‹ Musée religieuxChapitre 1 sur 47 · NAISSANCE DE LA. VIERGE · texte numérisé non relu

NAISSANCE DE LA. VIERGE

Tableau de Marîllo.

L'iGRORAHCB Complète des circonstauces qui ont environné la naissance de la sainte Vierge a laissé un libre champ aux peintres qui, voulant les retracer, ont pu suivre les inspirations de leur génie ou de leur piété. Murillo , né à Séville en janvier 1618 , fut élève de Jean del Gastillo, son oncle , et s'occupa surtout à représenter des sujets religieux, au nombre desquels la naissance de la sainte Vierge est remarquable par une vigueur de ton qui fait presque oublier Tanachronisme des costumes. Ce peintre, que beaucoup de personnes regardent comme le peintre espagnol par excellence , et qui se trouve placé à la tête de cette école comme Raphaël , Titien , Rubens , Rembrandt et Poussin dans les écoles romaine, vénitienne, flamande, hollandaise et française, Murillo a su, par rétad€ des Velasques, des Ribera, des Van Dyck, imiter le premier dans le faire de son saint Jacques donnant à manger aux pauvres, le second dans la manière du saint François en extase , le troisième dans la couleur et le dessin de Tagonie de sainte Claire. Les tableaux de Murillo , au nombre de plus de 160 , sont presque tous en Espagne. Le couvent de Saint-François, à Séville, en possède onze relatifs à Thistoire de cet ordre, et Tautel du baptistère de la même ville est décoré du saint Antoine de Padoue, payé par le chapitre 2,5oo fr., somme considérable pour cette époque. On se rappelle encore Vadmiratiou que produisit à Paris le tableau représentant là vision du Patrice de Rome et de sa femme , fondateurs, vers 36o, de Téglise de Saiiite-Marie-Maieure. Chargé en 1667 de diriger les travaux de la salle càpitutaire , il en retoucha les arabesques , composées par Paul de Cespèdes, et fit pour la voûte une superbe Conception avec quatre saints Archevêques dans les pendentifs. Il commença vers la même époque, et finit eu I074« dans Thôpital Saint- Georges, dit la Chanté, 8 compositions qui sontautant de chefs-dœuvre. A Cadix, il exécutait pour le couvent des Capucins son célèbre tableau des fiançailles de sainte Catherine , lorsque tombant d'un échafaud assez élevé, il se blessa grièvement, et dut laisser terminer ce bel ouvrage par Meneses Osorio son élève. II souffrit dès lors jusqu'à la fin de sa vie , et mourut à Séville le 3 avril i68a. C'est à lui qu'on doit dans cette dernière ville l'établissement d'une académie publique de dessin, dont il présida la première assemblée le 1 1 janvier 1660.

• iV I

• tri' : • ,. r . ; 1 v

, Pt «

Tf .

. • 1 il . •'■ .?

Page 1