Plothæia. N“ 638, pl. xlvi
Inscription mutilée qui contient un compte rendu au sujet des dépenses faites pour le temple d’Hercule et pour plusieurs fêtes qui paraissent avoir été communes aux Athéniens et aux habitans de Plothæia, dème de la tribu EgÉide, et dont l’entreprise était affermée sous certaines conditions. Les fêtes dont les noms sont conservés sont : les Aphrodisies en honneur de Vénus, les Anacées à l’honneur des dieux Anaces, les dioscures, les Apollonies, les Pandies consacrées à Jupiter, les Pentétcrides , soit que ce fussent les Panathénées, soit d’autres grandes fêtes qui se célébraient tous les cinq ans à Athènes. Il paraît qu’il est question de marchés pour différentes fournitures, entre autres pour le vin, et d’intérêts de sommes avancées de part et d’autre. Parmi les sommes portées en dépense, on trouve, ligne 2,
1.000 drachmes (900 francs, à 90 centimes ou 18 sous la drachme), remis à un démarque; lig. 3, à des trésoriers, 5,000 drach. (4,500 fr. ) pour des fêtes qui avaient lieu tous les deux ans; lig. 4, pour le temple d’Hercule,
7.000 dr. (6,300 fr.); lig. 5, pour les Aphrodisies, 1,200 dr. (1,080 fr.); pour les Anacées, la même somme; lig. 6, pour quelque indemnité, 500 dr. (450 fr. ); lig. 7, pour les Apollonies, 1,100 drach. (690 fr. ); lig. 8, pour les Pandies, un talent, 600 dr. (6,050 fr. ; le talent de 6,000 dr. = 5,500 fr.); pour les fermages, lig. 9, 144 drach. 2 obol. l/2 (129 fr. 97 l/2, l’obol. à 0,35). A la 3® lig., M. Bœckh lit TAMIAIN, et, d’après ce mot au duel, les sommes auraient ete livrées à deux trésoriers; mais il me semble que le marbre porte TAMIAI2 au datif pluriel, et que le nombre des trésoriers ou des receveurs ne serait pas fixé. — Col. Chois., Cat., n® 213; Bœckh, v. I, p. 1 21 , n® 82. [ Haut. 0"“,920 =: 2 pi. 10 po. — Larg. 0"',297 = 11 po.]
GRECQUES
L’orthographe de cette inscription est ancienne : les O y sont mis ponr OT ; OS pour OTS , et M. Bœckh pense qu’elle n’est poste'rieure que de peu de temps à l’archontat d’Eucljde (403-402 av. J. C. ). Dans son e'tat actuel, il y manque, à ce qu’il paraît, plusieurs lettres qu’y avait vues autrefois M. de Kœhler, et qu’il a communique'es à M. Boeckh. Il est fait mention dans cette inscription , lig. et 23®, des hahitans SHalœ Araphénides , bourg voisin de Plothœia, et à la 29® on trouve Epacria, tme des douze plus anciennes villes de l’Attique , et situc'e sur une haute colline près d’Œnoe', de Prohalinthe, de Marathon et de Tricorythus.