‹ Musique des chansons de BérangerChapitre 288 sur 305 · LES TOMBEAUX DE JUILLET · texte numérisé non relu

LES TOMBEAUX DE JUILLET

Air des Comédiens,

Allegretto,

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Des fleurs enfans vous dont les mains sont pures Enfans des

f^^^^^^^feÉ^^

fleurs des palmes des flambeaux De nos Trois- Jours or-nez les sépul-

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tu-res Comme les rois le peuple a ses tombeaux. Charle a-vait

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dit «Que juillet qui s'é-cou-le Ven-ge mon trône en butte aux ni-ve-

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leurs Vic-toireaux lis .'«Soudain Pa-ris en fou- le S'arme être-

-S-rtr

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pond «Vie - toi-re aux trois cou -leurs!» Pour par - 1er

haut pour nous trouver ti-midesPar quels exploits fas-cinez-vous nos

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yeux N'i-mi-tez pas l'homme des py- ra- mi-des Dans son lin-

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ceul tiendraient tous vos a - ïeux. Quoi d'u-ne Char- te on nous

AIRS DES CHANSONS

jr-r-g

fait l'au - mô - ne Et sous le joug vous

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p *y1~pr~p~£p»*

voti - lez nous cour-ber Nous sa - - vons tous corn-

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ment s'é - croule un trô - ne Dieu jus - te en-core un

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roi qui veut tomber Car u-ne voix qui vient d'en haut sans

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aÈE^EE^ÈlEE^

dou - te Au fond du cœur nous crie É - ga - Ii

d> — - fcs — 15 — h i m • z r — s-i 1 — ~ zr-r-p^

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gEfr^z^=g=EEg=;

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té L'é-ga-li - té c'est peut-ê-tre u-ne rou- te Qu'aux mal h eu-

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reux fer - me la ro - yau - té. Mar-chons mar-

chons à nous l'Hô-tel - de - Vil - le A nous 1<

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quais à nous le Louvre à nous Entrés vainqueurs dans le ro-yal a-

si -le Sur le vieux trône ils se sont as - sis tous. Qu'un peuple est

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grand qui pauvre gai mo-deste Seul maître après tant de sang et d'ef

DE BÉRANGEK.

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forts Chasse en ri -ant les princes qu'il dé-tes- te Et de l'é-

h - t=n . te rV- m h lv h

tat garde à jeun les trésors ! Des fleurs enfans vous dont les mains sonl

fe i é J é

pu-res En-fans des fleurs des palmes des flambeaux De nos Trois

fA^U^^^^^^^

Jours ornez les sé-pul-tu-res Comme les rois le peuple a sestom-

S^^^^gife^

beaux. Des ar - ti - sans des sol - - dats d<

la

Loi - re Des é - co - liera s*es - sa - - yant au ca-

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non Sont tom - bés là vous lé — guant leur vie -toi - re

Sans pen-ser même à nous di - re leur nom. A ces hé-

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ros,îa France doit un temple Leur gloire au loin inspire un saint ef-

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froi Les rois que trouble unaus-si grand ex -em-ple Tout bas ont

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dit Qu'est-ce aujourd'hui qu'un roi ? Voit-on ve-nir le drapeau trico-

AIRS DES CHANSONS

te. M . & 9? .

lo - re Ré-pè-tent-ils de sou- ve-nir rem-plis Et sur leur

^^^^3^EEpEEgEEgEEjg

front ce dra - peau semble en - co - re Je - ter d'en

lÉ^^S^iippIi

haut les ombres de ses plis. En paix voguant de royaume en ro-

W^Trn^^^F^Z

yaume A Sainte-Hé-lè-ne en sa course il at-teint Na-po-lé-

t-rk-i

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on gi-gan-tes-que fan-tô-me Pa-rait debout sur ce vol-can é-

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i — ifr

k-f-^ ---f ha

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teint. A son tombeau la main de Dieu l'en-lè - ve « Je t'at-ten-

dais mon drapeau glo-ri-eux Sa-lut!»Il dit brise et jet -te son

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glai-ve Dans l'O-cé-an et se perd dans les cieux. Dernier con

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l-rï+Tf

seil de son gé - nie aus - tè - re Du glai-ve en

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lui fi - nit la ro-yau-té Le con-quérant des

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scep

très de la ter - re Pour sueees-seùr choi-

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sit la Li-ber-té. Des fleurs enfans vous dont les mains sont

-if- *- — ' — 4 J 4

pu - res En - fans des fleurs des pal - mes des flam

beaux De nos Trois- Jours or - nez les se - pul-

^^^É^^^jpjB

tu -res Comme les rois le peuple a ses tombeaux. Des corrup-

teurs la fac-ti-on ti - tré-e Dé-serte en vain cet humble mo-nn-

^^^sp^ppg

ment En vain com-pare à lé- meute eni - vré - e De nos ven-

1SW==±Lk

teurs le no - ble dé - voù - ment. En - fans en

rêve on dit qu'avec les angesVous échangez la nuit les plus doux

fep^felÉ^^^a

mots De l'a-ve-nir pré-di -sez les lou-an-ges Pour con-so-

k — c> ^g£E5£g=l ^rp=p3Ep^z^3sa3

1er ces a - mes de hé - ros. Di - tes-leur Dieu veil - îe

ife^^ESE^EË^EE^^

sur vo - ire ou - vra - ge Par nos er-reurs ne

AIRS DES CHANSONS

BEJ^^EE3EEÏ

rr

vit—?

vous lais - - sez trou - bler Do coup qu'i-ei frap-

itf .-^ ^-

ss fe*js?:

pa vo - - tre cou - ra - - ge La terre en-core a

long - temps à trembler. Biais dans nos murs fondrait l'Europe en«

PF^=f

ii:

tiè - re Qu'au prompt dé - part de vingt peu - pies ri -

vaux La li - ber- té nai-trait de la pous-siè- re Qu'emporte-

gjf=5 (i *f. t fr4fWUJ-âO£&

raient les pieds de leurs che-vaus. Partout luira l'é-ga-li -té fé-

1 gi ■ — — ■ ■ ■ ,6r F rfy —■ ■ j ^a ■ IMii — I — flr « —î., . ■ .— - .-—

con-de Les vieil-les lois errent sur des dé -bris Le monde an

i^fe^EEj*

cien fi - nit d'un nou - veau mon - de La Fran-ee est

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rei - ne et son Louvre est Pa - ris.

vous en-

fans ce fruit desTrois-JournéesCeux qui sontlà vous frayaient le che-

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min Le sang fran-çaîs des grandes des-ti -né- es Trace en tout

DE DÉRANGER

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temps la rou-teau geu-re bu main. Des fleurs en I, K fr . h h ■ h i N h & S

^=T-r-jr-±Tt^

fans vous dont les mains sont pu - res En - fans des

^^h^j^jmMês^^

fleurs des palmes des flambeaux De nos Trois- Jours or-nez les sépuî-

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tu - res Com-me les rois le peuple a ses tombeaux.

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