Sergius Clémens. N" 541, pl. xxii, 7 lig., marbre
Nous apprenons simplement par cette inscription qu’elle vient d’un monument funèbre consacré par avlvs sergivs clemens à son très-pieux fils qui porte les memes noms que son père. — Elle faisait partie de la collection Jenkins, et Visconti l’a publiée le premier, Op. Var., 1. 1, p. 110; — Osann, SylL, p. 377, n° 59. [Haut. 0“,518 1 pi. 7 po. 2 li. — Larg.
0"*,440 1 pi. 4 po. 3 li.]
597 A. Servi ANUS. N° 84l , pl. lviii, 2 lig., terre cuite.
Le nom de la fabrique n’est pas clair sur l’empreinte de ce fragment de brique. Il paraîtrait qu’elle était dans les domaines d’un eicinivs le jeune ; mais on y voit la date du troisième consulat de c. ivlivs servianvs vrsvs, qui est de l’an de Rome 887, 134 de notre ère, sous le règne d’Adrien. — Coll. Durand. [Long. 0“,171 = 6 po. 4 li. — Larg. 0“,034= 2 po.]
Servilia Symphérusa (349). N" 422, pl. 253; pl. xvii, 10 lig. SiLVAIN (102). N° 60, pl. 187; pl. II.
598. SpÉRATUS. N° 104, urne cinér., pl, 253; pl. V, 10 lig., marb.
Ce petit monument funèbre a la forme d’un temple ou d’une édicule in antis, ou dont la façade est couronnée par un fronton qui ne s’appuie que sur deux antes ou pilastres. Ce fronton triangulaire a pour acrotères, aux angles, de demi-palmettes ; et dans le tympan un cygne, se terminant par des enroulemens dans le genre de l’arabesque, étend des deux cotes ses grandes ailes. Les pilastres sont cannelés. Ce cygne, qui semble s’ébattre comme pour faire entendre les chants mélodieux par lesquels , disait-on , il annonçait ses derniers momens, pourrait offrir une allégorie de la mort du jeune homme auquel on consacre cette urne funéraire. Comme les temples, ce monument a sa porte ; mais elle n’est que figurée. Une grande guirlande de feuilles de laurier, consacrée, de même que le cygne, à Apollon, descend jusqu’au milieu de cette porte. Des deux côtés sont accroupis deux sphinx , animaux sacrés , fantastiques et mystérieux que nous avons déjà
LATINES
vus charges de la garde des tombeaux ; ils peuvent signifier ou que celui sur lequel ils veillent avait été initie aux mystères , ou bien ils font allusion à ce que nous cachent les secrets de la tombe , et qui doit un jour nous être rêvêlê. Nous verrons un autre monument, celui de Valéria Thétis, qui est sur la même planche, et qui présente aussi l’aspect d’un temple avec sa porte; la disposition ornementale est semblable à celle de l’urne qui nous occupe. On la retrouve encore à un petit monument sans inscription, 622, n” 610, pl. 251, qui a bien aussi une porte; mais il n’y a plus de fronton. Ce sont les trois seules urnes cinéraires de ce genre que possède le Musée royal. Ne pourrait-on pas croire, d’après la manière dont, sur chacun de ces édifices sacrés, est placée la guirlande, qu’elle n’est pas là seulement comme ornement : ne dirait-on pas qu’elle barre, pour ainsi dire, la porte, et qu’elle indique que cet asile funèbre est fermé pour tout autre que ceux qui ont le droit d’y être renfermés? N’aurait-on même pas pu, en réalité, fermer ainsi les temples? Chez des peuples religieux, cette clôture eut été très-respectée et aussi sure que celles en fer et en bronze. Les guirlandes étaient sacrées : nul autre que le prêtre qui les avait posées en invoquant les dieux n’aurait osé y porter une main sacrilège. C’était mettre le temple ou le monument sous le scellé le plus redoutable; et, de notre temps, ne respecte-t-on pas de même, et sous peine de délit, un scellé qui n’est qu’un bout de ficelle et un peu de cire, et dont la protection est plus forte que les serrures, les barres et les verroux? avlvs ser- Givs CHRYSANTHVS Consacra cette urne cinéraire aux mânes de son fils trèspieux SPERATVS, mort à quinze ans neuf mois quatorze jours; elle était aussi destinée aux cendres du père et à celles des siens et de leur postérité. Cette formule se trouve répétée sur beaucoup de ces petits monumens funèbres , et on ne conçoit pas trop bien qu’un corps réduit entièrement en cendres tienne si peu de place, et comment des ui'nes d’une si petite capacité eussent pu contenir les cendres d’un grand nombre de personnes. Peut-être, au reste, n’y en renfermait-on qu’une partie; et le reste, ce qui s’incinérait plus difficilement, etait-il confié au sein de la terre. On peut le croire d’après ces adieux si fréquens sur les urnes cinéraires , s. T. T. l. , sit Tibi Terra hevis, «que la terre te soit légère;» M. o. q., uoUiter ossa wiescant, «que «tes os reposent mollement; que les fleurs, les roses naissent sur ta tombe,» et tant d’autres. — Muratori, Thés., p. 1217, n° 7. [Haut. 0"*,471 = 1 pi. 5 po. 5 li. — Larg. 0“,379 = 1 pi. 2 po. ]
598 A. Statilius Marcius Lucifer. N° 828, pl. lvii.
Ce cachet, empreint sur une brique, ne porte que sta. marcivs lvcifer. Mais il y en a d’autres où le nom statilivs est complet. Ce Lucifer devait être un affranchi de la famille consulaire Marcia. Caylus (l) donne une brique de la fabrique d’un Marcius, qui peut être le même que celui-ci ou le suivant, et qui, d’après l’inscription moulée, vivait sous Ti’ajan. Une
(1) Recueil, t. III, pl. 68, Antiq. rom.
INSCRIPTIONS
brique trouvée en 1743, portant le nom de la fabrique Marciana (l), pourrait être des mêmes fabricans. La gens ou la grande famille Mareia était divisée en deux branches, l’une patricienne, l’autre plébéienne, toutes les deux très-illustres, et dont chacune s’était partagée en un nombre considérable de ramifications. Une d’elles, dans la branche plébéienne, avait ^ pour prénom celui de Figulus, potier. On sait que les anciennes familles romaines se distinguaient souvent par des noms et des surnoms pris des états qu’elles avaient exercés ou dont elles avaient favorisé les progrès. Il est à croire que le Marcius qui prit le premier le surnom de Figulus avait ou professé le métier de potier, ou qu’il avait établi des fabriques de briques et de poterie. Son surnom distingua sa branche des autres de la maison Mareia. Sa postérité le conserva, soit qu’elle eut continué à prendre intérêt aux étahlissemens de figline de son ancêtre, soit que le surnom ne lui soit resté que comme indication de famille et comme souvenir. Celle de Marcius Figulus fournit plusieurs consuls à la république romaine. Notre Lucifer réunissait au nom de la famille Mareia celui de la Statilia, qui était aussi plébéienne et consulaire. U se pourrait que son père fût affranchi de l’une de ces maisons, et sa mère de l’autre, et qu’il en ait ainsi porté les deux noms. — Coll. Durand. [Diam. 0"’,085 =: 3 po. 2 li.]
598 B. Statilius Marcius Rabbæüs. N” 842, pl. lix, 2 iig., briq.
Ce fragment carré de brique vient de la fabrique ou des figlines de STatilius MARCiMs RABBAEVS, qui avait pour marque un croissant et trois étoiles. Nous avons vu Ponticlanus , 585 A, n” 833, porter aussi un croissant et un autre signe. Il n’est pas improbable que ce Rabbœus fut le frère du Lucifer que nous venons de voir : ils portent les mêmes noms et ne se distinguent que par leur agnomen ou surnom. — Coll. Durand. [Long. 0™,175 = 6 po. 6 li. — Larg. 0"',065 = 2 po. 5 li.]
598 C. Statilius. N° 843, pî. lix, brique.
Ce fragment carré de brique provient de la fabrique d’un statilivs, établie dans les biens de Quintus SBRcilius PVDcns. On trouve un consul de ce nom l’an 918 de Rome, 165 et 166 de notre ère, sous Marc-Aurèle. Il se pourrait bien qu’il s’agit ici, non de ses biens, mais de ceux de son fils cadet, et que ex pr q ser pvd f m dût se lire ex vRœdiis Quinti serpî'ûï pvDcntts fHH uinoris. — Voy. un Statilius Felicio, plombier, 550, n” 817. . — Col. Durand. [Long. 0”“,1 15 = 4 po. 3 li. — Larg. 0'",060 = 2 po. 3 li.]
599. SuLPicius Bassus. N“ 105, cippe sépulcral, pl. V, 6\ig., marb.
Ce cippe sépulcral avait été élevé par l. nonivs asprenas aux mânes de son excellent ami m. svlpicivs bassvs. Asprenas était septemvir des épulons ou membre du collège sacerdotal des sept épulons qui présidaient aux repas publics, et qui devaient être sous la protection de Mercure épulon,
(L Ficoroni, Miscel. de Carlo Fca, p. 161 , n“ 83.
LATINES
Euphrosynus, dont nous avons vu l’inscription, 578, n® 668, pl. 253, et pl. L. Caïus Sextius, auquel à Rome on erigea une pyramide pour tombeau, était septemvir des épulons. Le musée de Turin possède plusieurs inscriptions de Q. Gletius Atilius Agricola, que les auteurs ne font pas connaître, quoiqu’il eût été deux fois consul, et qu’il fût septemvir des épulons. Le préféricule et la patère sur les côtés de ce cippe, eomme sur tant d’autres, indiquent les libations qu’on répandait sur les tombeaux. — Boissard, t. V, pl. 32. — Notre cippe, selon Gruter, p. 307, n° 4, était à Rome à Saint-Nicolas in calcaria, autrefois, à ce que l’on croit, temple des Muses près du cirque Flaminius; il a fait partie de la collection Jenkins. -- Visconti, Op. Var., t. I, p. 1 11. [Haut. 0™,749 2 pi. 3 po. 8 li. - — Larg. 0“,568 =:
1 pi. 9 po.]
699 A. SULPICIUS, CONSUL. N" 847, pl. lviii, terre cuite.
Ceci n’est pas l’empreinte d’un cachet sur une brique, mais bien le moule qui servait à la faire, et qui porte à rebours, à la manière d’un cachet, le commencement du nom d’un consul qui paraît être un svlpicivs. Il y en a trop qui ont porté ce nom pour que l’on puisse déterminer celui que ce fragment d’inscription regarde. — Coll. Durand. [Long. 0“,169 = 6 po. 3 li. — Larg. 0"“,090 =: 3 po. 4 li. ]