EPEES EN BRONZE
Les épées Ltrnaudiennes paraissent plus variées que les épées morgiennes. On peut les diviser en deux groupes :
Épées à poignée pleine, en bronze.
Epées à poignée incomplète : avec languette, soie ou âme de poignée plate. La poignée était faite ou complétée en cuir, bois, os, etc.
Nous donnons tout d'abord les épées à poignée pleine. Ces poignées, à l'époque rnorgienne, étaient en général fondues indépendamment de la lame. On les tîxait ensuite, l'une à l'autre, au moyen de rivets. A l'époque larnaudienne le fondeur a simplifié son travail et a presque toujours fondu d'un seul jet lame et poignée, ce qui ne l'a pas empêché parfois de figurer des têtes de rivets, tout comme si les deux pièces étaient distinctes et devaient être fixées l'une à l'autre.
Toutes les figures de cette planche sont 1/4 grandeur.
905. — Épée à poignée de bronze fondue d'un seul jet. Lame à crans à la base, cassée au
moment de la découverte par un coup de pioche, mais ayant conservé toute sa longueur. Vaudrevanges, prés Sarrelouis (Allemagne). Récoltes Victor Simon. (Musée de Saint-Germain, n" 81 11.) La poignée est fort courte, la garde élargie, plate dessus, les deux tranchants à la base de la lame sont abattus et remplacés par un perlé. La poignée n'était saisie que par trois des doigts opposés au pouce, l'index s'appuyait sur la garde à la base de la lame.
905 bis. — Vue de face du pommeau de l'épée précédente.
906. — Epée à poignée de bronze, pommeau à jour, plaque rapportée et tenue par trois
rivets au milieu de la poignée. La lame est cassée, mais il ne doit pas en manquer beaucoup, les épées de ce type n'étant jamais bien longues. Crans à la base de la lame, le tranchant est abattu des deux côtés. Trouvée en agrandissant les fossés de la Fausse-Rivière, à l'Épineuse, plaine des Laumes, devant Alise-Sainte-Reine (Côted'Or). Fouilles de Napoléon 111. (Musée de Saint-Germain, n" 162S1.)
906 bis. — Vue de face du pommeau de l'épée précédente.
907. — Epée à poignée de bronze. Lame à bords droits, à crans à la base. La partie des
trancliants abattus est perlée et exceptionnellement longue. Trouvée en creusant le canal de la Thiéle, canton de Berne (Suisse). Récoltes cantonales. (Musée de Berne.) D'après un dessin de M. Cournault. Le pommeau est percé.
907 bis. — Vue de face du pommeau de l'épée précédente.
908. — Épée à poignée de bronze qui était ornée de gravures, en partie effacées par l'usage.
Pommeau percé d'un trou pour passer une dragonne. Lame pistilliforme, c'est-à-dire renflée au tiers supérieur. Hongrie. (Musée de Saint-Germain, n° 18745.)
908 bis. — Vue de face du pommeau de l'épée précédente. Son ornementation élégante
fait regretter que les gravures de la poignée soient effacées.
909. — Épée à poignée de bronze fondue du même jet. Les rivets sont tellement extérieurs
qu'on voit bien que ce sont de simples simulacres. Pommeau à antennes enroulées en spirales discoides. Lame à bords droits sans coclies. Lyon. (Musée de Rennes.)
910. — Épée à poignée de bronze ornée de trois bandes circulaires gravées. Ces bandes
remplacent les trois bandes en relief qui caractérisent presque généralement les poignées de ce groupe d'épées, comme on peut en juger par les numéros précédents. Pommeau à antennes, bouts à spirales réunies par une tige torse. Lame se terminant un peu en goutte de suie. Lac de Luyssel, canton de Vaud. (Musée de Berne. 1 D'après im dessin de M. Cournault.
911 et gii bis. — Pommeau d'épée à trou pour dragonne, bronze. Cacliette de fondeur de Larnaud (Jura). Récoltes Z. Robert. (Musée de Saint-Germain, n° 21640.)
912. — Portion d'àine plate de poignée, semblable à celle de l'épée n° 916 de la planche
suivante. Larnaud. (Musée de Saint-Germain, n" 21641.)
913. — Portion inférieure d'une àme de poignée d'épée, tout à fait plate, sans le moindre
rebord. Deux trous de rivets dans un sillon. Cachette de fondeur de Fouilloy (Oise). Récoltes Binde. (Musée de Saint-Germain, n° 2^923 )
PLANCHE LXXXIl
ACTUEL — LARNAUDIEN