‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des Tuileries (volume 5)Chapitre 71 sur 92 · BUSTES DU MUSÉE DE LA SCULPTURE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

BUSTES DU MUSÉE DE LA SCULPTURE FRANÇAISE

3533. — Enfant, marbre, pi. 1116.

Ce buste d’enfant, par Germain Pilon, est au musée depuis i85i.

On croit qu’il représente Henri III dans son enfance. [Haut. om,2 5o.]

3534- — Tête de Méduse, marbre, pi. 1116.

Dans la composition de la nouvelle salle de Bouchardon, on a fait entrer quelques œuvres du Bernin, notamment les copies des deux têtes de Méduse pareilles qu’on a de ce sculpteur au cabinet de Berlin. [Haut. om,5io. ]

3535. — La Géométrie, marbre , pi. 1 1 16.

Ce buste est attribué à Pierre Legros.

La Géométrie y est représentée tenant des tablettes dans la main gauche et un compas à la main droite. [Haut. om,7*20.]

1 Ix .

BUSTES MODERNES

3536. — La Charité, marbre , pl. i î 1 6 .

Ce buste est aussi attribué à Pierre Legros.

La Charité y est représentée par une femme voilée qui se découvre le sein.

[Haut. ora,720. ]

3 5 3 7 ( T ) . — Beatrix d’Este, marbre blanc, pl. 1117.

Ce buste est attribué à Desiderio da Settignano , l’un des plus habiles sculpteurs italiens du xvc siècle. On l’attribue aussi à Sansovino. Sur le socle esl l’inscription : DIVAE BEATRICI D. BERCEE. F. [Haut. om,72o.]

Bëatrix cl’ Este , fille d’Hercule 1er duc cle Ferrare, est représentée à l’âge de douze à treize ans. Cette princesse, née en i4y3, épousa en i/jqi Louis le Maure, duc de Milan. Elle mourut en 1497.

Ce buste a fait partie de l’ancienne collection Grimani, de Venise.

3538, 353g. — Personnages inconnus, marbre, pl. 1117.

Ces deux bustes sont de la fin du xvc siècle. On ne connaît ni le sculpteur, ni les personnages, que l’on croit cependant un roi et une reine.

[Haut, du premier buste om,5oo, et du deuxième om,45o.]

354o. — François Ier, roi de France, demi-figure, br. pi. j 1 18.

C’est un ouvrage de Jean Cousin , ou tout au moins il a été fondu d’après un modèle de ce sculpteur.

Ce n’est pas une représentation en buste ordinaire; on voit le torse jusqu’à la ceinture et les bras en entier. La main droite est devant la poitrine et tient le bâton de commandement, la gauche est comme à la garde de l’épée.

François Ier est cuirassé, et celte armure n’est pas celle des bustes suivans, qui rappellent par certains détails la cuirasse romaine ; c’est la cuirasse des chevaliers avec les brassarts; elle a beaucoup d’ornemens en ciselure. [Haut. om,6iG.]

François Ier, comte cl’ Angoulême , puis comte cle Valois , devint roi en janvier i5i5. Mort au château de Rambouillet en 1 547, âgé de cinquante-deux ans.

François 1er fut, en France, le restaurateur des arts et des lettres. Voir dans notre description historique du Louvre les nombreux monumens élevés sous son règne, et les artistes qui furent chargés de les construire et de les embellir.

C’est sur la fin de son règne que la reconstruction architecturale du Louvre fut commencée sous la direction de l’architecte Pierre Lescot.

354o A.- — Charles-Quint, médaillon en bronze , pl 1024.

Ce médaillon a fait partie d’un monument qui paraît avoir été élevé en l’honneur de l’empereur Charles-Quint, par ordre du cardinal de Granveîle.

(1) Beatrix et les deux personnages inconnus suivants portent, par erreur, sur nos planches les n05 253y, 2538, 2539.

Antoine Perrenot, seigneur de Granvelle, était le chancelier de Cliarles-Quint. ïl fut successivement évêque d’Arras, archevêque deMalines et de Besançon , et cardinal. Cliarles-Quint et Philippe II son fds remployèrent dans les négociations les plus importantes.

354 1 - — Lotus XII, roi de France, demi-figure , br. pl. î î 18.

On a ici plus qu’une représentation à mi-corps : c’est le torse entier avec les appendices de la cuirasse, qui est, du reste, la cuirasse romaine.

Louis XII tient de la main gauche des tablettes où l’on voit le relief de plusieurs édifices , et de l’autre main il fait un geste oratoire. 11 a la médaille cle Saint-Michel.

Sa cuirasse à la romaine est entourée d’une écharpe peu volumineuse. On y voit représentés dans le haut un combat entre des cavaliers, et au-dessous de l’écharpe une marche de militaires à pied, détails traités avec beaucoup de finesse et dans le style antique. [Haut, om,gi3.]

Ce fragment a été fondu sur un beau marbre de Demugiano de Milan qui porte la date de l’année 1 5o8 (î) .

Louis XII, né à Blois en 1A62, est devenu roi de France en 1498, et est mort à l’hôtel desTournelles le ier janvier 1 5i5.Ce roi se montra le protecteur éclairé des arts, et l’on vit sous son règne les premières de ces œuvres de la renaissance auxquelles le règne suivant a dû sa célébrité.

3542 et 3544. — Henri II et Charles IX, rois de France,

albâtre , pl. 1118.

On attribue ces deux bustes à Germain Pilon, mais les têtes ne sont pas de la même époque que les bustes, l’albâtre n’en est pas le même. Les bustes paraissent être de la même main.

Ces deux bustes sont revêtus d’une cuirasse dont le travail est d’une grande richesse. Le haut de la cuirasse est recouvert du manteau royal parsemé de fleurs de lys : au-dessous est la décoration de Saint-Michel.

Ces deux bustes passent pour provenir du château du Baincy, bâti par François 1er, et où se trouvait encore un buste d’Henri III, de même matière et

probablement de même travail.

[Haut, du premier buste, om,6 i4, et du deuxième , çf'hôoy. I

(1) La statue cle Louis XII en albâtre, dont fauteur est le sculpteur Demugiano de Milan , avait été placée par le cardinal d’Amboise, en 1 5 10, à son château de Gailîon. Elle fut mutilée en 1793. Elle fut restaurée en partie pour le musée des Petits- Augustins, par Beauvallet, statuaire, qui rétablit la tête et les mains , qui manquaient.

Lors de rétablissement du musée de la

sculpture française au Louvre, la partie ainsi restaurée fut coulé en bronze par M. de Lafontaine pour le nouveau musée. C’est le fragment que nous donnons.

La statue a depuis été complètement restaurée pour le musée de Versailles.

On ne trouve ni dans Vasari, ni dans d’autres biographes, rien sur Demugiano, qui paraît cependant avoir eu du talent.

BUSTES MODERNES

Henri II, né à Saint-Germain-en-Laye , le 3i mars 1617, est devenu roi en i547> et est mort le 10 juillet i55p à l’âge de quarante et un ans.

Sous ce règne, i547 a i56o, on continua les monumens commencés sous le règne précédent. Jean Goujon et Paul Ponce travaillèrent aux sculptures du Louvre. Construction du gros pavillon du roi en dehors du Louvre , et commencement des bâtiments qui ont devenus la grande galerie.

Charles IX , né le 2 7 juin 1 55o , devenu roi le 1 5 décembre 1 5 60 , est mort le 3i mai 1674. Règne d’environ quatorze ans. Le palais des Tuileries a été construit sous ce règne. Barthélémy Prieur travailla aux sculptures du Louvre.

3543. — Henri III, marbre , pl. 1118.

Ce buste est de Barthélemy Prieur.

Le roi est revêtu d’une cuirasse d’un travail très - recherché et recouverte d’un manteau royal parsemé de fleurs de lys. Cette tête est d’un beau travail et d’une grande vérité, mais le marbre en a été altéré par le temps. [Hauteur

om,6i4- }

Henri III, né à Fontainebleau, le 19 septembre i55i, roi de Pologne en 1573, devenu roi de France le 3i mai est mort assassiné le 2 août 1689.

3544. Voy. à la page précédente.

3545. — Henri IV, roi de France, albâtre , pi. 1119.

Ce buste est aussi de Barthélemy Prieur.

Henri IV porte la couronne de laurier, et sur la cuirasse une draperie en écharpe. Les détails de la cuirasse offrent une grande richesse. [Haut. om,65o.]

Ce roi, né en i553, est devenu roi de France en 1589. Mort en 1610.

Ce roi protégea et honora les arts. On augmenta sous ce règne le pavillon du vieux Louvre et l’aile dite de Charles IX. Décoration de la galerie des rois et des reines devenue, sous Louis XIV, la galerie d’Apollon. On ajouta aux Tuileries les deux grands pavillons. On projeta la réunion des deux palais.

Paris embelli, l’étendue des murs agrandie, l’hôtel de ville, qui avait été commencé sous François Ier, continué par les ordres de Henri IV, la construction du palais du Luxembourg , sont de nobles témoins de son goût pour les arts et surtout pour l’architecture. Le Pont-Neuf, commencé par l’architecte du Cerceau en 1678, fut terminé en i6o4-

3545 A. — -Philippe Desportes, poëte, médaillon , br. pl. 1 126.

Le médaillon oû est ce buste a luit partie d’un monument élevé à Philippe Desportes, poëte du xvi° siècle, dans l’abbaye de Bon Port, dont il était l’un des abbés.

| Haut. o”\45o.]

Philippe Desportes a été ie plus aimable poète de son temps. Né à Chartres, en i545, il s’éleva par son propre mérite. Charles IX se l’attacha particulièrement. Sous Henri III son dévouement pour le duc de Joyeuse, à qui il était redevable de sa fortune, lui fit prendre parti pour la Ligue. 11 obtint plus tard les bonnes grâces de Henri IV, qui le combla de biens. 11 mourut dans son abbaye de Bon-Port, le 8 octobre 1606.

3546. — Jean de Bologne, bronze et marbre, pi. i i i 9.

Ce buste passe pour être de Francbeville, élève de Jean de Bologne. Il est d’une belle exécution et d’une grande vérité.

Jean de Bologne est mort 1608, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, et ce buste le représente dans un âge très-avancé. [ Haut. om,5So.]

Olivier Lefebvre, seigneur cTOrmesson, br. pi. 1 1 19.

Ce buste estde Paul Ponce, dont on place la mort eri i5y5. A celte époque, Olivier Lefebvre était contrôleur général des finances et âgé de soixante ans. Olivier Lefèbvre fut un magistrat administrateur que son intégrité et ses lumières rendirent cher à Henri IV. Le buste est d’une belle exécution et porte le caractère d’une grande vérité. [Haut. o,m466.]

3548. — - Fréminet, peintre français, bronze, pi. 1119.

Ce buste est de Pierre Francbeville, sculpteur contemporain de Fréminet.

Une draperie à frange est jetée autour du buste; c’est un ornement debeaucoup de goût et d’effet. [Haut. om,6i6.]

Martin Fréminet est né à Paris en 1 5G 7 . Après avoir terminé ses études de peinture en Pâlie, où il passa plus de seize ans, il devint premier peintre du roi sous le règne de Henri IV, et fut chargé de la décoration du plafond de la chapelle de Fontainebleau. Fréminet ne termina ses travaux que sous le règne de Louis XIII. Il fut nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel, et mourut à Paris le 18 juin 1619, dans la cinquante-deuxième année de son âge.

Son père, peintre aussi, lui enseigna les premiers élémens de la peinture

Le musée du Louvre ne possède qu’un tableau de ce maître.

3549. — Le cardinal de Richelieu, marbre, pi. 1119.

Ce buste est l’ouvrage de Coyzevox, il est par conséquent de beaucoup postérieur à la mort du cardinal, et pourrait être de la même époque que celui du cardinal Mazarin donné plus bas n° 356o A.

Ce buste est plein d’expression et de caractère, et rend bien la vigueur d’âme de Richelieu. L exécution est franche cl hardie, elles cheveux surtout sont

BUSTES MODERNES

traités dans le goût de ceux de quelques têtes antiques et avec un grand talent.

Armand-Jean du Plessis de Richelieu, né à Paris, en i585, évêque de Luçon en 1607, devint cardinal et premier ministre en 1621; mort le 4 décembre 1642.

355o. — Le marquis de Louvois , bronze, pl. 1 j 19.

Ce buste est d’après Desjardins, qui , à la mort de Louvois en 1691, fut chargé avec Girardoa du mausolée à élever à ce ministre de Louis XIV dans l’église des Capucins. Desjardins mourut en i6g4, avant d’avoir terminé la statue de Louvois, à laquelle Van Cleven mit la dernière main.

Louvois est mort dans sa cinquante et unième année. [LIaut. om,8oo.]

Michel le Tellier, marquis de Louvois, fils du chancelier le Tellier, né en 1642, devint ministre de la guerre en 1666, mort en 1691.

355 1. — Cristophe de Thoo, marbre, pl. 1119.

Ce buste est de Barthélemy Prieur; la tête est en marbre blanc et le corps en marbre rouge (1).

Elle est d’un beau caractère et pleine de vérité et de vie dans son ensemble et dans ses détails.

L’emploi du marbre rouge pour le corps du buste a eu lieu probablement pour rappeler la robe de cette couleur des membres du parlement.

[Haut. om,7o4-]

Christophe de Thou est mort premier président du parlement de Paris , le 1 1 novembre 1 582 , à l’âge de soixante et quatorze ans.

3552. — Jean Goujon, sculpteur, marbre, pl. 1 120.

Ce buste est considéré comme un buste du temps, et on peut l’attribuer à Jean Goujon lui-même.

[Haut. om,5oo.]

On a quelques bustes modernes qui représentent Jean Goujon, l’un par Claude Francin, aujourd’hui au musée de Versailles, et un autre par Foucou, qu’on a vu au salon de i8i4-

3553. — L’amiral de Coligny, marbre, pl. 1120.

On croit ce buste un ouvrage de Jean Goujon.

(1) C était ainsi que chez les anciens le ou du costume des dieux et de certains porphyre rouge ou le marbre de cette cou- magistrats, leur rappelait la pourpre des empereurs

L’amiral de Coligny est représenté avec une cuirasse sans ornement. Sur les épaulières sont de larges têtes de lion recouvertes d’une draperie. [Haut. om,65o.]

Gaspard de Coligny, fils du maréchal de Coligny, né en 1617a Châtillonsur-Loing, devint colonel général de l’infanterie sous Henri II, amiral de France en i552 , et fut tué le 26 août 1672 dans sa maison de la rue Bétliizi.

3554* — Le chancelier Séguier, marbre , pl. 1 120.

Ce buste passe pour être de Jacques Sarrazin. Le chancelier est représenté dans le costume de sa dignité; il porte les décorations de l’ordre du Saint- Esprit. [Haut. om,724. ]

Pierre Séguier, né en i588, déjà garde des sceaux en i633, fut nommé chancelier de France en i635, et conserva cette dignité jusqu’à sa mort, en 1672. Ce fut à son instigation que le cardinal de Richelieu créa l’académie française en 1 63 5 , et pendant trente ans l’académie tint ses assemblées dans son hôtel. Il en fut nommé protecteur après la mort du cardinal. Il fut aussi l’un des protecteurs de l’académie de peinture et de sculpture fondée en i65o, et cette académie encore tint cl’abord ses réunions à l’hôtel du chancelier. Cet hôtel était décoré de tableaux par Simon Vouet et Lebrun , et de belles sculptures par Jacques Sarrazin.

3555. — Philibert de Lorme, architecte, bronze, pl. 1120.

Ce buste en bronze est encastré dans un médaillon en marbre orné de têtes de béliers et cl’arabesques, et provient d’un monument consacré à la mémoire de Philibert de Lorme. On n’en connaît pas l’auteur. [Haut. om, 478.]

Nous donnons sous le n° 36o5 un buste moderne du même personnage, placé dans la galerie des tableaux.

3556. — F abri de Peiresc, marbre, pl. 1120.

Ce buste est de Francin fils, et un ouvrage du xvme siècle.

Nicolas Claude Fabri de Peiresc, fut un des savans et des personnages les plus distingués du commencement du xvne siècle. Né au château de Beaugensie en Provence en décembre i58o, il est mort conseiller au parlement de Provence, le 2 4 juin 1637. Il avait réuni un grand nombre de monumens cophtes, arabes, syriaques et autres, dont il forma une bibliothèque qui eut une grande célébrité. Il est le premier qui ait reconnu un sujet romain dans le camée ou agate de la Sainte-Chapelle. (Voir n° 3246.)

Peiresc est représenté dans son costume de magistrat. [Haut. om,677. ]

3557. — Colbert (Jean-Baptiste), marbre, pi. 1 121.

Ce buste est de Michel Anguier. Il offre une exécution large avec beaucoup de soin dans les détails, et les traits de Colbert avec beaucoup de vérité.

BUSTES MODERNES

On a vu dans notre description historique du Louvre ies importans travaux qui furent faits à ce palais, lorsque Colbert fut chargé de la surintendance des bâtimens du roi, en 1 664- ( Voy. 1. 1, p. 365 et suiv.)

Protecteur des arts, qui! encouragea de tout son crédit en exécutant les grandes vues de Louis XIV, c’est à !ui que les jeunes artistes doivent l’établissement du grand prix et de l’académie de Rome, en 1 66 1; et, de 1 663 à 1671, il fonda les trois académies des Inscriptions, des Sciences et d’Archilecture.

Ce buste appartenait probablement à l’une de ces académies, et l’on a vu au tome I, page 543, que la première avait un buste de Colbert.

[Haut. om, 798.]

Jean-Baptiste Colbert, né à Reims en 161g, conseiller d’état en i648, directeur général des finances en 1661 , devint surintendant des bâtimens du roi en i644; mort en i683.

3558. — Edouard Colbert, marbre , pl. 1121.

Ce buste est de Desjardins, qui le donna en 1693 à l’académie de peinture et de sculpture. [Haut. om, 8o3.]

Edouard Colbert, frère du ministre, lit la guerre avec distinction, et parvint au grade de lieutenant général. Il fut nommé en 1690 vice-protecteur de l’académie de peinture et de sculpture, et, en 1691 , il fut chargé de la surintendance des bâtimens, arts et manufactures.

11 est mort en 1699, à l’âge de soixante et onze ans.

3558 A. — Claude Perrault, architecte, marbre , pl. 1 125.

Ce buste est de M. Thérasse, et a paru au salon de i833,

Claude Perrault est représenté drappé dans un manteau ; le vêtement intérieur est une sorte de mise de travail. Longue chevelure tombant sur le cou nu.

[Haut. om,65o.]

Claude Perrault, né en 161 3, est mort en 1686, à l’âge de soixante et treize ans.

On a vu dans notre description historique du Louvre (tome I, p. 366, 36g, 373), que Claude Perrault, simple médecin, se fit connaître en architecture en produisant le plan de la colonnade du Louvre.

Il fut nommé ensuite architecte du Louvre, et nous avons exposé ses plans pour l’achèvement de ce palais et le degré d’exécution qu’ils obtinrent (Voy. t. 1, p. 383, 3gg. )

On a vu aux salons de 1817 et 1819 un buste de Claude Perrault, par M. Gaulle, sans destination indiquée.

3559, 356o. — Louis XÎV et Marie-Thérèse cTAutriche,

médaillons en marbre, pl. 1121.

Ces deux médaillons sont de Coysevox et paraissent avoir été destinés à se faire pendant.

Ils représentent Louis XIV et sa femme à une époque assez avancée de leur union. Le roi a une cuirasse ornée de fleurs de lys et le manteau royal. Le manteau delà reine est fixé par des pierreries devant la poitrine et sur l’épaule droite. Des perles et des pierreries ornent ses cheveux et son corsage.

[Hauteur de chaque médaillon, om, 65o.]

Nous avons fait connaître dans la description historique du Louvre les efforts faits vers la moitié de ce règne et sous la surintendance de Colbert pour le renouvellement architectural de ce palais. La grande colonnade fut le principal résultat de ces efforts.

Quant aux œuvres de décoration intérieure, Anne d’Autriche, pendant sa régence, avait fait décorer de peintures et de sculptures ses appartemens au Louvre , devenus plus tard les salles du musée.

Louis XIV fit décorer la galerie d’Apollon par Lebrun.

356o A. — Le cardinal Mazarin, marbre , pl. 1122.

Ce buste est de Coysevox. La tête est bien modelée, la bouche et les yeux sont remplis d’une expression fine et animée. [Haut. om, 5q4- ]

Ce buste, et celui du cardinal de Richelieu par le même sculpteur donné sous le n° 3549, ont du ^re exécutés plusieurs années après la mort du cardinal Mazarin en 1661 , à en juger du moins d’après l’âge de Coysevox, né en i64o. Du reste, ce sculpteur fut chargé du mausolée qui fut élevé au cardinal Mazarin au collège des Quatre-Nations.

Jules Mazarin, né à Rome ou à Piscina en 1602 , vice-légat du pape à Avignon en i634, s’attacha quelques années après à Louis XIII. Il fut nommé cardinal en 1642, devint premier ministre en 1 645 ; conclut, en 1669, le traité des Pyrénées, et le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse d’Autriche. Mort à Vincennes, le 9 mars 1661.

356o B. — Fénelon, marbre , pl. 1122.

Ce buste, un des bons ouvrages de Coyzevox, a beaucoup d’expression et de vie, et il rend bien la douceur et l’esprit de fauteur immortel de Télémaque. [Haut. om,724.]

Fénelon (François de Salignac de la Motte) est né au château de Fénelon, le 6 août 3 6 5 1 , d’une maison ancienne et distinguée dans l’état et dans l’église ; il fut le précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, et fut nommé ensuite archevêque de Cambrai. Il mourut le 7 janvier 1715.

356o C. — -Bossuet, marbre , pl. 1 1 2 3 .

Ce buste, aussi de Coyzevox, et d’un beau travail, n’offre cependant pas Bossuet avec les mêmes traits et le même caractère de physionomie que le beau portrait de Rigaud, admirablement gravé par Drevet. [Haut. om,665.]

Bossuet (Jacques-Bénigne) , né â Dijon en 1627, devint évêque de Condom

BUSTES MODERNES

en 1669, précepteur du Dauphin fils de Louis XIV en 1670, évêque de Meaux en 1681; mort à Paris en 1704.

356o D. — Coysevox, sculpteur, marbre , pl. 1 123.

Ce buste est l’œuvre de Coysevox lui-même. Le piédouche de ce buste porte l’inscription suivante: «Charles-Antoine Coysevox, sculpteur du roi, «chancelier de l’académie, fait par lui-même, donné à l’académie parCharles- « Pierre Coustou, architecte du Roi, son petit-neveu» (1). [Haut. om,55o.]

( Voy. une notice sur Coysevox, t. V. p. 822 , 828, 824. )

3 5 60 E. — Marie Serre, marbre, pl. 1 1 2 3 .

Ce buste, ouvrage de Coyzevox, faisait partie d’un monument que le peintre Hyacinthe Rigaud fit élever à sa mère.

[Haut. om,66o.]

356 1 . - — Voltaire, marbre, pl. 1121.

Ce buste est de Houdon et une œuvre du xvme siècle.

Houdon a exprimé dans ce buste la vivacité, la malignité et le génie qui animaient , même dans un âge avancé, les regards, les lèvres et toute la physionomie de l’immortel écrivain. [Haut. om,490.]

On a vu au salon de 1812 une statue de Voltaire par le même sculpteur.

Voltaire (François-Marie Arouet de) est né à Châtenay, près Sceaux, le 20 février 1694» et est mort ci Paris le 3o mai 1778.

3562. — Le maréchal de Saxe, marbre , pl. 1 121.

Ce buste est de Pigal. Ce même sculpteur fut chargé, à la mort du maréchal de Saxe en 1760, du mausolée que le roi fit élever à ce dernier dans un temple protestant à Strasbourg.

Le maréchal est représenté revêtu de sa cuirasse et drapé dans un manteau.

[Haut. om,798. ]

Le comte Maurice de Saxe, né à Dresde, en 1676, du roi de Pologne Auguste II et de la comtesse Kœnigsmarck, entra au service de France en 1720, fut nommé lieutenant générai en 1786, maréchal de France en 1748, et maréchal général des armées en 1746, pendant que les soldats sous ses ordres faisaient en Flandre d’importantes conquêtes. Vainqueur à Fontenoy, 1745; à Raucoux, 1746; à Lawfelt, 1748, il contribua par ses succès à la paix d’Aix-la-Chapelle, en 1748, et mérita, par son génie militaire, sa valeur et les regrets qu’il laissa à sa seconde patrie, qu’elle rendît de grands honneurs a

(1) Le piédouche n’est point dessiné sur notre planche, faute d’espace.

sa mémoire , et qu’on lui élevât à Strasbourg un superbe monument. Il avait reçu comme récompense le magnifique château de Chambord.

Sous le n° 35y5 C, il y a un buste moderne du même personnage par M. Cartellier.

3563, — Le Grand Condé, bronze , pi. 1 122.

C’est un buste du temps dont fauteur n’est pas connu. Condé y est représenté dans la maturité de l’âge et avec un air d’inspiration. La cuirasse et le manteau offrent la même décoration que quelques bustes du siècle précédent. (Voy. n03 3542, 3544.) [Haut. om,6oo.]

3564- — Louis XIII, roi cle France, bronze , pl. 1122.

Ce buste a été fondu par Warin. Louis XIII est représenté avec le costume royal, la décoration de Saint-Michel et celle du Saint-Esprit. [Haut. om,70o.]

Louis XIII succéda à son père en 1610, fut couronné à Reims la même année, et mourut à Saint-Germain-en-Laye à quarante-deux ans.

Sous le règne de Louis XIII et sous le ministère du cardinal cle Richelieu, la création architecturale du Louvre fut reprise. Les plans antérieurs furent considérablement agrandis, et beaucoup cfornemens sur la cour, notamment les caryatides de Jacques Sarrasin, sont de cette époque. (Voy. notre 1. 1, p. 654.)

3565. — Molière (prétendu), marbre , pl. 1122.

Ce buste passe pour être celui de Molière.

[Haut. om,74o.]

Il existe aussi un buste de Molière par Houdon, ouvrage du xvme siècle.

Jean-Baptiste Pocquelin cle Molière, comédien et poète, est né en 1622, et est mort le 17 février 1673; reçu à l’académie française cent ans après sa mort»

3566. — Hardouin-Mansard, marbre, pl. 1 1 2 3 ,

Ce buste est de Jean-Louis Lemoyne, père de Jean-Baptiste Lemoyne.

Ce buste appartenait probablement à quelque académie, comme celui d’Edouard Colbert , auquel Mansard avait succédé dans la surintendance des bâtimens. [Haut. om,886.]

Elève de son oncle François Mansard dont il prit le nom, Jules Hardouin fut nommé architecte du roi, surintendant des bâtimens en 169g, et chevalier de l’ordre de Saint-Michel. Il dirigea la construction des châteaux cle Marly, du Grand Trianon, de Versailles, de Clagny, cle la maison royale de Saint- Cyr, de la place Vendôme, de celle des Victoires, cle l’hôtel des Invalides, etc.

Hardouin Mansard mourut à Marly , le 11 mai 1708, à l’âge cle soixantetrois ans.

BUSTES MODERNES

3566 A. — Soufflot, architecte, marbre , pl. 102 5.

Ce buste est de M. Prévost.

Soufflot est représenté avec îe costume et la coiffure du temps; il porte sous l’habit le grand cordon de l’ordre du Saint-Esprit. [Haut, om,5oo.]

Dans notre description historique du Louvre, au tome I de ce Musée, nous avons dit que Soufflot fut nommé architecte du Louvre vers l’année 1767, et

nous avons exposé la part qu’il prit aux travaux de ce palais. (Voy. p. 3g 5. ) Il fut nommé plus tard intendant général des bâlimens du roi. On sait que ce célèbre architecte a fait élever l’église de Sainte-Geneviève, à Paris. Il construisit à Lyon, l’édifice de la bourse, l’hôpital et la salle de spectacle, et en d’autres endroits beaucoup d’autres édifices publics.

Soufflot (Jacques-Germain) est né a Irancy près d’Auxerre, en 1714. Il est mort à Paris, le 29 août 1780, âgé de soixante-six ans.

On a vu au salon de i834 un buste de Soufflot, par M. Merlieux, destiné à la bibliothèque Sainte-Geneviève, et deux autres au salon de i845> l’un de M. Elschoet, pour Lyon; l’autre, de M. Dantan jeune, pour le ministre des travaux publics.

3567. — Boileau-Despréaux, marbre , pl. 1122.

Ce buste est de Girardon (1). La tête est remplie d’expression , et le sourire a ce piquant et ce mordant qui devaient caractériser celui du premier de nos auteurs satiriques. La coiffure est bien jetée et largement traitée. [Haut. om,724-]

Boileau-Despréaux, né en 1616, fut nommé historiographe du roi avec Racine en 1677, et reçu membre de l’académie française en i684- H est mort à Paris, le i3 mars 1711 , dans la soixante et quinzième année de son âge.

3658. — Buffon, naturaliste, marbre , pi. 1 12 3.

Ce buste est d’Augustin Pajou, auteur d’une statue de Buffon exposée au salon de 1775.

La tête offre des plans bien accusés, beaucoup d’expression, et l’on y trouve l’empreinte du génie observateur du grand naturaliste. [Haut om,739-]

George-Louis le Clerc de Buffon est né à Montbard en 1707. Célèbre naturaliste et un des grands écrivains du xvine siècle, il fut nommé en 1789 intendant du jardin du roi, et reçu à l’académie française en 1753. Il est mort â Paris le 1 6 avril 1 788 , dans la quatre-vingtième année de son âge.

3569. — Louis XV, roi de France, marbre, pl. 1 12/u

C’est un buste du temps, dont îe sculpteur n’est pas connu.

(1) On connaît quatre vers de Boileau sur son propre buste par Girardon.

Louis XV est représenté très-jeune, dans le costume de l’époque. Il porte la décoration de l’ordre du Saint-Esprit. [Haut. o,n,6oo. ]

Nous avons donné sous le n° 2660 A une statue de Louis XV par Guillaume Coustou le jeune, et, dans notre notice sur le sculpteur Gois fds ( t. I, p. 5 1 8 ) , nous avons dit qu’on citait avec éloge un buste de Louis XV par ce sculpteur.

Louis XV, arrière-petit-fds de Louis XIV et son successeur, né en février 1710, devint roi à l’âge de cinq ans, en 1715. Mort en 177/i, dans sa soixantecinquième année, après un règne de soixante ans.

Le règne de Louis XV vit la reprise des travaux d’architecture du Louvre, sous la surintendance de M. de Marigny. Sur les travaux faits à cette époque, voyez noire t. I, p. 660 et suivantes.

3569 A. — La reine Marie Leczinska, marbre, pi. i 124.

Ce buste est de Guillaume Coustou.

La reine est représentée avec le manteau royal garni de fourrures. Ce manteau est jeté sur les deux épaules et agrafé sur l’épaule droite. Une chaîne en pierreries suit le bord supérieur de la tunique.

Sur la tête est le diadème à fronton, et des perles se mêlent aux ondulations des cheveux. [Haut. om,58o. ]

Nous avons donné sous le n° 2Ô5o B une statue de la même reine par Guillaume Coustou.

La reine Marie Leczinska, fille unique de Stanislas Leczinski roi de Pologne, née en juin 1700, devint reine de France en septembre 172b , par son mariage avec Louis XV. Morte en juin 1768, à l’âge de soixante-cinq ans.

3570. — Le Dauphin fils de Louis XV, marbre y pi. 1 125.

C’est un buste du temps, dont l’auteur n’est pas connu. Le prince est revêtu de la cuirasse et porte les décorations de l’ordre de la Toison-d’Or et de celui du Saint-Esprit. [Haut. om,655.]

Le dauphin fils de Louis XV et de la reine Marie Leczinska est né à Versailles en septembre 1729, marié à une princessje d’Espagne en 1745, et en 1 747 à une princesse de Saxe. Mort à Fontainebleau en décembre 1765, à l’âge de trente-six ans. Il a été le père de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X.

3570 A. — Louis d’Orléans, marbre, pi. 1 124.

Ce buste est un ouvrage du xvme siècle, et a fait partie du musée des monumens français. Le prince est représenté à l’héroïque, couvert d’une peau de lion dont la tête est sur son épaule droite. [Haut. om,66o.]

BUSTES MODERNES

3571. — Louis XVI, roi de France, marbre , pl. 1 1 25 4-

C’est un buste du temps par Houdon , et qui a fait partie du musée des monumens français (1).

Ce roi est représenté dans le costume du temps et porte les décorations des ordres de la Toison-d’Or et du Saint-Esprit. [Haut. om,520.]

Louis XVI succéda à son aïeul Louis XV en 1774, âgé de près de vingt ans. Il est mort dans sa trente-neuvième année.

A l’ avènement de Louis XVI on songea aussi à reprendre les travaux du Louvre, et l’on doit à ce règne quelques parties importantes des travaux d’intérieur. (Voy. notre t. I, p. 660 et suiv.)

3571 A. — - La reine Marie-Antoinette, marbre , pi. 1 12.

Ce buste est de Félix Lecomte, et nous l’avons cité dans la notice sur ce sculpteur, tome I, page 612. Il a paru au salon de 1783.

La reine, représentée dans le costume du temps, porte le manteau royal rejeté sur l’épaule droite. Ses cheveux sont ornés d’un bouquet de fleurs. [Haut. om,6 10. ]

Dans notre notice sur le sculpteur Boizot, nous avons aussi parlé d’un buste de la même reine par ce sculpteur, buste qui avait paru au salon de 1781.

Cette princesse, archiduchesse d’Autriche, mariée en mai 1770 au Dauphin, depuis Louis XVI , devint reine de France en mai 1774, à l’âge de dixneuf ans; morte à trente-huit arts.

3571 B. — Le comte de Provence, marbre , pl. 1124»

C’est un buste du temps, dont l’auteur n’est pas connu. Il représente ie comte de Provence encore jeune, et on en fixe la date vers 1780.

Le prince est revêtu de la cuirasse et porte la décoration de l’ordre du Saint- Esprit. [Haut. om,655. ]

On connaît aussi un buste du comte de Provence par Houdon.

3571 G. — Louis XVIII, roi de France, marbre, pl. 1 12.

Ce buste est de M. Pradier, et a paru au salon de 1824*

Le roi porte sur ce buste des épaulettes ornées de couronnes; il a aussi nombreuses décorations. [Haut. om, 610.]

Sous le règne de Louis XVIIl(i8i4 à 1824), le musée de la sculpture antique et la galerie des tableaux ont reçu de précieuses acquisitions. Le musée

(1) On a vu aux salons de 182/1 et 1827 M. David d’Angers, pour la ville duHavre, deux bustes modernes de ce roi , l’un par l’autre par M. Rutxhiel.

de la sculpture française a été créé, et des acquisitions d’antiquités égyptiennes et étrusques ont préparé la création du musée Charles X.

Les sculptures de la décoration du Louvre ont été presque entièrement menées à fin. Les peintures et autres décorations de la salle ronde et les plafonds du grand escalier du Musée et de la salle carrée sont de ce règne (1).

3672. — Charles X , roi de France, marbre, pî. 1124.

Ce buste est de M. Bosio et a paru au salon de 1824*

Ce roi, alors comte d’Artois, est représenté en habit militaire. [Haut. om, 600.]

Le roi Charles X a occupé le trône de 1824 à i83o.

Création sous ce règne du musée Charles X, réunissant les antiquités égyptiennes et étrusques provenant des acquisitions de ce règne et du précédent.

Les œuvres de décoration contemporaines de ce règne sont, avec quelques sculptures de l’ordre secondaire, les nombreuses peintures des salles du musée Charles X et des salles qui occupent l’aile du couchant et celle du nord (2).

3572 A. — Le duc d’Angoulème, marbre, pl. 1 124.

Ce buste a été fait d’après la statue de M. Bra, qui a paru au salon de 1824.

Le duc d’Angoulême est représenté en uniforme d’officier général. Il porte les décorations de plusieurs ordres. [Haut. om,55o.]

Le musée delà sculpture française a été, lors de sa création, placé sous le patronage de ce prince, et a reçu le nom de Galerie d’ Angoulême (3).

3572 B. — La duchesse d’Angoulême, marbre, pi, 1 124,

Ce buste est de M. Valois.

La duchesse d’Angoulême est coiffée de ses cheveux dont les tresses sont disposées circulairement sur le haut de la tête. Sur ses épaules est un manteau (4). [Haut. om,55o.]

(i,2,3, 4)' Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence, petit-fils de Louis XV, est né en novembre 1755, et occupa le trône de

Sont de ce règne, l’achèvement de la façade du Louvre au rez-de-chaussée sur la cour (1817), de grands travaux d’appropriation pour les musées (1816, 1822), et dans les autres parties du Louvre (1818,

1821, 1822 ). Sculptures : le fronton delà rue du Coq ( 1 8 1 5 ) , les lunettes des grands escaliers (1818), la plus grande partie des œils-de-bœufs (1820, 1822, 1823, 1824), partie des bas-reliefs du grand escalier du Musée (1824). Peintures : le plafond du

grand escalier du Musée (18 1 9) , le plafond et les autres peintures de la salle ronde (1819), le plafond de la salle carrée (1822).

Charles, comte d’Artois et petit-fils de Louis XV, a occupé le trône de 1824 à 1 83o.

Sous ce règne, les sculptures des quatre œils-de-bœufs (1825) et partie de celles du grand escalier du Musée (1827). Les peintures des salles du musée Charles X sont de 1827 et celles des autres salles sont des années suivantes.

Louis-Antoine de France, duc d’Angoulème, est né à Versailles le 6 août 1775,

BUSTES MODERNES

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