‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 5)Chapitre 59 sur 92 · DEPUIS P.OMULUS JUSQU’A JUSTINIEN I · texte numérisé non relu

DEPUIS P.OMULUS JUSQU’A JUSTINIEN I

L'iconographie romaine, dans les vastes limites posées par notre titre, comprend la durée de 1282 ans, commençant vers le milieu du huitième siècle avant notre ère, et renfermant, à quelques années près, les cinq premiers siècles qui l’ont suivie.

Les deux grandes divisions qu elle présente ne sont pas, on le sait, également remplies , et les temps antérieurs à l’époque impériale fournissent peu de monumens iconographiques.

Les médailles qui nous offrent les effigies de quelques-uns des rois de l’antique Rome, et d’un nombre peu considérable des hommes illustres de la période républicaine avant César et Pompée, ne sont point contemporaines, et

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nous devons ces effigies à l’usage qu’adoptèrent assez tard les familles romaines de faire frapper des médailles qui représentaient leurs ancêtres.

Les médailles où se voiL la tête de Romulus sont dues a un décret du Sénat contemporain de F avènement d’Auguste.

Les images des écrivains illustres se voient principalement sur les médaillons dits contorniates, qui eux-mêmes se rattachent à un usage suivi pour la célébration des jeux du cirque, et cet usage semble ne s’être établi que dans le me siècle de notre ère.

Les monumens de la sculpture fournissent peu de représentations des hommes de l’époque antérieure à l’avénement d’Auguste.

L’époque impériale, au contraire, fournit un grand nombre de médailles et de monumens iconographiques. Ces monumens ne représentent guère que les empereurs, leurs bis, décorés d’ordinaire du nom de César, et leurs mères, femmes et biles, décorées de celui d’Augusta. Mais certaines époques virent le sempereurs se succéder rapidement, et l’on a des médailles de plusieurs des chefs influens qui, dans les provinces du vaste empire romain, se firent décorer du titre d’empereur.

L’époque impériale peut être divisée dans les cinq périodes suivantes :

La première, commençant à l’avénement d’Auguste à l’empire, finit avec le règne de Domitien. Ce sont les douze Césars, moins le premier de tous. Elle comprend les règnes d’Auguste et des quatre empereurs de sa famille, Tibère, Caligula, Claude et Néron; les règnes éphémères de Galba, Othon, Viteilius; ceux de Vespasien et de ses deux bis, Titus et Domitien. Durée de l’an 3i avant notre ère à l’an 96 de notre ère =127 ans.

La seconde période comprend le siècle des Antonins. Commençant avec le court règne de Nerva, successeur de Domitien, elle embrasse ceux de Trajan, d’Adrien, de Marc-Aurèle et de son bis Commode. Elle peut être étendue jusqu’à ceux d’Elagabale et de son cousin Alexandre Sévère, qui se glorifiaient du titre cl’ Antonins, et alors avant eux se trouvent Pertinax, Diclius Julianus, Pescennius Niger et Albin, empereurs contestés, Septime Sévère et son bis Carq~ calla, qui ne régna qu’un an. Durée de l’an 96 à l’an 235 =42 ans,

La troisième période s’étend jusqu’à l’avénement de Constantin le Grand. Les à 9 ans qui précédèrent le long règne de Dioclétien et de Maximien Hercule, de l’an 284 à l’an 3o6 , virent les règnes courts et souvent contestés de Maximin, des Gordiens d’Afrique, de Balbin et Puppien , de Gordien Pie, de Philippe, Trajan-Dèce, Trébonien Galle etEmilien, de Valérien et son hlsGallien, de Claude le Gothique, Aurélien, Tacite et son frère Florien, Probus, Carin et ses bis Carinus et Numérien. Cet espace de temps vit aussi de nombreuses proclamations d’empereurs dans les provinces. L’abdication de Dioclétien et de Maximien Hercule après un règne de 22 ans (an 3o6 de noire ère), eut lieu en faveur de Constance Chlore et de Galère Maximien, déjà nommés Césars : les nouveaux empereurs conférèrent le titre de César à Flavius Valérius Sévère et à Maximin Daza, et à la mort de Sévère, le titre d’Auguste fut donné à Licinius. Cette exclusion de Maxence, bis de Maximien Hercule et gendre de Galère, et de Constantin, bis de Constance Chlore, amena des luttes qui, au

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bout de huit ans, se terminèrent par l’avénement de Constantin. Durée de l’an 2 35 à l’an 3i4 — 79 ans.

La quatrième période s’étend jusqu’au partage de l’empire entre les deux enfans de Théodose le Grand, Arcadius et Honorius. Partagé d’abord par Constantin lui-même entre ses fils Constantin , Constance et Constant, et ses neveux Delmatius et Hannibalien (an 337), l’empire fut de nouveau réuni au profit de Constance II, passa à Julien II, dernier prince de la famille de Constantin, puis à Jovien, qui ne régna qu’un an. Dans les 3o années qui suivirent, Valentinien Ier, son bis Gratien et son second fils Valentinien II régnèrent sur l’Occident. Vaîens, frère de Valentinien 1er, fut chargé par lui du gouvernement de l’Orient, et Gratien confia le même gouvernement à Théodose, qui plus tard protégea Valentinien II contre Magnence, et, à sa mort, réunit tout l’empire.

Cinquième et dernière période. 80 ans séparent la création de l’empire d’Occiclent au profit d’ Honorius , l’an 896 , de la destruction de cet empire par Odoacre. Honorius associa à son empire Constance III, et eut pour successeur Valentinien III, fils de Constance. Ces deux règnes durèrent 38 ans. Les 22 années qui suivirent présentèrent neuf empereurs, Pétronius Maxime, Âvitus, Majorien, Libius Sévère, Procope Anthémius, Anicius Olybrius, Glycérius, Flavius Julius Népos et Romulus Augustule.

83 ans séparent la création de l’empire d’Orient au proht d’ Arcadius, en 3q5, de i’avénement de Justinien Ier, en 478. A Arcadius succédèrent son fils Théoclose le Jeune, puis l’époux de sa fille Pulchérie, Marcien. Après eux, Léon le Thrace, Léon II, pelit-fds de Léon Ier; puis l’Isaurien Zénon, époux d’Ariadne et père de Léon II; ensuite l’Illyrien Anastase et le Thrace Justin Ier. Justinien était le neveu de Justin.

3187. — Romulus, médaille, argent, pl. io48.

L’effigie de Romulus est donnée d’après une médaille frappée sous le règne d’Auguste. Elle porte le nom de QVIRINVS, et au revers celui du triumvir monétaire C. Memmius.

3 188. — Titus Tàtius, médaille, argent, pi. io48.

L’effigie du roi sabin Talius est donnée d’après deux médailles des familles Tituria et Veitia , dont l’époque n’est pas déterminée.

8189. — Numà P ompilius , médaille, argent, pl. io48.

Cette effigie du roi Numa est donnée d’après des médailles de la famille Caîpurnia. Le nom de Numa est inscrit sur un large bandeau dont la tête est entourée. La famille Caîpurnia tirait son origine de Numa. L’auteur de ces médailles est Cn. Pison, proquesteur sous Pompée pendant une guerre maritime, probablement celle conîre les pirates

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3190. - — An eus Marcios, médaille , argent , pi. to48.

L’effigie du quatrième roi de Rome est donnée d’après famille Marcia.

Le nom A NC VS se lit du côté de la tête.

des médailles de la

0191,3192. — L. Junius Brutus , médailles y or , pi. 1 o48.

Légendes des deux médailles: LVCIVS BRVTVS PR IM VS CONSVL. L’auteur des deux médailles est Marcus Bru tus.

3193. — Servilius Ahala, médaille, argent, pl. io48.

C. Servilius Ahala est connu par le meurtre de Spurius Mélius, partisan de la loi agraire, an de Rome 295.

Son effigie, avec le mot AHALA, se trouve au revers de celle du premier Brutus , et l’auteur de cette médaille paraît être encore Marcus Bru lus, dont la mère était de la famille Servilia, et qui était entré lui-même dans cette famille par adoption.

3194. — A. P ostumius , médaille ,. argent, pl. i o 4 8 .

Le vainqueur de R ég il les est indiqué par la légende A. PQSTVMIVS COS, Au revers , une autre légende indique pour auteur de la médaille Décimus Brutus.

8195. — Servius Sülpiciüs, médaille, argent , pl. 1 o48.

Servius Sulpicius, tribun militaire avec le pouvoir consulaire, secourut la ville de Tusculum surprise parles Latins, an de Rome 878, et son nom se rattache, en outre, à l’admission des plébéiens au consulat.

Son effigie se trouve sur des médailles frappées dans les derniers temps de la république par le triumvir monétaire L. Servius Rubis.

3 1 96. — C. Domitiüs Ahenobarbus , médaille, argent, pl. i o48.

C’est le citoyen romain auquel, d’après une opinion populaire, la victoire de Régilles fut annoncée par Castor etPollux, et qui en reçut le surnom cl’ Ahenobarbus. Le mot AH ENOBARBVS accompagne sa tête sur la médaille.

Cette médaille est du temps du deuxième triumvirat. L’auteur est un autre C. Domitiüs, qui commandait une Hotte considérable dans la mer Ionienne, et suivait le parti de Brutus et de Cassius.

3197. — M. Arrius Sec indus , médaille , argent , pi. io48.

Des médailles attribuées à la famille Arria, qui parvint vers le temps d’Auguste aux premières dignités, portent cette tète avec la légende N. ARRIVS SECVNDVS. On pense que c’est l’effigie d’un des ancêtres de celte famille.

8198. — C. Numonius Vaala, médaille , argent, pl. io48.

On attribue encore à la famille Numonia Vaala, qui jouit de quelque considération sous Auguste, des médailles où se trouve cette tête avec la légende C. NV MO NI VS VAALA, et l’on suppose que c’est l’effigie d’un des ancêtres de cette famille.

3 1 9 9 . — M. Attiliüs Régulus, médaille, argent, pl. io48.

Cette tête se trouve sans légende sur des médailles dont l’auteur est un M. Livinéius Régulus. On pense que celui-ci est un membre de la famille Altilia, passé par adoption dans la famille Livinéia, et qu’il a voulu honorer le romain célèbre dont il avait conservé le surnom dans sa nouvelle famille.

32 00, 3201. — Scïpion l’Africain l’ancien, bustes, pl. io48.

Le buste numéro 3^00 est connu depuis le xvie siècle, époque où il fut placé dans l’un des palais du Capitole. Un cartel au-dessus du piédouche porte l’inscription P. COR. SCIPIO AFR.

L’autre buste est en bronze et a été trouvé à Herculanum.

Ces bustes ont la tête rasée. D’après un passage d’Aulu-Gelle, interprété en ce sens par Visconti (1), l’usage des Romains était, dans le siècle de Scipion, de se raser la tête comme le visage lorsqu’ils touchaient à l’âge de quarante ans.

3202. — M. Cl. Marcellus, médaille, argent, pl. 1049.

L’effigie est accompagnée de la légende MARCELLVS COS. QVINQ., et de la triquétra, symbole de la Sicile.

32o3. — T. Q. Flamininus, médaille, or, pl. 1049.

Cette tête, attribuée au vainqueur du roi Philippe, n’a point de légende. Le revers est semblable à celui des médailles d’Alexandre le Grand et de ses successeurs, et on y lit le nom de T. Quinctius, auteur de la médaille.

On pense que le fils ou le petit-fils de Flamininus, chargé de quelque mission en Grèce, y aura fait frapper des médailles en l’honneur de son père ou aïeul, à qui la Grèce avait élevé des statues, et aura imité les médailles d’Alexandre.

(1) Aulu-Gclle, Noct. Allie, i. Ut, c. iv.

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3204. — C. Coelius Caldus, médaille , argent, pl. io49-

Quelques passages de Cicéron (1) font connaître un Cœlius Caldus, tribun du peuple l’an de Rome 647- On lui attribue cette effigie qu’on voit sur plusieurs médailles avec la légende C. COEL. CALDVS COS. Ces médailles doivent avoir pour auteur quelqu’un de ses descendans, devenu triumvir monétaire.

32o5. — Sylla, médaille, argent, pi. io49-

Tête avec la légende SVLLA COS. Au revers est celle d’un de ses collègues au consulat, donnée sous le numéro suivant.

32o6. — Q. Pompéius Refus, médaille , argent, pl. 1049.

Tête, avec la légende R VF VS COS, au revers de celle de Sylla sur la précédente médaille.

Sylla et Pompéius Rufus exercèrent le consulat l’an de Rome 666, et eurent beaucoup à lutter contre les manœuvres du parti de Marius.

Une troisième légende indique pour auteur de ces médailles Q. Pompéius Rufus, dont le consul de ce nom était l’aïeul paternel et Sylla l’aïeul maternel.

3207. — L. Cornélius, buste, marbre, pl. 1049.

Buste découvert dans le xvT siècle à Tibur, sur l’emplacement de l’ancien palais public de ce municipe. On a trouvé en même temps une tablette de bronze portant un décret du sénat de Rome rendu en faveur du municipe, sur la proposition du préteur L. Cornélius. Le buste a paru offrir le magistrat romain auquel le municipe devait le sénatus-consulte.

3208. — Antius Restio, médaille, argent, pl. 1049.

Antius Restio fut l’auteur d’une loi somptuaire dite loi Antia. On lui attribue cette tête qui se voit, avec le nom RESTIO, sur des médailles dont l’auteur était aussi de la famille Antia.

3209. — Âtius Balbus, médaille, bronze, pl. 1049.

La légende M. ATI VS BALBVS PR. fait voir dans cette médaille l’aïeul maternel d’Auguste, que Jules César, dans son consulat, chargea d’un partage de terres en Campanie, et qui devint ensuite prêteur.

(1) Cicéron. De Lcijibus.

32io. — Q. Labiénüs Parthicus , médaille , argent, pl. 1049.

Pendant îe second triumvirat, Q. Labiénüs fui envoyé par M. Brutus auprès d’Orode, roi des Parthes, et, aidé par ce roi, Labiénüs se fit un parti en Syrie. On lui attribue cette médaille. Légende: Q. LABIENVS PARTHÎCVS IMP

32 1 1. — Ursus Servi a n os , buste , marbre , pl. io49-

On voit dans ce buste L. Julius Ursus Servianus, allié des empereurs Trajan et Adrien, et qui jouit sous ces princes delà plus grande considération.

Inscription sur le piédouehe : L. VRSVM COS II SL- — CRESCENS LIB,

32 12. — Térence , médaillon y bronze , pl. 1049.

C’est le buste qui se voit sur le médaillon du cabinet fridéricien de Saxe- Gotha, avec le mot TERENTIVS.

Ce médaillon, du genre des conformâtes , appartient au IVe ou vc siècle, époque, dit Visconti, où le portrait de ce poète ne pouvait pas être inconnu.

3 2 1 3.-— ~Q. Hortensius, buste, pl. 1049.

L’hermès de l’orateur Hortensius a été trouvé avec celui d’Isocrate, dans une petite fouille faite par le cardinal Albani vers le milieu du dernier siècle. Le premier porte le nom latin d’HORTENSI VS , comme l’autre celui d’Isocrate en grec. (Voy. ^2924.) Ces hermès ont paru des œuvres du siècle des Antonins.

32 1 4. — Cicéron, médaillon , bronze , pl. io49-

C’est l’effigie de Cicéron qui se voit sur les médailles de Magnésie de Lydie, avec la légende TYAAIOZ Kl KEPQN. On sait que ces médailles ont été frappées sous Auguste , probablement lorsque le fds de l’orateur romain avait le gouvernement de la province d’Asie (1).

32i5. — Salle ste , médaillon, bronze, pl. 1049.

Le buste que nous donnons se trouve sur un grand médaillon en bronze du genre des conformâtes, avec la légende SALVSTVS AVTOR (sic).

32i6. — Mécène, cornaline, pl. 1049.

On est porté à considérer comme le portrait de Mécène un buste d’un personnage du temps d’Auguste qui se voit sur des pierres gravées par Dioscoride et Solon, les plus habiles lithoglyphes de ce temps.

Le buste donné sous ce n° est sur une cornaline avec le nom COAQNOC.

(1) Àrrien, 1. IV, c. xli.

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3217. — Horace, médaillon, pl. io49-

Buste vêtu qui se voit avec la légende HORATIVS sur un médaillon contorniate, probablement du ve siècle, comme la plupart des médaillons de ce genre.

8218. — ■ M. Calatorius, buste , pl. 1049.

Buste d’après la statue herculanèse donnée au tome V, n° 2807.

Inscription sur la plinthe : MARCVS CALATORIVS QVARTION.

3219. — Non ils Balbus le père, buste, pl. io5o.

Buste d’après la statue herculanèse donnée au tome V, n° 2 346 C.

Inscription sur la plinthe : M. NOINIO M. F. BALBO PATRI D. D.

32 20. — Viciria Archas, buste, pl. io5o.

Buste de la femme du précédent, d’après la statue herculanèse donnée au tome V, n° 2346 B.

Inscription sur la plinthe:... CIRIAE A. F. ARCAD. MATRI BALBI D. D. 322 1. — Nonius Balbls fils, proconsul, buste , pl. io5o.

Buste d’après la statue herculanèse donnée au tome V, n° 2346 D.

Inscription sur la plinthe :

M. NONIOM. F. BALBO PR. PRO COS. HERCVLANENSES. 3222.— L. Mammius Maximus, buste , pl. io5o.

Buste d’après la statue herculanèse donnée au tome V, n° 23oi.

Inscription sur la plinthe :

L. MAMMIO MAXIMO AVGVSTALI MVNICIPES ET INCOLAE AERE CONLATO.

32 2 3. — Sénèque, buste, bronze , pl. io5o.

Le portrait de Sénèque est connu depuis le xvie siècle par un médaillon contorniate du cardinal Bernardini Mattéi, où on voyait son buste accompagné du mot Seneca. Ce médaillon s’est perdu, mais le portrait est resté connu, et les antiquaires avaient signalé dans diverses collections plusieurs têtes pareilles, lorsque les fouilles d’Herculanum mirent au jour un buste en bronze représentant le même personnage , et supérieur par l’excellence de l’art à ceux que l’on connaissait déjà. Nous donnons ce buste d’après Visconti.

8224* — Apulée, médaillon , pl. io5o.

Ce buste du platonicien de Madaure se trouve, avec la légende APVLEIV5, sur un médaillon du genre des contorniales.

32 2 5, — Pompée, médaillon, argent , pi. io5o.

Cn. Pompée commandait à vingt-six ans une armée de Sylîa en Espagne.

Il obtint ensuite le nom de Grand par une longue suite de succès militaires , principalement en Orient contre les rois de Pont et d'Arménie. Vers Fan 5i avant notre ère, Jules César et lui furent la cause et les chefs d’une guerre civile célèbre. Pompée fut vaincu à Pharsale en Tbessalie, et périt en Egypte, âgé de cinquante-neuf ans, an 48 avant notre ère.

Tête donnée d’après une médaille que Cnéius, l’aîné des fils de Pompée, fit frapper lors de son débarquement en Espagne.

Légende unique au revers de la tête : CN. MAGN. IMP. F.

3226.' — Sextüs Pompée, médaille , or , pl. 1000.

Sextus, second fils de Pompée, était maître de la Sicile à la mort de Jules César. Il soutint contre les triumvirs une guerre maritime. Vaincu par Antoine et Agrippa, il mourut en Phrygie, Fan 36 avant notre ère, âgé de trentesix ans.

Tête sur une médaille que Sextus fit frapper pendant la guerre maritime. Elle y est au revers des têtes affrontées de son père et de son frère Cnéius.

Cette médaille porte la légende de Sextus s’étendant sur les deux côtés :

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