‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 4)Chapitre 412 sur 436 · Apollon, marbre grec, pl. 489. Berlin, Gerhard, n · texte numérisé non relu

Apollon, marbre grec, pl. 489. Berlin, Gerhard, n

Apollon debout, la partie inférieure du corps vêtue, et appuyant le bras

STATUES ANTIQUES

gauche sur sa lyre, est d’un travail médiocre, mais d’une belle conservation; le bois de la lyre est antique. On doit à la restauration le nez, l’avant-bras droit, les doigts de la main gauche et la jambe gauche, ainsi que la plus grande partie de la jambe droite et la plinthe. [Haut. 5 pi. 8 po. ail.]

948 A. — Apollon, marbre, pi. 489. Versailles (Parc de).

Sont modernes : la tête, le cou, la chevelure en entier, le bras droit depuis le biceps et un pli de la draperie sur le bras gauche.

Le carquois, non indiqué comme moderne sur la gravure, peut difficilement être antique vu son ornementation minutieuse, et l’on peut soupçonner aussi quelques restaurations entre l’épaule gauche et la saignée.

Au 11° 928 A du musée Capitolin, Apollon a une attitude à peu près semblable et sa chlamyde descend de l’épaule gauche jusqu’à terre, mais cette chiamyde était moderne, comme à celui-ci, et quelques mots de notre dessinateur de Rome nous font croire qu’elle est aujourd’hui remplacée par un pilastre et une lyre. [Haut. i^Sy.]

Notre statue est placée dans le bosquet du miroir.

a 948 B. — Apollon, marbre de Luni, pi. 476 D. Rome, villa Pamphili, inédit.

Nous renverrons pour cette statue au n° 946 C de cette même planche, car nos observations sur ce monument trouvent leur application à notre statue, restituée pour un Apollon, sans que la moitié antique qui subsiste fournisse pour cela le plus petit argument dans un sens ou dans l’autre. On peut donc, sans crainte la classer parmi les Doryphores, les académies de marbre, modelées d’après le splus beaux Ephèbes ou gymnastes.

La partie antique se borne au torse, à une partie du bras gauche, à la moitié des cuisses : tout le reste est dû à une restauration fort soignée, qui nous présente Apollon les cheveux noués sur le devant de la tête pliée à gauche, chaussé de sandales, nu, debout, le côté gauche en repos, s’appuyant de la main gauche, abaissée, sur la cithare posée sur un petit tertre, la main droite portée à la taille. [ Haut. 4 pal. ]

948 C. — Apollon, bronze, pl. 476 D. Naples, Musée Borbonico, t. II, pl. 2 3.

Petite statue trouvée, en 1808, dans une modeste maison de Pompéi. Elle occupait un édicule élevé dans l’enceinte de l’habitation où, sans doute, elle recevait un culte de son dévot propriétaire. L’auteur du Musée Borbonico voit même, dans la pose de la figure, comme une appropriation à cette destination,

La conservation de la statue était parfaite : les parties, même les plus fragiles et les plus exposées, étaient intactes, à ce point que la lyre avait encore quelques cordes, lesquelles sont en argent.

DE L’EUROPE

Outre la grâce et l’élégance de l’invention, cette statue se distingue par l’habileté du travail. La partie voisine des reins rappelle les formes féminines, ce qui , dans le premier temps de sa découverte , donna l’idée à quelques connaisseurs que c’était un Hermaphrodite. [Haut. 3 pal.]

a 948 D, — Apollon, marbre grec, pl. 482 D. Rome, palais Gabrielli Muti, inédit.

Cette statue, très-fragmentée et dépourvue d’attributs, a été restituée en Apollon, restitution bien intelligente et bien exécutée.

La partie antique ne dépasse pas le torse, les deux deltoïdes, qui ont donné au restaurateur la direction originaire vraie des bras , la cuisse gauche et moitié de la droite; toutefois, les hanches saillantes et les boucles de cheveux retombant sur la poitrine ne conviennent pas aux Doryphores : ces deux caractères et la nudité vont au contraire très-bien à l’Apollon Musagète ou seulement Citliarède, dont les formes étaient un peu féminines.

Tel qu’il est restauré, un Apollon s’offre à nous ainsi qu’il suit : nu, debout, s’appuyant plus sur le pied droit que sur le pied gauche, les cheveux noués par-devant et flottant sur les côtés, avançant la main droite ouverte à la hauteur de l’épigastre et tenant à la main gauche la lyre inclinée. [ Haut. 8 pal. 6 on. ]

a 9 48 E. — Apollon, marbre grec , pl. 482 C. Rome, villa

Albani , inédit.

Le style et le travail de cette statue sont fort corrects et d’une bonne exécution, malheureusement elle a été beaucoup maltraitée par le temps. La tête est restaurée en plusieurs parties; quoique rapportée, elle appartient à la statue; les avant-bras, les mains, la partie inférieure des cuisses ainsi que le tronc d’arbre, le serpent, le carquois et le pan du manteau placé sur la cuisse gauche sont modernes. La lourdeur et l’excessive hauteur du tronc d’arbre nuisent beaucoup à la beauté de la statue. La chlamyde, accrochée à la cuisse, est un véritable contre-sens.

Apollon a rejeté en arrière son manteau , qui est agrafé à l’épaule droite ; la chevelure, épaisse, retombe sur son cou; la tête, regardant à gauche et un peu en haut, est ornée d’une couronne de laurier; la main droite est abaissée près de la cuisse; le bras gauche, plié, s’appuie à un tronc d’arbre, duquel pendent l’arc et le carquois, et autour duquel rampe un serpent. [Haut. 8 pal. 4 on. ]

a 948 F. — Apollon, marbre grec, pl. 486 B. Rome, villa

Albani, inédite.

Le fils de Latone, dont la jeunesse est éternelle, qui est l’œil de Jupiter,

STATUES ANTIQUES

la vie des êtres, prend ici un instant de repos, sans pour cela interrompre ses soins providentiels.

Il est debout, appuyé sur le pied droit, chaussé de sandales. Tout le torse et tout le bras droit sont nus; le manteau est jeté plutôt qu’ajusté sur le reste du corps : l’avant-bras est ramené sur la tête, laquelle est parée sur le devant d’un double nœud de cheveux et regarde en haut; la main gauche, qui est antique, ne tenait aucun objet, car ce qui semble, dans le marbre, être un grain placé entre l’index et le pouce rapprochés , n’est qu’une attache pour plus de solidité.

La tête appartient à cette statue, mais elle est fort mutilée, elle a été réparée et rapportée. Sont modernes : tout le bras droit, une partie du côté et de la poitrine à droite, le bras et l’avant-bras gauches, avec la draperie qui pend jusqu’à mi-cuisse, l’index et une partie du médium de la main gauche, les pieds, à savoir le gauche plus que le droit. [Haut. 9 pal. 9 on. ]

Page 1