Trépied moderne, n” 169, pl. 161, î'ouge antique
Le dessin de ce trépied, d’une élégante simplicité, et l’execution, du travail le plus fin et le plus recherché, lui donneraient du prix, quand il ne serait pas d’une très- belle qualité de rouge antique, marbre d’une
CANDÉLABRES, SIEGES, ETC
très-grande rarete' et difficile à travailler, non à cause de la dureté, car ce ne serait pas un inconvénient, et il est assez tendre, mais il use ies outils comme les pierres pour les affiler, et il ne se prête pas aisément à la pureté et à la vivacité du travail. [Haut. 0“,839 = 2 pi. 7 po.]
653. Deux vases en porphyre du xvi® siècle, 11° 750, pl. 261.
Les difficultés de travail qu’ont présentées les vases que nous venons de passer en revue ne sont rien auprès de celles qu’ont dû faire éprouver ceux-ci au sculpteur ou aux sculpteurs qui se sont mis en tête de les tirer de leur bloc pour faire des vases qui , s’ils eussent été de meilleur goût et plus simples, auraient coûté moins de peine. On en a dû avoir une infinie et pendant bien des mois, à faire sortir ces serpens d’une pierre aussi réfractaire que l’est le porphyre , à les assouplir ainsi , à en sculpter les détails et à modeler, à fouiller ces grandes guirlandes de feuilles de chêne avec leurs glands. Ce sont de ces ouvrages dont le résultat n’est pas toujours très-heureux, et qui demandaient toute la patience et toute l’adresse du xvi‘= siècle, qui en avait beaucoup et montrait un goût particulier pour ce genre de travail dont il nous a laissé un grand nombre de belles productions. Ces grands vases pourraient être plus purs de forme ; cependant ils sont d’un bel aspect. Il est probable qu’ils sont venus d’Italie sous François I®'’ ou sous Henri II. Autrefois ils ornaient le grand escalier des Tuileries; ayant un peu souffert, ils ont été restaurés avec beaucoup d’adresse dans les ateliers du Musée royal. [Haut. 0“,750 2 pi. 11 po. 1 li.]