PL. 31. —GOÉLAND DE SABINE
Larus Sabinei (Leach).
Mcîle et femelle adultes , en été : tête et partie supérieure du cou noires ; manteau et couvertures supérieures des ailes d’un bleu cendré ; tout le dessous du corps à partir du noir du cou, y comprise la queue, d’un blanc pur ; rémiges primaires noires avec le bout blanc. Bec noir à pointe jaune; bord libre des paupières rouge ; iris et pieds noirs. Longueur totale : trente-cinq centimètres environ.
Habite les régions arctiques des deux Mondes ; de passage accidentel en Angleterre, en Allemagne et en France.
Niche sur les côtes du Groenland; se nourrit d’insectes aquatiques et d’autres produits de la mer ; pond trois œufs d’un blanc ocracé ou olivâtre, couverts de nombreuses taches brunes entremêlées d’autres grisâtres ; ils mesurent quarante-trois millimètres sur trente.
LES OISEAUX NAGEURS
PL. 31.— GOÉLAND RIEUR ou A CAPUCHON RRUN.
Larus ridïbundus (Linn.) — Gavia ridibunda (Briss., 1760). — Xema ridibundus (Boié, 1822).
Mâle adulte : tête, haut du cou d’un brun foncé tirant sur le roussâtre, avec les paupières entourées de petites plumes blanches; le reste du cou blanc; dessus du corps d’un cendré très clair; sus-caudales blanches ; poitrine, abdomen et sous-caudales blancs, teintés de rose ; couvertures supérieures des ailes pareilles au manteau ; les quatre r-émiges primaires blanches, terminées et bordées en dedans de noir; queue blanche. Bec et pieds rouge laque ; iris brun foncé. Taille : trente-sept à trente-huit centimètres.
Est répandu et commun dans beaucoup de contrées de l’Europe, notamment en Ecosse ; abondant en France, en toutes saisons, sur les côtes et les marécages du Languedoc et du Roussillon ; passe régulièrement sur les côtes de nos départements septentrionaux en automne, et dans les marais et même sur les grands cours d’eau de l’intérieur au printemps.
Ces Goélands sont très jolis, très propres et forts remuants; ils mangent beaucoup d’insectes. On les voit, dit Bâillon qui les avait observés en Picardie, faire, durant l’été, mille évolutions dans l’air, après les scarabées et les mouches ; ils en prennent une telle quantité que souvent leur œsophage en est rempli jusqu’au bec.
Ils suivent les rivières, la marée montante, et se répandent à quelques lieues dans les terres. Ils prennent , dans les marais, les vermisseaux, les sangsues, et, le soir, ils retournent à la mer.
On a souvent remarqué aussi que cette espèce enlevait beaucoup de grains dans les champs ensemencés. M. Saint-John en a tué, en Angleterre, un individu dont le jabot était rempli d’une poignée d’orge et d’avoine, mêlée de vers de chenilles, etc.
La ponte est de trois œufs : ces œufs, variables comme fond
PI. 81. ( ^ ° B L A N D DE SABIN 15 Li.ru s Sabine,. Leaoh. - J nat.
(GOELAND RIEUR, ou a CiPUPïïVT , > r-» Tr -xt r
C H O N BuUN — Lcirus ridibundus. Linnæus. -
Des Murs, Les Oiseaux d'Eau.
■T. Rothschild, Éditeur, Paris.