‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 23 sur 436 · La 2° ann. du règne de Michel · texte numérisé non relu

La 2° ann. du règne de Michel

îe Bègue (emp. 820; M. 3 oct. 829), un esclave nommé Thomas excita une révolte , et aspira à l’empire ; il appela pour le seconder les Bulgares, qui, conduits par leur roi Mortogon, vinrent assiéger Constantinople.

18. 914. Sous la minorité de Constantin VI, Porphyrogénète, 2e sie'ge de Constantinople par les Bulgares , sous leur roi Siméon , qui, du côté de la terre, cerna la partie le plus N. de la ville, depuis le palais de l’Hebdomon, à l’extremité du port, et le palais des Blachernes , jusqu’à la porte d’Or.

19. 1048. Tornicius, cousin de l’empereur Constantin IX, Monomaque,

LE ZEüXIPPE DE CONSTANTINOPLE AD VIe SIECLE DE NOTRE ERE.

Ce portique, ou plutôt les immenses thermes publics de ce nom, auxquels était joint un gymnase, avaient êtê construits, ou plutôt repares par Septime- Sêvère avec une grande magnificence, à laquelle avaient encore ajoute’ Constantin le Grand et Justinien. Cet édifice, ou cette reunion d’édifices, avait d’abord été consacre ou à Jupiter ou au Soleil surnommes Zeuxippe; mais, peut-être sous cette qualification, devrait-on reconnaître Neptune, qui présidait aux courses et aux exercices gymnastiques, et adore’ sous les surnoms d’Hippius ou Equestre, avec lequel s’accorde celui de Zeuxippe, qui réunit, attelle les chevaux ; et l’on sait que le mot zcugma signifiait un char. Selon Eusèbe, on aurait donné à ce portique, très-ancien, le nom d’un des premiers rois de Sicyone, et la chronique d’Alexandrie, on ne sait d’après

quelle autorité, nous apprend qu’il y

et prétendant à l’empire, auquel il avait été proclamé par les troupes , assiège Constantinople , s’en empare, mais ne la garde pas. II est battu, pris; Constantin lui fait crever les yeux.

*20. 1204. Sous l’empereur Alexis Ducas, dit MurzupMes, qui ne régna que deux mois et demi, siège et prise d’assaut de Constantinople, le 6 avril, parles princes croisés, sous les ordres de Baudouin, comte de Flandres, et de Dandoïo, doge de Venise; on y commet toute sorte d’atrocités et de pillage, la ville est en partie détruite pendant les cinquante-sept ans que l’occupent les princes latins.

*21. 1267. Le 25 juillet, l’empereur Michel Paléologue (emp. 1 déc. 1260- 11 déc. 1282), après avoir assiégé Constantinople y entra en triomphe , et y établit le second empire grec.

22. 1393. Premier siège de Constantinople par les Osmans ou Ottomans, sous Bajazct le Foudre, après sa victoire de Nicopolis, sur les princes chrétiens. II lève le siège par la crainte de l’arrivée de Timur-Lenk ou Tamerlan, à la tête des Tartares, après avoir forcé l’empereur Manuel Paléologue (1391-21 juill.

1425) à donner aux musulmans un quartier, un tribunal et une mos-

avait quatre portiques qui se réunis-

quée à Constantinople. C’était la quatrième que l’on avait été contraint de leur accorder.

23. 1424. Siège de Constantinople par le sultan Murad ou Amurat II. Par de grands sacrifices, l’empereur Manuel Paléologue obtint qu’il levât le siège. Le canon fut alors employé pour la première fois; le Génois Adorno en apprit l’usage aux Ottomans.

*24. 1453. Mahomet II, après un siège de sept semaines, à la tête de

300.000 hommes, d’une flotte et d’une artillerie formidables, prend, le 29 mai, d’assaut Constantinople , qui n’était défendu que par environ

7.000 hommes , qui s’immortalisèrent par la bravoure et la constance les plus héroïques, dont leur donnait, au premier rang , l’exemple l’empereur (1448-29 mai 1453), Constantin XI Paléologue Dragocès.

Après des efforts prodigieux de vaillance, dans une dernière sortie désespérée, ce héros tomba comme doit tomber un roi avec sa monarchie, percé de coups, en combattant avec les derniers défenseurs de Constantinople, qui, fondée par un Constantin , et brillante pendant 1030 ans, s’écroula, mais avec gloire , sous le dernier de ses empereurs, un autre Constantin.

INTRODUCTION

saient et où était une statue du Soleil, en bronze, sur là base de laquelle était inscrit le nom du Soleil Zeuxippe, d’où les Thraces appelèrent ce lieu Soleil , et le Byzantins Zeuxippe , d’après le titre que portait la statue. Tout ceci n’est qu’incertitude, les auteurs ne nous en feront pas sortir, et, ce qu’il y a de plus positif, c’est qu’en s’occupant du Zeuxippe , il faut , maigre’ sa célébrité, renoncer à remonter, d’une manière certaine, à sa première construction, et à l’origine de son nom. On peut encore ajouter que, d’après Hesychius de Milet, le Zeuxippe avait été construit près de l’autel de Jupiter Hippius ou du bois sacré d’Hercule où ce héros dompta les chevaux de Diomède, et sa position au nord, tout près des murs de la ville , se prêterait à faire croire qu’autrefois il y avait là un bois sacré.

Cédrénus, à la cinquième année du règne de Justinien (522 de J. C.), fait un pompeux éloge du Zeuxippe. Ce portique fut alors incendié dans une émeute populaire. II renfermait une grande quantité de statues de marbre ou de bronze, de pierres gravées, ouvrages d’artistes anciens, auxquels, dit Cédrénus, il ne manquait que l’âme de ceux en l’honneur de qui elles avaient été faites. Dans ce portique, des cippes en marbre supportaient les bustes en bronze de tous les philosophes célèbres, des poètes, des rhéteurs et de beaucoup d’autres personnages qui s’étaient illustrés dans les temps précédents. Les noms, à ce qu’il paraît, étaient inscrits sur les bases. Ce beau portique était éclairé par des lampes ou des lanternes de verre, grand luxe à cette époque.

Christodore de Coptos, en Egypte, nous a laissé une précieuse description , en quatre cent seize vers hexamètres, des statues de cette célèbre collection; elle est très-circonstanciée, et la seule chez les anciens qui nous offre autant de détails : car l’on sait que nous n’avons hérité d’eux que de très-peu de notions de ce genre , et que Pline et Pausanias , si abondans en nomenclatures de statues, sont très-stériles en descriptions propres à les faire reconnaître ou à en donner des idées à peu près exactes. Il est singulier que Christodore ne nous ait conservé le nom d’aucun des statuaires des temps anciens ou d’époques plus rapprochées, auxquels on devait ces statues. Ils avaient cependant dû être connus, du moins en partie, à Byzance ou à Constantinople. Et même, dans des temps où les arts, sur leur déclin, ne jouissaient plus de tous leurs antiques honneurs, comment quelques-uns des auteurs de ces statues, que Christodore prétend être des chefs-d’œuvre, n’ont-ils pas échappé à l’oubli? Ce bonheur ne leur a pas été accordé, et nous ne pouvons, à notre très-grand regret, citer nul des statuaires du talent desquels le somptueux portique du Zeuxippe recevait son plus bel ornement. II est bien à présumer que depuis on avait perdu à Constantinople le souvenir des artistes grecs et romains, dont on ne regardait qu’avec assez d’indifférence les ouvrages que l’on n’avait plus le talent ni même le désir d’imiter, et que la tradition n’en faisait même plus résonner les noms sous ce portique et dans le gymnase. Car des noms tels que ceux de Phidias, d’Alcamène, de Praxitèle, ou même du plus moderne Arcésilas ou de Zénodore, eussent trop bien figuré, dans des vers descriptifs, à côté de ceux des dieux et des héros, dont on admirait les vivantes images, pour que l’on puisse

INTRODUCTION

admettre que Christodore se fut refuse le plaisir de les citer, et de leur payer le tribut d’e'Ioges auxquels ils avaient droit et qu’il prodigue à leurs ouvrages. Ce poëte nous aurait épargné' des regrets s’il avait eu plus le goût des recherches, et si ce goût l’eût porte' à tâcher de découvrir les noms d’artistes qui excitent son enthousiasme. Quant à la marche qu’il suit dans sa description, il paraît qu’il n’en a pas eu d’autre que de prendre les statues telles qu’elles se présentaient à lui dans ses promenades et qu’elles étaient disposées sous le portique : on voit, au reste, qu’elles l’avaient souvent e'te' ou pour se faire pendant entre elles, ou pour rapprocher les unes des autres celles dont les sujets avaient des rapports. 11 est à remarquer que parmi ces statues il n’y en a aucune de Jupiter, de Ce'rès, de Bacchus, de Minerve , divinités auxquelles on en avait partout e'rige' en si grand nombre. Plusieurs personnages ne sont désignés que par un surnom : Cyanocha.it es aux cheveux bleuâtres, est Neptune; Ilccatus, ou qui lance au loin, est Apollon ; Alcibiade n’est nomme' que le fils de Clinias. Pour mettre à portée de saisir la disposition et les rapports de ces soixante et dix-neuf statues, nous allons d’abord les offrir dans l’ordre observe par Christodore, avec l’indication des vers qui les décrivent; nous les donnerons ensuite par ordre alphabétique, et les details qui les concernent se trouveront, avec la traduction libre des vers de Christodore, dans le quatrième volume de cet ouvrage, qui contient la longue série des statues de l’antiquité' citées par les auteurs anciens.

La description ou l 'Ecplirasis de Christodore se trouve dans les Analcctes de Brunck, dans les deux éditions de l’Anthologie grecque de M. Jacobs, et dans toutes les éditions de ce recueil d’e'pigrammes ou de petites pièces de vers grecs.

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