ÉDOUARD GERHARD
Cet ouvrage de l’un des archéologues et des philologues les plus distingues de l’Allemagne , pays si fécond en savans dans cette riche branche de la littérature ancienne, est très-important pour l’archéologie de l’art, sur laquelle il répand de nouvelles lumières. Mais il n’offre jusqu’à présent qu’un très-petit nombre de statues, parmi lesquelles meme se trouvent quelques figurines intéressantes par leur sujet. Peut-être que les deux autres centuries, qui doivent compléter les quatre qui nous ont été promises, en contiendront-elles davantage. La plupart étaient inédites, ou du moins elles sont présentées par le savant et ingénieux auteur sous un nouveau point de vue. Les idées quelquefois hardies de M. Gerhard, si elles étaient toujours adoptées et hors de discussion, enrichiraient beaucoup le domaine de la mythologie figurée, et ce champ se peuplerait d’une foule de personnages qui jusqu’à présent n’y avaient pas encore paru, et qui attendent peutêtre encore de nouveaux titres pour y avoir tout à fait droit de domicile. Mais si on peut parfois le leur contester, du moins d’après les documens fournis par les anciens écrivains, on ne saurait, d’un autre côté, ne pas reconnaître que les argumens apportés en leur faveur ne soient offerts de la manière la plus spécieuse et appuyés de toutes les ressources dont peuvent s’armer l’érudition et la connaissance des monumens. Peut-être serait-on autorisé à désirer aux planches de cet intéressant recueil plus de fermeté et de correction de dessin, et plus de netteté dans la gravure; on pourrait aussi parfois reprocher un peu de maigreur à des figures rendues sur une échelle trop grande pour la gravure au trait, qui se présente avec plus d’avantage sous une dimension moins élevée et plus en harmonie avec la finesse du trait. Ce ne sont, au reste, que de légères imperfections pour un ouvrage destiné à la science plutôt qu’à la partie artistique et pittoresque de la mythologie et de l’archéologie.
NOMS DES SUJETS
PROVENANCES
PLANCHES
FIGURES
Amour endormi, couche; torche à la main droite, pavots h la gauche ; lézard à ses pieds; sur ïa cuisse droite : VALERIVS FELICISSIMVS PERNARIYTS; sur la gauche D. D. ; autrefois
Amour foulant aux pieds Psyché
Magasins du Vatican . . .
(1) Antihe Bildwerke zum erstenmale ce savant ouvrage, qui doit en avoir bekannt gemacht, von Eduard Gerhard, quatre, dont chacune contient 80 planches Stuttgart, lSâ^-lSSO, grand in-P. II n’a lithographie'es. II en paraît une édition encore paru (1843) que deux centuries de in-4° à Munich , 1828.
CCCLXXXIV
INTRODU CTION.
NOMS DES SUJETS
PROVENANCES
PLANCHES
CO
es
jouant de la lyre, appuyé sur un Sa-
Bacchante portant un jeune faon du bras
Naples
Canéphores ( Trois)
Rome, palais Gentili. .
Flore ou Heure (Saison );avant-br. manquent.
Naples
Génie de la mort?; flambeau à la main droite,
arc à la gauche
Musée Chiaramonti , . .
?, avec un Amour, une
femme à demi-couchée , à. demi-drapéc, dia-
dème; corne d’abondance à la main gauche; le
Hercule jeune; peau de lion sur la tète ; moitié
du bras droit , des cuisses, des jambes manquent.
Idem
Hermès à trois faces: Amour, Apollon, Vénus;
Psyché de Capoue; fragment
portant un Satyrisque sur son épaule. . . .
Pas d’indication
Silène assis sur une ciste; autrefois coll. Borgia.
Vatican