ACTE PREMIER
Turgence ne le permettait pas. Tu aurais discuté, toi; ma tante aurait discuté, nous aurions tous discuté, toute la nuit ; et en certains cas il ne faut pas perdre les secondes. Le silence était indispensable, jusqu'au retour de Jean. Il ne vous cachera rien, et tu jugeras, je Tespère, comme j'ai jugé moi-même.
MADAME DE RONGHAHD, aUant à Martînel.
Mais cette lettre? De qui venait-elle, cette lettre?
MARTINEL.
Je peux vous le dire, d'un médecin.
MADAME DE RONGHARD.
D'un médecin... d'un médecin... mais alors, il y avait un malade!... et c'est auprès d'un malade qu'il l'a fait venir. . . Quel
n MU SOTTE.
malade? Ab ! je parie que c'est cette femme, son ancienne, qui lui joue ce tour-là aujourd'hui... Malade... elle aura fait semblant de s'empoisonner pour lui montrer qu'elle l'aime encore, qu'elle l'aime toujours... Ah! la rouée I (A Léon.) Et tu soutiens ces gens-là, toi?
LÉON , qui est remonté, redescendant.
Il eût été convenable, ma tante, de ne pas faire tout haut devant Gilberte des suppositions* révoltantes de cette nature, alors que vous ne savez rien.
GILBERTE, se levant.
Je vous en prie, ne parlons plus de cela.
Tout ce que j'entends en ce moment me déchire et me salit. J'attendrai mon mari, je ne veux rien savoir que de sa bouche, car j'ai confiance dans sa parole. S'il est