‹ Musée religieuxChapitre 25 sur 47 · LA PÈCHE MIRACULEUSE · texte numérisé non relu

LA PÈCHE MIRACULEUSE

Tabteiu de Baphiil. i

SiHon-PiGBHe, qui, pendant touteune nuit de travail, n'avait pu prendre un seul poi&son , croyait sans doute , en jetant ses Glets , faire un acte de soumission d'autant plus mëntoire, qu'il ne devait avoir aucun résultat. Quel ne fut pas son étonnenient quand , voulant les retirer , il y trouva une telle abondance , qu'il craignit de les voir se rompre P II renonça aussitôt à cette tâche , se précipita aux genoux du Sauveur , et s'écria , dans le sentiment d'une humble prièi-e : Retirez-vous de moi. Seigneur, car je suis un pécheur. Ne craisnez rien ,

li dit Jésus, désormais vous serez pêcheur d'non

Raphaël peignit , en détrempe , sept cai-tons qui servirent de modèles à des tapisseries : cette célèbre et ma- ^i&que collection, connue sous le nom de Cartons ' d'Hampton-Court , décore, dans le palais de ce nom , une fort belle galerie construite sous le règne de Guillaume m et de la reine Marie , pour y réunir ces chefsd'œuvre. Le tableau de la pèche miraculeuse est le premier de cette suite ; les autres sont :

Jésus-Christ donnant les clefs à saint Tierre, l'jS bis.

Lamort d'Ananie, iS5.

Saint FieiTeet saint Jean guérissant un boiteux, i84-

Elynias frappé d'aveuglement , 190.

Saint Paul et saint Barnabe à Lystre , 191.

Saint Paul prêchant à Athènes , iga.

pi

rt

te

t' .-ii

« ; Il

'. i.Sl'< ,

ik

Il -f .

it4.

J.-G. APAISANT UNE TEMPÉTF

Tableau de Rambrandt.

Les apôtres , qui étaient , comme on le sait , de pauvres pécheurs , se trouvaient assez ordinairement sur les bords de la mer de Tibëriade, que son étendue de plus de sept lieues i^ndait favorable à leur industrie. G'é* tait sur les bords de ce lac que Jésus -Christ prêchait souvent au peuple accouru pour Ten tendre. Un jour, pour éviter la foule qui le suivait, il monta sur une barque , demanda quW se dirigeât vers la rive op-posée, et , succombant au sommeil qui appesantissait ses paupièi^s après les fatigues de la journée, il s'endormit pendant qu'une horrible tempête mettait leur frêle es-* quif en danger d'êti'e submergé. «< Maître » nous pé* lissons , » s'écrièrent les disciples , en voyant les vagues les menacer de toutes parts. On éveilla aussitôt Jésus , qui d'une seule parole calma la fureur des flots.

Rembrandt , né dans un pays où il avait pu étudier les effets des eaux soulevées par la tempête , les a i*endus ici avec un grand bonheur. Il avait vingt-6ept ans lorsqu'il peignit ce tableau , en i633. On le voyait, en 1760, dans la collection de M. Braamcap ,. à Amsteixiam , d'où il passa dans celle de M. Henri îlope ^ à Londres.

Tavûln Su.

Ottû-Veiiùu jrài^.

Page 1