VII . VIR . EPVLONVM , Septem Vir. Epulonum
VIXT pour VIXIT, 804.
Volusia Salviana, 150, 1. 3.
VOLVSI PRIMANI (D.M.L.), 579.
XS pour X, 7 18.
APPENDICE ET CORRECTIONS
Page 52, lig. 1, a fine après de l’Égypte, ajoutez : ainsi que dans les bas-reliefs des tombeaux e'gyptiens.
— 54, lig. 11, l’on peut croire, lisez : pre'sumer.
— — lig. 15 et 16, on peut croire, lisez : il est à croire.
— 55, lig. 5, après je vis, ajoutez : les Italiens appellent vita le milieu du corps.
— — lig. 2, a fine, après les femmes, ajoutez : voy. Mus. Pio-Clem,, t, IV,
— 60, ajoutez : Alba subserica, espèce de robe longue, d’aube ou de soutane en e'tolFe mi-partie de soie , qui servait dans les ce're'monies et aux jours de fêtes , et que l’on portait sous le subarmale de pourpre de Mauritanie. L’alba, ainsi que son nom l’indique, était blanc avec des ornemens, des raies ou des bandes pourpres.
— 61 , lig. 21, mettez à la fin : voy. de même que pour le Chortæus, p. 73, la
note de Perizon sur Élien , V. H , 1. III , c. XL , où il cite Denys d’Halic. , 1. VII , p. 477 ; He'sychius, v. •/p^raios.
Page 62, à la fin de l’article cuirasses, ajoutez voy. subarmale.
— — Armilausa. Ce vêtement, d’après ce qu’en dit Isidore, paraît avoir ressemble' au large scapulaire de certains ordres monastiques, et à la casaque de nos anciens chevaliers; c’e'tait une pièce d’e'toffe carre'e, longue, quelquefois arrondie dans les angles, et qui, ouverte dans le milieu pour laisser passer la tête, recouvrait les e'paules et le haut du bras, armus , et retombait plus ou moins bas en avant et en arrière. Il devait avoir des rapports avec le poncho des Portugais et des Bre'siliens. (Voy. Ti-eb. Poil. Claud., H. A, e'd. var. , t. II, p. 388, et les notes de Casaubon et de Saumaise. )
Page 65, Sagum, à la fin, ajoutez : voy. p. 78.
Page 66, à ajouter : Sticharion , espèce de tunique ordinairement en êtoflFe qui n’e'tait qu’en partie de soie, subserica, et dont la chaîne en pourpre e'tait mêle'e à tine autre couleur. C’était, au ii« siècle, le costume des personnes qui n’avaient pas, chez les Romains, le droit de porter des vétemens tout de soie, réservés aux empereurs et à leur famille.
Même page, à la fin de l’article Schistos, ajoutez : péroné, porpÉ, phibla, agrafe, boucle , fibule ; le premier mot vient de 'aslpeiv, transpercer, avec Vardys, l’ardillon; le reste de la fibule n’était ajouté que pour le fixer et pour l’ornement; on la nommait aussi èvérri. ( Saumaise, H. A., t. II, p. 386. )
Page 67, avant l’article subuccula, mettez : subarmale. Ce vêtement, souvent en pourpre de Mauritanie, ne se portait que rarement, à ce que pense Saumaise; il était du genre de Xarmilausa, et de l’alba subserica, et servait aux jours de fêtes ou de cérémonies. Aussi Pertinax ne fit-il présent que d’un subarmale a Claude le Gothique , tandis qu’il lui assigna par an une couple de plusieurs autres vétemens. Parle passage de Trébellius Pollion , dans la vie de Claude II ( H. A. , t. II , p. 388 , ed. var.) , on voit que les vétemens donnés par les empereurs à leurs généraux, ou à des gouverneurs de provinces , faisaient partie de leur salarium ou des émolumens de leurs charges , et qu’ils étaient ajoutés à leurs appointemens , aux esclaves de Fun et l’autre sexe , aux gens de service, aux chevaux, aux mulets, au bois de chauffage délivré à la livre, au charbon {coctilia, acapna, combustible sans fumée), et aux comestibles qui leur
APPENDICE ET CORRECTIONS
étaient assignés pour tenir leur état de maison. Le subarmale comme la chlainyde, le birrus , le pcplus, et le paludamentum , se fixait sur Tépaule droite avec une fibule, et laissait libre le haut du bras, armas, d’où lui vint son nom.
Page 73, à la fin de l’article Amphiestride , ajoutez : voy. dans les monumens inédits de M. Millingen (Unedited monuments, etc,'), le charmant bas-relief en bronze de Vénus et Anchise, appartenant à M. Hawkins, riche amateur anglais; les costumes de l’Orient y sont très-bien rendus et très-intéressants.
Page 74, après l’article Autopocon, ajoutez : Bardocucullus ou cücullcs bar- DAÏCUS, espèce de manteau à capuchon, particulier, à ce qu’il paraît, aux Bardœi, peuples de l’Illyrie, de chez qui l’usage en fut porté à Rome. On voit le bardocucullus k des figures de Télesphore. Casaubon, Gruter et Saumaise, qui retrouvent le bardocucullus dans le bardaicus ou le bardiacus de Martial, 1. IV, ép. 3, parlent au long de ce vêtement dans leurs notes sur Jules Capitolin. (Pertin., H. A. Var., t. I, p. 550, et Trébell. Poil., même ouvrage, t. II, p. 410.)
Même page, après l’article mandyê, mettez : mantua, mantüS, mantum, manïUELE, tous ces mots, qui dérivent de mandijê , indiquent des chlamydes courtes ou de petits manteaux, ou des mantelets qtti ne descendaient que de la longueur du bras, tombant le long du corps, et tout ce qu’il en fallait pour couvrir les épaules, la poitrine et les mains comme le manteau de scapin et des manteaux espagnols. On confond la mantua avec la chlamyde; mais il y avait cependant entre elles des différences, ne fût-ce que dans l’ampleur, si ce n’était encore dans la forme et dans la manière de les porter. Lorsque la chlamyde était de ce genre, on la distinguait par l’épithète de mandxjoéides, en forme de mandyê ou de petite mantua, notre ancienne mante, le mantelet, qu’on retrouve dans la mantuele des Romains. Tous ces vêtemens étaient des dérivés de la phainolê des Grecs , l&penula des Romains. (Voy. les notes de Casaubon , H. A., t. II,p. 409. )
Mantuele ou chlamyde. (Voy. Saumaise^ H. A., t. Il, p. 38G, 771.)
Tunica palliolata, tunique k pallium ou k mantelet k capuchon. (Saum. , H. A., éd. var. , t. II, p. 386, 771.) On voit par Martial et Juvenal que les femmes romaines s’en servaient comme les nôtres pour se préserver du froid et du vent, ou pour sortir avec plus de liberté et sans se faire remarquer. D’après Ovide, les hommes les portaient aussi dans leur intérieur, oti lorsqu’ils étaient indisposés; c’étaient des espèce.*: de robes de chambre.
Casula, vestis cucullata, robe a capuclion, cucullus; on y était comme enfermé dans tine petite cabane, casa; les loricm cucullatæ , les cuirasses k capuchon, étaient de même des espèces de cottes de mailles qui recouvraient la tête comme celles de nos chevaliers; on les .appelait aussi lodiA et zada.
Lodia. Voy. Casula.
Zaba. Voy. Casula.
Page 75, après l’article CrÉticon, ajoutez : Cucullus, capuchon qui faisait partie de certains manteaux, tels que le bardocucullus, la caracalle. Mais il paraîtrait qu’il y en avait qui ne tenaient pas au manteau, et que l’on y ad.aptait, ou dont on se servait isolément. Saumaise pense que le mot latin cucullus était le diminutif de cucus, qui serait venu du grec Koyxvs, conkijs, bonnet-casque. Et au fait les Romains appelaient aussi cucullus la hupe,, oiseau que les Grecs nommaient xoyxvs et xàyxv^.Moy. Bardocucullus, CARACALLE, et Jul. Capit. ( Pertin. H. A., var., 1. 1, p. 550. )
Même page, ajoutez k sa pl.ace alphabétique la caracalle ou CAracA; c’était une espèce de manteau ou de c<asaque telle que celle de nos anciens chevaliers, .assez étroite et k capuchon , cucullus, que l’emperem' Bassien Antonin avait .apportée en très-grande quantité des Gaules , et dont il fit le vêtement ordinaire des soldats et du menu peuple de Rome. Cette nouvelle mode lui fit donner, selou' Spartien et Aurélius VictcS", le sur-
APPENDICE ET CORRECTIONS
nom de Caracalla , sous lequel il est plus connu que sous son nom de famille, La caracalla des Gaulois e'tait courte, et c’est encore le manteati à capuchon du midi de la France et des matelots de l’Italie et de l’Espagne, Caracalla la fit descendre jusqu’aux talons. Ce vêtement était celui que porta l’ancien clergé, et qui était resté aux capucins et à d’autres ordres religieux. Il avait de grands rapports avec le bardocucullus , la lacernt, la mandyê et lntperrula, et souvent les auteurs lui ont donné l’une ou l’autre de ces dénominations. A Rome, on en changea le nom gaulois pour celui Xantoniniennes, qui rappelait qu’un empereur, adopté par la famille des Antonins, les avait introduites à Rome; mais celui de bassiennes lui aurait mieux convenu. Casauhon et Saumaise , dans les notes sur Spartien , H. A. , t. I , p. 726 , parlent au long de la caracalle.
Même page, ajoutez, après le creticon : cucutia villosa, cucidlus, capuchon à longs poils, les mêmes parties de vêtemens, selon Saumaise (H. A., t. II, p. 410, ed. var.), que les concutia. Ces termes conçus, concuiia, cucutia, viendraient de concutere, fr.apper, battre, employé comme decuierc etpercutere, pour exprimer le foulage des étoffes de laine. Celles des cucutia, chaudes et épaisses, étaient de l’espèce des étoffes que l’on appelait benè condensatœ , bien foulées au moyen de \o. spathé ,
passées à poils avec le chardon nommé gnaphos, yvdÇos, par les Grecs, et bien peignées avec le peigne, kerkistra , nspKioTpa, des Crées , pecten des Romains. Quant à ces étoffes, paoidenses , elles étaient f opposé de celles que Ton désignait par les expressions de levidenses , de malidenses, tissus légers. Le verbe latin concutere se rendait en grec par Kpoûetv, xarcMpoieiv. La spathé, espèce de spatule ou de lame de bois à taillant émoussé , servait à serrer les fils de la trame après le passage de la navette et le croisement de ceux de la chaîne. C’est ainsi que les naturels de l’Amérique du sud, les Caraïbes ou Galibis s’y prennent encore pour faire les tissus très-solides et variés de rayures et de couleurs de leurs ceintures ou calimbés et de leurs hamacs. Le méfier de ces tisserands primitifs est , comme on le pense bien , tout ce qu’il y a de plus simple 'et cle plus portatif. Ce sont des châssis perpendiculaires qui jouent l’un dans l’autre pour faire mouvoir et croiser les fils de la chaîne, une navette pour passer ceux de la trame, et une espèce de sabre en bois pour les serrer. Au reste, ce travail, qu’ils exécutent avec adresse, et qui produit d’assez jolies toiles, est très-lent, comme tous les ouvrages qu’ils font avec des moyens si restreints et des outils si peu perfectionnés.
Page 78, k l’article palddamentum, ajoutez : SagochlAmyde ou sagomantion; ce vêtement, du genre des manteaux, tenait du sagum carré des Gaulois et de la chlamyde ou mantion des Grecs; ses angles inférieurs étaient arrondis, et sa forme se retrouverait en partie dans la chape de nos prêtres. On sait que le sagum avait de grands rapports avec la chlœne, qui était atissi carrée. La sagochlamyde s’introduisit k Rome du temps de Pertinax et de Claude le Gothique. Ce vêtement mixte, civil et militaire , se mettait sur la tunique , et les soldats le portaient les jours ordinaires sur leur tunica russa, tunique rouge ou rousse; c’était comme la capote de nos troupes. Aux jours de fêtes, au lieu de la sagochlamyde , ils portaient le subarmale sur la tuniefue rouge.
Page 79 , k la fin de l’article penula, ajoutez : le bardocucullus et la caracalle étaient des espèces ide penula k capuchon.
Page 80, avant l’article sisYS, mettez : siGiLLio et singilio, espèce de vêtement des Dalmates; tunique ou chlæne simple comme Xaplégide, Xaplo'ide, ïabolos (voy. p. 74), qu’on ne pouvait pas porter en double. Le sigillio paraît avoir souvent été trèsorné, et cette expression indiquerait que Ton y aurait appliqué des sigilla, ornemens en or ou en pourpre, de même que les sêméia, les sêmadia, les sphragides des Grecs, les clavi des Romains. (Voy. dans les Hist. Aug., t. Il, p. 408, les notes de Casauhon et de Saumaise. )
APPENDICE ET CORRECTIONS
Page 85 , à la fin de l’article crocüs, ajoutez : He'Iiogabale, selon Lampride (H. A., t. I, ed. var. , p. 851), fut le premier Romain qui se permit de porter un vêtement en entier de soie, \' holoserica. Jusqu’à cet empereur, dont la prodigalité et les débauches effrayent l’imagination, les hommes s’étaient contentés du subsericum, étoffe de soie mêlée de lin, de laine ou de coton. Après lui, l' holoserica devint en usage parmi les hommes ; cependant on la blâmait comme un excès de luxe qui paraissait trop efféminé. Vopiscus dit qu’Aurélien ne s’en servit pâmais; qu’il n’en avait pas dans son vestiaire, et qu’il n’en donna a aucun homme de sa cour. Son successeur, l’empereur Tacite, au rapport du même historien , défendit aux hommes les vêtemens en holoserica.
Même page,a/oM/e3 ; multicium, multii.icium, multiciæ vestes, que lesGrecs comprenaient sous la dénomination de polyspathéton , paraissent, d’après la nature de leurs étoffes, «avoir été, selon Juvenal, des vêtemens élégans et de personnes recherchées, comme ceux où entrait de la soie, et les robes légères et transparentes , telles que les suhsericœ, les pellucidœ et les viireœ. La synthèse, robe légère de repas, citée par Tertullien , aurait été du genre des multiliciœ. Cette dénomination indique que ces étoffes n’étaient pas d’une seule couleur; mais, d’après les auteurs, on ne voit pas bien si elles étaient peintes ou teintes de diverses couleurs appliquées sur le tissu, ou si ces couleurs étaient dans le tissu même, et si les fils de la chaîne et de la trame étaient teints, pour produire des rayures ou des dessins variés. Les étoffes polymites des Grecs semblent avoir été de ce genre ; mais il n’est pas certain qu’il en fût de même du multicium ou multilicium. Les savantes notes de Casaubon et de Saumaise sur l’histoire Augtiste n’éclaircissent pas parfaitement la question. II paraîtrait que les variétés du multilicium tenaient a la nature et à la disposition du tissu, tandis qtie le polymitos pouvait n’offrir que des dessins peints ou teints, ou peut-être brodés ou brochés, qui n’avaient pas été disposés sur le métier dans la chaîne et dans la trame.
Page 90. Paragodes ou paragAudæ; d’après Hésychius, ce vêtement, ou plutôt ces ornemens de vêtemens, venaient des Parthes, et consistaient en bandes plus ou moins larges, en découpures, que l’on appliquait en bordures sur les étoffes. Ce sont probablement de ces ornemens, dans le goût des Orientaux, que l’on voit à de riches et élégans costumes dans les peintures des vases. Ils prirent à Rome, selon leurs formes et les parties où on les plaçait, diverses dénominations, telles que clavus , limbus, instita, segmenta, patagia. Les vêtemens ornés de paragaudœ étaient distingués par l’épithète paragaudia, interula ou tunica paragaudia, alba paragaudia. Ces paragaudes, tissues de soie et d’or, étaient souvent des espèces de rubans et de torsades. On en mettait jusqu’à cinq rangs; on leur donnait alors le nom de pentelores -, les monolores , les dilores , n’en avaient qu’un ou deux. C’étaient, comme dans les robes de femme de nos jours, les volans, les falbalas. On employait même pour les vêtemens des militaires le terme de^;aragaudœ, et leur nombre était une désignation de grades, ou un signe de récompense, de m.arque distinctive, aine décoration. On voit, pag. 89, 90, 138, que le lorum était du même genre que la paragaude, et que les mots monolores, dilores, etc., dans la composition desquels il entre, indiquent de même des vêtemens ornés de bandes ou de bordures. On apprend par Trébellius PoIIion (Vie de Claaide le Gothique, H. A., t. II, p. 406, ed. var.), et par les notes de Ctisaubon, qu’il y avait des paragaudes très-riches en or, car on en cite pesant trois onces; il y a même une tunique auroclavata , ou à clavi , à bandes ou paragaudœ, en or, du poids de deux livres , et une cyclade où il y en avait six onces. Alexandre Sévère (H. A., t. I, p. 9'72) ne voulait pas que ses vêtements en lin, ou peut-être en coton, fussent auroclavata , il se contentait de bandes de pourpre qui permettaient déjà peu de flexibilité à l’éloffe, et il trouvait que les clavi ou bandes d’or y ajoutaient trop de roideur. auroclavatum des Romains est le chrysosèmon des Grecs, vêtement orné d’applications et de bandes d’or qui le rendaient très-roidc , ce que l’on retrouve dans la palla dont Virgile revêt Didon , Pallam
APPENDICE ET CORRECTIONS
signis auroque rigentem. Parmi les c'tofFes de ce genre, ceiïes que les Grecs nommaient diachrysoi, et qu’avaient les Romains, n’e'taient pas orne'es de clavi ou de bandes d’or, ce n’e'taient pas proprement des e'tofFes aura cia v ala , mais seulement la trame en e'tait en fil d’or et la chaîne en soie; on les de'signait aussi par l’expression chrysomite , ou à trame d’or. Il y en avait en pourpre parseme'e d’or, ou chrysopaste , et où les ornemens e'taient faits à l’aiguille ou brode's, ou forme's de petites lames d’or que l’oii y cousait et qui n’e'taient pas tissues avec l’e'toffe. Ces paragaudes et ces clavi, qui ornaient le laticlave des se'nateurs et l’angusticlave des chevaliers romains, re'pondent aux Irahes, poutres; xax.virgœ, baguettes en pourpre ou en or des vétemens des Romains et des Gaulois, et qui recevaient ces>diverses de'nominations d’api-ès la, largeur des bandes ou des bordures, et le terme de lorum pour une bande e'tait employé' en architecture comme pour les poutres, et les baguettes, ceux de trabes et de virga.
Page 91 , à l’article phœnicis, ajoutez : Saumaise pense que ce vêtement grec e'tait le même que l’e'phestride et la chlamyde des Grecs, et que le paludamentum des Romains. On mettait la phœnicide par dessus la tunique. Le paludamentum des Romains e'tant pourpre, e'tait bien une phœnicide, dont le nom exprime qu’elle e'tait en pourpre; cette pourpre était celle d’Afrique ou la pourpre punique, l’e'carlate, moins estimée que l’a/owrjjt's, pourpre marine. Il paraît, d'après Pollux,!. VII, c. xiii, qu’il y avait de la différence entre la. phœnicis et le phœnicous chiton ; et que la première, tunica russata, d’Isidore, était en pourpre végétale, coccina, et que c'était la tunique des Spartiates et celle des soldats romains sous les consuls, ce qui les faisait surnommer russati. Ce rouge se nommait aussi rus eus , russulus , rosseus et même roseus : car Saumaise, dans la Vie de Diadumenus, H. A., t. I, p. 764, prouve très-bien que les penulœ roseœ, qtie Macrin voulut donner au peuple au lieu de la tunique brun-foncé, en honneur de son fils Diadumenus , et qu’il aurait nommées des diaduméniennes , n’étaient pas couleur de rose, mais bien de ce rouge affecté à la penula et à la lacerne des soldats romains. Peut-être cette couleur était-elle donnée au moyen de la garance, très-abondante dans les pays méridionaux, et dont on ne dut pas être longtemps à apprécier les propriétés, la belle couleur et la solidité. C’était bien une sorte de pourpre végétale, et d’un emploi plus facile et moins cher que le coccus , si cette pourpre , prétendue végétale , était véritablement la cochenille, que l’on n’avait pas reconnue pour être un insecte. La couleur de sang de la garance était parfaitement propre à la phœnicide et U la tunique rouge, et eût rendues moins apparentes les taches de sang dans le combat.
Purpura Succubitana. C’est ainsi qu’est désignée une qualité de la pourpre dans la vie de Claude le Gothique, par Trébellius Pollion ( H. A. , éd. var. , t. II , p. 380 , 388). Cette dénomination viendrait de Succubo , ville d’Espagne, sur la Méditerranée, dans la Bastétanie. Mais il paraîtrait, d’après Saumaise, qu’on doit lire purpura girbitana, de Girba, ou de Meninx, aujourd’hui Gerbi, sur les côtes d’Afrique, dont la pourpre était très-renommée. Nous pouvons ajouter ici à ce que nous avons déjà dit sur la pourpre marine, p. 82 et suiv. , qu’elle était en si haute estime chez les Romains, qu’on la conservait avec un soin tout particulier dans un des deux grands trésors sacrés , avec l’or, l’argent, et tout ce que les empereurs possédaient de plus précieux et qu’accumulaient à Rome tous les tributs du monde, et surtout ceux de l’Orient. La garde de ces trésors était confiée à un procurator ou prœjectus œrarii sacri, intendant chargé de vérifier la qualité de la pourpre, et si elle était de ce beau ton qui lui faisait donner le nom de verus color, la vraie couleur, comme la couleur par excellence; il veillait à ce qu’elle se maintînt 'pure et intacte. Vers le temps du bas empire, ces trésors, qui servaient aussi à la consignation des richesses des particuliers, prirent le nom de largitiones sacrœ, et c’était là que les empereurs puisaient pour leurs largesses, soit en argent, soit en meubles ou en vétemens précieux. (Voy. Saumaise, Vie de Diadumenus, H. A., t. I, p. 778, éd. var., notes.)
APPENDICE ET CORRECTIONS
Tunica russa, russata, la phœnicide des Grecs, selon Casaub., (Tréb.PoIL Claud., H. A., e'd. var. , t. Il, p. 383.) c’e'tait la arpaTiœ^wà )(Xa(ivs, le sagulum militare, le sayon, la saie militaire. C’e'tait leur costume de combat, et dont iis ne se revêtaient que la veille d’une bataille : aussi en e'tait-il le signe avant-coureur; il annonçait que l’on comptait sur une action chaude, où il y aurait beaucoup de sang re'pandu; ces tuniques rouges, comme celles des Spartiates, en laissaient moins apparaître les traces. ( Voy. Phœnicide et Tre'b. Poil. Claud. H. A., t. II, p. 385, et les notes de Casaubou et de Saumaise. )
Ephestride, voy. phœnicide, phœnolé, chiton, chitonisque et Saumaise, ( Tre'b. Poil., H. A., t. II, p. 384. )
Page 103, iig. 3, après iibri, ajoutez : ii en est de même, chez les Allemands, du mot buch , livre. Leurs premières lettres, les runes, furent grave'es sur le bois ou l’e'corce du hêtre, buch; de l'a vint l’acception du mot buch pour exprimer un livre, et celui de buchstaben , lettres, signifie, à proprement parler, des baguettes de hêtre.
Même page, lig. 13 du !“■ aline'a, sa jolie, lisez : sa charmante.
Page 106, à la fin de l’article Crobylus, ajoutez : voy. Tzetzes, Chtl. 1, v. 233, sur le crobylus, le coyssbus ou la cosymbê et la tettigophorie , ou l’usage des Athe'niens de porter, comme ornement de la chevelure, de petites cigales (tcHi’a:) en or ou en émail. Ils voulaient indiquer par là qu’ils étaient autochthones ou nés de la terre, vraiment indigènes, de même que les cigales que l’on disait produites par la terre. Cet enjolivement de la coiffure servait à retenir les mèches du crobylus; il fut surtout en usage avant Solon; depuis il n’était presque plus porté que par les Athéniens qui tenaient aux antiques usages, et qui avaient la prétention d’une très-ancienne origine. Ces cigales ne servaient pas seulement à la parure des femmes, et par le passage de Tzetzès on voit que le héros troyen Euphorbe en portait dans sa chevelure, renouée par beaucoup d’ornemens en or. Et comme il parle de ses cheveux bouclés, plocamides , de son crobylus et de son cossybus ou cosymbus, il devait y avoir des différences que nous ne connaissons pas entre les manières d’ajuster la chevelure, et peut-être recevaientelles diverses dénominations, selon les parties de la tête où ces touffes de cheveux étaient placées, ce que nous sommes hors d’état de déterminer. Il est même à croire que les auteurs des temps postécieurs, tels qu’Athénée, Pollux, n'étaient pas plus avancés que nous à cet égard, puisqu’ils ne nous apprennent rien sur ces variétés.
Page 108 , à mettre à sa place alphabétique : tüfa , espèce de voile des Romaines, comme larica, le flammeum. Uhypotyphion, était une petite iufa qu’on portait sous la rica. Ces voiles, d’un genre différent des nôtres, n’étaient que des morceaux d’étoflfes de diverses formes et plus ou moins épaisses qu’on ajustait de manière à se garantir de la vivacité des rayons du soleil encore plus que pour se cacher. Les voiles des femmes du peuple, à Rome et aux environs, et encore plus ceux des femmes des diverses contrées du royaume de Naples, arrangées avec une si capricieuse élégance, pourraient, je crois, donner une idée assez juste de ces sortes variées de voiles, dont on trouve des exemples, mais rares, dans des bas-reliefs et des peintures antiques.
Page 109, article Hvrothymiades, lig. 4, après Athénée, mettez : (I. XV, p. 698). A la fin ajoutez : voy. Winckelmann , Mon. inéd., n® 200; Visconti, Mus. Pio-Clem., t. IV, p. i53; Scheffer, De antiq. torquib., c. ii.
Page 115, article Tonus, lig. 3, après câble, ajoutez : et le tore de la base des colonnes,
— 119, article , ajoutez à la fin voy. Hymne homérique à Vénus,
— 120, article Spathalia , ajoutez à la fin : il paraît que le spathalium ou spa-
talion était aussi une manière d’arranger la chevelure sur le haut de la tête.
APPENDICE ET CORRECTIONS
Page 146, article Cothurnes, lig. 7, oj»r&y He'rodote , <yo«<ea ; (I. VI, 125).
— — lig. 8, après d’or, mettez ; (Tzetzj, Ckil, 1, 12; Schol. Pind. Pyth. vu).
— 148, article GymnopodiA, à la fin mettez : c’e'tait à peu près la chaussure de
certains ordres religieux, et il y en a encore de ce genre-Ià parmi le . peuple à Naples et dans d’autres pays.
Page 156, ajoutez à l’article tzangæ : ces riches chaussures venaient, à ce qu’il paraît, ainsi que les ornemens nommés paragaudœ , des Parthes et des Perses. Elles e'taient souvent orne'es de fourrures, genre de luxe fort eu vogue à Rome lors du de'clin de l’empire, et lorsque les modes orientales s’introduisirent dans le costume romain et en alte'rèrent l’antique et noble simplicité'. Casaubon (H. A., t. II, p. 406) pense que le terme de tzangæ ou tzanchæ, le même que dianchœ, selon la prononciation du tz , souvent changé en d, et réciproquement du d en tz, comme dans le grec moderne peut venir de dyyoû, angehô, je serre; parce que cette chaussure était juste à la jambe. Le cordonnier qui les confectionnait se distinguait par le titre de tzangarrus et de tzangrius, du simple cordonnier scuteus, caligarius, calcearius, qui ne travaillait qu’en cuir ses caligæ, bottines, et les souliers, calcei. ( Voy. Saumaise, Loc. ctt. )
Après la page 156, à la liste alphabétique des costumes antiques, à la colonne des pages, ajoutez à ampechonium, 225; — ajoutez armilausa, armiclausa, 62; — ajoutez bArdocucullus; — ajoutez campestre, 61, 62; — ajoutez caracalle, 1090; — à COLLIERS, 121; — ajoutez cucullds, cudones; — à pé- RioMiDE, 70; — supprimez periôsai; — ajoutez sagum cücullatom, 77; — ajoutez SUBARMALE, 62. — ajoutez tunique, 58.
Page 189, second article, 22, lisez : 22 bis.
— 194, à la fin du titre 26, ajoutez : rnscr., pl. xvii.
— 210, après l’article 17, mettez : voy. Welcker, {Corr. arch., t. V, p. 146). — A la fin du n® 18, mettez : voy. Galer. di Firenze, pl. 152, 153. — A la fin de 21, mettez : voy. Winckelmann , (^Mon. inèd., n® 92 , p. 124). — A la fin de 24, ajoutez voy. Lettere pittoriche sul Campo Santo di Pisa, 1810, p. 59. — Après le n®30, ajoutez : un bas-relief à Messine; (voy. la citation de l’article de M. Welcker, Corr. arch., etc.) — Autre bas-relief à Palerme; — un autre à Modène; — un à Londres. Coll. Lansdowne; — un chez M. Weber à Venise. — Ils sont tous indiqués par M. Welcker.
Page 219, note, 2® col., lig. 6, a fine, Archidamas II , lisez : Archidamus IL
Page 224. On peut de cette page et des suivantes, jusqu’à 231, extraire une liste d’objets relatifs au costume , à ajouter à la liste alphabétique des costumes antiques de fa page 156 à la 162, et quelques citations qui y ont été omises.
Alourgis, 87.
Alüséis, 225.
Amorginos, 85.
Ampechonon, 73.
Amphidées, 131.
Anneaux, 186.
Boucles d’oreille, 1 18.
Candys, 73.
Castastictos, 226.
Chlidon, 131.
CoLossiNus, 229.
Diplos, 74, 76. Diptérygion , 54.
Encyclon , 76 , 89.
Énotion, 116, 225.
Épiblèma, 69.
Hypoderis, 230.
Lédion, 230.
Orarium, 230.
Parabolon, 231.
Paracumatios, 84.
Paralourgis, 86.
Paryphès, 86, 87, 23t.
PÉRIPŒCILE, 231.
Sarraca, 231.
Tribonion, 81.
Page 233, 2® col. de la note, avant-dern. lig., Haushallung, lisez : Haushaftung.
APPENDICE ET CORRECTIONS
Page 235, lig. 21, remarques, mettez^: observations.
— 239, alinéa, lig. 2, supprimez n<>.
— 250, titre, 559, lisez : 559 bis.
— 286 , titre , après 204 ajoutez : et inscr. , pl. iii , 3 lig.
— 312, titre, après 177 ajoutez : et inscr., pl. xxi, 2 lig. •
— 324, titre, au lieu de pl. i, lisez : pL ii.
— 380, au titre de l’article 102, ajoutez : inscr., pl. ii.
— 384, article 103, pl. 19, mettez ; pl. xix.
— 389, titre, après 1 35 ajoutez : et inscr., pl. xvi, 14 lig.
— 407, titre, après 124 ajoutez : et inscr. , pl. xL, 2 lig.
— 469, lig. 2, a fine Pelet-Radel, lisez : Petit-Radel.
— 486, titre, après 206 ajoutez : 253.
— 487, alinéa, lig. 7, a fine, n’en rencontre rarement, lisez : que rarement.
— 513, titre, après 116 ajoutez : et inscr., pl. xiii, 1 lig.
— 518, lig. 2, mieux Eurydice, lisez : mieux qu’Eurydice.
— 522, lig. 1, Vinckelmann, mettez .• Winckelmapn.
— 532, lig. 23, de la Valle, lisez : délia Valle.
— 539, l™ col., lig. 17, d’Espagnac, lisez : d’Esclignac.
— 542, lig. 26, consistent, lisez : consistaient.
— 548, note (2), 2® col., lig. 2, M. Hopp, lisez ; Hope.
— 550, en tête du titre, mettez : 211.
— 565, articles 211 F, 211 G, mettez .• 21iyi 211 g.
— 572, 9® lig., Prætus, lisez : Prœtus.
— — 12® lig., Hypponoé, Zwez .- /rî/>/>owoé.
— 675, note, lig, 17, 1'® col., Gerhart, lisez : Gerhard.
— 760, au titre de l’article 320, n° 113, pl. 207, lisez : 103, pl. 217.
— '180, titre, supprimez bis.
— 782, note (1), v. 3, Phosaico, lisez : Phocaico.
— 783, note, 2® col., lig. 14, l’ai, lisez : j’ai.
— 790, 8® lig., 11 pi. 5 po., lisez ; 11 po. 5 li.
— — dern. lig., des jeunes gens, lisez : de jeunes gens.
— 793, dern. lig., 1 pi. 6 po, 6 li., lisez : 1 pi. 1 po. 6 li.; — 1 pi. 6 po., lisez :
1 pi. 5 po. 4 li.
— 806, titre, 268 B, lisez : 368 B.
— 807, 2® titre, n® 99, lisez : n° 100.
— 816, l®r titre, après Anguier mettez ; n® 85; après marbre mettez : pl. 253. Page 842, article 424, après CLAUDIUS, ajoutez : PHILOPAPPUS. Cet article
et celui de la page 895 , 492 , sont un double emploi , qui n’aurait pas dû avoir lieu; cependant l’article de la page 895 est beaucottp plus complet que celui de la page 842,
— 949, titre, au lieu de n° 254, mettez n® 356, pl. 254.
— 980, à la fin de l’article 602, après Aligiéri, ajoutez ; ou plutôt Alighiéri.
— 1017, l®r alinéa, lig. 10, postérieurs, lisez ; postérieures,
— 1039, alinéa, lig. 1 , Pierre Ponce, lisez : Paul Ponce.