‹ Musée des Thermes et de l'Hôtel de ClunyChapitre 156 sur 165 · Î8 2« SUPPLÉMENT. — PEINTURE SUR VERRE · texte numérisé non relu

Î8 2« SUPPLÉMENT. — PEINTURE SUR VERRE

L'ange agenouillé tient une banderole avec la légende : Ave Maria, — H. i^ 05. — L. On» 48.

2868. — Saint Evêque, vitrail de même époque et de la même suite. Dans le bas, un écusson d'armoiries.

2869. — Vitrail de la même suite, représentant une figure de sainte.

2870. 2871. — Séraphin jouant de la cithare; séraphin chantant le Salve ilegina, vitraux exécutés réceipriment pour compléter la même suite, qui faisait partie de la collection Soltikoff.

2872 à 2875. — Saint Pierre, saint Georges, saint Évoque crosse et mitre, et saint Lambert, panneaux de verre peint, d'école allemande, provenant de la collection du prince Soltikoff. — H. (^ 75. — L. 0°» 32.

2876 à 2879. — La Salutation angélique, saint Évoque et saint Antoine, panneaux de la môme suite.

2880. 2881. — Les Donateurs et leurs Femmes, panneaux exécutés pour compléter la suite ; ouvrage moderne.

2882. 2883. — Écussons d'armoiries peintes, portant, le premier un iion d'or, Tautre trois roses d'or ; ouvrage moderne exécuté pour compléter la série des vitraux ci-dessus désignés.

2884. — Panneau de verre peint : la Salutation angélique, école allemande du xvi« siècle, avec légende sacrée au haut et au bas du sujet; figures en grisaille relevées de couleurs. — XVI® siècle. — h. 0» 78.— L. 0"» 47.

2885. — Panneau de verre peint, sujet en grisaille : la Fuite eu Egypte. — Fin du xvi® siècle.

2886. — Panneau de verre peint : grand médaillon d'origine suisse, de forme ronde, aux armes de la ville de Berne et de ses bailliages. — xvi® siècle.

^887. — Vitrail rond d'origine analogue, aux armes de la ville de Berne et de ses bailliages, — xvi® siècle.

2888. — Vitrail suisse de même époque, écusson aux armes de l'Empire , supporté par les ours bernois aux baudriers '4e Suisse; en haut, la danse des ours. — h. et L. 0™36.

2889. — Vitrail suisse k la date de 1601 : Guerrier armé cuirassé portant l'étendard de Berne et les armes de TEmpire avec la légende : Dib Làndtsghàfft im oter Libbnthall anno

et I

2» SUPPLÉMENT. ■— PBUfTURB SUR TBWIE. 3Î9

2890. — Vitrail suisse à la date de 1602.

Soldat couvert de son armure et portant l'étendard au centre duquel est une tour d'or, surmontée d'un pélican. Une figure de chaque côté. Tune jouant de la flûte, l'autre du tamnourin: au fond une ville fortifiée, bâtie au bord d'un lac - L. 0°» 33 — H 0°» 42

2891. — Vitrail suisse à la date de 1602. Portrait équestre avec la légende : Jacob Eggen weyvell an der lengh.

En bas un écusson portant un pin sur fond d'azur, avec les lettres/. E en or le croissantet l'étoile. -^ H. 0" 42. - L. 0°» 34.

2892. — Vitrail suisse de même époque, aux armes d'Uri, présentant trois figures eu costume militaire et en armes.

L'une des figures tient d'une main Tarquebuse, de l'autre, le vidercome; les deux autres portent une main sur la banche et l'autre à la hallebarde. — La légende est tronquée : alexànder burt ind largt lanturz, sont les seuls ncDîiS qui restent.

Ce vitrail a été restauré en 1821, mais la restauration ne porte que sur la partie formant couronnement. — L. 0°» 36. — H. 0°* 43.

2893. — Vitrail suisse à la date de 1602, Suzanne au bain, avec la légende : Ulrich in Overstig Stathalter in over Siventhal. — H. 0°> 44. — L. 0°> 34.

2894. — Vitrail suisse à la date de 1602 : David combat Goliath, avec la légende : Jacob Hellen Altkilch meyer zu Zweg-

SIMLEN.

2895. — Vitrail suisse à la date de 1603 : les Compagnons de Daniel dans là fournaise, avec la légende: Barthlome Ubertt Seckel, meister zu ZwnTSIMLIN. — H. 0°» 45. — L. 0°» 36.

2896. — Vitrail d'origine allemande, à la date de 1612; écu portant une fleur de lys sur fond de gueules, avec bordure historiée. — H. 0°» 80. — L. 0» 58.

2897. — Vitrail de même origine, à la même date et d'une exéculioH analogue; Técusson présente une herse et un trèfle.

2898. — Vitrail d'origine suisse, aux armes de Guillaume Meyer et Anne Ballhazar, sa femme, 1645. — h. 0™ 36.— L. 0"» 28. Bis dat qui tempestive dat, — Gratta quœ tarda est in^rataest. Gratta namque cum fieri j^roperat, gratia grata magis,

2899. — Petit vitrail exécuté en grisaille et composé d'écussons représentant les Confréries des métiers ; ouvrage allemand du xvii« siècle.

2900. — Panneau de verre peint, d'origine suisse; écussons d'armoiries de famille, à la date 1625. — Hans George.

2« mpPlAaËHf. -- dMAtRS.

2901 4 -^ Grande châsse de sainte Fausta, en cuivre gravé^ repoussé, doré et rehaussé d'émaux en taille d'épargne, provenant du trésor de Ségry ; travail byzantin de Limoges, du xii« siècle.

Cette belle châsse, haute de 0^)40 fiiu* une lôO^em' daO°*,S2 et une largeur deO'^jlB, est décorée sur toutes ses faces d'émaux de la plus remarquable exécution. — La façade principale port^ eîi relief la fiçoi'e dfu Sauveur, la main droite en action de bénir et la gauche loutenant le hvrede Téfité; la tête est surmontée du nimbe crucigère; une grande auréole en forme de vesicapis- C25 encadre la figure, et les angles sont remplis par les symboles des ËVafigiles.

Au-dessous, et dans la partie pleine de là châsse, Se trouve lô Chnst en croix, entre Marie et saint Jean; au-dessus du bras dé la croix, on distiflgjuô le soleil et la lune. — De chaque côté des deux sujets principâuit sont les figures des apôtres, ptaoésy la lête nimbée, sous des arcatures ea plein cintre à fond d'émail. Toutes ces figures fient en haut^relief, bronze gfavé et doré, avec les yeux en émail.

L^âulre face principale, cellô du rêver», représente lô martyre àè ôdinte Paosta, avec U légende : Hoc est martirium beaie FauUSé Les diverses scènes de ce martyre se composent de vingt-trois figures gravées au trait sur fond d'émail, d'un style et d'une exécution éminemment rémm-quables.

Lés deux faces extrême» dd la châsse 6ont richement décorées d'émaux ^ui représentent les figures de saint Pierre et de saint Jean, tenant, l'un, les clefs. et l'autre, le livre des Evangiles ; (îes figures âoht égalcmeût gravées âU trait sur fond d émaux. Une belle crêre, formant galerie â jour et orftée et cabochons en cristal de roche, surmonte le tout et complète la décoration de cette remarquable châsse, cotiservée jusqu'en ifiSB dans le trésor dé S^Ty, près IstoudUA*

2902. — Autre châsse du martyre de satnle Fattsta, provenant, cotnme la précédente, du trésor de l'élise de Ségry, et exécutée en cuivre gravée repoussé, doré et rehaussé d'émaux ( n taille d'épargne; ouvrage de Lioïoges, âe la fin du x»® siècle.

Cette châsse, dont la longueur dépasse 0,46 t^ntimètres sur une hauteur de 0,36, et qui représente, comme la précédente, le martyre de sainte Fatlsta, ii"est pas moins remarquable cpe celte décrite ci-dessus, et 3i knoiabre des fi.^ures est plus restremt, la disposition du suiet, aussi bien que le style et lexécutlon des ornements, en font une œuvre de premier ordre.

La face principale ne poite ^ dnq figures : celle da prooonstd crdon-nant le mart;pre, la figure de la sainte, stgenouiliée près du bourreau, et datis la partie inférieure, sainte Marie et saint Jean. — Ces figures sont en bronze doré de haut-relief, sur un fond d^émaîl bleu largement décoré de rinceaux en cuivie gravé et de fleurons en émaux de couleurs.

Le revers porte six grands médaillons ; chacun d'eux présente un ange aux ailes déployées, sur fond d'émail rouge : le médaillon loi-même est fond bleu et sa silhouette découpe quatre lobes. Ces médaillons reposent âur on tobà de cuivre gravé, doré et repoussé. Les bordures sont en émail et disposées en relief.

Les deux faces des extrémités sont, ecnaine dans la di&sse préoédente,

dëoorees de bmxx émmix, et présentent les ûgatês ûéâénx sAints petêoûû^ës gravées au trait sur iotà d^émaU.

Cette bell^ châsse, exécutée peu d'années après celle précédemment décrite, provient comme elle de l'église de Ségry, canton dlssoudun, département de Tludre.

2903. — Crosse épiscopale de Ift fin du xir« siècle, trouvée en 1859 son» U so\ du chœar de Tancienne caitbédraJe de J« cité de Carcassonne (Saiût-Nazàire), pendant les travaux de restauration ordonnés par l'Etal et dirigés par M. ViolIet-le-Duo^

Cette belle crosse, en bronze doré, est rich^ent ôrriée d'émaâK en taille d'éparffifTe de couleurs «« relevée de pierreries. VerttcffMmmu e^ formé par une double fougère émaillée. J>a douille ef<t pleine, et décorée d'animaïux chimériques {^ravôs et dorés sur fond d'émail bleu. Le ^lobe, qui est également plein éi (fmaiflé, porte le^ quatre figures des évangélisteé, dont les têtes sont en rebéf sur fond plat.

La hauteur totale est de 0^ 25.

2904. — Ntvtnte à end*ns en cuivra èrwrichi d'émMi: en taille d'épargne ; travail de Liinoges ; émail bleu avec bordures rouges. — Fin du xii® siècle.

2905. — Châsse en émail d'épargne, décorée sur sa £ace^ antérieure et sur ses deux côtés de sujets tirés de la vie du Christ, disposés sôusdes motifs d*a;rcbitecture du xiv® siècle sur un fond bleu semé de fleurs de lys d'or ; le revers est divisé par carrés rouget et bletis, et seftté de fleurs de lys d'or sur les fonds rouges et de eîoix st>r les fonds bfeus. Une galerie- à jour, formée de colonnettes qui supportent des arceaux d'architecture ogivale, surmonte le cotirercle^ disposé en forroede toit. Bel ouvrage de Limoges au xiv* ^iàcie.

Les sujets qui décortit fa face prinéipalé sont au nombre de'hurt. Ce âtttl d'abord, sur le rampant du couvercle : la Salutation angélique, la Visitation, la Préséntaiion au temple, la Fuite etî Egypte ; pttis, sur la face eHe-même : la Nativfté, FAdoralion îas bergers et celle desi rois images. Ces dttjete edtit séparés les uns des autres- par des celonaettes élancées, ornée» die c^piteauit sculptés et surmontées de pleina-cintres légèrement surbaissés. Les- fonds, d'émail bleu, sont semés de fleurs de lys d^or et de rosaces a quatre feuilles.

A rextrémité de droite est représenté le Massacre des innocents, et à celle dft gauche se trouvent le Christ et la Vierge daps leur gloi». Au-dessus de chacun de ces derniers sujets, et dans le tympaai du ciatitercle, sôiit des atîges en adoration*

Le revers de la châsse est décoré, comme il a été dit plus haut, de carrés que séparent obliquement des bandes d'émail clair, bteus et rongea alternés ; et qui présenteot chacun quatre ^ufs de ly» ou qui^tre âeuroiiâ d'or. L» galerie, nnement ciselée, est séparée eu trois parties arrêtées par des piliers gothiques, et le médaillon de la serrure est décoré de t' tes chimériques. Cette châsse provient <!e la collection Soltikoff, dispersée en 4861. — Haut. 0"» 20. Long. O"» 24. — Larg. 0°» 10. *

2906. — Émail de Limoges. Portrait d'Éléonore d'Autriche,

332 2* supPLÉMBirr. t iiiAux.

sœur atné de Gharles-Quiot, reine de France par son mariage (1530) avec François I«', exécuté et signé par Léonard Limousin, . à la date de 1536.

Ce magnifique portrait, haut de 0™ 36, large de 0™ 24, porte à sa partie inférieure, j côté de la signature de Léonard, les noms encore apparents d'Eléonore d'Autriche, fille de Philippe, roi d'Espagne, qui, après avoir épousé, en 1519, Emmanuel, roi de Portugal, et en 1530 le roi François !«', se relira en Espagne en Tannée 1547, pour y mourir en 1558. Cette peinture en émail, exécutée en France par le chef ae Picole limousine dans l'année 1536, a été sans nul doute portée en Espagne en 1547, au moment du départ de la reine, car c'est de ce pays, où il occupait une place importante dans la collection d'un artiste de premier ordre, qu'il a été apporté en 1856 pour être acquis par le Musée de l'Hôtel de Cluny.

2907. — Énaail de Limoges. Le Calvaire, grande plaque sur paillon, exécutée par Léonard Limousin — xvi* siècle. — H. 0"» 30. — L. 0» 22.

2908. — Émail de Limoges. Le Baiser de Judas, grande plaque exécutée par Léonard Limousin, même suite, même dimension et même époque.

2909. ^ Émail de Limoges. Médaillon monté en argent, représentant sainte Madeleine, et provenant du chapelet d*un pénitent bleu de Limoges. — xvi* siècle.

2910. — Émail de Limoges sur or. L'Annonciation, médaillon décoré de figures en couleurs, de haut-relief. — xvi® siècle. — L. 0'»04. — H.0»03.

2911^. — Le Christ descendu de la croix, éiûailsur or, figures de haut-relief en couleur, sur fond bleu; à câté du Christ, un ange en adoration. — xvii^ siècle. — l. 0«048. — H. 0™041.

2912. — Émail de Limoges. Oblation mystique, la Vierge tenant dans ses bras l'Enfant Jésus, saint Benoit, sainte Seholaslique et saint Maur, avec la signature J. L. (Jehan Laudin). — XVII® siècle. — h. 0»" 12. — L. 0°> 09.

2913. — Médaillon en émail peint, représentant trois figures dans un fond de paysage, les Apprêts. — d. 0°> 045.

2914. — Médaillon de même forme et de même dimension, présentant deux figures, scène d'intérieur : la Leçon de musique.

Ces deux médaillons formaient les deux faces d'une même boite.

T gVfniMBifT. — PAmiCBs 333

Page 1