Ganymède, m. g., pl. 409. — M. P. Clém., K, p
Lejeune échanson, nu, debout, la main droite abaissée sur son aigle, qui tourne ses regards vers lui, élève de sa main gauche une coupe, et semble présenter l’ambroisie aux dieux. Ses longs cheveux accompagnent avec grâce sa figure. Visconli fait remarquer que les statues de ce favori de Jupiter sont très-rares et que le musée Pio-Clémentin en possède deux authentiques. Depuis l’ouvrage du savant antiquaire, ce musée s'est enrichi de quelques autres Ganymède.
Cette jolie statue, autrefois au palais des ducs d’Altemps, à Rome, avant de passer au Vatican, est assez bien conservée. Elle a été trouvée à Falères dans la marche d’Ancone, etVisconti ne la regarde que comme une très-belle copie d’un original grec célèbre, mais où l’on n’avait pas dans l’exécution atteint la supériorité du modèle. Il n’y a d’entièrement moderne que les bras, à partir du milieu du deltoïde. La tête est bien la sienne, mais elle avait été détachée du corps. Une partie du bas de l’aigle, le haut de l’aile droite, le bas de la gauche, ses pattes et le rocher, sont restaurés. Maflci a publié cette statue dans le beau recueil de de Rossi. [Haut. 9 pal. 3 onc.]