SANDRART
Ce recueil est en general bien grave, et le burin en est ferme, pur et brillant, mais souvent aussi le dessin en est lourd, sans aucun caractère antique, et il est rendu par la gravure d’une manière désagréable et fatigante surtout dans les planches de Thourneyser, où le trait commence au bout du nez d’une figure et, se déroulant en spirale, se renflant ou s’amincissant à la demande de la lumière et de l’ombre, couvre ainsi sans s’arrêter toute la planche d’ondulations chatoyantes, que l’œil le plus aguerri a de la peine à suivre sans éblouissemens. C’est à peu près le même système bizarre, ou du moins il est du même genre que celui de Mellan : il amollit toutes les formes, jette un vague insupportable sur tout l’ensemble, fatigue et brouille la vue, et l’on a eu grande raison de ne le pas propager. Sandrart a plus d’une fois réuni deux statues dans des paysages, au milieu de monumens, et c’est presque toujours fort peu agréable, et ces compositions nuisent aux figures ; souvent aussi elles sont représentées à rebours. Ce recueil, ainsi que tous ceux des xvie, xvii0 et xvnf siècles, ne donne ni les mesures, ni les restaurations des statues antiques, mais assez ordinairement on y indique les lieux où elles se trouvaient à l’époque où il a été fait. Sandrart est le seul dessinateur de son Admiranda.
SUJETS
PROVENANCES
GRAVEURS
PLANCHES
Antinous (Mercure du Vatican), trouvé
— — ; très-désagréablement gravé en
spirale
Belvédère
J. J. Thourneyser...
ita.
Apollon; gravé finement; à rebours et
Arrotino (le Rémouleur); bien gravé.. .