‹ MusiqueChapitre 54 sur 61 · EURYANTHE, DE G. M. DE V.EBKR · texte numérisé non relu

EURYANTHE, DE G. M. DE V.EBKR

23 septembre 1847.

Je fus ravi en extase comme je n'avais pas été depuis bien longtemps. Cette musique est encore aujourd'hui trop peu connue et trop peu estimée. Euryanthe, il est vrai, a coûté à Weber le plus pur de lui-même, le sang de son cœur, un lambeau de sa vie; mais, en revanche, elle lui a donné l'immortalité.

Depuis la première note jusqu'à la dernière, c'est une chaîne de joyaux étincelants. Pas un morceau qui ne soit ingénieux et achevé. Les caractères sont dessinés de main de maître, surtout ceux d'Eglantine et d'Euryanthe. Et lorsque l'orchestre sonne, ses voix montent à nous des profondeurs du cœur.

Nous avions la tête pleine de ce que nous venions d'entendre et nous en avons causé longtemps. Le morceau le plus caractéristique de l'opéra me paraît être le duo entre Lysiart et Eglantine, au deuxième acte. J'en dirai autant de la marche du troisième acte, en l'honneur des deux amants; mais ce n'est pas a tel ou tel morceau, c'est à l'œuvre dans son entier qu'appartient la glorieuse couronne.

5()6 M LSI QUE

LE BAKBÎER DE SÉVILLE, DE KOSSINI

Novembre 1847.

Avec la Viardot-Garcia dans le rôle de Rosine. Musique toujours réjouissante et spirituelle, la meilleure que Rossini ait jamais écrite. La Viardot fait de Topera une longue variation : quelle fausse idée de la liberté qui appartient à l'interprète! Au surplus, c'est son meilleur rôle.

LA MUETTE DE PORT[CI, d'aUBER

22 février 1848.

Opéra d'un musicien de fortune. Le sujet a soutenu le compositeur.

La musique, par trop vulgaire et vide de sentiment, est en outre horriblement instrumentée. Par ci. par là, quelques étincelles d'esprit.

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