GALERIES DES TABLEAUX DU LOUVRE
3599. — Sébastien del Piombo , peintre, école vénitienne ,
pl. 1128.
Ce buste est de M. Gatteaux , et a paru aux salons de 1824 et 1827.
Fra Basliano Luciano, dit Sébastien del Piombo, est né à Venise en i485, et mort à Rome en 1647, à l’âge d’environ soixante-deux ans.
Il alla à Rome avec une réputation naissante, et il s’attacha à Michel-Ange.
Ce peintre a réussi surtout dans le portrait et en a peint un grand nombre. Ses dessins, travaillés à la manière noire, sont dans le goût de ceux de Michel-Ange.
Il obtint sous le pape Clément VII une charge de scelleur à la chancellerie papale. Cette charge lui lit donner le nom de Fra Bastiano del Piombo, et le mit dans un état d’opulence qui lui fit quitter la peinture.
[Haut. om,98o.]
3 600. — Michel-Ange, peintre, sculpteur, architecte,
école florentine, pi. 1128.
Ce buste est aussi de M. Gatteaux, et a paru au salon de 1824.
Le musée de la sculpture française possède deux statues de Michel-Ange, que nous avons données dans ce Musée, nos 2696 et 2697. La galerie de peinture a eu autrefois son tableau des Trois Parques , de la collection du palais Pitti.
Michel-Ange Buonarotti est né à Florence en i4y4 et mort ci Rome en i563 , âgé d’environ quatre-vingt-dix ans. (Voy. t. I, p. 675.) On sait qu’il montra très-jeune les plus heureuses dispositions, et leur dut la protection du grand duc de Florence, Laurent de Médicis. Il travailla longtemps à Florence, où il éleva le tombeau de Galilée dans l’église de Sainte-Croix. Il alla ensuite à Rome, fit réformer le plan de Bramante pour Saint-Pierre, et peignit les fresques de la chapelle Sixtine.
On cite parmi ses sculptures un Cupidon, un Bacchus, son Moïse, son Christ
(1) Sur le baron Bosio, sculpteur, voy, t. I, p. 624.
BUSTES MODERNES
embrassant la croix, à l’église de la Minerve, la Vierge de la pitié , la Vierge assise sur une pierre au pied de la croix et tenant le corps de son fils sur ses genoux.
On a de ses œuvres à Bologne, à Venise et ailleurs.
[Haut. ora,970.]
36oi. — Le Pérugin, peintre, école romaine, pl. 1 128.
Ce buste est de M. Bougron, et a paru au salon de 1827.
Pietro Vannucci, dit le Pérugin, est né près de Pérouze à Castel délia Piave, en i446. H est mort à Pérouse en 1624, âgé de soixante et dix-huit ans. Il eut successivement pour maîtres Niccoîo Alunno cle Foligno, Pietro délia Francesca et le Florentin Andrea del Verrocchio. Le Pérugin avait une manière de peindre gracieuse et une élégance singulière dans ses airs de tête. Il a beaucoup travaillé à Florence, à Rome pour Sixte IV, et à Pérouse où il se fixa. Il fut le premier maître de Raphaël, et c’est, dit-on, ce qui a le plus contribué à sa gloire.
Le musée du Louvre a sept tableaux de ce maître. [Haut. om,74o.l
36o2. — Raphaël, peintre, école romaine, pl. 1 128.
Ce buste est de M. Rondoni.
Raffaello Sanzio, ou di Santi, est né à Urbin le jour du vendredi saint de l’année i483, et mort à pareil jour à Rome en i520 âgé de trente-sept ans.
D’abord élève de son père Giovanni Sanzio, il passa à l’école du Pérugin. On lui attribue des tableaux qu’il aurait faits à l’âge de douze ou treize ans. Il alla d’abord à Sienne, où il peignit pour la bibliothèque de la cathédrale, puis à Florence en i5o4, et à Rome en i5o8. Le Bramante, son oncle, architecte du Vatican le présenta au pape Jules IL Raphaël fut employé aux peintures du Vatican. Après la mort du Bramante, en 1 5 1 1 , il lui fut donné pour successeur, et devint le surintendant des travaux de Saint-Pierre.
On sait que Raphaël a peint beaucoup de saintes familles ou madones , qui se distinguent par des noms particuliers. La madone dite la Jardinière est à Sienne, la madone de S. Sixte à Dresde, et la madone délia Perla en Espagne. [Haut. om,63o.]
3 6 o 3 . — Léonard de Vinci , peintre, école florentine , pl. 1 1 2 8 .
Ce buste est de M. Moitte.
Léonard de Vinci est né au château de Vinci près de Florence en i445, et mort en France à Amboise en 1 520, à l’âge de soixante et quinze ans. Il était en France depuis deux ans.
Léonard de Vinci, élève d’Andrea del Verrocchio, qu’il surpassa en peu de temps, a été à la fois le compatriote et le contemporain de Michel-Ange.
Par ordre du sénat de Florence, ils travaillèrent tous deux à orner la grande salle du conseil, et firent ensemble les cartons devenus fameux.
Léonard de Vinci a un coloris faible, les carnations sont d’un rouge de lie. 11 Unissait tellement ce qu’il faisait, que souvent son ouvrage en devenait sec. Mais il excellait à donner à chaque chose le caractère qui lui convenait. On cite la Cène qu’il peignit à Milan pour le réfectoire des dominicains. 11 traita le même sujet pour Henri VI1Ï, roi d’Angleterre. Son tableau est aujourd’hui à l’abbaye de Tongerloo en Brabant. 11 fit peu d’ouvrages en France.
[Haut, du buste, om,76o.]
36o4- — Le Titien, peintre, école vénitienne, pl. 1 128.
Ce buste est de M. Bridan, et a paru au salon de 1808.
Tiziano Vecellio est né à Cadore dans le Frioul, ancien état de Venise, en 1477. Il eut pour maîtres les peintres vénitiens Gentile et Giov. Bellini. Il fut l’émule du Giorgion , dont la mort le laissa sans rival. La république de Venise le nomma son premier peintre. Charles -Quint le créa chevalier et comte palatin. C’est pour ce souverain, pour Philippe II son fils, pour le duc de Ferrare, et pour les villes de Venise, Paçloue et Vicence, que le Titien a peint ses ouvrages les plus importans. 11 conserva une santé robuste jusqu’à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, et mourut à Venise en 1576.
Le Titien peignait également bien tous les sujets et rendait la nature dans toute sa vérité. On lui reproche d’avoir mis trop d’anachronismes dans ses ouvrages. Sa Vénus est dans la galerie de Florence, placée dans la tribune avec la Vénus de Médicis.
Le musée du Louvre a du Titien vingt- deux tableaux, dont dix portraits, onze sujets religieux et un sujet mythologique, Jupiter métamorphosé en satyre et regardant Antiope endormie.
[Haut, du buste, om,65o.]
36o5. — Philibert de Lorme, architecte, pi. 1 129.
Ce buste est de M. Legendre Héral , professeur à l’école de sculpture de Lyon.
Philibert de Lorme, surintendant des bâtimens du roi de i54o à 1670, a commencé pour la reine Catherine de Médicis la construction du château des Tuileries, et la description de ce parais a fourni l’occasion de donner une no* tice sur son auteur, 1. 1, p. 345 et suiv.
[Haut, du buste, om,66o.]
3 606. — André delSarte, peintre, école florentine, pi. 1129.
Ce buste est de M. Foyatier, et a paru au salon de 1827.
Andrea Vannucchi est né à Florence en 1478 ou i488. Le nom del Sorte lui est venu de la profession de son père, qui était tailleur, à Florence, Sarto. D’a-
BUSTES MODERNES
bord élève de Gio. Barde, sculpteur eu bois, et ensuite du peintre Pierre du Casino, il se perfectionna par l’étude des ouvrages de Léonard de Vinci, de Raphaël et de Michel-Ange. J1 donnait à ses figures des contours assez purs pour mériter le surnom d 'Andrea senza errori.
Appelé en France vers 162b par François Ier, il y resta quelque temps, et fut ensuite chargé d’acquérir des objets d’art en Italie. 11 mourut à Florence en i53o. Il avait peint, pendant son séjour en France, le Dauphin, une Charité et un saint Jérôme. Le Musée possède quatre tableaux de ce maître.
[Haut, du buste, om, 680.]
3607. — Primatice, peintre, école bolonaise, pl. ï 129,
Ce buste est de M. Foyatier.
Le Primatice, élève de Jules Romain, peignait avec lui à Mantoue, lorsque le duc Frédéric de Gonzague l’envoya avec d’autres peintres , en 1 53 1 ou 1 52g , au roi François Ier, pour travailler à la décoration du château de Fontainebleau et du palais du Louvre. Les peintures qu’il fit au Louvre n’existent plus, mais elles ont fourni, dans la description de ce palais, l’occasion de consacrer une notice à leur auteur. (Voy. 1. I, p. 492).
[Haut, du buste, om,58o.]
36o8«~ — Le Corrége, peintre, école de Parme, pl. 1129.
Ce buste est de M. Porta, et a paru au salon de 1812.
Antonio Allegri est né en i4g4, 4 Correggio dans le Modenais; il est mort dansle même lieu en 1 534, à quarante ans. Sesmaîtres sont inconnus ; la nature l’avait fait naître peintre, et on rapporte qu’après avoir considéré longtemps dans un profond silence un tableau de Raphaël, il s’écria : « Et moi aussi je suis «peintre». II peignit presque toujours à Parme et à Plaisance. Les fresques du dôme de Parme sont comptées parmi ses meilleurs ouvrages. On cite surtout ses vierges, ses saints, ses enfans ; son pinceau était celui des Grâces. Il avait une manière légère, un coloris enchanteur, des agrémens infinis. Ses principaux ouvrages sont : un saint Jérome, le tableau dit la Nuit du Corrége, le Christ mort, et deux fresques, l’Ascension et l’Assomption.
[Haut, du buste, om,8oo.]
3609.— -Le Tintoret, peintre, école vénitienne, pl. 1 1 29.
Ce buste est de M. Vietly, et a paru au salon de 1827.
Jacopo Robusti est né à Venise en i5i2. Il était fils d’un teinturier, et de là lui est venu le surnom de Tinioretio. Dans ses études il se proposa de suivre Michel-Ange pour le dessin et le Titien pour le coloris , et ce plan lui fit une manière qui offrait beaucoup de noblesse, de liberté et d’agrément. Sa prodigieuse facilité lui fit entreprendre un grand nombre d’ouvrages qui tous ne sont pas également bons, ce qui a fait dire de lui qu’il avait trois pinceaux, un d’or, un d’argent et un de fer.
Le Tintoret est mort en 1694, à l’âge de quatre-vingt-deux ans.
Le musée du Louvre possède sept tableaux de ce maître. Deux sont de simples esquisses; les autres consistent en deux portraits, dont celui du Tintoret, et Suzanne au bain, la Cène, le Christ mort.
[Haut, du buste, om,goo.]
36 10. — Germain Pilon, sculpteur (xvie siècle) , pl. 1129.
Ce buste est de M. Guersant, et a paru au salon de 1824.
On a donné dans ce Musée plusieurs des ouvrages de Germain Pilon, basreliefs, statues et bustes, et sur le sculpteur une notice t. II, p, 810.
[Haut, du buste, om,86o.]
36 1 1 . — Jules Romain, peintre, école romaine, pl. 1 1 3o.
Ce buste est de M. Biaise.
Giulio Pippi, dit Jules Romain, est né à Rome en i4g2 , et mort à Mantoue en i546, âgé de cinquante-quatre ans. Il fut le disciple bien-aimé de Raphaël, et longtemps occupé à peindre d’après les dessins de son maître, qu’il rendait avec beaucoup de précision et d’élégance. Tant qu’il ne fut qu’imitateur, il fut un peintre sage, doux et gracieux : ensuite il étonna par la hardiesse de son style, par le feu de ses compositions, la grandeur et le terrible de ses expressions. Jules Romain fut fort occupé par le duc Frédéric Gonzague de Mantoue. Il était aussi architecte, et plusieurs palais qu’on admire en Italie furent élevés suivant les plans qu’il en donna. (Voy. 8607.)
[Haut, du buste, om,88o. I
36 12. — Paul Véronèse, peintre, école vénitienne, pl. 1 i3o.
Ce buste est de M. Delaistre.
Paolo Caliari, dit Paul Véronèse, est né à Vérone en i528 et mort à Venise en i588, à l’âge de soixante ans. Il apprit à modeler sous le sculpteur Gabriel Caliari, son père, et à peindre sous Antonio Badile, son oncle. Ses essais furent des coups de maître. Il fut le rival du Tintoret; sans avoir la force de son pinceau , il le surpassa par la noblesse avec laquelle il rendait la nature. On connaît ses quatre cènes ou festins, les Noces de Cana, le Repas chez Simon, le Repas chez Lévi, celui chez le Pharisien.
Son frère Benecletto Caliari et ses deux Fils ont été peintres aussi.
[Haut, du buste, om, 800.]
36 1 3. — L’Albane, peintre, école bolonaise, pl. 1 1 3o.
Ce buste est de M. Chinard, et a paru au salon de 1808.
Francesco Albani est né à Bologne, le 17 mars 1578. C’est un élève des Carraclies. Il fil avec le Dominiquinle voyage de Parme, de Plaisance et deReggio,
BUSTES MODERNES
pour étudier les ouvrages du Corrége , et il se rendit ensuite à Rome , où il acheva de se former. Il vint se fixer à Bologne, où il mourut en 1660, à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Il a été surnommé l’Anacréon de la peinture. Ses principales fresques sont à Rome et à Bologne. Ses tableaux que l’on cite comme les plus remarquables sont : Vénus endormie, Diane au bain, Danaé couchée, Galatée sur la mer, Europe sur le taureau, les Quatre élémens, etc.
[Haut, du buste, om, 810.]
36 1 4. — Annibal Carrache, peintre, école bolonaise, pL 1 1 3o.
Ce buste est de M. Rondoni.
Annibal Carracci, né à Bologne en i56o, mourut à Rome en 1609, âgé de quarante-neuf ans. C’est le plus jeune clés trois Carrache. Il eut pour maître Louis Carrache, son cousin, et fut dans une sorte de rivalité avec Augustin Carrache, son frère aîné. Il doit sa célébrité à la grandeur de son dessin, à. la noblesse, la force et la vigueur de son coloris.
Ses principaux tableaux sont à Bologne, Parme, Rome et Paris. On cite la galerie du cardinal Faroèse, chef-d’œuvre de l’art, auquel il consacra huit ans.
Plusieurs peintres célèbres ont été ses élèves, le Guerchin, l’Albane, le Guide et le Dominiquin.
[Haut, du buste, om,70Q. ]
36 1 5. — Le Guide, peintre, école bolonaise, pi. 1 i3o.
Ce buste est de M. Gavasse.
GuidoReni, dit le Guide , né à Calvenzano , près Bologne, en 1 5*7 5 , mourut en 1642, à l’âge de soixante-sept ans. Il fut d’abord élève de Calvert, peintre flamand, et ensuite de Louis et Annibal Carrache. Le Guide avait une facilité prodigieuse. On a de lui près de deux cents tableaux dont les figures sont degrandeur naturelle, et un grand nombre de petits sujets fort recherchés. Son pinceau est léger et coulant, sa touche gracieuse et spirituelle, son dessin correct; ses carnations sont si fraîches qu’on croit voir circuler le sang. Ses têtes surtout sont admirables. Il a peint beaucoup de sujets religieux, et, parmi les sujels mythologiques, nous citerons la Fortune, Apollon et Marsyas, les Combats d’Hercule contre l’Hydre, Achéloiis, Nessus, et l’Enlèvement d’Hélène.
[Haut, du buste, 0^,700.]
36 16. — Rubens, peintre, école flamande, pl. 1 i3o.
Pierre-Paul Rubens, appartenant à une famille noble d’Anvers, naquit à Cologne en 1677, etmourutàAnversen i64o, âgé de soixante-deux ou soixante-trois ans. Son talent pour la peinture lui avait déjà valu certaine considération, lorsqu’il partit pour l’Italie. Il étudia les œuvres des maîtres italiens à Mantoue, Venise, Rome et Gênes. De retour à Anvers, il acquit une célébrité européenne, etdevinl le
chef de l’école flamande. Marie de Médicis l’appela à Paris pour peindre la galerie du Luxembourg. Une sorte de mission diplomatique dont le chargea l’infant d’Espagne gouverneur des Pays-Bas, lui fit faire plusieurs voyages à Madrid et un à Londres. Rubens lit plusieurs tableaux dans ces villes, et reçut des souverains plusieurs honneurs. Ses peintures sont en grand nombre. Les principales sont à Bruxelles, Anvers, Gand, Londres, Paris, et en Espagne.
[Haut, du buste, om,65o.] *
3617. — Le Poussin, peintre, école française, pi. 1 1 3 1 .
Ce buste est de M. Biaise.
Nicolas Poussin naquit aux Andelys, en Normandie, en ibçA, et mourut à Rome en 1 665 , à l’âge d’environ soixante et onze ans. Après avoir étudié dans sa ville natale sous Quintin Varin , et à Paris sous d’autres maîtres médiocres, il partit pour Rome en 1624, à l’âge de trente ans, et s’y fixa. C’est dans cette ville qu’il a produit le plus grand nombre de ses ouvrages.
On a vu au tome I, p. 588, qu’il fut appelé à Paris vers l’année i64i» pour décorer de tableaux la grande galerie du Louvre, aujourd’hui musée des tableaux. 11 fut nommé à cette occasion premier peintre du roi; mais, traversé dans ses vues par des envieux, il renonça à sa mission et retourna à Rome.
Le Poussin peignait avec beaucoup de jugement; il dessinait avec correction. Sa composition est en même temps sage et pleine de noblesse. La poésie et l’érudition qui brillent dans ses nombreux ouvrages l’ont fait nommer le peintre des gens d’esprit. 11 a, comme les autres peintres, traité souvent des sujets religieux. Parmi les tableaux de sujets profanes, nous citerons l’Education de Bacchus, une Bacchanale, leTriomphe de Flore, Echo et Narcisse, Pyrame et Thisbé, les Bergers d’Arcadie, l’Enlèvement des Sabines, le Maître d’école de Falère, Diogène jetant son écuelle, l’Enfance de Pyrrhus.
[Haut, du buste, om,8oo.J
36 18. — Van Dyck, peintre, école flamande, pl. 1 1 3 1 .
Ce buste est de M. Matte, et a paru au salon de 1819.
Antoine Van Dyck est né à Anvers en 1699. Avant pris du goût pour la peinture auprès de sa mère, qui peignait le paysage, il entra dans l’école de Rubens, qui, dit-on, le faisait travailler à ses tableaux.
Van Dyck a fait plusieurs tableaux dans le genre historique qui sont lort estimés, et a mérité d’être nommé le roi du portrait. Il se fit par son art une brillante fortune. Après un court séjour en France, il passa en Angleterre, où le roi Charles Ier le retint par ses bienfaits. 11 est mort à Londres en iG4i.
Le musée du Louvre possède de ce peintre dix-huit tableaux, dont douze sont des portraits. Celui de Vau Dyck en fait partie.
[Haut, du buste, ora,82ü.]
BUSTES MODERNES
3619. — Claude Lorrain, peintre, école française, pl. 1 1 3 1 .
Ce buste est de M. Masson, et a paru au salon de 1806.
Claude Gelée, dit le Lorrain ou Claude Lorrain, est né en 1600 au château de Chamoigne en Lorraine; il est mort à Rome en 1682. Il passa sa jeunesse dans une sorte d’état de domesticité , et son talent pour la peinture paraît avoir été le résultat de son habitation avec un peintre de Rome, dont il broyait les couleurs. Il devint le premier paysagiste de l’Europe. Aucun n’a exprimé avec plus de vérité les différentes heures du jour, n’a mieux entendu la perspective aérienne, et n’a mis plus de fraîcheur dans s.es teintes. Ses simples dessins sont admirables pour le clair-obscur, on y trouve la couleur et l’effet des tableaux. Le Lorrain n’avait point de talent pour peindre les figures, et celles qu’on trouve dans ses tableaux sont de Philippe Lauri ou de Courtois.
Le musée du Louvre a de ce peintre treize tableaux dont trois paysages, une Fête villageoise, cinq marines, un Port de mer, la vue du Campo Vaccino à Rome, et deux sujets d’histoire ancienne traités en vue du paysage, le Sacre de David le Débarquement de Cléopâtre à Tarse. [Haut, du buste, om,700.]
3620. — Le Guerchin , peintre, école bolonaise, pl. 1 1 3 1 .
Ce buste est de M. Brion.
Giovan Francesco Barbiéri , dit le Guerchin, naquit àCento près de Bologne en 1690, et mourut en 1666, à l’âge de soixante et dix-sept ans. On le met au nombre des élèves des Carrache. En 1616, très jeune encore, il fonda une école qui attira des élèves de toutes les parties de l’Europe. Il passe pour avoir refusé la place de premier peintre du roi de France.
On compte de lui cent six tableaux d’autel et cent quarante pièces de chevalet. Ses ouvrages se voient à Rome, Bologne, Parme, Plaisance et Milan. Le musée du Louvre a de lui quatorze tableaux, dont dix offrent des sujets religieux, et les autres sont, Circé, les Sabines faisant cesser le combat, le portrait du peintre.
Le Guerchin a peint un grand nombre de fresques, notamment celles de la villa Ludovisi à Rome, dont un plafond, ayant pour sujet l’Aurore, jouit d’une grande célébrité. [Haut, du buste, om,74o.]
3621. — Téniers le jeune, peintre, école flamande, pi. i i3ia
Ce buste est de M. Mansion, et a paru au salon de 1812.
David Téniers le jeune, né à Anvers en 1610, eut pour maître son père (1) et Adrien Brouwer.
(1) David Téniers le père, né à Anvers veurs, des chimistes et des paysans, qu’il et élève de Rubens, passa dix ans à Rome, rendait avec beaucoup de vérité. Il est où il peignit dans le goût des maîtres lia- mort dans cette ville en 1649. Le musée mands et italiens. De retour à Anvers, i! du Louvre n'a point de tableaux de ce prit pour sujets de ses tableaux des bu- peintre.
2/tg
Ce peintre a joui pendant sa vie d’une grande réputation, des honneurs et de la fortune, et est mort à Bruxelles en 1694» à l’âge de quatre-vingt-trois ou quatre-vingt-quatre ans.
Les sujets ordinaires de ses tableaux sont des scènes réjouissantes. Il a trèsbien rendu les ciels, et avec une couleur gaie et lumineuse. Il a peint les arbres avec une grande îégéreté, et a donné à ses petites figures une âme, une expression et un caractère admirables. On estime particulièrement ses petits tableaux. Son talent à imiter la manière des meilleurs maîtres, l’a fait surnommer le singe de la peinture.
Le musée du Louvre a de lui onze tableaux dont un Joueur de cornemuse, la Chasse au héron et la Noce de village.
On a beaucoup gravé d’après ses ouvrages, et lui-même a gravé plusieurs morceaux.
[Haut, du buste, om,8oo.]
362 2. — Valentin, peintre, école française, pl. 1 1 3 1 .
Ce buste est de M. Fessard, et a paru au salon de 1822.
Moïse Valentin, né à Coulommiers dans la B«rie en 1600, entra fort jeune dans l’école de Vouet, et peu de temps après se rendit en Italie. Les tableaux du Carrache le frappèrent et il l imita. Il s’attacha surtout à représenter des concerts, des joueurs, des soldats et des bohémiens ou zingares. On a aussi de ce maître des tableaux d’histoire et de dévotion; mais ils sont en petit nombre, et pour l’ordinaire inférieurs à ses autres ouvrages. Valentin trouva un protecteur dans le cardinal Barberini, et c’est à sa recommandation qu’il peignit pour l’église de Saint-Pierre , à Rome , le martyre des SS. Protais et Martinien, morceau très-estimé.
Valentin est mort fort jeune, en i632, aux environs de Rome.
Le musée du Louvre possède onze tableaux de ce peintre, dont plusieurs ont été gravés.
[Haut, du buste, om,8oo.]
362 3. — Mignard, peintre, école française, pl. 1 i32.
Ce buste est de Desjardins, sculpteur contemporain.
Nicolas Mignard est mort à Paris en 1688, âgé de soixante-trois ans et directeur de l’Académie de peinture, au moment où il venait de terminer les peintures de l’appartement du roi aux Tuileries.
En parlant de ces peintures dans la description des Tuileries, on a donné une notice sur ce peintre, t. I, p. 6o3.
[Haut, du buste, ora,64o.]
3624. — Lesueur, peintre, école française, pl. 1 i32.
Ce buste est de M. Roland, et a été fait en 1806.
BUSTES MODERNES
Eustache Lesueur, est né à Paris en 1 6 1 7 ; il y est mort en 1 655 , âgé d’environ trente-huit ans. Ce peintre, sans être jamais sorti de son pays , a montré un grand goût formé sur l’antique et les meilleurs maîtres italiens. Ses tableaux offrent la noble simplicité et les grâces majestueuses qui sont le principal caractère de Raphaël, il apeint principalementcles sujets religieux, et notamment, pour le petit cloître des Chartreux à Paris, une suite de vingt-deux tableaux offrant la vie de Saint Bruno. Ces tableaux furent cédés au roi en 1776, et remplacés par des copies que l’on en fit faire. Lesueur orna de ses peintures deux salons de l’ancien hôtel Lambert à Paris, le salon dit de l’Amour, et celui des Muses, qui tirèrent leur nom des sujets que le peintre y avait représentés. [Haut. om,700.]
362 5. — Rembrandt, peintre, école hollandaise, pi. 1 1 3 2 .
Ce buste est de M. Mansion, et a paru au salon de 1819.
Paul Rembrandt, fils d’un meunier, est né en 1606, dans un village situé sur le bras du Rhin qui passe à Leycle, et en a probablement reçu le surnom de Rembrandt von Ryn. Il estmortà Amsterdam, en 1674, âgé de soixante-huit ans. Il eut plusieurs maîtres, entre autres Pierre Latsman. Pendant son apprentissage, un petit tableau qu’un connaisseur acheta 100 florins le mit en réputation dans les plus grandes villes de Hollande. II a été employé principalement dans le portrait. Ses sujets d’histoire sont rares. Il a peint quelques paysages, excellents pour l’effet. [Haut. om,8oo.]
3626. — Gérard Dow, peintre, école hollandaise, pi. 1 i32.
Ce buste est de M. Cardelli.
Gérard Dow est né à Leyde en 16 13 , et mort dans la même ville en 1680. C’était un des élèves de Rembrandt, sous lequel il fit beaucoup de progrès. Il ne s’est occupé que de petits tableaux, et une seule fois il a peint une grande toile, dont le sujet est la décollation de Saint-Jean. Rien n’est plus achevé que ses petits tableaux. Ses figures ont un mouvement et une expression singuliers. Il a peint des sujets de la vie hollandaise : la Femme hydropique, l’Arracheur de dents, le Peseur d’or, le Trompette, l’Epicière de village, la Cuisinière hollandaise, une Femme accrochant une volaille à sa croisée, une Jeune femme tenant une grappe de raisin qu elle vient de cueillir par sa croisée, un Astrologue dans son cabinet. [Haut. om,700.]
3627. — -Sébastien Bourdon, peintre, école française, pl. 1 1 32.
Ce buste est de M. Chaudet, et a paru au salon de 1810.
Sébastien Bourdon est né à Montpellier en 1616, et mort à Paris en 1671, directeur de l’académie de peinture. Après avoir passé quelque temps au service militaire, il voyagea en Italie, revint en France à vingt sept ans , et se fit connaître par un tableau représentant le martyre de saint Pierre, placé à l’église Notre-Dame. Il fit un court voyage en Suède, sous le règne de Christine, et fut ramené en France par son inquiétude et son inconstance.
Sébastien Bourdon réussissait dans tous les genres, surtout dans le paysage. 11 Unissait peu ses ouvrages, mais y mettait du feu et de 1a. liberté, en sorte qu’on a recherché ses productions les moins achevées. Ses tableaux ornèrent les églises de Paris et beaucoup de maisons particulières. A Pépoque de sa mort, il était occupé à la décoration de deux salles des Tuileries. (Voy. t. I, p. 6o8.) [Haut. om,6go.]
3628. — Philippe de Champaigne, peintre, école flamande,
pi. 1 182.
Ce buste est de M. Mansion, et a paru au salon de 1807.
[Haut. om,76o.]
Philippe de Champaigne a travaillé en 1666, à la décoration de l’ancien appariement du grand dauphin aux Tuileries, et en parlant de ces peintures dans la description des Tuileries, on a donné une notice sur le peintre 1. 1, p 6o4-
3629. — Püget , sculpteur, (xvne siècle), pl. 1 1 33.
Ce buste est de M. Legendre-Héral , et a paru au salon de i835.
[Haut. om,75o.]
On a dans ce Musée plusieurs œuvres de Pierre Puget , son Milon de Crotone, son groupe de Persée et Andromède, l’Hercule gaulois et une autre statue, n03 2619 et 2619 A, B, C.
Nous avons donné une notice sur sa vie et ses œuvres, t. V. p. 3 18.
3 63 0. — Lebrun, peintre, école française, pl. i 1 33 .
Ce buste est de Coyzevox, et paraît avoir appartenu à Lebrun lui-même.
Charles Lebrun, né à Paris en 1619, dut aux dispositions qu’il montra de bonne heure pour la peinture la protection du chancelier Séguier, qui le fit entrer à l’école de Simon Vouet , et l’envoya ensuite à Rome auprès du Poussin.
En faveur auprès du ministre Colbert, Lebrun passe pour avoir déterminé la création de l’académie de peinture de Paris en i65o, et de l’académie française à Rome en 1 665. On créa pour lui la charge de premier peintre du roi, et à Rome il fut. élu prince de l’académie de Saint-Luc.
On a vu au tome I (p. 579 et suivantes) qu’il fut chargé de la décoration delà galerie d’Apollon au Louvre, peignit un des pendentifs du plafond, le Réveil des eaux ou Triomphe d’Amphitrite, et fournit les dessins des sculptures.
Lebrun est mort à Paris en 1690, à soixante et douze ans. (Voy. 3554.)
Le musée du Louvre possède vingt-trois tableaux de ce peintre, notamment les cinq tableaux des batailles d’Alexandre, Mutius Scévola et Caton d’U tique.
[Haut. ora,65o.]
363 1. — Piuysdael, peintre, école hollandaise, pl. 1 1 3 3 .
Ce buste est de M. Caillouette, et a paru au salon de 1822.
BUSTES MODERNES
Jacques Ruysclael est né à Harlem en 1 54o , et mort à Amsterdam , en 1 58 1 , à l’âge de quarante et un ans. On croit qu’il n’a pas eu de maître.
C’est l’un des plus célèbres paysagistes. Ses tableaux sont d’un effet piquant. Il a représenté dans la plupart de belles fabriques, des marines, des chutes d’eau, ou des tempêtes. Ses sites sont agréables, sa touche est légère et son coloris vigoureux. Ruysdaei faisait peindre ses figures par d’autres: Van-Ostade, Van-Veïde ou Wouvermans.
Son frère Salomon s’est aussi particulièrement distingué dans le paysage.
[Haut. om,8oo.]
3632. — B erg hem , peintre, école hollandaise, pi. i i 3 3 .
Ce buste est de M. Jacquot.
Nicolas Klaas, dit Bergbem, est fils d’un peintre connu sous le nom de Van Haerlem.il est né à Harlem en 1624, et mort dans la même ville en i683, âgé de quatre-vingt-trois ans. Bergbem montra dès son enfance de grandes dispositions pourla peinture. Elevé au château de Benlbem, il en dessinait les vues riches et variées; il devint un excellent paysagiste. Ses tableaux offrent la plus grande richesse, une grande variété de dessin et un coloris plein de vérité et de grâce.
Le musée du Louvre a de ce peintre des tableaux offrant tous des paysages avec des scènes de la vie des champs. [Haut. o’Nygo.]
3633. — Dujardin, peintre, école hollandaise, pl. 1 1 3 3 .
Ce buste est de M. Deîaislre, et a paru au salon de 1819.
Karel-Dujardin est né à Amsterdam vers i64o, et mort à Venise, vers l’an 1678, par conséquent à peine âgé de quarante ans. C’est un élève de Bergbem, et l’on reconnaît dans ses ouvrages la touche spirituelle, l’harmonie et le ton de couleur de son maître. Il excellait dans le genre appelé bambochades. On a de lui des marchés, des scènes de charlatans et de voleurs, des paysages animés et peints d’une manière ingénieuse et vraie. [Haut. om,78o.]
3634- — J ou yen et , peintre, école française, pl. 1 1 33.
Ce buste est de M. Béguin, et a paru au salon de 1822.
Jean Jouvenet est né à Rouen en 1647, d’une famille de peintres, lise fit connaître, à dix-nenf ans, par un tableau, la Guérison du paralytique. 11 devint membre de l’académie de peinture en 167b , à l’âge de vingt-huit ans. Il a fait beaucoup de tableaux d’église, notamment celui dit le Magnificat, dans le chœur de Notre-Dame de Paris. Il a peint beaucoup de fresques, notamment les douze apôtres au-dessous du dôme des Invalides. Il est mort à Paris en 1717, âgé de soixante et dix ans. [Haut. om,8io.]
3635. — Le Dominiquin, peintre , école bolonaise, pl. 1 1 34-
Ce buste est de mademoiselle Julie Charpentier, et a paru au salon de 1819.
Domenico Zampieri, dit il Dominicchino, est né à Bologne en 1 58 1, et mort à Home en i64i , à l’âge d’environ soixante ans. C’est un élève des Carrache. En quittant leur école, il fit, avec l’Albane , le voyage de Parme, Plaisance et fieggio, pour y contempler les ouvrages du Corrége, et bientôt après il suivit son ami à Rome, où l’élude de l’antique et les chefs-d’œuvre de Pxaphaôl achevèrent de le former. On ne connaissait pas de plus grand maître pour l’expression que le Dominiquin. C’est en 1624 qu’il peignit, pour le maître autel de l’église de Saint-Jérôme à Rome, le tableau de la Communion de saint Jérôme, qui est considéré comme son meilleur ouvrage. On rapporte que , n’ayant rencontré jusque-là qu’injuslice et désagrément, il allait retourner à Bologne, sa patrie, pour s’y fixer, lorsque le succès de ce tableau le retint à Rome pour toujours. [Haut. om,65o.]
3636. — JosephVep.net, peintre, école française, pl. ii34*
Ce buste est de M. Boizot fils ; il est en marbre et a paru au salon de 1 806. Ce même buste, ou un autre en bronze du même sculpteur, avait paru au salon de i 783. ( Vov. t. I, p. 611 ).
Joseph Vernet est né à Avignon en 1 714, et mort à Paris en 1789, à l’âge de soixante et dix-sept ans. Il vint d’abord d’Avignon à Paris , et fut reconnu pour le premier peintre de marine de l’Europe. Il alla ensuite à Rome, où il passa vingt années et reçut des leçons de Lucatelli. Il voyageait dans toute l’Italie pour étudier les sites les plus curieux. De retour en France, il peignit tous nos ports de mer. Ce peintre s’est attaché à représenter, parles effets de lumière, les heures du jour, et à reproduire les divers états vaporeux de l’atmosphère. Ses ouvrages étaient un des plus curieux ornemens des salons. Ils sont répandus dans toute l’Europe, et le musée du Louvre en possède un grand nombre représentant les vues des principaux ports de France. [Haut. om,65o.]
David, peintre, école française, pl. 1 1 34.
Ce buste est de M. Rude, et a paru au salon de i83i. [Haut. ora,88o.] Jacques-Louis David est né à Paris en îyùo, et mort à Bruxelles le 26 décembre 1825, âgé de soixante et quinze ans. C’est un des élèves de Vien, et il l’accompagna à Rome en i 77b, pendant son direclorat. 11 fut agréé à l’académie en 1781 , et nommé académicien en 1785.
David a été le régénérateur de l’école française, et c’était déjà son titre en 1789. Il avait produit le Bélisaire, les funérailles de Patrocle, la mort de Socrate. Pendant l’époque révolutionnaire, il a commencé le Serment du jeu de Paume , tableau qui n’a jamais été fini, et peint Louis XVI à l’assemblée nationale, le 4 février; la mort de Lepelletier, celle de Marat. A l’établissement de l’empire, il fut nommé premier peintre de l’Empereur, et produisit le tableau du couronnement ( salon de 1808), celui de la distribution des aigles ( salon de 1810), le Serment des Horaces, les Sabines (salon de 1808) , Léonidas aux Thermopyles.
BUSTES MODERNES
Après la seconde restauration, obligé de quitter la France, il voyagea en Suisse, en Italie , et se fixa à Bruxelles, où il a peint le tableau de Télémaque et Eucharis, la colère d’Achille, l’Amour quittant Psyché au lever de l’Aurore.
David a eu de nombreux élèves, dont beaucoup ont travaillé à la décoration du Louvre ou des Tuileries (i).
3638. — Coustou (Nicolas), sculpteur, (xvne et xvine siècle),
pl. i 1 34-
Ce buste est de M. Legendre-Héral , et a paru au salon de 1827.
On a de Nicolas Coustou, dans ce Musée, un bas-relief de décoration au Louvre, pl. 16 C, et cinq statues faisant partie de la décoration du jardin des Tuileries, nos 363g et suivans. Notice sur ce sculpteur t. I , p. 417- [Haut. om,85o.]
3639- — - Prudhon, peintre, école française, pl. 1 1 34-
Ce buste est de M. Nanteuil, et a paru au salon de 1827.
M. Prudhon est l’auteur de deux des peintures de la décoration du Louvre données pl. 60 et 94. On a une notice sur ce peintre, 1. 1 , p. 5o5.
[Haut. om,87Q.]
364o. — Le baron Denon, directeur des Musées, pl. 1 1 3 4-
Ce buste est deM. Morin, et a paru au salon de, 1827.
Dominique - Vivant Denon est né à Châîon-sur-Saône vers 1789, et est mort à Paris, le 26 avril 1825, âgé de près de quatre-vingt-six ans.
Page de Louis XV, et fort bien à la cour de ce roi, il fut attaché à plusieurs missions diplomatiques, notamment à celle de Naples.
Les superbes environs de cette ville, pleins de ruines historiques et de chefsd’œuvre de l’art, attirèrent son attention. Mettant à profit son talent pour le dessin, il put envoyer, à Paris, avec un journal sur Naples, les dessins des environs de cette ville , ceux de la Pouiile, de la Calabre , de la Sicile et de Malte, qui furent publiés par ses amis. Il fit après plusieurs voyages à Rome, et, de retour à Paris, l’académie lui offrit de l’admettre dans son sein, comme amateur. Il refusa, et y fut reçu comme artiste. Il retourna en Italie , visita Bologne, Florence, Vérone et Venise , dessinant d’après les maîtres les plus célèbres, et forma ainsi sa belle collection de toutes les écoles. Il fit partie de l’expédition d’Egypte. En 1802 , il fut nommé directeur du musée du Louvre, et il présida
(1) Voy. au t. I , les notices sur MM. Espercieux, p. 507 ; Garnier Delafontaine, peintre-bronzier, p. 4i6et5og; Franque, p. 546 ; Colson, p. 547 ; Broling , p. 548 , Caminade, p. 55o; Schnetz, p. 552 ; Rou-
get, p. 555; Dubufe, p. 55g; Fragonard, p. 572; Couder, p. 577; Gérard, p. 597; Ponce-Camus, p. 609; Barbier-Valbonne, p. 610 ; Casanova, p. 61 2. (Voy.len0 3644-)
à son établissement. Il conserva cette place jusqu’à la seconde restauration. ( Voy. n° 3652, et 1. 1, p. 672 et 662. ) [Haut. om,6oo.]
364i* — Percier, architecte, de l’Institut, pi. 1 1 35.
Ce buste est de M. Pradier.
Charles Percier est né à Paris en 1764. Après avoir appliqué ses efforts à la conservation des monumens pendant l’époque révolutionnaire, il fut nommé architecte du Louvre en 1802, avec M. Fontaine. On doit à ces deux architectes l’achèvement du Louvre, la rue de Rivoli, l’arc de triomphe du Carrousel, terminé en décembre 1807, et leur projet de réunion du Louvre au Tuileries, donné au t. I, pl. 110, 110 bis et 110 ter. M. Percier a été nommé membre de l’Institut en 1811, et de la Légion d’honneur (1). [Haut. om,820.]
(1) Charles Percier, est né à Paris en 1764. Son père était d’origine suisse. En 1788 il entra à l’école du célèbre architecte Peyre. A peine âgé de dix-neuf ans, il remporta le second prix. En 1786 , il remporta le premier prix, sur un projet de réunion des académies.
Percier arriva à Rome à vingt-deux ans.
L’effet que produisit cette ville prodigieuse avec ses vieux monumens sur l’esprit d’un jeune homme aussi bien préparé à la contemplation de tant de merveilles est impossible à décrire.
Il y retrouva un condisciple de l’école de Peyre , M. Fontaine , qui l’y avait précédé d’une année , et c’est dans ce sanctuaire des arts que les deux jeunes artistes commencèrent une union qui s’est prolongée inaltérable pendant plus d’un demi-siècle. Cette union s’était formée sous les auspices de Drouais : bientôt Drouais leur fut enlevé à l’âge de vingt-cinq ans , et le premier travail fait en commun par les deux amis fut le monument consacré à sa mémémoire dans l’église Santa Maria in via Lata. Ce monument fut exécuté aux frais des pensionnaires de Rome par Michalon , l’un d’eux, sur les dessins de MM. Fontaine et Percier.
La restauration de la colonne Trajane, envoyée à Paris en 1790 eut le plus grand succès, et l’académie d’architecture accorda à M. Percier la faveur d’une prolongation d’une année de séjour à Rome.
Il revint en France à la fin de 1790, par le chemin le plus long, à travers la marche d’Ancône , s’arrêtant , dessinant tous les précieux monumens de l’histoire de l’art dont le sol de l’Italie est semé , recueillant à chaque pas jusque dans notre pays, à Arles , à Nîmes , à Orange , rapportant en France le fruit de quatre années d’études. En rentrant dans Paris , notre architecte y trouvait de bien grands cbangemens. Il lui restait son talent et l’ami qui avait été son compagnon d’étude. C’est alors que ces deux hommes se réunissent, habitent la même chambre pour ne plus se quitter, et c’est là que la fortune vint les chercher.
Un riche fabricant de meubles qui avait obtenu la fourniture du mobilier de la Convention vint demander des dessins de bureaux et de fauteuils à des mains qui ne s'étaient exercées jusqu’alors que sur les bas-reliefs de la colonne Trajane et sur les profils du Panthéon. Nos deux artistes acceptent et se mettent à dessiner tout un ameublement; cet essai leur réussit et leur attire d’autres commandes. Une révolution s’accomplit par eux dans les habitudes domestiques.
Un de leurs anciens camarades, Lecomte, chargé de disposer la nouvelle salle de la Convention dans le château des Tuileries, eut recours à leurs ta! en s pour produire un projet qu’il ne pouvait à lui seul développer assez rapidement.
A la même époque s’ouvrit un concours
BUSTES MODERNES
3642. — Chaudet, sculpteur (xvmeet xixe siècle), pi. 1 3 1 5.
Ce buste est de M. Valois, l’un des élèves de Chaudet, et a paru aux salons de 1817 et 1819.
On a de M. Chaudet, dans ce Musée, deux bas-reliefs de décoration du Louvre, pl. 34 et 66, et des statues sous les nos 2671 A et B, 2672 et 2672 A. Notice sur sa vie et ses ouvrages t. I, p. 446.
[Haut. om,770.]
3643. — Le baron Gros, peintre, de l’Institut, pl. 1 i35.
Ce buste est de M. de Bay père, et a paru au salon de 1827.
M. Gros a peint les plafonds de deux des salles du musée Charles X au Louvre, et à l’occasion de ces peintures on a donné une notice sur ce peintre t. I, p. 673. [Haut. om,84o.]
public pour un projet d'assemblé nationale. Les concurrens furent nombreux et la plupart étaient habiles. MM. Percier et Fontaine obtinrent le monument, par un jugement solennel. Leur projet, remarquable par une grande, et noble disposition , resta sans exécution.
Le Consulat, qui avait tant de ruines à réparer, avait besoin d’architectes pleins d’intelligence et d’activité, qualités qu’il trouvait réunies chez MM. Percier et Fontaine. Ils furent donc chargés d’abord de la Malmaison, et, peu de temps après, de la restauration de Saint-Cloud, Compiègne, Fontainebleau, et des autres restaurations plus importantes du Louvre et des Tuileries, en y joignant l’Élysée , la rue de Rivoli , la place du Carrousel , etc. etc. En même temps que nos deux architectes réparaient tant d’anciens monumens , en élevaient tant de nouveaux, ils avaient en outre à exécuter de nombreux projets pour les fêtes publiques, telles que celles du sacre de Napoléon à Notre-Dame, au Champ-de-Mars, celles du mariage de l’Empereur , et, plus tard, les nombreux projets pour le palais du roi de Rome, que l’empereur voulait édifier sur la montagne de ChaiUoi, projet si souvent re-
fait sur le papier et chaque fois avec une magnificence nouvelle, par tout l’intérêt que l’Empebeur attachait à sa construction, et qui, malheureusement, n’a jamais été exécuté.
Cethomme, qui avait décoré les palais de l’Empire et avait fourni à l’Europe les modèles des ameublemens les plus somptueux, avait dans son appartement du Louvre un mobilier en noyer.
Le songeMes dernières années de sa vie était de revoir l’Italie , mais il s’éteignit le 5 septembre 1 838 sans avoir pu le réaliser.
Liste de ses publications, qui toutes sont communes avec M. Fontaine :
Palais, maisons et autres édifices modernes de Rome (anvi ou 1798);
Recueil de décorations intérieures concernant tout ce qui a rapport à l’ameublement (1812) ;
Résidences de souverains;
Cérémonies et fêtes du couronnement à Notre-Dame et au Champ-de-Mars ( 1807) ;
Cérémonies du mariage ( 1810) ;
Grand ouvrage du sacre de Napoléon gravé en taille-douce, d’après les dessins de MM. Isabey, Carie Vernet, Percier et Fontaine;
3644- — Girodet, peintre, de l’Institut, pi. i 1 35.
Ce buste est de M. Roman , et a paru au salon de 1827.
Anne-Louis Girodet-Trioson est né à Montargis en 1767, et mort à Paris en 182A, âgé d’environ cinquante-sept ans. Ï1 est un des élèves de David, et luimême a eu plusieurs élèves, dont quelques-uns ont travaillé à la décoration du Louvre (1). Il est devenu membre de l’institut, delà Légion d’honneur, de l’ordre de Saint-Michel. Il a traité plusieurs sujets de l’époque impériale : P Apothéose des guerriers morts dans les campagnes d’Italie et d’Egypte, la Révolte du Caire (1810), la Remise des clefs de Vienne (1808). Pour la maison de Louis XVIII, il a peint saint Louis en Egypte. Ses principaux tableaux sont : Diane et Endymion, Hippocrate refusant les présens d’Artaxercès (i8i4),les Funérailles d’Atala (1808 et i8i4), une Scène du déluge ( 1 8 1 4 ) - [Haut. om,790.]
3645. — Le baron Gérard, peintre, de l’Institut, ph 1 i35.
Ce buste est de M. Pradier, et a paru au salon de i838.
Le baron François Gérard a concouru aux peintures décoratives de la galerie de Diane aux Tuileries, et, à l’occasion de ces peintures, on a donné une notice sur le peintre, t. I, p. 597. [Haut. om,8oo.]
3646. — Guérin, peintre, de l’Institut, pl. 1 i35.
Ce buste est de M. Dumont, et a paru au salon de i83i.
M. Guérin est l’auteur de quelques-unes des peintures de la décoration du Louvre, et à cette occasion on a donné une notice sur ce peintre, t. I, p. 587. (Voy. aussi 365i.) [Haut. om,75o.]
3647- — Lenostre, architecte (xvne siècle), buste, pl. 1 1 3 6 .
Ce buste est de M. Gourdel, d’après le buste qui est dans l’église de Saint-Roch .
[Haut. oœ,64o.]
André Lenostre, né à Paris en 1 6 1 3 , et mort dans la même ville en 1700, succéda à son père comme dessinateur du jardin du roi. Devenu contrôleur des bâtimensç il ordonna les travaux des jardins des Tuileries, de Vaux, de Versailles, de Clagny, de Chantilly, de Saint-Cloud, de Meudon , de Sceaux, de Fontainebleau. Louis XIV lui donna des lettres de noblesse en 1775, et le nomma chevalier de l’ordre de Saint-Michel.
3648. — Pierre Lescot, architecte (xve siècle), pl. 1 1 3 6 .
Ce buste est de M. Dantan jeune, et a paru au salon de i833.
Pierre Lescot a été l’architecte du Louvre delà renaissance, sous les rois
(1) Voyez dans notre tome I les no- Laricrenon, p. 548, Dassy, p. 54g, Délavai, tices qui concernent MM. Dejuine, p. 546, p. 610.
BUSTES MODERNES
François Ier, Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Les passages qui te concernent dans notre description historique du Louvre présentent une biographie complète, 1. 1 , p. 33q et pas sim. [Haut. ora,700.]
3649- — Carle Vanloo, peintre, école française, pl. 1 1 36.
Ce buste est de M. Courtet ( Augustin), et a paru au salon de i85o.
Le peintre Carie Vanloo est né à Nice, en 1700. Après avoir parcouru les écoles d’Ilaîie, il vint à Paris en 1735. Il fut reçu membre de l’académie, et fut nommé ensuite premier peinire du roi, qui le décora de l’ordre de Saint Michel. [Haut. om,70o.]
Ses tableaux sont recommandables par l’exactitude du dessin, la suavité, la fraîcheur et le brillant du coloris. Il était chargé de travailler aux nouvelles peintures de la coupole des Invalides cà Paris et en avait déjà fait les esquisses, lorsque la mort l’enleva en 1765, à soixante et un ans.
On voit eau musée du Louvre deux tableaux de ce peintre, le Mariage de saint Joseph, Enée portant son père Anchise.
3650. - — Greuze, peintre, école française, pl. 1 i 36.
Ce buste est de M. Gruyère, et a paru au salon de i85o.
Jean-Baptiste Greuze, né à Tournus en 1784, est mort à Paris en 1807, âgé de soixante et douze ans. Ce peintre a pris pour sujet de ses tableaux les événemens principaux de la vie de famille. [Haut. om,700.]
On a de lui : le Père de famille expliquant la Bible à ses enfans, le Père pa ralytique, la Bénédiction paternelle, la Malédiction paternelle, un Père dénaturé abandonné de sa famille, la Dame de charité, la Bonne mère, l’Enfant, pleurant la mort de sa mère, l’ Accordée de village, la Petite fdle au Chien, la Cruche cassée, etc.
Les personnages de Greuze ont d’ordinaire le même caractère de tête, ses draperies sont d’un goût quelque peu négligé et son coloris est nuancé de violet ,
365 1. — Chardin, peintre, école française, pl. i 1 3 6 .
Ce buste est de M. Demesmay (Camille), et a paru au salon de i85o.
Chardin (Jean-Baptiste-Simon), né à Paris en 1699, est mort le 7 décembre 1779.
Il traitait habituellement de petits sujets domestiques, qu’il peignait avec une vérité et un coloris qui lui acquirent à juste titre une grande réputation.
On a de lui au musée l’Intérieur d’une cuisine , qu’il peignit pour sa réception à l’académie. [Haut. om,7QO.]
3652. — - Géricault, peintre (xixe siècle), pl. 1 1 36.
Ce buste est de M. Galmels, et a paru au salon de 1824.
Géricanlt (Jean-Louis-Théodore-André), élève de Guérin, est né vers 1792,
DU LOUVRE ET DES TUILERIES. <i5g
et mort à Paris en 1824, à trente-deux ans environ. Ses ouvrages Pavaient déjà placé parmi les peintres distingués, et plusieurs avaient eu un grand succès.
On a de lui un Chasseur à cheval, un Cuirassier blessé, une Traite des nègres, la Peste de Barcelone, une Descente de croix, le Naufrage de la Méduse (1819), une Forge de village (182/4), un Enfant donnant à manger à un cheval (1824). [Haut. om,770.]
3653. — Le comte de Forbin, directeur des Musées, pl. 1 i36.
Ce buste est de M. Bamus, et a paru au salon de i85o.
Le comte de Forbin a été nommé directeur des musées royaux en 1816, à la retraite de M. Denon, et a conservé cette place jusqu’à sa mort, en 1828.
En 1816, il fut nommé membre libre de l’Académie des beaux-arts, à la création de cette classe d’académiciens. Le Musée de la sculpture française, le musée Charles X et la collection des plâtres ont été formés pendant sa direction.
M. de Forbin, d’une ancienne et noble famille de Provence, est né dans cette province en 1777. Il s’était fait, très-jeune encore, une place distinguée parmi nos peintres de genre. En 1802, il avait voyagé en Italie; en 1808, il avait vu l’Espagne, et en 1809, P Allemagne. Il fit, en 1817, un voyage dans le Levant, et on a vu dans les volumes précédens qu’il en avait rapporté des œuvres de sculpture antique d’un grand intérêt.
On peut citer parmi ses tableaux, Inès de Castro , la Prise de Grenade, l’Éruption du Vésuve, une scène de l’Inquisition, la Vue du Campo-Santo dePise, un Portique ruiné, sous les voûtes duquel les flots de la mer viennent se briser; le Cloître de Saint-Sauveur d’Aix , un Paysage des environs d’Ascalon, et en tableaux de petite dimension, une Vue de Jérusalem, le Château delaBarben, le Cloître de Santa-Maria-Novelîa , à Florence. [Haut. om,6oo.l
3654. — Granet, peintre, de l’Institut, pl. 1 i36.
Ce buste est de Pradier.
M. Granet, né en 1775 à Aix en Provence, s’est fait connaître au commencement de ce siècle par quelques tableaux représentant des monumens. Il se rendit ensuite à Rome et il a habité à peu près constamment l’Italie jusqu’à la lin delà restauration; il a été élu membre de l’Institut en i83o, et est mort à Aix, en 1849- [Haut- ora,5oo.]
Les premiers tableaux de ce peintre ont offert des intérieurs d’églises ou de cloîtres pris principalement en Italie; ensuite ils ont habituellement représenté quelques cérémonies du culte particulières à l’Italie, des scènes ou détails de la vie monastique ou des faits historiques pris dans la vie de quelques anciens religieux, des faits de l’histoire des anciens ordres religieux.
M. Granet a fait paraître aux différents salons plus de cinquante tableaux ol frant des sujets de ce genre.
On a vu un Chapitre de l’ordre du Temple tenu à Paris en 1147 ( l&45), Réception de Jacques de Molay dans cet ordre en 1265 ( 1 843 ) , saint Luc peignant la Vierge (i846), un Moine peignant (i846), Abélard lisant une lettre
BUSTES MODERNES DU LOUVRE ET DES TUILERIES
cî’Héloïse (i838), le frère Canovayo d’un couvent en Italie (1 83g) , le Sepziaîe ou le Pharmacien du couvent ( 1 843) , les Solitaires bâtissant un petite chapelle (i843), la Fête de l’abbesse de Sainte-Ciaire à Rome (i843), Vert-Vert gardé par une religieuse (1 83 1-1 834), etc. etc. Un tableau peint à Rome en 1812, représentant le chœur de l’église des Capucins sur la place Barberini, a eu une célébrité particulière et plusieurs répétitions.
M. Granel a peint pour le musée de Versailles : Godefroy de Bouillon suspendant aux voûtes de l’église du Saint-Sépulcre les trophées d’Ascalon ( en 1099) , le pape Honorius III bénissant l’église de l’ordre du Temple.
5655. — Houdon, sculpteur, de l’Institut, buste, pl. 1 i36.
Ce buste est de M. Robert, et a paru au salon de i852. [Haut. om,g4o.]
Nous avons donné sur ce sculpteur une notice historique , l. V, p. 336.
3656. — Fragonard, peintre, école française, pl. io36.
Ce buste, de M. Antonin Moyne, a paru au salon de i85o. [Haut. o’n,7C>o.j
Fragonard, né vers 1732, fut élève de Boucher, mais se forma un genre à lui. 11 remporta le prix de peinture, et à son retour de Rome il peignit le tableau de Corésus et Callirhoé, qui le ht recevoir à l’Académie. Il s’adonna au genre érotique et devint le peintre à la mode; ses petits tableaux étaient enlevés dès qu’ils voyaient le jour. Nous citerons dans ce genre : la Fontaine d’amour, le Sacrifice de la rose, le Serment d’amour, et le tableau connu sous le titre du Verrou.
M. Fragonard était arrivé à la fortune lorsque la révolution vint le surprendre Alors il cessa de peindre et mourut à Paris en 1806.
3657. — Cartellier, sculpteur, de l’Institut, pl. 1 i 36.
Ce buste est de M. Petitot. Il a été exécuté pour l’Institut, et a paru au salon de i83g.
On a une notice sur M. Cartellier, t. I p. 409.
3658. — Pradier, sculpteur, de l’Institut, pl. 1 1 3 6 .
Ce buste colossal est de M. Lequesne et a paru au salon de i852. Il est destiné à la ville de Genève, lieu de naissance de M. Pradier.
On a une double notice sur M. Pradier, t. I, p. 62 3, et t. V. p. 345.