Lorania Cyparé. N° 137, pl. 250; ins., pl. vu, marbre
Cette urne cinéraire est consacrée à lorania cypare par c. loranivs, de la même famille qu’elle. Elégamment terminée par un fronton triangulaire à enroulemens, elle est ornée de sculptures assez intéressantes, quoique leur disposition et leur travail attestent la décadence de l’art. Sur un ht de repas qui a du rapport avec nos canapés à dossier élevé et carré, une femme, dont la coiffure ressemble à celle de Julie, fille de Titus, sur la beUe aigue marine de la Bibliothèque royale, paraît se livrer nonchalamment à ses réflexions. Elle est vêtue de la synthèse, robe large et d’étoffe légère qui servait dans les repas. On ne distingue pas trop ce qu’elle tient à la main droite, et que l’on pourrait prendre pour un rhyton ou pour une corne à boire. Derrière le ht de repas, au milieu de guirlandes, un amour lui présente un miroir. Deux petits pocillatores ou échansons, à la tête et
INSCRIPTIONS
aux pieds de leur maîtresse, paraissent veiller sur elle. L’un tient une petite amphore de la forme elegante de celles de Nola et une coupe. Ces deux enfans, places ainsi sur des piédestaux, produisent un singulier effet. Ne serait-on pas tente de les regarder comme une espèce d’ajustement d’architecture servant de support à l’entablement du monument qui figurerait une sorte d’alcôve où serait place le lit de repas. En avant, on voit une coupe et un vase sur une table ronde à trois pieds ornes de têtes de lion^ mensa tripus; un marche -pied complète l’ameublement de cette paisible retraite. Nous ne serions pas étonné qu’il y eût dans tout ceci quelque allusion à ces repas sacrés nommés lectisternes , qu’on offrait aux divinités. Lorania Cyparé aurait, pour ainsi dire, été élevée à ce rang par la tendresse de son mari, dont ce petit amour serait le symbole; et il en aurait fait ou une Vénus pudique, ou une Ariadne; Dans le bas de cette urne cinéraire, deux amours soutiennent le cartel de l’inscription. La colombe et la cigogne sur les côtés sont des symboles de piété et de tendresse. Le mari de Lorania Cyparé était adjutor ou adjoint à quelque place qui n’est pas indiquée. Le nom de luoranius paraît rare dans les inscriptions; du moins ne le trouve-t-on ni dans Gruter ni dans Reinesius, et celui de Cyparé ne s’y présente que deux fois. — Gruter, p. 112, 2; p. 769, 3. [Haut, de l’urne 0“',562 1 pi. 3 po. 9 li.— Larg. 0“,352 1 pi. 1 po. ]
572 A. Lucillà Quinqüas. N“ 835, pl. lviii, 2 lig. circul.
Brique de la fabrique de lvcilla aviNQVAS, femme ou fille d’un clavdivs, établie dans les terrains d’un domitivs. — Coll. Durand. ]Diam. 0“,087 = 3 po. 3 li.]
572 B, Lucilla. N° 837 a, pl. lviii, 2 lig; circul.
L’empreinte du centre de cette brique est une espèce de X; elle est de la fabrique d’une lvcilla, dans les domaines de domitivs, fils de Publius Domitius. On pourrait lire lvcillvs aussi bien que lvcilla, puisqu’il n’y a que lvcil. Mais la brique précédente, qui porte en toute lettre lvcilla > autoriserait à lire ici le même nom; peut-être cette Lucille était la même que la Lucilla Quinquas établie aussi dans les biens d’un Domitius, ou bien c’étaient deux fabriques, l’une à Lucilla Quinquas, et l’autre à Lucilla tout court, ce qui, du reste, est peu important à décider. L’inscription de cette brfque finit par PAETE (e conjugué avec t) aprcos, qu’on peut certainement lire PAET ET APR cos , le p servant pour la fin de paet et pour la conjonction, et on peut voir ici, sans craindre de se tromper, deux noms de^ consuls écrits en abrégé, Q. Arrius vKwrinus et C. Ventidins AVKOnianus , consuls en 876 de Rome, 123 de J. C., sous le règne d’Adrien. Le nom de Lucilla confirme encore cette lecture; elle pouvait être affranchie de Domitia Lucilla, qu’Adrien fit épouser à Lucius Ælius César, qu’il adopta. Ces particularités donnent du prix à nos briques; il est probable que celle de Lucilla Quinquas est du même temps, et que les fabriques de ces Lu-
LATINES
cilles ont contribue à l’erection des beaux monumens elevés en si grand nombre par l’empereur Adrien.
573. LüCRETIA Faüsta. N” 707, urne cinéraire, pl. 253i, inscr.,
pl. LUI, 4 lig., marbre.
Ce petit monument funèbre est. consacre' à la mémoire ^ lvcretiiA FAVSTA, de PHOENIX, vcma ou né dans la maison de som maître, et de leur sœur PLOCE. Fausta était affranchie de deux Caïus. Les guirlandes de fruits et les têtes de bélier qui décorent cette urne, oh étaient réunies, les cendres de ces trois personnes, sont travaillées avec soin. — De la collection Mattéi ce monument passa dans celle de Thomas Jenkins. — Muratori, p. 17Q3, 6; ViscoQti, Op. Var. , 1. 1, p. 10,8. [Haut. =; 1 pi. 0 po. 6 li. — Larg.
0*“,329 =r l pi. 0 po. 2 li. ]