Autel à quatre faciès trouvé tans les fouilles de
Saint-Landri , style gallo-ronmin du iv* siècle.
La première face représente une figure de Diane- Lucifère vêtue d'une tunique et tenant dans la main droite un flambeau; au-dessus de* la tête sont les vestiges d'une draperie flottante.
Sur la seconde face est un guerrier couvert d'une tunique attachée sur l'épaule gauche. Il est coiffé ' d'un casque à cimier.
Sur la troisième face on distingue un guerrier armé d'une cuirasse dont la ceinture est enrichie d'un dessin en relief. — Cette cuirasse se termine, à son extrémité inférieure, par des lambrequins ornés. Sur le pectoral est une tête de Méduse. Le frontal do casque qui couvre la tête de ce guerrier est décoré d'une chimère.
La quatrième tace de cet autel est couverte dé feuilles d'eau sculptées en relief.
?• — Fragment d'un autel de forme analogue au précédent et de même époque.
Toute la partie supérieure manque. Trois des faces n'ofl'rent que l'extrémité des jambes des personnages représentes sur les parties détruites. La quatrième est sculptée à feuilles d'eau.
22 SCULPTUKR. — PIKUUES.
8* — Fragments d'une frise gallo-romaine, trouvée dans les fouilles de Saint-Landri, en 1829.
Le sujet de ces bas-reliefs est une chasse aux liè-
* vres. Deux de ces animiux sont vivement poursuivis
par des chiens; — des génies tendent les fiiets dans
lesquels les lièvres se précipitent pour échapper à
leurs ennemis.
9. — Fragment d'un bas-relief trouvé dans les mêmes fouilles de Saint-Landri.
Ce fragment présente un torse d'homme nu ; les mains sont attachées derrière le dos, et l'on voit l'extrémité d'une lanière qui sert à lier les bras du captif; auprès est un autre torse couvert d'un vêtement mililaire que relève une ceinture.
Ces divers fragments de sculpture gallo-romaine (no* 6, 7, 8, 9) semi)lent remonter tous à peu près à la même époque, au i v« siècle. — Quelques médailles ont été trouvées en même teuips : ce sontcelles d' Antonio, de Faustine, de Posthume, et enfin, la plus récente, cellft deMaximus, qui usurpa l'autorité suprême dans lesGaules, et y régna depuis l'an 383 jusqu'à l'an 388. — Cette dernière médaille peu4 donc précisera peu près la date du monument qui a été sans doute élevé pour consacrer la mémoire de la bataille remportée par cet empereur sur Gralien, qui tut mis en déroute sous les murs de Paris, et qui fut pris et mis à mort à Lyon en 383.