi de la XXVI° dynastie. [Haut. 1 m,3g4 = 4 pi- 3 po. 6 li.]

* 2 055 A. — Prêtre égyptien, pl. 289. Musée du Louvre.

Autre figure agenouillée; ce que le personnage tient devant lui devait être sans doute couvert d’hiéroglyphes. Cette statue est d’une bonne conservation.

[Haut. om,46o= 1 pi. 5 po. 1 li.]

* 2 556. Prêtre égyptien „ basalte noir, pl. 290. Louvre.

Cette figure accroupie est curieuse par le grand nombre de ses hiéroglyphes distribués en huit bandes verticales. [Haut. o™, 460=1 pi. 5 po.]

* 2557. - — Figure égyptienne, granit noir, pl. 290. Louvre.

Celte statue accroupie , de grandeur naturelle, d’ancien style égyptien, est d’une grande intégrité, et la tête d’un assez beau caractère. D’après le nom gravé dans le cartouche, cette statue appartient à l’époque de Psammétique II.

[Haut. om, 879=2 pi. 8 po. 6 li.]

* 2058. — Prêtre égyptien, basalte, jA. 289. Louvre.

Cette figure nue, ou n’ayant pour vêtement que la sabou, tout antique, quoique la tête soit rapportée, a les caractères de l’ancien style égyptien. Le sujet n’est pas plus aisé à déterminer que celui du précédent.

Les pieds sont modernes et le nez est restauré.

[Haut. 1“, 348=4 pi. 1 po. 6 li.]

* 2058 A. — Prêtre égyptien, basalte, pl. 291. Louvre

Cette statue, accroupie comme beaucoup de figures de prêtres égyptiens, est d’un travail très-remarquable. [ Haut. om,46o. ]

STATUES ANTIQUES

* 2058 B. — Prêtresse d’Ammon, en bois, pl. 996. Louvre.

Statuette en bois, d’une exécution parfaite, représentant une Egyptienne qu’à sa coiffure on prendrait pour une reine, si les légendes dont est couverte la plinthe sur laquelle le monument repose n’autorisaient pas à y voir une femme de la classe des prêtresses d’Ammon. [ Haut. o,34o. ]

* 2 558 C. — Prêtresse d’Ammon, grès, pl. 997. Louvre.

Cette statuette représente une femme assise; elle était attachée au culte d’Ammon et s’appelait Atecli ou Buseh-Ateh. Le fds de cette dame, nommé Amenemhé, était le chef du temple d’Ammon : c’est ce que montre l’inscription gravée sur le côté gauche du siège. A droite, c’est un fds défunt de la même personne, nommé Talion, porte-encensoir du roi, qui adresse une prière aux dieux Ammon , Mont et Osiris. Cette prêtresse tient un sistre, signe d’une charge. Cette statue semble avoir été complètement peinte en blanc, sauf la riche coiffure, qui était peinte en noir.

[Haut. î “,200. ]

* 2558 D. — Egyptien, pierre cale. pl. 997. Mus. du Louvre.

Personnage assis, les jambes repliées sous lui. Il n’a point de légende, mais il tient un rouleau de papyrus déployé sur ses genoux. C’était un hiérogrammate. Les jambes étaient colorées en rouge vif antique.

[ Haut. om,58o. ]

* 2 558 E. — Prêtre égyptien, calcaire, pl. 997. Louvre.

Celte statuette accroupie tient entre ses jambes un naos de Phtah Sokari. Elle représente, dit M. de Rougé , un personnage du nom de Eïrere; il était sam de Phtah et premier prophète dans le temple du dieu Sev.

Le cartouche d’un Séti , sans doute Séti II de la XIXe dynastie, est gravé sur l’épaule droite. Un cartouche, brisé sur son épaule gauche, semble être celui d’un des Rhamsès de la XXe dynastie. Ce sam était coiffé de la tresse pendante, insigne de sa charge. [ Haut. om,700. ]

* 2 058 F. — Homme et femme, pierre cale. pl. 997 A. Louvre.

Voici ce qu’on lit sur ce groupe dans la notice de M. de Rougé.

«L’homme se nommait Nowreneveu et la femme Taci; ce petit enfant qui les accompagne s’appelait Ouahermeri. Ce groupe, d’une finesse ravissante, doit sa mutilation aux adversaires du culte d’Ammon. Le nom de ce dieu était gravé dans l’inscription qui décore les genoux de ces deux personnages. Le martelage a cassé la tête de l’enfant si gracieusement posé entre les jambes de

ses parens. L’homme peint en rouge tient en main le senv ; il a la belle coiffure à tuyaux étagés ; il était nu jusqu’à la ceinture. Son bras est entrelacé avec celui de sa femme; celle-ci avait une robe blanche ouverte entre les deux seins ; sa peau était peinte en rose ; elle porte un collier ouvragé, et sa coiffure est très-ornée; elle descend jusqu’à la moitié de la poitrine.

La martelage du nom d’Ammon fixe la date de ce joli groupe vers le milieu de la XVIIIe dynastie. [Haut. om,34o. ]

* 2558 G. — Homme et femme, calcaire, pl. 997 A. Louvre.

Ce groupe, représentant un homme et une femme assis, n’a pas de légendes. Nous avons sans doute sous les yeux les deux époux ou le frère et la sœur.

L’homme a la tête rasée; sa peau était peinte en rouge; un petit garçon nu, debout entre leurs jambes, a les caractères symboliques de l’enfance, le doigt dans la bouche et la longue tresse de cheveux. [ Haut. 0,760. ]

a 2ÔÔ9 B. — Naophore, granit noir, pl. 998. Madrid.

Cette statue, qui représente un Naophore agenouillé, coiffé de la coiffure égyptienne et vêtu de la simple sabou , est d’un joli travail.

La plinthe est chargée d’une inscription hiéroglyphique que l’auteur du dessin a malheureusement représentée trop incorrectement pour qu’on en puisse découvrir le sens. [Haut. 3 pi. 6 po. ]

255g A. — Prêtre égyptien, gr. rouge, pl. 983. coll. Blundell.

Cette statue égyptienne, qui est très-bien conservée, sauf des fractures aux cuisses au-dessus dés genoux, a été achetée à la vente de lord Meudip à Tivickenham.

* 2 545. — Osiris , pierre de touche, pl. 32 5. Mus. du Louvre.

Cette statue d’Osiris debout, les deux bras abaissés, est une œuvre moderne et dans le style d’imitation romaine. Elle est en paragon , marbre noir ou plutôt espèce de pierre de touche et de basalte. Elle provient de la villa Borghèse.

[ Haut. im,63o. ]

2 536. — Prêtre d’Agathodémon, brèche, pl. 983.

Mus. Pie-Clémentin.

Statue de prêtre égyptien, dont la tête est d’heureuse conservation.

On doit à la restauration la moitié du nez et les deux pendans de la coiffure

STATUES ANTIQUES

égytienne. Il y a diverses cassures au bras droit et en divers autres points. Elles ont été indiquées sur la planche.

Cette statue, fort improprement désignée comme un Agalhodémon, a été trouvée près du lac de Torre-Paola. [Haut. 4 pal. 10 on.]

a 2545 A. — Osiris, pierre verte, pl. g84- Villa Albani.

Celte statue, désignée sous le nom d’Osiris , porte une tête moderne et a subi diverses restaurations. Parmi les hiéroglyphes gravés sur la plinthe , on voit le cartouche d’un roi, qui a été trop inexactement dessiné par l’artiste pour qu’on puisse dire de quel pharaon il représente le nom; il ressemble à celui du roi Sahacon. [Haut. 1 pal. 3 on 1/2.]

a 2559 C, D. — Prêtres égyptiens, granit noir, pl. 998.

Musée de Madrid.

Ces deux statues offrent les traits d’un prêtre égyptien coiffé du et la

partie inférieure du corps couverte d’une draperie nouée autour des reins; peut-être cette draperie est elle le vêtement appelé xakâaipis.

[Haut. 5 pi. 11 po. et 6 pi.]

2 662 . — Idole égyptienne, m. noir, pl. 984. Mus. Capitolin.

Cette statue , trouvée à la villa Adriana dans les ruines du Canope, représente vraisemblablement une prêtresse égyptienne. Elle est d’un marbre noir marqué de blanc.

On a indiqué sur la planche les restaurations. [Haut. 7 pal. 8 on.]

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