PL. 127. — BRUANT ORTOLAN
Emberiza hortulana (Linn.).
Mâle adulte : en dessus, tête, face et derrière du cou d’un olivâtre cendré; bord des paupières jaune paille; plumes du dos d’un gris rousssâtre sur leurs bords, noires au milieu , ailes et
queue brunes, largement bordées de roussâtre, les moyennes sca-
ni.
LES OISEAUX DES CHAMPS ET DES BOIS
pulaires bordées de blanc fauve formant un petit miroir, les rectrices latérales marquées d’une longue tache blanche sur leurs barbes internes; en dessous, gorge, moustache et devant du cou jaune paille ; haut de la poitrine olivâtre cendré ; ventre et abdomen couleur de tan plus ou moins foncé ; région anale blanchâtre. Bec et pieds rosâtres; iris brun. Taille : quinze cà seize centimètres.
Type des groupes génériques Glycypspina de Cabanis, et Horlulanus de Ch. Bonaparte.
Habite l’Europe et l’Asie ; très commun en Italie, en Sicile et en France; très rare en Angleterre.
Niche dans les buissons, les haies et dans les sillons de champs de colza et de blé ; pond de quatre à cinq œufs d’un blanc ou gris rougeâtre pâle, ou violacé, avec quelques points bruns et noirs, sans marbrures; ils mesurent vingt millimètres sur treize.
Le plus célèbre des Bruants, aux yeux des gourmets, depuis plus de deux mille ans, l’Ortolan n’a guère d’autre histoire que celle de la brochette, dont il est un des plus précieux ornements.