‹ Musée de sculpture antique et moderne ou description historique et graphique du Louvre ... et de plus de 2500 statues ... accompagnée d'une iconographie égyptienne, grecque et romaine et terminée par l'iconographie française du Louvre et des TuileriesChapitre 103 sur 299 · Caninius. N" 107, pl. V, 1 lig · texte numérisé non relu

Caninius. N" 107, pl. V, 1 lig

La plinthe d’une statue romaine vêtue de la toge porte une petite inscription ainsi gravée : canio. africe.procvr.iiiii, et il y a dans l’o de CANio un petit trait vertical qui ne touche pas les bords ; cela est trèsnet, très-visible, et ce doit être une espèce de sigle ou de lettres conjuguées. On voit bien que la statue a été élevée à un magistrat, procurator ou intendant pour la cinquième fois, de la province d’Afrique, écrite africe pour AFRICAE, ce qui est commun dans les inscriptions comme tant d’autres fautes d’orthographe. Mais il n’est peut-être pas certain que le nom de ce

personnage doive être lu caninivs, ou bien il faut que l’i inscrit dans l’o remplace à lui seul le redoublement de la syllabe ni de caninivs. La famille consulaire Caninia figure honorablement dans l’histoire, et ses médailles offrent plusieurs variétés ; il est donc très-simple que quelqu’un de cette maison ait occupé un poste important en Afrique, et que pour sa bonne administration une statue lui ait été érigée. Mais il y a aussi une famille consulaire très-connue, nommée Canidia, dont un des membres, lieutenant de Marc- Antoine, lui rendit de grands services en Orient, et ensuite se conduisit de même envers Auguste après la bataille d’Actium. Ce Canidius aurait pu être chargé de gouverner une partie de l’Afrique. La sigle ou le monogramme o composé de lettres conjuguées est plus propre à représenter dio que Nio; car on n’y trouve pas les élémens de N, tandis qu’en décomposant cet o on voit que la barre et le demi-cercle de droite peuvent former d ; pris seul , ce qui arrive souvent dans les monogrammes, ce jambage serai, et la dernière lettre o renferme les deux autres ; l’on a dio, et l’on peut très-bien lire canidio, le canio de l’inscription. Enfin, quel que soit le nom de ce personnage, dont la statue nous est parvenue, nous ne connaissons pas sa figure, la tête étant moderne. — Osann a donné cette inscription, Syll., p. 377, n° 63.

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