‹ Musée de Versailles, ou, Tableux de l'histoire de FranceChapitre 26 sur 112 · CLÉMENCE DE LOUIS XII · texte numérisé non relu

CLÉMENCE DE LOUIS XII

« Le roi de France ne venge pas les injures du duc d’Orléans. » Il traita avec la même générosité les courtisans à qui leur dévouement pour Charles VIII faisait redouter son inimitié; il leur annonça qu’aucun d’eux ne serait privé de ses emplois et de ses honneurs. Il n’avait rien oublié, et ne se souvenait que pour pardonner de meilleure grâce; son mot était : « Jésus-Christ est aussi bien mort pour les autres que pour moi. » « Il fut très-grand justicier (dit Humbert Vellai), qui est la première partie nécessaire à un prince souverain, comme représentant Dieu en terre, au gouvernement qui lui est, par sa divinité, commis de ses peuples et régions. Il fut infiniment débonnaire et amateur de son peuple, comme, pour le semblable, il était honoré, respecté, obéi et vénéré de tous ses sujets; et quelques grandes affaires qu’il ait eues, il a pris la peine de le soulager et a empêché qu’il ne fût opprimé de subsides et de tailles extraordinaires, surtout par les gens de guerre, ce qui fut cause qu’entre tous les autres rois ses devanciers il mérita ce beau nom et titre de père du peuple. »

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