‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 5)Chapitre 41 sur 92 · ROIS DE BITHYNIE · texte numérisé non relu

ROIS DE BITHYNIE

NOYE (1). Ces deux médailles sont datées des années i5o et 188 de l’ère de Bithynie, 2 38 et 200 avant notre ère.

3 009, 3009 A. — Nicomède III, médailles , pi. io33.

Légende des deux médailles : BAZIAEQZ ETTI<î>ANOYZ NIKOMHAOY. La première médaille est datée de l’an 2o5 de Père de Bithynie, an 83 avant notre ère; la deuxième n’a pas de date.

3oio. — Nicomède IV, médaille , pl. io33.

La médaille a la même légende que les médailles de Nicomède III.

3oi 1. — Orodaltis, médaille, bronze , pl. io33.

Reine ou princesse bithynienne connue par une médaille de la ville de Pruse, où elle reçoit le nom de fdle du roi Lycomède, QPOAAATIAOZ BAZIAEQZ AYKOMHAOYZ OYLALPOZ.

Orodaltis est probablement l’épouse d’un des deux derniers Nicomède.

Lycomède son père, qui prend sur la médaille le titre de roi, peut être l’un des ancêtres d’un autre Lycomède Bithynien, à qui César conféra la prêtrise de Comana. Hirtius, qui fait connaître ce Lycomède , le qualifie de très noble et issu du sang des rois de Cappadoce (2).

3oi2. — - Musa Orsobaris, médaille, pl. io33.

Autre princesse bithynienne qui n’est connue non plus que par une médaille de la ville de Pruse.

Légende: BAZIAIZZHZ MOYZHZ OPZOBAPIOZ.

Appien fait mention d’une fille de Mithridate qui portait le nom d’Orsobaris (3). On peut conjecturer, avec l’auteur de Y Iconographie grecque , que Mithridate la donna pour femme à Socrate , frère de Nicomède III , qui , à l’instigation de Mithridate, se souleva contre Nicomède, et s’empara momentanément de la Bithynie (4).

(1) L’adjectif grec êTuÇiavrjs , dit Visconti à l’occasion de cette médaille, signifie ordinairement illustre. Mais lorsqu’on a donné ce surnom à un roi, on a presque toujours sous-entendu le substantif Qréos, et alors cette phrase exprime un dieu présent et visible : Prœsens divas, a dit Horace d’ Auguste dans le même sens. Sur certaines médailles, l’adjectif e7»0avîfs suit immé-

diatement le substantif jSoeovAeés, et alors on pourrait penser qu’on n’a voulu exprimer par ce mot que le titre de roi illustre, qui serait presque l’équivalent du titre de grand roi.

(2) Hirtius, Debello Alex. c. 66.

(3 et 4 ) Àppien , De bello Mithrid. §§10, 57 et 117.

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