Jeune âge 62. Jeune âge 03. Punaise, 64. Puceron
de Punaise. de Puceron. insecte parfait. insecte parfait.
à leur base et membraneuses à leur extrémité comme les inférieures; métamorphose incomplète. Punaise, Nèpe.
IX. Lépidoptères. — Bouche composée d’une trompe allongée, roulée en spirale au repos; quatre ailes semblables, couvertes d’une
Fig. 65 à 69. — Lépidoptères.
65 à 67. Chenilles. 68. Chrysalide. 09. Papillon.
poussière écailleuse; métamorphose complète; larves ou chenilles à plus de six pieds. Papillon, Bombyx, Phalène.
•organisation des insectes.
X. Diptères. — Bouche composée d’une trompe membraneuse renfermant un suçoir; deux ailes membraneuses; les inférieures remplacées par des balanciers; métamorphose complète; larves apodes ou sans pattes, fig. - nipures.
à tête molle et peu distincte. Mouche,
Taon, Cousin.
Chacun de ces ordres se divise en familles ou grands groupes, comprenant tous les insectes de l’ordre qui présentent certains caractères généraux communs. Ces familles se divisent à leur tour en tribus., ou groupes de moindre importance, formés d’après des caractères moins généraux, et celles-ci, enfin, se subdivisent en genres, comprenant toutes les espèces de la tribu qui offrent des caractères particuliers. Nous reviendrons d’ailleurs plus tard avec plus de détails sur la classification.
LES SCARABÉES ou COLÉOPTÈRES
LES SCARABÉES ou COLÉOPTÈRES
On désigne sous le nom de Scarabées, ou sous celui plus scientifique de Coléoptères, les insectes qui ont les ailes membraneuses, servant au vol, recouvertes par des espèces d’étuis coriaces et durs nommés élytres.
Bien qu’à première vue les Scarabées n’offrent pas les mêmes séductions que les Papillons, ils les surpassent par la variété de leurs formes, la diversité de leurs instincts, la singularité de leurs mœurs, et, surtout^ par l’importance du rôle qu’ils sont appelés à jouer sur le théâtre du monde.
Le nombre de leurs espèces est beaucoup plus considérable que dans tous les autres ordres^ et certains d’entre eux se font remarquer par la somptuosité de leur parure. Il en est dont le corps est si magnifiquement orné, revêtu d’un éclat si étincelant, qu’il rivalise avec les plus riches métaux et les pierres les plus précieuses. Le rubis*, l’émeraude, le
LE MONDE DES SCARABÉES
saphir y resplendissent au milieu de la pourpre et de l’or, ou des reflets de l’acier bruni, de la nacre et de l’argent, et ce luxe a fait donner à certains d’entre eux le nom de richards. C’est surtout dans les régions aimées du soleil que les Scarabées se développent dans tout leur éclat; plus on descend vers le Midi et plus leur nombre augmente et se diversifie, plus leurs couleurs sont éclatantes et semblent emprunter aux chauds rayons du soleil méridional leur brillante parure. Notre faune européenne, il faut l’avouer, est loin d’égaler en richesse et en beauté celles des contrées tropicales de l’Inde, de l’Afrique et du Brésil.
Si l’on considère les mœurs de ces petits êtres, on retrouve parmi eux les qualités et les caractères qui nous frappent dans les grands animaux; c’est le courage du lion, la férocité du tigre, la ruse du renard, la légèreté de la gazelle, l’audace de l’aigle, la rapacité du vautour; celui-ci a la trompe de l’éléphant, celui-là la corne du rhinocéros ou celles du taureau, cet autre les défenses du sanglier, le bois du cerf, etc.
Les Scarabées sont les plus robustes d’entre tous les insectes; revêtus d’une solide cuirasse, ils sont plus que les autres à l’abri du danger et ne craignent ni le venin de l’araignée, ni le dard de l’abeille. Races actives et fortes malgré leur petitesse, puissantes par leur industrie et par la réunion de leur nombre; parcourant la terre, les eaux et les airs pour accomplir leur mission, ils se rendent parfois d’autant plus redoutables, qu’il est plus difficile de les anéantir.
De tous les insectes destinés par le Créateur à nettoyer la terre, à la débarrasser de tous les débris qui en souilleraient la surface et infecteraient bientôt l’atmosphère, il n’en est aucun qui, dans la forme" du corps, dans les instruments propres à l’attaque ou à la défense, soit plus complètement organisé pour toutes les actions auxquelles il est destiné, que les Coléoptères ou Scarabées. Aucun n’exerce une action plus universelle sur toutes les substances végétales et animales vivantes ou mortes. Aussi voyons-nous que le nombre des Scarabées est proportionnel à la richesse et à la multiplicité des végétaux dans chaque région du globe. Ce sont les premiers cultivateurs du règne végétal, moins sans doute pour le propager et l’étendre que pour en régler, en restreindre, en
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modifier le développement, pour empêcher l’empiétement des espèces de plantes l’une sur l’autre. Telle espèce mine la racine, telle autre rogne la feuille, celui-ci saigne un arbre d’une sève trop abondante, celui-là ébourgeonne des branches trop chargées ou ronge des semences superflues à la reproduction. Tel autre consomme des débris végétaux, nettoie la terre et purifie les eaux où se corrompent tant de résidus de plantes. Les Scarabées sont aussi d’utiles et laborieux ouvriers dans le règne animal. Ils purgent le monde de tout cadavre, de tout résidu impur qui souillerait cet immense théâtre. Ils reportent à la vie les produits de la mort; alors même qu’ils rongent et détruisent nos vêtements, nos aliments, ils remplissent encore les desseins d’une Providence qui né veut rien de perdu et de négligé dans cet univers. Souvent, il est vrai, l’intérêt de l’homme se trouve en opposition avec les lois de la nature, et certaines espèces nous deviennent nuisibles en détruisant nos récoltes, nos vergers et nos forêts. Les Altises, les Bruches, les Charançons et mille autres espèces dévorent nos cultures; les Scolytes font périr des forêts immenses en moins de temps qu’il n’en faudrait à la cognée du bûcheron pour les abattre. Mais à côté du mal se trouve le remède, et un grand nombre de Scarabées carnassiers nous rendent d’éminents services en dévorant les insectes phytophages et en restreignant leur multiplication.
Pour tant d’occupations et d’intérêts différents, l’organisation de ces insectes devait être extraordinairement variée, et leur structure bien appropriée au genre de fonctions que chaque race doit remplir. C’est en effet ici que triomphe l’incomparable sagesse de la nature. La structure du vScarabée est, relativement à sa petite taille, plus robuste que celle d’aucun des animaux du globe, elle réunit la solidité et la légèreté à la vigueur. Leurs muscles sont énormément plus multipliés que chez les animaux supérieurs; en outre, ces muscles, contenus dans des colonnes creuses, comme sont leurs jambes et leurs cuisses, offrent des leviers bien mieux disposés; aussi le moindre de ces insectes porte, soulève et culbute des poids énormes relativement à sa taille. Si l’éléphant était aussi fort à proportion, dit un naturaliste célèbre, il bouleverserait sans peine les rochers et les montagnes. Et non-seulement la nature a rendu très-
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vigoureux ces petits animaux, surtout les plus lourds, tels que les Scarabées formés en dômes, en hémisphère compacte et résistant; mais elle leur a attaché six pattes et quatre ailes pour s’enfuir et voyager. A d’autres elle a donné des rames pour nager; quelquefois la même espèce habite à la fois les trois empires, de la terre, des eaux et des airs; les Dytiques, les Hydrophiles marchent, nagent et volent également. Il n’y a donc pas d’exagération à mettre les Scarabées au nombre des animaux les plus parfaitement constitués du globe, malgré leur petitesse.
Les ailes des Scarabées sont repliées sur elles-mêmes et cachées sous les étuis lorsque l’insecte n’en fait pas usage; mais lorsqu’il veut voler, il écarte latéralement les élytres et déploie ses ailes. Celles-ci sont seules mises en action et, en frappant l’air à coups rapides, occasionnent le vol; les élytres ne font aucun mouvement, et loin d’aider au vol, ils ne peuvent que le retarder. Aussi remarque-t-on que, en général, les Scarabées ont un vol lourd, incertain et mal assuré; ils ne volent jamais que vent arrière. Beaucoup d’entre eux ne font presque jamais usage de leurs ailes, et il en est même dont les élytres sont entièrement soudés par la suture, ce qui entraîne l’atrophie complète des ailes membraneuses, comme on le voit chez un grand nombre de carnassiers. Mais ces espèces n’en sont pas moins actives pour cela; elles marchent, courent ou sautent avec agilité, soit pour se transporter d’un lieu dans un autre, soit pour se précipiter sur leur proie ou fuir elles-mêmes le danger. Chez quelques-unes même, la marche est tellement rapide quelle surpasse celle d’un cheval de course, toute proportion gardée. Le Gyrin court si vite, Fig. 75 à 82. - Autenues. en décovant avec ses patins des cercles à
la surface des eaux, que l’œil a peine à suivre ses évolutions rapides.
La tète des Scarabées varie pour la forme et la grandeur, suivant les
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familles; mais elle est toujours munie de deux antennes de formes trèsvariables ; elles sont sétacées ou filiformes a, moniliformes b, serriformes c, pectinées d, flabellées en massue solide f, ou lamellée g, droites ou coudées h, etc. Le nombre de leurs articles est le plus souvent de onze; mais il peut varier beaucoup en deçà ou au delà.
Elles sont ordinairement plus volumineuses dans les mâles. ^ ) Leur bouche, organisée pour broyer les aliments, est compo- ( sée d’une lèvre supérieure ou labre, de deux mandibules
^ FIG. 83
(fig. 83 ) plus ou moins tranchantes et pointues, ou|dentées; de deux mâchoires (fig. 84 d) plus petites et modifiées diversement suivant la nature des aliments dont se nourrit l’insecte, munies chacune d’un ou de deux palpes qu’on nomme maxillaires (fig. 84 pm)-, enfin d’une lèvre inférieure qui porte aussi deux palpes nommés labiaux (fig. 85 pl). Toutes ces pièces sont libres et jamais soudées ensemble.
Les pattes présentent des formes diverses suivant les familles et les genres; nous décrirons ces modifications en leur lieu et place. Il nous suffira de dire ici qu’elles se composent de cinq pièces (fig. 86) : la hanche h , le trochanter tr. la jambe y, et le tarse ta. Le nombre des articles qui composent ce dernier varie de trois à cinq, et leur forme est très-différente non-seulement suivant les familles, mais souvent même suivant le sexe dans une même espèce.
Tous les Scarabées satns exception subissent des métamorphoses complètes. Leurs larves sont en conséquence très-différentes des insectes parfaits et présentent de grandes variations entre elles^ suivant les familles. Nous les décrirons autant que possible en parlant des diverses familles et genres qui composent cet ordre d’insectes. Moins belles et moins variées que les Chenilles des Papillons ^ elles ont en général la fig. se.
forme d’un ver mollasse, quelquefois recouvert
de plaques cornées; leur corps, le plus souvent de couleur sombre, est
la cuisse e,
LE MONDE DES SCARABEES
composé de treize anneaux, y compris la tête; celle-ci est écailleuse, munie d’antennes très-courtes ou manquant tout à fait, d’yeux généralement peu distincts. Leur bouche^ comparable à celle des insectes parfaits, est pourvue de pièces appropriées à leur manière de vivre; mais celle-ci n’est pas toujours la même que celle de l’animal dans son dernier état^ la larve étant parfois créophage, tandis que l’insecte parfait
Fig. 87. — Larve de Clairon. i.
est phytophage, et vice versa^ ce qui modifie nécessairement leurs organes buccaux. Elles sont en général pourvues de six pattes écailleuses et très-courtes, quelquefois même réduites à de simples mamelons.
C’est parmi les Scarabées qu’on observe les insectes dont l’existence est la plus longue sous forme de larves. 11 en est qui restent plusieurs années dans cet état, d’autres n’y passent guère que le cours de la belle saison. Ces larves changent trois ou quatre fois de peau avant de se transformer en nymphe. Les unes s’enfoncent en terre ou dans les tiges des végétaux pour subir cette transformation, d’autres se métamorphosent à l’air libre. Ces nymphes sont privées de tout mouvement et ne prennent aucune nourriture. Tous les Scarabées sont mâles ou femelles; aucun n’est privé des organes de la génération, comme on le remarque dans beaucoup d’insectes hyménoptères. Ils ne s’accouplent qu’une fois dans leur vie, et cet acte est toujours suivi de k mort du mâle. Les femelles périssent aussi, dès c|ue leur ponte est terminée; elles ne peuvent, par conséquent, prendre aucun soin de leurs œufs^ mais l’admirable instinct dont les a dotées le Créateur fait qu’elles ne manquent jamais de les placer à portée de la nourriture convenant aux larves qui doivent en sortir, bien que cette nourriture soit souvent différente de celle qui leur convient à elles-mêmes.
Les Scarabées sont répandus partout; les uns sont aquatiques et vivent au sein des eaux; les autres, en bien plus grand nombre, sont terrestres et ont des habitudes très-variées; on en rencontre courant sur la terre ou sur le sable; on en trouve dans les fientes des animaux, dans la terre, sous les pierres, sous la mousse, à la racine des végétaux, dans les troncs
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OU SOUS les écorces des arbres^ dans les cadavres en putréfaction, dans les matières animales ôu végétales en décomposition, dans celles qui sont desséchées; enfin on en voit fréquemment sur les fleurs et les feuilles des plantes. Les uns sont diurnes, les autres sont nocturnes; ceux-ci se tiennent cachés pendant le jour et ne sortent de leur retraite que la nuit pour chercher une proie.
Bien que certaines espèces de Scarabées aiment à se réunir en grand nombre, soit dans le but d’une défense commune, soit pour mener à fin quelque grande entreprise, comme enlever ou dépecer un cadavre, percer et amenuiser un grand arbre, on n’observe point parmi eux, comme chez les Abeilles, les Guêpes, les Fourmis, les Termites, de société proprement dite, ni d’industrie s’exerçant au profit de la communauté tout entière : chaque individu vit pour son compte, en pleine liberté. Aucun d’eux ne s’adonne à la vie lâche de parasite sur l’homme ou les animaux, comme le font d’autres insectes. On ne connaît parmi eux aucun être venimeux; aucun n’est armé d’aiguillon, aucun ne pique, aucun n’est dangereux. Tout au plus quelques-uns, munis de fortes mandibules, mordent ou pincent quand on les saisit sans précaution; mais il n’en peut résulter aucun danger.
Pour parvenir à connaître cette multitude prodigieuse d’êtres de toute espèce qui peuplent le globe, l’homme a dû les soumettre à des arrangements méthodiques. 11 a donc rapproché ces êtres selon les ressemblances qu’ils présentent, les a divisés en un certain nombre de groupes d’après les caractères qui leur sont communs; il les a disposés, en un mot, dans un ordre méthodique et régulier comme dans un grand catalogue de la nature qui puisse offrir un moyen facile de reconnaître au besoin chacun de ces êtres par ses caractères distinctifs. De là ces distributions des êtres par classes, ordres, familles, tribus et genres, que l’on nomme des classifications.
. Dans toute classification ou méthode scientifique, on emploie certains termes dont il est nécessaire de bien connaître l’acception.
Un INDIVIDU est un être pris parmi une réunion d’êtres semblables sous
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tous les points de vue. Ainsi^ dans une réunion d’hommes, dans une forêt de chênes,, etc.^ chaque homme^ chaque arbre^ pris isolément^ est un individu.
Une réunion de plusieurs individus offrant les mêmes caractères et se reproduisant avec les mêmes propriétés essentielles, est ce qu’on appelle une ESPÈCE. On appelle variétés, des individus d’une même espèce qui s’éloignent du type primitif par des caractères de .peu d’importance.
Un GENRE est la réunion d’un certain nombre d’espèces qui ont entre elles une ressemblance évidente dans leurs caractères anatomiques et leurs formes extérieures. Plusieurs genres sont réunis par les mêmes principes et constituent une tribu ou une famille. Les familles, à leur tour, par leur réunion, constituent un ordre, et plusieurs ordres forment une CLASSE. C’est ainsi que nous avons vu déjà la classe des insectes divisée en plusieurs ordres, dont un seul, celui des Coléoptères ou Scarabées, doit nous occuper ici.
Pendant longtemps les entomologistes ont suivi la méthode de Latreille [Règne animal de G. Cuvier).^ qui divisait les Coléoptères en quatre sousordres, d après la considération du nombre apparent des articulations mobiles de leurs tarses. C’étaient ;
1° Les Pentamères ;de pentè., cinq, et mèros., partie), comprenant six familles : Carnassiers , Brachélytres, Serricornes, Clavicornes, Palpicornes et Lamellicornes.
2® Les Hétéromères (de étéros., dissemblable), qui ont cinq articles aux tarses des deux premières paires de pattes et quatre seulement aux tarses postérieurs; ils comprennent quatre familles : les Mélasomes, Taxicornes, Sténélytres et Trachélides.
3 ° Les Tétramères (de tetra., quatre), présentant quatre articles à tous les tarses et renfermant cinq familles : Les Rhynchophores, Xylophages, Platysomes, Longicornes, Chrysomélines.
4® Enfin les Trimères (de treis^ trois), qui n’offrent que trois articles apparents à tous les tarses, et qui comprennent trois familles, les Fongicoles, les Aphidiphages et les Psélaphiens.
Cette classification, reposant sur un caractère artificiel unique, a le
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défaut de n’étre pas naturelle et de rompre à chaque instant les affinités les plus grandes. La méthode que l’on suit aujourd’hui généralement, et que nous pouvons appeler naturelle, groupe les Coléoptères par familles, comprenant chacune tous les genres et espèces qui présentent un grand nombre de caractères analogues. Tout en adoptant cette méthode, nous avons cru devoir conserver en général les familles et tribus de Latreille, surtout pour la description des mœurs, toutes les fois que nous l’avons pu faire sans rompre l’affinité des divers groupes. Nous avons suivi plus rigoureusement la méthode naturelle dans la seconde partie, qui comprend la Classification et l’Iconographie des espèces.
GLOSSAIRE ENTOMOLOGIQUE
GLOSSAIRE ENTOMOLOGIQUE
Il n’est pas une branche des sciences, quelque intéressante qu’elle puisse être d’ailleurs, qui n’offre à celui qui l’aborde pour la première fois quelque difficulté, à cause du langage technique dont elle nécessite l’emploi. C’est surtout le cas pour la Botanique et la Zoologie, qui, outre les termes particuliers qui leur sont propres, renferment un nombre considérable de noms ; chaque plante, chaque animal en possédant un, composé de deux mots, le premier qui désigne le genre, et le second l’espèce.
Ce langage technique prend le nom de glossologie^ et comme quelques lecteurs peu familiers avec l’Entomologie pourraient se trouver parfois embarrassés pour bien comprendre certaines expressions, nous avons cru utile de donner la liste alphabétique de celles que nous emploierons et d’y joindre le dessin de toutes les pièces que fournit la dissection d’un Scarabée. Nous avons choisi le Lucane ou Cerf-volant, comme étant la plus grande espèce de notre pays. (Voy. p. 52 .)
Abdomen, synonyme de ventre. C’est la partie postérieure du corps des insectes en partant des deux dernières pattes.
Acère, privé d’antennes.
Aciculaire, terminé en pointe très-fine comme celle d’une aiguille.
Acuminé, terminé en pointe aiguë.
Aigrette, muni d’une touffe de poils plus ou moins serrés et un peu raides.
Anal, dépendant ou voisin de l’anus.
Anélytre, qui est dépourvu d’élytres.
Annulaire, qui a la forme d’un anneau.
Antennaire, qui dépend ou fait partie des antennes.
Antennes, filets articulés, mobiles, égaux, insérés sur la tête (voyez page 35).
Apical, qui est situé à l’extrémité d’une partie.
Apode, dépourvu de pieds.
Appendice, toute partie qui sert de prolongement à une partie principale.
Appendtculé, garni d’appendices.
Aptère, qui n’a point d’ailes.
Articles, petites pièces formant par leur assemblage un corps ou une partie du corps.
Articulé, se dit d’un organe composé d’articles; les antennes, les tarses sont articulés.
GLOSSAIRE ENTOMOLOGIQUE
Ascendant, qui tend à s’élever verticalement.
Atome, point coloré d’une extrême petitesse.
Atténué, se dit d’un organe qui diminue légèrement en grosseur.
Aurtculé, muni d’une ou de plusieurs oreillettes.
Avancé [saillant), se dit d’une partie qui fait saillie.
Avorté, se dit d’un organe imparfait, à l’état de moignon, et ne pouvant fonctionner.
Baculiforme, ressemblant à un bâton.
Barbu, se dit d’une partie revêtue d’un bouquet de poils.
Base, point de départ ou partie antérieure d’un organe.
Basilaire, qui a rapport à la base.
Bec, synonyme de Rostre.
Bi; ce mot mis devant un autre indique que la propriété exprimée par celui-ci existe deux fois; bidenté, bipectiné, bilobé, etc.
Bifide, divisé en deux branches.
Bordé, se dit d’une pièce dont les bords se distinguent du reste de la surface, soit par la couleur, soit par la substance.
Bouclier (en forme de), se dit principalement du thorax lorsqu’il déborde la tête et la recouvre en grande partie.
Bouton (en), qui finit brusquement par un renflement arrondi.
Brisé; les antennes sont dites brisées ou coudées, lorsqu’une partie de l’antenne fléchit brusquement de manière à former un angle à peu près droit avec l’article précédent (voyez page Sq, fig. jS h.).
Brosse , assemblage de soies raides et courtes d’égale longueur; les tarses de beaucoup d’insectes sontgarnis en dessous de brosses de poils.
Calleux, se dit des téguments extérieurs qui offrent une élévation de forme indéterminée, une sorte de callosité.
Campanulé, en forme de cloche.
Canaliculé, qui offre un sillon large ressemblant à un canal.
Cancellé, offrant des lignes qui se coupent les unes les autres comme un grillage.
Cannelé, garni de rainures droites et plus ou moins arrondies.
Capillaire, délié comme un cheveu.
Caréné, dont les bords sont fortement relevés et tranchants.
Caténülé (de catena, chaîne), se dit d’une suite d’élévations interrompues, imitant une chaîne.
Chagriné, couvert d’aspérités très-rapprochées, comme celles de la peau de chagrin.
Chaperon, avancement de la partie antérieure et supérieure de la tête; comme dans beaucoup de Scarabées coprophages.
Chevelu, couvert de longs poils flexibles.
Chrysalide, nymphe des papillons.
Cicatrice, tache rugueuse imitant une cicatrice.
Cilié, garni sur les bords d’une rangée de poils raides.
Ciselé, offrant plusieurs espaces plans de formes variées et plus élevés que le reste de la surface.
Claviforme, renflé à l’extrémité en forme de massue.
LE MONDE DES SCARABEES
ClypéacÉj clypéiforme , qui a la forme d’un bouclier.
Coléoptère, ordre d’insectes comprenant tous ceux qui ont les ailes supérieures en étuis [Scarabées).
Composé, toute pièce formée de plusieurs parties réunies, mais distinctes.
Comprimé, qui paraît être aplati par une pression latérale.
CoNCHiFORME, eii forme de coquille; se dit de toute partie convexe d’un côté et concave de l’autre, comme les écailles des Mollusques bivalves.
CoNCOLORE, d’une seule et même couleur.
Confluent, se dit des stries, des taches, etc., qui sont tellement rapprochées qu’elles semblent vouloir se confondre en une seule.
CoNNÉ, se dit de deux pièces très-rapprochées et comme soudées à leur base; principalement des antennes.
Connivent, se dit de deux pièces très-rapprochées dans toute leur étendue.
Contigu, lorsque les parties se touchent.
Contractile, qui peut se replier ou se resserrer sur soi-même; les Byrrhes, les Anobies et beaucoup d’autres ont les pattes contractiles, c’est-à-dire qu’ils peuvent les appliquer exactement contre le corps, où elles sont parfois reçues dans une rainure.
Convergent,' se dit de pièces qui, plus ou moins écartées à leur base, aboutissent à leur sommet au m^ême point.
Coprophage, qui vit dans les excréments et en fait sa nourriture.
CoRDiFORME, qui a la forme d’un cœur.
Coriace, qui ressemble à du cuir.
Corné, qui a la consistance de la corne.
Corselet, synonyme de thorax, partie moyenne du corps qui porte les pattes et les ailes.
CÔTE, ligne élevée, large et un peu rétrécie à ses deux extrémités.
Créné, qui a des dents obtuses et arrondies.
Crénelé, se dit d’une ligne élevée qui offre de petites dentelures régulières.
Créophage, qui vit de chair.
Crête, ligne élevée et courte qui est creusée ou déchiquetée.
Crochet, espèce de petit ongle crochu, qui termine le tarse des insectes; il y en a généralement deux à chaque tarse chez les Coléoptères.
Cruciforme, en forme de croix.
Crustacé (du lâûncrusta, croûte),qui forme une croûte écailleuse.
CucuLLÉ, se dit du prothorax lorsqu’il est plus élevé à sa partie antérieure et recouvre plus ou moins la tête comme le ferait un capuchon.
CuLTRiFORME, Cil forme de couteau.
Cunéiforme, en forme de coin.
CuspiDÉ, armé d’une pointe longue et plus ou moins obtuse ou aiguë.
Cymbiforme, en forme de nacelle.
Déclive, qui se dirige en pente douce; se dit ordinairement des parties postérieures ou latérales des élytres ou du corselet.
Dégagé, se dit principalement de la tête lorsqu’elle n’est pas reçue ou enfoncée dans la cavité antérieure du prothorax.
Déhiscent, se dit de deux pièces qui, réunies à leur base, s’écartent un peu à leur extrémité; telles sont les élytres des Œdemera.
Deltoïde , toute partie qui approche de la forme triangulaire du delta grec A.
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Dentelé, muni de dents plus ou moins prononcées.
Denticulé, muni de très-petites dents.
Dentiforme, en forme de dent.
Déprimé, qui paraît aplati sous une pression verticale; se dit par opposition à comprimé J qui exprime un aplatissement causé par une pression latérale.
Dichotome, ayant deux divisions qui se partagent elles-mêmes en deux.
Didyme, se dit de deux taches réunies l’une à l’autre par leurs bords.
Digité, partagé en plusieurs divisions qui n’atteignent pas la base et imitent les doigts de la main.
Dilaté, qui augmente de volume sur une portion de son étendue.
Diptère, qui a deux ailes, comme les Mouches, les Cousins, etc.
Distique, disposé régulièrement sur deux rangs.
Discoïdal, qui dépend du disque ou du milieu de la surface d’un organe.
Divariqüé, se dit de deux pièces contiguës à leur base et très-écartées à leur sommet.
Dupliqué, se dit des ailes inférieures pliées transversalement, comme celles des Coléoptères.
Ecailleux, parsemé de petites écailles.
Echancré, se dit d’une pièce des bords de laquelle une portion de la substance paraît enlevée.
Ecusson, petite pièce triangulaire, de la consistance des élytres, qui se détache à la partie postérieure du thorax entre les élytres et les ailes à leur naissance.
Edenté, qui est dépourvu de dents.
Ellipsoïde, formant une ellipse (courbe qu’on forme en coupant un cône droit par un plan qui le traverse obliquement).
Elliptique, de figure ovale, mais dont le diamètre longitudinal est deux fois plus grand que le transversal.
Elytres, ailes solides et cornées, qui, chez les Coléoptères, recouvrent les ailes membraneuses propres au vol et leur servent d’étui.
Emarginé, qui n’a point de rebords.
Embrouillé, couvert de dessins et de sculptures qui ne gardent aucun rapport de forme et de grandeur entre eux.
Enchaîné, portant une suite d’élévations interrompues imitant une chaîne.
Endophyte, qui vit dans l’intérieur des végétaux.
Ensiforme, en forme d’épée.
Entier, sans divisions ni échancrures.
Eperon, pointe de grandeur variable, mais articulée par sa base avec la pièce qui la supporte, et plus ou moins mobile.
Epigé, qui vit sur la terre.
Epine, pointe de grandeur variable, fixe et diminuant de la base au sommet.
Epineux, muni d’épines.
Epistome, pièce antérieure de la tête servant d’attache au labre.
Epizoïque, qui vit sur les animaux. ^
Equidistant, placé à intervalles égaux.
Etoupé, garni de flocons de poils ayant l’apparence de l’étoupe.
Etranglé , diminuant subitement et considérablement de grandeur sur une courte portion de son étendue.
Exscutellé, qui? n’a point d’écusson.
Exsertile, qui peut faire saillie au dehors.
Extrorse, placé par derrière.
LE MONDE DES SCARABÉES
Falciforme^ en forme de faux.
Falqué, un peu courbé au sommet comme une lame de faux.
Farineux, recouvert d’une efflorescence ayant l’apparence de la farine.
Fascie, large bande colorée et transversale.
Fascié, qui a des bandes, des fascies.
Fascicule, se dit des poils lorsqu’ils sont ramassés en faisceaux, en houppes.
Filiforme, qui est allongé et de la même grosseur dans toute son étendue, comme un fil.
Fissile, longuement fendu à son sommet.
Flabellé, Flabelliforme, se dit des antennes dont les articles terminaux envoient intérieurement de longs rameaux flexibles et aplatis semblables à des lanières.
Fléchi, replié en dessous; se dit particulièrement de la tête lorsqu’elle est repliée inférieurement.
Foliacé, dont les bords sont proéminents et amincis comme une feuille.
Fongicole, voyez Fungicole.
Fossette, impression assez profonde et de forme allongée.
Fossulé, qui offre une ou plusieurs fossettes.
Fouisseur, qui creuse des trous dans le sol; se dit en général des insectes qui ont cette habitude; et en particulier des pattes antérieures lorsqu’elles sont palmées ou digitées et propres à fouir.
Fourré, garni de poils courts et pendants en désordre.
Fovéolé, qui offre une ou plusieurs impressions de la grandeur d’une fossette, mais arrondies.
Fracticornes (insectes), ceux dont les antennes sont coudées ou brisées.
Frangé, garni sur ses bords d’une ou de plusieurs rangées de poils.
Frontal, dépendant du front.
Fungicole, qui habite les champignons.
Funicule, tige formée par les articles terminaux des antennes chez les Rhynchophores et qui s’articulentà un angle à peu près droit sur le scape ou article basilaire.
Fusiforme, en forme de fuseau, c’est-à-dire aminci aux deux extrémités et renflé dans son milieu.
Géminé, se dit d’une strie, d’une impression ou d’une tache double.
Géniculé, qui est replié sur lui-même, comme le genou sur la cuisse; synonyme de coudé ou brisé quand on parle des antennes.
Gibbeux, renflé de manière à imiter une bosse.
Glabre, sans poils.
Gonatocère, synonyme db fracticorne.
Goutte, tache de petite dimension et arrondie; pour la grandeur, elle vient après le point.
Granulé, couvert de petits grains rappirochés.
Grenu, ayant la forme de petits grains arrondis; appliqué aux antennes, il devient synonyme de moniliforme.
Grillé, couvert de lignes élevées se coupant à angles droits comme les barres d’un gril.
GLOSSAIRE ENTOMOLOGIQUE
Hanche, pièce courte et grosse au moyen de laquelle la cuisse s’articule avec le corps chez les insectes.
Hémiptère, mot grec composé signifiant demi-aile; on désigne sous ce nom un ordre d’insectes renfermant les Punaises, les Cigales, etc.
Hérissé, garni de poils courts^ raides et peu serrés.
Hétéromère, de étéros, dissemblable, et méros, article; se dit des insectes Coléoptères qui ont cinq articles aux quatre tarses antérieurs et quatre aux postérieurs.
Hexagonal, qui a six faces.
Hexapode, qui a six pieds.
Hispide, garni de poils courts et raides, semblables à de petites épines.
Huméral, qui dépend de l’épaule ; ce mot ne s’applique qu’à l’angle extérieur et supérieur des élytres chez les Coléoptères.
Hyalin, transparent avec un léger reflet coloré.
Hybride, né de l’accouplement de deux espèces différentes.
HyménoptèrEj signifie en grec ailes à membranes, et désigne un ordre d’insectes dont font partie les Abeilles, les Guêpes, les Bourdons, etc.
Hvpogé, qui vit sous terre.
Imbriqué, qui se recouvrent l’un l’autre comme les tuiles d’un toit.
Inerme, dépourvu de pointes, d’épines, synonyme de mutiqiie,
Infondibuliforme, en forme d’entonnoir.
Inoculaire, placé dans l’intérieur des yeux; se dit des antennes qui, chez certains insectes, sont entourées par les yeux.
Insertion, place où une pièce est attachée à une autre; on dit l'insertion des antennes, des pattes, etc.
Insolite, qui n'est pas ordinaire, irrégulier.
Interoculaire, placé entre les yeux.
Interne (bord), se dit du bord de l’élytre qui joint la suture.
Labial , qui dépend de la lèvre : palpes labiaux.
Lacinié, comme déchiré en lanières.
Laineux, qui ressemble à delà laine; se dit des poils fins, longs et frisés à leur extrémité.
Lamellicorne, qui a des antennes composées d’articles en forme de feuillets.
Une famille nombreuse de Coléoptères porte ce nom (voyez page 96, fig, 19 5 ).
Lamelliforme, en forme de lame.
Lanciforme, et
Lancéolé, qui a la forme d’un fer de lance.
Lanugineux, garni d’un duvet long et moelleux.
Larve, état de l’insecte au sortir de l’œtif (voyez page 22 ).
Lenticulaire, en forme de lentille, c’est-àdire circulaire avec le milieu renflé et les bords amincis.
Lépidoptères, signifie en grec ailes à écailles et désigne un ordre d’insectes qui renferme les papillons.
Ligneux, qui a l’apparence du bois.
LE MONDE DES SCARABÉES
Ligule,, qui se prolonge en un petit appendice en forme de languette.
Limbe , partie d’une surface avoisinant les bords.
Linéaire^ allongé et d’une même épaisseur^ à bords parallèles.
Lisse, dépourvu de toute espèce d’aspérités, d’inégalités.
Litüra, tache de forme indéterminée qui est comme effacée à ses extrémités.
Lobe, prolongement court et large, le plus souvent arrondi, mais cependant de forme très-variable.
Lunule, tache en forme de croissant.
Lunule, qui offre une ou plusieurs lunules, ou qui a la forme d’une lunule.
Maculaire (du latin macula, tache), composé d’une réunion de taches.
Mâchoire ) organes de la manducation
Mandibule ) chez les insectes (voyezp. 35).
Mandibulaire, qui dépend ou fait partie des mandibules.
Marge, partie du limbe la plus voisine du bord d’une pièce.
Marginal, qui est situé sur la marge d’une pièce ou en dépend.
Marqueté, couvert de taches disposées comme celles d’un damier.
Massue; onditles antennes en massue, lorsqu’elles sont minces à la base et se renflent au sommet, soit progressivement, soit brusquement en un bouton ou masse solide ou feuilletée (voyez page
Maxillaire, qui a rapport aux mâchoires, qui en dépend : palpes maxillaires.
Médian, qui est situé sur le milieu d’une pièce; ainsi, on appelle ligne médiane ^ celle qui divise une pièce en deux parties égales.
Médiocre, qui n’est ni long ni court, mais entre les deux; on dit des antennes
qu’elles sont médiocres lorsqu’elles sont de la longueur du corps.
Membraneux, qui a l’apparence et la consistance d’une membrane, c’est-à-dire ; d’une substance mince et transparente.
Mésothorax, second segment du thorax, occupant le milieu et portant une paire d’ailes et une paire de pattes.
Métathorax, dernier segment du thorax, du côté de l’abdomen.
Moniliforme, qui a l’apparence d’un collier de perles ou d’un chapelet; se dit principalement des antennes composées d’articles globuleux.
Mucroné, armé d’une pointe plus ou moins longue, obtuse et robuste.
Multi; ce mot placé devant un autre indique la pluralité; ainsi multiarticulé, composé d’un grand nombre d’articles; multifide, fendu plusieurs fois, etc.
Muriqué, se dit d’un élytre qui se termine par une pointe mousse et allongée.
Mutique, dépourvu d’épines et de toute espèce de pointe en général.
Natatoire, propre à la natation; telles sont j Naviculaire, en forme de la navette dont les pattes postérieures des Hydrocanthares. [ se servent les tisserands.
GLOSSAIRE ENTOMOLOGIQUE
Nébuleux J . parsemé de lignes petites, éparsesnombreuses^ inégales.
Névroptère^ signifie en grec ailes à nervures et désigne un ordre d’insectes qui renferme les Libellules^ Éphémères^ etc.
Noueux J qui présente un ou plusieurs renflements pareils à des nœuds.
NymphEj état intermédiaire entre ceux de larve et d’insecte parfait (voyez Organisation des Insectes, page 24).
(Jb- mis devant un autre mot, ce terme est synonyme de presque; ainsi obconique, presque conique; obovale, presque ovale J etc.
Oblitéré, qui est réduit au point d’êti-e à peine visible.
OblonGj s’allongeant par les deux bouts sans se rétrécir dans l’un plus que dans l’autre.
Obsolète J se dit d’une tache presque entièrement effacée J ou réduite à rien sous le rapport de la grandeur.
Obtus terminé en pointe mousse.
Ocelle J œil très-petit ^ composé d’un iris et d’une pupille aveugle.
OcELLÈj qui a des taches en forme d’yeux.
OcuLÉj synonyme de Ocellé.
Ombiliqué J se dit d’une impression ^ d’un tubercule J etc.^ qui ont une dépression dans leur centre.
Ondulé ou Onduleux formé d’une suite
de courbes opposées les unes aux autres.
Onglet^ petite pièce mobile qui termine la mâchoire de quelques insectes; des CicindèleSj par exemple.
OrbiculairEj OrbiculÉj qui affecte la forme d’un globe.
OrthocèreSj mot grec qui signifie cornes droites; synonyme de Recticornes.
Orthoptères, qui signifie en grec ailes droites, désigne un ordre d’insectes auquel appartiennent les Criquets^ les Sauterelles ^ les Grillonsetc.
OvÉ et Ovoïde J qui a la forme d’un œuf.
OviductEj appendice en forme de stylet ou de tarière que portent certaines femelles à l’extrémité de l’abdomen^ et qui leur sert à déposer leurs œufs dans des fentes ou des trous profonds.
Ovipare; on désigne sous ce nom les animaux qui se reproduisent au moyen d’œufs.
Palmé^ qui est muni d’un ou plusieurs lobes aplatis; se dit principalement des pattes antérieures des insectes fouisseurs.
Palpes filets articulés qui accompagnent les organes buccaux des insecte^ (voyez page 35 ). •
Papille, dépression ou tubercule portant une petite élévation à son centre.
Parallélipipède , solide à six faces parallèles deux à deux et dont la base est un parallélogramme.
Patériforme, qui a la forme d’une coupe.
PectinÉj muni de dents plus ou moins allongées et régulières comme celles d’un peigne; se dit principalement des antennes (voyez page 34, fig. yS d.).
Pectoral, qui a rapport à la poitrine.
Pédiforme, en forme de pied, de patte; se dit de certains palpes aussi longs que les pieds.
PÉDONCULÉ, uni à une autre pièce par un étranglement ou pédoncule.
LE MONDE DES SCARABÉES
PÉNICILLÉ J muni de faisceaux de poils convergents à leur sommet.
Pentagonal^ qui présente cinq 'côtés.
Pentamère^ qui à cinq articles à tous les tarses.
PERFOLIÉ4 se dit des antennes composées d’articles lenticulaires portés chacun par un pédoncule qui semble les traverser (voyez page Sq, fig. yS/.).
Perforé^ qui est percé d’un petit trou.
Perlé J parsemé de points en relief et arrondis.
PétiolÉj qui est supporté par un pétiole ou pédoncule.
PhyllophagEj qui mange les feuilles.
Phytophage ^ qui se nourrit de végétaux.
PiRiFORMEj qui a la forme d’une poire.
PlicatilEj qui est susceptible de se plisser longitLidinalemeutj comme les ailes des Orthoptères.
Plumeux, muni de rameaux longs et flexibles imitant les barbes d’une plume.
Pluri; ce mot^ comme multi Qtpoljr^ placé devant un autre mot^ indique la pluralité (voyez multi).
PoLLiNEux, couvert d’une efflorescence peu adhérente^ le plus souvent Jaune^ et ressemblant au pollen des fleurs.
PoLY, voyez multi.
RaiEj bande très-étroite et transversale.
RameuXj qui porte un ou plusieurs rameaux; se dit principalement des antennes.
Ramifié J divisé ^ partagé en plusieurs rameaux.
RavonnÉj pourvu de rayons ou disposé comme les rayons d’un cercle qui divergent du centre à la circonférence.
Rebordé dont les bords sont relevés.
PoLYGONEj qui offre plusieurs côtés^ en nombre indéterminé.
Polyphage^, qui se nourrit indistinctement de plusieurs substances de nature différente.
PoNCTUÉj couvert de points.
Poupée (en latin puppa)^ synonyme de Nymphe.
Préhensile^ qui est disposé de manière à pouvoir saisir un objet.
PréoculairEj situé en avant des yeux; se dit principalement des antennes.
Primaires se dit des ailes supérieures des insectes qui en ont quatre; mais chez les Scarabées J ces ailes conservent toujours le nom à'élytres.
Prismatique^ qui a la forme d’un prisme.
PristiquEj dont les bords, sont dentelés comme ceux d’une scie.
Prothorax^ premier segment du thorax du côté de la tête^ portant la première paire de pattes. Il fait partie du corselet chez les Coléoptères,
PubescenTj couvert de poils très-finsj courts^ peu ou point serrés et couchés.
Pulvérulent^ recouvert d’une sorte d’efflorescence qui ressemble à de la poussière.
Pupe ou PoupÉE, synonyme de Nymphe.
PygidiuMj dernier segment supérieur de l’abdomen.
Recticornes; on désigne sous ce nom les insectes dont les antennes sont droites^ point brisées.
Récurrent J se dit d’une nervure ou d’une carène (ligne élevée) qui, changeant de direction forme un angle plus ou moins ouvert avec elle-même.
Réfléchi J qui^ après s’être fléchi une foiSj se redresse et tombe de nouveau.
RenflÉj se dit des palpes ou des antennes
GLOSSAIRE ENTOMOLOGIQUE
qui grossissent à leur extrémité^ sans finir brusquement en massue ou en bouton.
RéniformEj en forme de rein ou de fève.
RéticulÉj couvert de lignes qui se croisent dans différents senSj de manière à imiter un réseau à mailles irrégulières.
RétragtilEj qui peut se retirer sur soimême. Composé de pièces qui peuvent rentrer les unes dans les autres^ comme les tubes d’un télescope. Il ne faut pas confondre rétractile avec contractile (voyez ce mot).
Rhizophage, qui mange les racines.
RhomboïdaLj qui a quatre côtés égaux ^
SagittÉj qui a la forme d’un fer de flèche.
Saltatoires {pattes), celles dont les cuisses sont renflées et propres au saut.
Saprophage, qui vit de matières végétales en décomposition.
ScABREj à points élevés^ nombreuXj à peine visibles J rendant la surface rude au toucher.
ScAPEj nom que l’on donne au article des antennes des Rhynchophores et de quelques autres à antennes brisées.
Scie (en)^ muni de dents régulières ou alternativement grandes et petites^ comme une scie.
ScROBEj sillon qui existe de chaque côté du rostre des Rhynchophores et dans lequel se loge le scape.
ScuTELLAiREj qui dépend de l’écusson.
ScuTELLÉj qui a un écusson.
SécuriformEj en forme de hache.
Segment J moitié d’anneau; chaque anneau du corps d’un insecte est formé d’un segment supérieur et d’un segment inférieur. Voyez X Organisation des Insectes.
SerriformEj en forme dé lame de scie.
SessilEj uni par son plus grand diamètre
mais avec deux angles opposés^ aiguSj et les deux autres obtus.
Rongé J qui offre des découpures inégales ^ comme si les bords eussent été ronges.
Rostre ou bec; on donne ce nom au prolongement de la tête en forme de trompe^ que présentent les Rhynchophores ^ chez les Coléoptères. On nomme ainsi également le bec des Hémiptères.
RostriformEj qui a l’apparence d’une trompe.
Rugueux^ qui offre de nombreuses élévations et dépressions rapprochées imitant des rides irrégulières.
et sans rétrécissement à une autre pièce; ce mot est l’opposé de pédonculé.
SétacÉj diminuant insensiblement de la base au sommet comme une soie; se dit presque uniquement des antennes.
SétiformEj en forme de soie.
SétigèrEj garni çà et là de poils rigides comme des soies de sanglier.
SétuleüXj couvert de poils rigides^ tronqués à leur extrémité.
SiGMOÏDALj qui a la forme d’une S.
SiLLONj ligne enfoncée assez large et plus ou moins profonde; le sillon est plus large que la strie.
SiLLONNÉj qui a un ou plusieurs sillons.
SiNUÉ, qui offre une échancrure de longueur indéterminée et peu profonde.
SoLiDEj se dit de la massue d’une antenne composée d’un seul article très-gros^ ou de plusieurs articles tellement unis entre eux qu’on y distingue à peine trace d’articulation (voyez page fig. yS/*.).
SouDÉ, se dit des élytres lorsqu’ils sont attachés l’un à l’autre.
SoYEuXj couvert de poils courts^ penchés et ayant l’éclat de la soie.
LE MONDE DES SCARABEES
Spatule J en forme de spatule^ c’est-à-dire allongé et terminé par un élargissement arrondi ou ovale.
SpéculifèrEj brillant comme un miroir.
SpinigèrEj qui porte une épine commune à deux pièces.
Squameux J couvert d’écailles.
StercophagEj synonyme de Coprophage.
Strie ligne enfoncée^ étroite et légèrement marquée; la strie est moins large et moins profonde que le sillon.
SuBj se place devant un mot qualificatif comme diminutif; il est synonyme de presque : subovale veut dire presque ovale.
SuBULÉ, terminé en pointe aiguë et courte comme une alêne.
SuTURE, point d’union de deux pièces soudées ensemble ou de la réunion de deux pièces libres.
SuTURALj qui dépend de la suture ou en est voisin.
Tarse J dernière partie de la jambe chez les insectes; le tarse est composé de plusieurs articles en nombre variable^ et le dernier article est généralement terminé par deux petits crochets mobiles.
TessellÉj marqué de taches disposées en échiquier.
Testage J couleur roussâtre ressemblant à celle de la terre cuite.
TétragonaLj qui offre quatre côtés.
TétramèrEj qui a quatre articles à tous les tarses.
Thorax ou Corselet, partie du corps des insectes qui porte les pattes et les ailes.
Il se compose de trois anneaux qui sont \e prothorax, le mésothorax et le métathorax (voyez V Organisation des Insectes, page i 3 ).
TomenteuXj garni de poils courtspeu distincts et comme entrelacés. Employé parfois comme synonyme de cotonneux.
Trachée J organes respiratoires des insectes {voyez l’Organisation, page 17).
Transversal dont le diamètre est plus considérable latéralement que longitudinalement.
TrapéziformEj en forme de trapèze.
Trapézoïde^ quadrilatéral avec deux côtés inégaux et parallèles.
TrIj placé devant un autre mot^ indique que la propriété exprimée par ce mot existe trois fois; ainsi l’on dit trijide, trilobé, triarticulé, etc.
Trimère, qui a trois articles à tous les tarses.
Trochanter^ pièce de la hanche qui supporte la cuisse (voyez X Organisation des Insectes, page 14).
TronqüÉj coupé brusquement à son extrémité.
Tubercule J élévation assez considérable et de forme indéterminée.
TubuleuXj qui a la forme d’un tube.
Turbiné, arrondi et renflé à la base, avec le sommet finissant en pointe, comme une toupie.
UsTULÉ (du latin ustulatus, brûlé), se dit de la couleur brun noirâtre.
Unciné, recourbé à son extrémité en pointe crochue.
Unicolore, d’une seule couleur.
GLOSSAIRE ENTOMOLOÜIQUE,
Variolé^ qui offre des points enfoncés irréguliers pareils aux marques de la petite vérole.
Veiné qui offre des taches colorées ou des lignes saillantes se ramifiant comme des veines.
Velouté J garni de poils courts et serrés ressemblant à du velours.
Velu J garni de longs poils raides et serrés.
Ventouses sorte de cupules membraneuses^ capables de dilatation et de contraction ^ au moyen desquelles quelques insectes (les Dytiques mâles ^ par exemple) peuvent s’attacher aux corps polis.
VermiculÉj se dit des téguments extérieurs
quand ils présentent des excavations tortueuses et pareilles aux galeries que creusent certaines larves à la surface du bois.
VerruqueuXj couvert de tubercules en forme de verrues.
Versicolore^ qui est de plusieurs couleurs.
Verticillé^ qui est rangé régulièrement et par étage autour d’un axe commun^ comme les poils, par exemple^ autour de certaines antennes.
VÉSICULAIRE^ qui est vésiculeux, en forme de vessie.
Villeux J garni de poils longs ^ flexibles et serrés.
Xylophage J qui dévore le bois. I
Signes: On emploie souvent les signes d pour mâle^ et ? ^q\xx femelle.
LE MONDE DES SCARABEES